I L'IMPARTIAL CS me pou Lord Swansea (jadis sir Hen- ry Vivian) noble de la Grande- L'IMPARTIAL.. Le seul Journal Français dans | Bretagne et membre du parle- l'ile du Prince Edousrd. |"°2t impérial DEuFila pic pauté de Galles, est en prome- M inade à Québec et est l'hôte de Publié le Jeudi de chaque Son Excellence le gouverneur: | général, à la citadelle. Miss Vi- | vian l’accompagne ainsi que le juge Nelligan. de Cork, homme ABONNEMENT: un an …..$1.00 |iustruit et avide de se renseig- nd ner sur le Canada français. La Toutes communi ations, re- visite de lord Swansea, chez mises, ete. doivent être adressées | NOUS, à pour lai un intérêt par- ricuher. Sa Seigneurie désire semain®. à F. J. Buore, constater sl existe aucune Tignish, I. P. E. trace, aucune pierre tumultaire rappelant le sonvenir d'un 7 |brave ancêtre maternel, le ma- L'IMPARTTAL. |jor Hussey, du régiment de Lascelles, tué pendant une sor- TIGNISH, 20 SEPTEMBRE, 1894 {je à ja mémorable bataille de “Le journal, c'est ln grande Ste-Foye, 28 avril 1760. chaire du jour. Du haut de cette chaire, l'apôtre, |: prédi- cateur se fait entendre, non plus entre les murs d'une église mais à tout le m'unde. La presse est immense pour le mal ; il faut qu'ell: soit plus puissante pour 1: bien” L'Abbé H. R. Casgrain. Vers la fin de septembre, la ville de Montrealaura visite du maire de Rome, de la ville éternelle, Don Emanuela Dei Principi Rusopoli est non- seulement le maire de Rome, mais il est aussi le descendant d’une des plus anciennes famil- les italiennes. é: Le Times de Londres dit que la fortune laissé. par ie comte Daypi PASSE ml: $ 7 de I aris dépasse 100 iu:liions | avons fait la remarque que de Frances. | | : Si à ceux qui ont en mains la révi- Le Telegram, de Tor-nto, dit sion des listes électorales ont que le Canada n'4 j imuis -u à. ; » » 2e È la têt. de ses affaire: ur: hoinme montré beaucoup d égoisme et plus puissant que sir John | ont adopté un moyen peu pro- Thompson. La semaine dernière, nous pre à gagner des partisans en Le Mail dit que ls ministres! refusant au seul jourual fran- fédéraux n'iraient pas dans | çais de la province l'annonce l'Ouest si M. Laurier n’y avait} L. 3 qu'ils ont fait paraitre dans tou- pas remporté des succès. tes les feuilles anglaises. Nous Le News, de Toronto, dit que le gouvernement d'Ottawa dépense au moins quatre mil- lions de plus qu'il ne devrait regarde les affaires de la société dépenser annuellement. étionssous l'impression que cette distinction de race dans ce qui en général avait cessé d'éxister. Une réflexion du Monde: Mais nous voyons que nous n'y “Nous sommes loin des jours de Celborne, quand un geuver- neur anglais prône l'usage du français et le parle «n public. sommes pas. Les préjugés ne sont pas encore entièrement ex- tirpés. Le méprisable système de ne nous reconnaitre que lors- liège St Joseph. ‘rapport de ces d'Liberra!io is soit ° AUX ANCIENS ELEVES (d'établir le protecterat de la DU France sur Madagascar et de COLLEGE ST JOSEPH N. B. placer des postes militaires fran- çais partout ou cela sera jugé nécessaire. On installera anssi Le dernier con-|un réprésentant de la France grès de la C. M.B. A. tenu à qui s'oceupera exclusivement Saint Jean. N. B. ayant fourni| des questions de la politique l'occasion à un certain nombre|étrangère avec les autr2s puis- d'anciens élèves de se rencon-!sances, et l'on prendra plusieurs trer, plusieurs de ces vienx!®t"tres mesures très sévères, amis d'enfance résolurent spon- Londres, 13—Le Daily News tanément d'aller ensemble faire |Prétend qne ce sont les Améri- une petite visite à leur Almalcains, et non pas les Anglais, Mater. qui s'oppcsent à la conquête de A la Date du 11 courant, Madagascar par la France. Les une vingtaine d'anciens élèves Etats-Unis vendent une quan- :se réunissaient ainsi au Collège tité considérable de cotonnades St Joseph. rayée à Madagascar, et les Dans le courant de la soirée Atnéricains prétendent que le une assemblée eut lien afin traité conclu par M. Patenôtre d’aviser à la formatien d'une ne permet pas à la France d’é- association où société des an- tablir son protectorat sur ce ciens éléves du collège St Pays. Joseph. = | Au cours des délibérations, LE CURE DE CAMPAGNE. les propositions suivantes furent : laites et adoptées à l'unanimité. | 10 Proposé et résolu que l'Honoïrable Juge Landry pré- side la présente assemblée et qu'il désigne six membres for- | homme CT mant “pro tempore” un comité d'une conduite RSR special qui préparera les voies : édifiante. … Toute sa vie n’est pour une organisation régulière AU'ua sacrifice a Dieu pour, le de la dite société salut des âmes. 20 Proposé et résolu que 1] est l'ami de tous, autant l'Honorable Juge Landry de dans 1] fortune que deus la Dorchester, l'Hon George Me- Prospérité. Les pauvres, le mal- inerney, M. P. de Richibone- Heureux et les orphelines éprou- tou, le docteur L. J. Belliveau Vent toujours quelque soulage- de Shediac, le docteur Trevis, Ment quand 1ls lui exposent de St Jean, le Rev. Ph F. Bour- leurs peines. W'il ne peut les gcois, de St Joseph etle Doc- assister de ses biens, 1! Ps sr teur Ed. Doherty de Memram- °t les fortiie de ses paternels cook soient membres du dit! conseils. , : comité special. | | il a baptisé, confessé, marié 30 Proposé et résolu que les la plupart de ses chers parois- soussignés soient nommés se-/sieus. 11 les a vus grandir et son crétaires conjoints du dit comité our, son zèle mfatigable ont et qu'ils convoquent, par lettre anssi grandi pour eux. circulaire ou autrement, les! Doué des vertus les plus an- anciens élèves à une réanion £éliques, son exemple est très qui se tiendra dans une saile du salutaire à ceux qui l’enviro- collège St Joseph ie but de nent. îlieur montre l'humilité, cette assemblée étant l’établis- la petience, l'ainour dn prochain sement régulier de la dite “So- et une multitude d'autres ver- ciété des anciens élèves du col- ts si utiles à ceux qui vivent ensemble. Jamais on ne frappe en vain à sa porte, Le piuvre comme le riche, ie coupable comme lin nocent, tous recoivent une cor- vinces maritimes. diale hosplialité dans Fhumblie 50 Proposé et résolu que les! P'esbytère. L'on se sent hen- secrétaires envoient une invi- reux dans celte maison qui rès- tation particulière à tous les!pire le vrai bonheur et c'est anciens élèves dont ils pour- #Vec peine qu on la quitte. Mais ront se procurer les adresses. OÙ en SOrt ITOUJOUTS consolé et 60 Proposé et résolu qu'à beaucoup pius satisfait qu'on Messieurs, {Souvenir de lecture) Dans le modeste presbytère de chaque campagne est un retiré du monde et : 40 Proposé et résolu que le publié dans queiques journaux francais et anglais des pro- . . . . él AY ? à défaut d’une invitation parti- 1] est rare qu'on ne culière, soit par oubli. igno- trouve l’humble ,ministre du est entré. Quatre mille personnes Se qu’on a besoin de nous paraît sont réunies samedi : Winches- ter pour entendre parler Dalton McCarthy quis’est attaqué à la protection et aux écoles sé-|qne chose et on sait nous trou- être encore en vigueur. Pour- tant, nous comptons pour quel- parées. 11 en est +n faveur d’uu|ver lorsqu'on a besoin de nous. commerce libre entre le Cana-| Eh bieu, nous tiendrons compte ? da et l'Angleterre, de notre nombre, et nous nous Le projet qui date de trente |souviendrons de la manière dont ans, de bâtir une cathédrale |nous sommes traités, lorsque catholique à Londres, sur l’em- l’occasion se présentera. placement désigné par le car- dinal Manning, est à la veille d’être mis à exécution. Les dépenses sont évaluées à 125,000 livres sterling. La moi-|Plaindre du mépris que l'on tié de cette somme est déjà |fait de nous dans d’autres cas souscrite. où il y va encore plus directe- Cette cathédrale sera cen-| ment de nos intérêts. Le sevré- struite sut le modèle de St- Pierre de Rome. La pose de |1 première pierre aura lieu au mois de juin 1895. Sinous ressentons cette fla- grante injustice, à plus forte raison avons nous sujet de nous taire du grand bazar qui doit avoir lieu prochainement à la capitale a eu, lui aussi, la gran- deur d'âme d'ignorer la popula- Bizarre superstition royale ! La reine d'Angleterre ne part jamais en voyage à une autre heure que dix heures quarante du matin quel que soit le but/anglaises dont plusieurs ont et le lieu de son déplacement. | moins de droit à ce patronage tion française, tandis qu'il a fait (répandre profusément ses an- nonces dans toutes les feuilles de qu'en a l'organe des Acadiens S'il faut en croire une dépé- che du Hera:d, le gouverne- ment d'Ottawa serait décidé de faire quelques changements | Vement comme celui auquel se dans le cabinet. Nos ministres|se rapporte le bazar, les fran- fédéraux voudraient fortifier | leur position dans l'ouest d'On-| toujours les plus dévoués ? S'il tarlo ; c’est pourquoi l’hono- | CARRIER" à 4 rable J. J. Curran serait fait |"° ses _—. mére - a. juge de la Cour Supérieure, Je d'acquérir cette connaissance, controleur du département du qu'il le sache aujourd’hui. Rev nu, John F. Wood, ler:m-| Donc, le moins qu'il eut pu pl'- ait, et le do.teur Monta- | faire, eut été de leur donner gue seralt nommé contr. leur du Revenu. Nous voyons dans cette irême dépêche que l'honorable J. A. Ch+ vau ne veut pas faire de nal même, au moins en appré- de la province. Ce monsieur i- gnore donc que dans tout mou- çalis sont Ceux qui se montrent connaissance des faits par l’en- tremise de leur organe, sinon par considération pour le jour- nouve u parti du gouv-rne- ciation de la population que le menti Thompson. | journal représente. Seigneur dans sa chambre car sa vie est très retirée. 11 sort ra- Joseph soient considérés régu- T° men t et lorsqu'il hèrement invités pour la ré- SOTt € est pour lire son union du 10 octobre par lin-: bréviaire ou réciter son chapelet vitation générale publiée dans ans quelque route solitaire, les journaux selon l’'exprime de | donnant als libre cour à Ja fer- la quatrième résolution. |veur de ses prières qui ne man- To Proposé et résolu que quent jamais d'arriver aux tout ancien élève quise dévci- | pieds du Très-Haut. ie dera à se rendre à la dite ré-|« Il se tient toujour éloigné union soit prié d'en avertir—au | des souiétés bruyantes et passe moins trois jours d'avance—les /S2 vie dans l'étude des Saints soussignés conjoints et que|Livres ou autres choses séri- cette réponse soit respectu- | euses et utiles. eusement éxigée. | Bientôt l’âge, le travail et les —Conformément à ces résolu- inquiétudes fatiguent ses mem- tions adoptées à l'assemblée |bres usés Ses cheveux grison- du onze du présent mois, nous | nent, blanvhissent, son dos se secrétaires soussignés, avons | voûte, sa voix devint faible et le devoir lo d'inviter les an- tremblante au chant sacré de ciens élèves du Collège St Jo- la messe ; le calice, le bréviaire seph à l'assemblée du 10 octo- ou le chapelet tremblent dans bre prochain, laquelle s’ouvri- ses mains décharnées. Jette ra vers les sept heures du soir rude vieillesse lui rend les tra- dans une des salles du dit éta- vaux plus durs, mais jamais blissement ; 20 de prier respec-!une plainte, une seule parole, tucusement ceux qui voudront un geste même ne vient trahir bien venir prendre part à ces son indécible patience. délibérations de famille de vou- | Enfin, après plusieurs années loir nous en donner avis comme de pénible labeur, il rend sa il est dit à la septième résolu- belle âme à son Créateur. Sa tion ci-dessus exprimée. imort, obseure comme sa vie, Ph. F. Bourgeois ,. . [n’est annoncé qu’au faible son LS , Secrétaires | ; ] Edward D'Oherty | de la cloche de humble village. Collège St Joseph : Mais, au ciel, les immortels ce 14 Septembre 1894 chœurs des anges, tous les saints, toutes les saintes saluent la glorieuse arrivée de ce fidèle LA FRANCE A MADAGA$- serviteur de Dieu, viennant au CAR. devant de Jui, et. chantant des lhymnes célestes, lui donnent Paris, 13—Le Courrier dula place que ses merveilleuses Soir dit qu'il apprend que M. vertus Jui ont acquises. Au mi- Le Mvyre de Villers s'attend à jeu de cette divine escorte il ce que sa mission aboutisse à la commence un vrai bonheur qui guerre. Le même journal ajoute ne finera jamais. rance de l'adresse etc, tous les anciens élèves du collège St que le gouvernement a pris des LEE X dispositions pour faire face à! Le 14 sept. °94. cette éventualité. Dans son journal, l'Autorité, M. Paul de Cassagnac se prononce pour! LE DUC D'ORLEANS l'occupation permanente Madagascar par la France. | AFFICHE SES PRETENTIONS A LA Le Matin demande que l’on COURONNE DE FRANCE ne diffère pas plus longtemps —— la marche des troupes françai-| Londres, 13— Après les funé- de | — ses sur la Capitale de Madagas- railles du comte de Paris, le car. duc d'Orléans et piusieurs de La Concorde dit que M. Le ses amis retournérent à Lon- Myre de Villers a pour mission | dres. Le duc reçut environ un fnillier de royalistes dans un Ges salons de l'hôtel Grosvenor et leur adressa solennellement la parole en ces termes : C'est avec nue émotion dou- loureuse que je reçois l’hom- mage de votre dévouement et je vous en remercie, Votre pré- sence témoigne nen seulement de votre attachement à celui que nous avons perdu, muis elle prouve aussi votre fidélité au prin‘ipe d'ure monarchie | nationale et traditionnelle, dont je suis le représentant et qui m'a été transmise par l’héri- tage de mon père, J’en connais les droits. Bien des devoirs me sont imposs envers la France et j: serai guidé par le magnifique exemple’ que mon père m'a donné pendunt sa vieet qu'il il à acceptée si chrétiennement, avec tant de courage. Fortifié par votre aide et par celle des amis absents qui, de toutes les parties de France m'ont envoyé l'expression de leur dévonement et faisant ap- pel aux hommes de cœur j'ac- cepte, sans hésiter, la mission qui m'est confiée. Quoique en- core jeune j'ai conscience de mes devoirs et, avec mon grand amour pour la France, je veux consacrer toutes mes forces et mon énergie à les remplir.” À la conclnsion de ce mani- feste, les anciens amis et soldats du comte de Paris ont entouré le duc d'Orléans, l'ont remerci et embrassé en protestant de leur fidüiité. Le duc à accepté la démis- sion du comte d’Haussonville. Il va s’entourer de partisans plns jeunes. Désormais, Île duc d'Oriéans va demeurer à Lon- dres. Nous lisons ce qui suit dan: une des dernières éditions du “Moncton Times”. “Le parti opposé an souver- nement conservateur à Ottawa est composé d’une conglomére- tion assez curiense. Di: Richard Cartwright fut un adinirateur ardent du parti ac- tuellement an pouvoir ja<qu'à ce qu'il découvrit que ies chefs he le croyaient pas dou des qualités qu'il s'imaginait, Jui- même, posséder. M. Laurier, fut Ini-même, autrefois, un protectionniste. M. Dalton MeCarthy avant et depuis l’année 1878 jusqu’à un ou deux ans passés, a tou- jours supporté le gouvernement et su politique sur le tarif. Ce n'est que lorsque sir John Thompson a reconnu que M. McCarthy n'avait pas les quaii- tés requises pour faire un mi- nistre, que ce derniera fait volte face à une politique qu’il avait soutenue pour plus de dix ans. M. Tarte était conservateur, mais trouvant dans le camp li- béral une besogne à faire qui était plus selon ses gouts, comme il a paru pendant le ré- gime Mercier, à Quebec, il a renoncé à ses premières cro- yances et aujourd’hui il est le lientenant de M. Laurier. Feu sir John Macdonald re- fusa de donner à Peter Mit- chell un contrat pour assurer toutes les bâtisses du gouver- nement dans tont le Canada, et sir Peter est devenu un ouvrier diligent dans la vigne libérale. On pourrait étendre la liste davantage. Les messieurs nom- més ci-haut son ceux qui sont les plus déterminés dans leur opposition au gouvernement de Sir John Thompson au- jourd’hui, mais comme leur programme ne comprend rien de solide, ils n’ont pas les sym- pathies du peuple canadien. ASSEMBLEE D'INSTITU- TEURS 11 nous fait plaisir de consta- ter que l'assemblée des 1nstitu- teurs des districts des paroisses de Tignish et Palmer Road, qui a eu lieu samedi à l’école gram- maire de Tignish à été un suc- cès, À l'exception de deux qui n’ont pu assister pour des cau- ses incontrolables, tous les ins- tituteurs et institutrices sy sont rendus. Des sujets impor- tantes touchant l'avancement de l'étude de la langue fran- çaise dans nos écoles y ont été discutés et des résolutions à cet effet ont été adoptées par l'assemblée. On nous apprend que de semblables assemblées se font dans les autres centres a consacré par sa mort laquelle | L'OPPOSITION A OTTAWA: “français de la province. De tels procédés sont encourageants, et c'est avec un sensible plaisir que vous voyons partout notre population acadienne se faire, un honneur de mettre à profit les avantages que le gonverne- ment met à notre disposition en nous accordant l'usage de livres français. Les progrès sont déjà notables dans plusieurs de nos écoles. LE CARDINAL TASCHEREAU. Le cardinal archevêque Mgr. Taschereau a fait lire dans tou- tes les églises de Québec, un mandement annoncant qu'il se retire du ministère et ane l'ad- ministration du diocèse passe entièrement entre le mains de son coadjuteur. Mgr. Begin. Le cardinal a près de 75 ans. 11 a été élu archevêque en 1880 et crée cardinal en 1886. Sa santé n’est pas bonne. A PLUS TARD. | LA REPONSE DU GOUVERNE- MENT GREENWAY. Le 11 septembre les catholi- ques de Winnipeg et des envi- rons ont rencontré quelques mi- nistres du gouvernement du Manitoba et leur ont remis la requête suivante : Nous, soussignés, catholiques de la province de Manitoba, re- présentons respectueusement. 10. Que des raisons de con- viuiion consciencieuse nons em- pêchent de participer au systè- me d'éducation mis en vigueur par la loi scolaire de 1890 et les amesdements à cette loi, et d'en recueillir aucun bénéfice. 20. Que les grands sacrifices pécuniuires que les catholiques de toute cette province ant dû s'imposer, et qui pèsent lonrde- ment sur eux depuis quatre ans en Préseme même des diffieul- tés finan‘ières du temps, doi- vent suflire à écarter tout doute concernant la sincérit’ de leurs sentiments et à convaincre votre gouvernement de la gravits de leurs griefs, 50. Que, sans partager les convictions relioianses da vos pétitionnaires tonchant l’injus- tive de la taxe imposée aux va- tholiques pour te soutien d'é- coles acceptilhes anx protes- iants seulement, votre sœouver- nement doit ressentir, uw fond de la conscience, qu'ii ne peut plus longtemps, inaintenir ce système dont ie résultat est l’in- justice et l'oppression, 40. En conséqu nee, vos pé- titionnaires, en four qualité de sujets augliis nés Libres, protes- tent énergiquement et solenel- lement contre l'inique truite- ment qu'ils recoivent de vons et 1ls prient respactnensement et instamment voire gouverne- ment de prendre en sérieuse considération ls griefs des ca- tholiques de cite province, d'adopter toutes les lois qui peuvent être nécessaires pour y remédier complètement et as- surer à la population catholique l'entier respect de ses droits et le légitime usage de sa part des fonds votés pour l'éducation dans cette province ; et vos pé- titionnaires, comme ils en ont le devoir, ne cesseront de priez. Cette requette porte plus de cinq mille signatures, pèse trois livres et a une longueur de trois cent vingt pieds, Après la lecture de la requête, le premier ministre a dit qu'il donnerait plus tard sa réponse par écrit. Bien que nous n’attendions rien de bon de cette démarche, il n’est pas mal qu'elle ait été faite. On ne pourra pas accuser les catholiques d’avoir négligé un seul des moyens à leur dis- position. LE MONDE. [Your Stomach _Distrésses You after oating a hearty meal, and the ét m Indigese Dyepersie, or a bilions attack. : RIPANS TABULES