ES __—_—. ER Vnsioupn Sermon Prononce À MEMRAMCOOK LE 15 AOUT 1901 PAR LE REv. P. DU COLLEGE DE Sr. DUNSrAN ‘‘Veni de Libano, sponsa mea, veni Qoronaveris.— Venez du Liban, mon épouse, venez, et vous serez couron- née.” (Cantique des Cant. ©. 1v, v. 8.) Mes bien chers Frères, Les fêtes chrétiennes sont vrai- ment, selon ia belle pensée d’un pieux auteur, un rayon du ciel qui descend sur la terre, et c'est pour- quoi plus elles nous rappellent notre patrie, le ciel, plus elles nous ravissent et nons émeuvent. À ce titre la glorieuse Assomp- tion de Marie devait occuper la première place parmi les fêtes de la Très Sainte Vierge et devenir la plus populaire de ses solennités. Aprés une vie relevée par l'éclat de vertus aussi humbles qne subli- mes, cofsacrée par l'épreuve de souffrances surhumaines, Marie est transportée en corps et en âme au plus haut des cieux, glorifiée comme ne l’a été aucune créature, cou- ronée par son Divin Fils reine du ciel et de la terre. Tel est le glo- rieux spectacle qui réjouit au- jourd’hui le cœur du monde catho- lique, le fait tressaillir d'espérance et d'amour. Mais si cette glo- rieuse fête est une cause de grande allégresse pour tout l'univers ca- tholiqne, nous, Acadiens, nous avons un motif tout spécial de nous y réjouir, car cette fête de l’As- somption de Maris est notre fête nationale, le mémorial de la résur- rection de notre race, Oui, en effet, cette glorieuse, cette belle fête de Marie est bien notre fête nationale. Réjouissons-nous, tressaillons d’al- GAUTHIER |! (éternel hommage à celle que la grâce a faite si grande, Oui, M. F., c'est la grâce qui a été le principe de la grande perfec- tion de Marie. C’est la grâce qui a rendu son âme plus brillante que l'or, et qui l’a ornée d’une variété merveilleuse de vertus. C’est aussi la grâce qui forme en nous l’image et la ressemblance de Dieu, qui im- prime à notre âme un caractère tout particulier de beauté et de gran- deur. Attachons-nous donc à la grâce. Cherohons-la par Marie, et avec elle nous obtiendrons ja plé- nitude de tout bien et de toute per- fection. Reine du ciel par la splen- deur de sa perfection, Marie l’est encore par l’immensité de son bon- heur. Qui pourra dire les délices dont Marie jouit au ciel ? ‘‘Sil’œil de l’homme n’a point vu, si l'oreille de l’homme n’a point entendu, si son cœur n'a pas compris ce que Dieu prépare à ceux qui l’aiment, qui pourra dire ce qu’il a préparé à celle dont l'amour surpasse tous les amours. Le bonheur des saints dans le ciel consiste essentiellement dans la vision et la possession éter- nelle de Dieu, et cette vision suffit à leur béatitude consommée. Les transports que cette vision suscite en eux font surabo der leurs âmes des joies les plus inénarrables. C'est un torrent de délices, c'est la vie dans son inépuisable fécondité. C'est la source même de tout bien et toute vie. Kternellement ce se. rout de nouvelles perfections que les élus chercheront à saisir, éter- nellement des délices plus pures et plus énivrantes qu'ils aspireront à goûter. Ils iront de gloire en gloire et de joie en joie. Tel est le par- tage des élus dans le ciel et tel est à un degré supérieur, ineffable, le bonheur de ce!le qui est intimement uuie à l’'infinie lumière. Marie jouit de la clarté du Christ et de ses glorieux embrassements, tou- légresse et, ainsi que nous y invite l'Eglise, qu’au séjour fixons nos regards sur c } élevons nos esprits jus-| "| 32 + ft, 1 es de l’éternelle gloire, | ! Ile qui est! elle qui e: notre mère et | à la fois notre reine, | notre douce patronne, et qu pesé à s | témérité qu'il puisse y avoir al scruter de telles merveilles, essa-| envisager cetie royaute 11 ce tte e dont Dieu a gratifié yons d’ comparable, gloire ineffabl! sa mère au jour de son triomphe. Trois éléments paraissent concourir à former la Marie dans le ciel : la splendeur de la perfection, l’immensité du heur et l'étendue illimitée de la | puissance. La splendeur de la per-| fection qui fait que fout ce qui n’est pas Dieu est moins grand que Marie; l’itumensité du bonheur, car tout ce qu'il y a de félicité dans chacun des saints s’accumule et se concentre en son âme ravie ; l'éten- due illimitée du pouvoir, Dieu l’ayant établie la dis pensatrice de tous ses dons. Et d’abord Marie est Reine du Ciel par l'éclat, la splendeur de sa perfection. Sur la terre, seule de toutes les créatures Marie avait couronne qe ne couronne de | ba >) - | J | M. F.,:qne cette spas de jours devant lui, le voyant toujours, elle s'en nourrit d’une manière in- Maisre »11 1arquéz bien, Marie est le prix de ses héroiques sacri- comparable. h I ces et de sa très parfaite corres- pondance à la grâce. Marie n’est reine des saints dans le ciel par la perfection de que pasce qu’elle a été leur Reine sur la terre par l’immensité de ses vertus. Et telle est la condition imposée à chacun de nous, Point de recom- pense sans travail ; point de bon- | heur dans le ciel sans souffrance ici ba son bonheur 1 y a un troisième privilège de la royauté de Marie. Elle est Reine du ciel par l'étendue de son pouvoir. Nous avons vu que Marie sur- passait en grâce, en mérite, en perfection, non seulement chacun des anges et des saints pris en par- ticulier, mais tous ensemble. Elle est donc plus agréable à Dieu, plus précieuse à ses yeux, plus aimée de lui, que tous lesélus réunis. Mais il ya plus Marie est mère de Dieu. Dans le ciel elle n’a rien reçu la plénitude de la grâce et d'elle seule l'Esprit Saint avait pu dire : ‘‘Vous êtes toute mn et il n'ya pas de tache en vous.” A) cette innocence singulière si l’on ajoute l'héroisme des vertus, et à l'héroïisme des vertus le privilège unique de la maternité divine, on! pourra se faire quelque idée de l’éminente perfection à laquelle dut s'élever la Très Sainte Vierge. Toutefois, ici-bas, cette PUR était cachée sous le voile de Phu milité la plus profonde. Ce ne fut | qu’au oiel qu’on la vit resplendir, dans tout son éclat. De mêmeque tous les ruisseaux, tous les Seuves|) vont se réunir dans la mer, ainsi tous les ruisseaux de grâces, toutes les splendeurs des dons dÂvins se- més sur tout le cours de la vie de Marie, se mêlèrent et se confondi- rent au jour de son ER afin | que le cours bondissant de ce fleuve | réjouit la cité de Dieu. Ne voyons- nous pas, en effet, M. C. F., la glorieuse assomption de Marie jeter dans le ravissement les esprits cé lestes et leur arracher me et immeuse : B CICTYS ti AESETC DOLILE COHHLIE ciquis la lune, brillante comme Unissons nos louanges à celles des gaints et des anges D FEET 1 perdu de cette douce autorité que (lui reconnaissait son Divin Fils | pendant les années obscures de sa | vie terrestre, et il est vrai de dire que cette autorité au jour de son |triomphe areçu uue nouvelle et authentique consécration qui lui lassure tn plus irrésistible ascen- | dant sur le cœur de Jésus. Ilest la toute puissance agissante. Elle lestla toute puissance suppliante. | Ainsi la moindre de ses prières, le |moindre de ses désirs a plus d’effi- |cacité que les éternelles interces- sious du ciel tout entier. C’est par Marie comme par un aqueduc jimpétueux ue s'écoulent du ciel en terre tous les bienfaits de la di- vinité, Sa puissance est donc une puissance royale. C'est aussi une puissance toute miséiicordieuse. | La miséricorde, il semble que Marie veuille se la revendiqner comme son plus beau titre, au moins elle, veut qu'au titre de Reine nous joi-| gnions celui de mère de miséricor- ‘(Salut Reine, Salut.’’ dans cette infinie va de, séricorde, Et en effet 1note iTICLE faits qui forme à travers liés âges une tramçce iumineuse Ge grâce et l'an r 1 ‘été hréts l'amour, ia piètée chrétienne ne | 4 ESS Cr sait ce qu'elie doit ie plus aduirer, ou Mère de Mi- | cette bonté qui se fait toute à! SRG DER SRE L'IMPARTIAL JEUDI LE 29 AOÛT, tons et nelaisse aucune demande | nous aussi que nous foulons encore sans l’avoir exaucée, ou cette puis-|le sol de la vieille Acadie, ce sol sance qui multiplie les prodigcs | consacré par les malheurs, sans les épuiser jamais. N'essa-|imes, le sang même denos pères. yons, mes frères, de mesurer ni la Ce sol d'où on pensait les avoir ban- [largeur ui la profondenr de la puis: | | nis pour , attachons- sance de Marie: Que notre con- |nous-y, à ce sol béni, aimons le fiance en elle soit aussi sans me- de toutes ies ec de notre âme. sure et sans limites. Oui, que! notre confance en Marie soit sans | rauce ! l'avenir nous sourit. mesures et sans limites. Et pour- quoi ne serait-ce pas ainsi ? elle pas notre mère? Ne sommes-| nous pas ses enfants ? Oui, Marie est la mère de tout le peuple chré- tie. Jésus, du haut de la croix, l'a proclamée comme telle, mais j'ose dire que nous, Acadiens, nous sommes ses enfants de prédilection, qu’elle nous aime d’un amour tout spécial, car la glorieuse fête de son Assomption n'est elle pas notre fête nationale? Notre chant ra- tional n'est-il pasun hymne à sa louange et nos pères n’étaient-ils pas les fils de la vieille France, de cette nation très chrétienne &@e la- quelle on put dire jadis ‘‘regnum Galliæ regnum Mariæ—royaume les lar-! toujours Que ‘“Religion | ,que notre cri de rallie-| ment soit ‘“Pour Dieu et pour notre chère Acadie par Marie.” A) partir de ce jour mémorable —ce jour qui fera époque dans notre] histoire—que Memramcook soit la Mecque, la ville sainte des Aca-| diens, où nous puissions venir de] temps en temps réchauffer notre! patriotisme, retremper notre zèle, ! notre courage au pied du grand ta-! bleau. Oui, encore une fois, jose | notre confiance eu Marie et n’a- yons. rien à craindre, ni comme in- aividus, n1 comme peuple. Marie saura bien veiller sur les destinées de notre Et quand l'heure notre mot d'ordre soit N'est!et Patrie’ race. de France, royaume de Marie.” aura souné pour nous d'aller rejoin- Oui, Marie a beaucoup aimé la|dre nos pères, elle nous introduira France, et si celle-ci semble au-|dans notre vraie patrie, le oiel, jourd’'hui oublier ses bienfaits, | pour y célébrer l'éternelle fête de nous, Acadiens, fidèles aux tradi- tions sacrées de nos pères et de la France d'autrefois, sachous con- server envers Marie notre fidélité et notre allégéance. Oui, soyons fidèles à Marie. Que chaque année la religion et la patrie s'unissent, se donnent la son triomphe. Aivsi-soit-1l. LES AFFAIRES DE CHINE Pérkin,21.—C'est grâce oux protestations de Li Hung Cheng 1901 Î Î j CIRE LE MENT 6 ET PTT © édit ARRARI TINTIN | country store in this province. t nee se STILL TO DMT TC THE FRONT. W: are still to th5 front this spring with one of the nicss assorted stock of general merchaudise to be found in any oity or Although this is the season of bad roads, the extra induce- -r, aud the redaced prices on most of our goods, will more than repay the sacrifice of travelling through the bad roads. e Do not come all at once, bat for the next few months we can guarantee you, that our staff of atteutive celerks will be even reädy aud wilog to serve you all, to your attire satisfastion. The prospects for a big trade during the spring season is very bright :ndeed. As soon as roads permit our egg bayers will be out again to visit everybody, and solicit their trade. 1t is uot necessary to enumeraie here the different kinds of goods in our Stock. Suflicient it is to say, that w: keep almost. anything which the people want. l . Our spring goods are already all in uow, and anybody we can’t suit in anythiug, cannot be suited on this Earth. Weare always prepared to buy all kinds of prodace ia *2 change {or our merchandise. Eggs, we make a specialty. Last year we handled 55,000 dozens, aud this year we want to ïin- crease 1his amount considerably. que J'on n’a pas mis dans Île protocole que les forts chinois seraient rasés. Le vice roi a fait| remarquer, aux ministres des! paissances, que ce serait une fait con mainafin de célébrer sa glorieuse fête. Rappelons-nous que le culte de la patrie est prescrit par la loi divine ; s’en dispenser serait un crime qui blesserait autant la con- science du chrétien que l'honneur | honte pour lui, qui a ducitoyen. La religion et la Pa-|{ rnire i ies forts, d‘en ordonner trie ont des droits égaux à notre |; os amour, et ces deux atiours se ré- Malgré vela les fortifications « t sentiment. eo SJ j “+ « sument en unique sentiment l'antonité militaire | NT Î iNe Î ? : : |seront rasées, les séparons pas, puisque Dieu les | aunis. Oui, l'amour de la reli- gion et l'amour de la patrie sont Ne j à cpie du rotoco'e ret araera effet deux courants qui confondent M£S COPIES P sa signature de quelques jours ayant jugé ja chose obligatoire. Le travail nécessaire pour faire leurs eaux et qui coulent dans le! même lit creusé de la main de Dieu. | Tiintsin, 21.—Le ministre a- Per) | pad PUR : , nn pa: e ces courants és V On ne tarit pas “a de ces cour nts. méricain, M Conger, 7 autre Mest à Fe à ù sans APPANVEIL latiire. C est A CE! ttention du département d'E point que, parmi nous, défranciser | ; |tat sur l'occupation les choses, si on me permet ce mot, |, in cs D Tioétin | &c l'université de eALSIL c’est déchristianiser les choses, être! : moins Acadiens français, moins pa- | les Alletnandas. | portes de diauts chinois, qui sont désireux lans de sa reconnaissance bienfaits dont le ciel l'avait com- | blé, aimait à dire: ‘‘Je remercie | de reprendre leurs études Dieu surtout de m'avoir fait chré- tien, et prêtre et français. toujours fiers de ces deux titres. Gardons nous bien de n'en rougir jamais. Soyons patriotiques, ani- més d’un patriotisme éclairé, nous rappelant toujours que si la patrie | a des limites, la charité n’en a pas. N'allez pas croire, cependant, qu’-{tion piges à à | residence, two barns, il faut reculer devant les agressions | & ice house, eoach-house, sheep-pen, injustes et les questions d'honneur. | piggery, hen-house, machinery shed, A cet endroit que notre patriotis-|haraess shed etc. The me soit très susceptible, très ja- | loux. Dans la défense nos droits nationaux, que notre patrio- tisme se montre intrépide, aude- cienx, héroïque. Prètres et lai- ques, travaillons pourla patrie la! main dans la main. Oui, soyons | ,,4 MacKenzie. uuis, allons ensemble au travail, au | de, or to the undersigned at the Farm. dévouement, au sacrifice pour Dieu et pour la patrie. Travail, dé- vouement, sacrifice, quel admirable: résumé de la vie de celui qui fut! notre grand apôtre et votre père à vous, braves gens de Memramcook, | bowels. l'illustre fondateur de votre collè-| ge. Du fond de la tombe où il re- pose là-bas, ne nous semble-t-il pas! Beadacha entendre une voix nous criant os orgaus of digestion. à ; 25 cents. AÏIl dragagists. travail, dévouement, sacrifice. —— | Vénérons sa mémoire et marchons | | sur ses trace. | No Tantôt, lorsque le grand ta- | |bleau—ce tableau qui est le gage | de l'amour et de ia sympathie qui | ‘existent entre les deux branches ide la grande famille française au Canada, ce tableau qui nous repré- pour les | | | | | . Desirable Farm for sale | | Soyons That very desirable Farm and Resi- | fenced and in a high state Egmont 1uf a view of the | it is distant ha de mile. to go in for dairying, ! mile of the farm. ANTONIN ARSENAULT + MS, v without regalar action of the tRIPPE....… grippe…...! Quai nous en débar BAUME RHUMAL ? ap pee | persistante par Ces derniers se triotiques, c'est être moins chré- red sent a pariir _—.. Si le ’ | ; > y HV e ]} € è > {Ve tiens, moins catholiques. Un vé- |l9YErr et en pécheut ainsi le doc nérable prêtre français, dans les é- |teur Tenuey de rouvrir les | l'université aux étu- dence owned by late Senator Arsenault at Abram’ s Village, Lot 15. This Farm consists of 119 acres of good land well of cultiva- The buildiugs consist of a nice a granary, dairy residence is | surrounded by ornamental trees and a | good orchard, and commands a good Bay from which This isa! | wood op portunity for any one desiring | as the Abram'’s Village cheese factory is within half a For further parti- |“ leulars apply at the oflice of Arsenaulr | Solicitors Summersi- | Wor th 4 e Good - Health is Impossible || Laxa Liver Pills regu- and worth iate the bowels, cure constipa- | price 2.00. | tion, dyspepsia, biliousness, sich aud ail ls ist of: Price! 18—LA GRIPPE.....LA | 110. 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