P Fe 4 ARS hr Fat NE Fn > D CR * Marie fit connaître plus claire- L’'IMPARTIAL, JEUDI LE 26 JANVIER, 1899. LES ROIS La Circoncision étant faite, saint Joseph exposa à la Vierge Mère les incommodités du lieu où ils étaient. Celie ci avait ane grande affection pour cette grot- te humble et pauvre, et elle sa- vait que les rois Mages, pat’ la révélation de Dieu, devaient :y venir y adorer son Fils, Néan- moins. elle ne découvrit pas son désir de rester en ce lieu, ni l'arrivée des trois Mages. Elle se montra Jlocile à faire tout ce que commanderait son époux. Saint Joseph eût vouln que ment sa volonté. 1lse mit en prière et l’archange saint Mi-! chel lui découvrit que c'était la volonté de Dieu qu'ils attendis- sent en cet endroit l’arrivée des Mages, qui depuis dix jours s’é- taient mis en voyage et étaient déjà peu éloignés. A cet avis ils résolurent d'attendre en ce lieu. Ils le nettoyèrent de nouveau et le mirent le mieux qu'il était possible à l'abri des rigueurs de la saison. Vicrge sur son bonheur ; ils lui témoignèrent leur vénération, en fléchissant le genou, et ils lui demandèrent humbiement la main à baser, selon la cou- tume de leur pays; mais la prudente Reine retira modeste- ment la sienne et leur donna à baiser celle du saint Enfant. 11s félicitèrent à plusieurs r2priees tantôt la sainte Vierge, tantôt saint Joseph qui fut toujours Présent, et qui eut leurs con- gratulations d’avoir été choisi pour être l'époux de la Vierge Mère de Dieu ; enfin ils retour- uèrent à Bethléem chercher un logement. Ils louèrent une maison et s’entretinrent tous trois de tout ce qu'ils avaient vu. 1is envoyèrent ensnite leurs serviteurs à la grotte avec des présents destinés à soulager la pauvreté des époux. Le jonr suivant, les Mages allèrent de nouveau à la grotte, offrirent les présents mysté- rieux qu'ils avaient préparés par l'inspiration de Dieu et qui furent ceux, dont perle l'évan- géliste, l'or, i'encens et la La sainte Vierge se servit souvent du suprême pouvoir qu'elle avait sur les créatures, et elle commanda anx vents, à la pluie et au froid de ne pas faire souffrir leur Créateur et de tourner toutes leurs rigueurs contre eile seule. Il arrita sou: vent que le divin Enfant était réchauffé dans les bras de sa mère, tandis que Marie en é- prouvait toutes ies rigueurs. Au niilien de ces douces oc cupations, arrivèrent les trois Mages, qui avaient connu par les anges et par l'étoile, la naïs- sance du Sauveur lis gouver- naient trois états voisins l'an de l’autre, mais très peu étendus. lis se connaissaient et ïlé s’é- taïent entreienus plusieurs fois de tout ce qai regardait le gou- vernement et les vertus mora- les. 11 partirent en même temps de leurs états, sans rien savoir les uns des autres et chacun pré. para l'or, l'encens et la myrrhr,| conduit par l'esprit &e Lieu dans le choix de ces dons mys- térieux. ‘ange qui avait annoncé le mystère aux Mages ‘avait en même temps formé une étoile et l'avait placée à une tzile dis) tance et hauteur, qu'elle pou. vait être aperçue de tous le: trois quoiqu'iis fussent à des endroits differents. En suivant chacun ce guide, ils se trouvèrent ensembie, et, s'étant communiqué leur révé- poursuivirent le vo: serviteurs et lation, 1is yage avec ieurs ieur cham aux. L'étoile était dans la région de l'air et sa lamière était diffé- rente de celle du soleil et des autres étoiles. La nuit, elle é- clairait de ses rayons Comme uue torche arleute, et le jou: elie se distivgoait de la clarté activité ex vus Lorsque les rois | da soleil :.ar triordinaire. -farent réunis, elle se rapprocha “ceux ei s'abaisa dt plusieur: degrés, de sorte qu'ils jouvatent eu jouir avec nue pus grance cousolatior. Arrivés à Jérusalem, tout te qi: rapportent les eraugélistes Se Tra,lsa. Ssriis vitle ils se diri- ocTr Dethléem, ct, ar:i vs eclice lien, l'étote dimiaua sa grandeur et +cntra dans ja £ roite, ou elle se plaça sur la sête du s.int Enfant. Lor-que ivs Rois entrèrent, Ja sainte Vi rue. {te nait l'enfant Jésus daus ss bras. La lumière qui varaissuit sur le visage di Jésus était teile, que les Rois saisis d'admirationu, se pro’ernè adorèrent le Dieu en- adoration 1ls reut ei fant ; dans de grandes Mère. 1ls se rele cette recur.ut Inmie.es su” sa divine vèrent et felicitèrent la saiute 2 +6 le ds un a CE NE mont See ‘ PCR ere myirhe. 1ls se prosternèrent de nouveau à terreet adorèrent l'Enfant. La sainte Vierge reçut les dons oflerts à Jésus, qui témoi- gna par vn air agréab:e qu'il les recevait avec complaisance. 1ls présentèrent ensuite à la Vierge Mère des pierres pré- cieuses à l'usage de leur pays ; mails j’amante de Ja pauvreté les refusa avec de douces maniè- res. À son tour elle leur donna quelques linges avec lesquels le divin Enfant avait été enve- loppeé. 1ls offrirent de faire cons- truire ue maison, et de la pourvoir de tout ce-qu'elle de- sirerait ; maïs l'humble Vierge ne voulut rien accepter. Les Mages jouissaient d’un si doux et si agréable plaisir en entendant les discours de la reiue du Ciel, qu'ils ne pou- vaient se résoudre à partir ; il fut nécessaire qu’un ange du Seigneur les prévint de se reti- rer et de retourner dans leur pays. ils sortirent enfi: de la grotte après avoir reçu la béné- diction de Jésus, de Yarie et de saint Joseph. Daas la nuit, un ange les a: vertit de prendie un autre che- min pour retouruer dans leur patrie, et l'étoile les guida dans leur voyage. Les trois rois Mages étaicnt de ja Peise, de l'Arabie et de Saba, pays de l'crient de la Pa- lstine, et se nommaient Gaspar, Melchior et Balthaz-r. [Da la “Cité Mystique par la: bivnheureuse Marie Jésus d’A- greda, religieuse dominicaine. Your Stomach Distresses You aftereating a hearty meal,and the result is à chronic case of Indiges- tion, Sour-Stomach; Heartbwrn, Dyspepsia, or à bilious attack. RIPARS TABULES Promete Digestion. 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Toto est gourmand. 1l n’a de repos qu'après avoir échangé ses deux sous : l’un, contre une tartelette ; l’autre, contre un bonhomme en pain d'épice ; et pourtant il sait bien que, dans le panier de grand maman, il y a encore deux tartines de bon beurre frais et deux brioches. Suzanne, en tant que deux ïois plus âgée, a quair: sous dans son porte-montraie. Mais elle est raisonnable et les garde pour une meilleure oecasion. Chemin faisant, on rencontre deux petits enfants, une fille et un garçon : ils vont nu-pieds et portent des habits tout déchirés. 1ls s’approchent humblement de Suzanne et de Toto, implo- rant un sou pour acheter du pain. Suzanne demande à sa grand'maman la permission d2 leur donner un sou a chacun ; la grand'maman y consent ave: plaisir, louant le sentiment cha ritable de sa petite fille. Toto qui a entendu ces enfants dire qu'ils ont {aim, fouille dans ses poches ; il n'y trouve plus que les deux jambes du bonbomme en pain d'épice et les Jeur offie génereusement. Puis il dit : ‘“Grand'maman, veux-tu leur partager ma tar- tine de beurre ? Je me conten- terai de ma brioche." Comme Tote est encore bien petit, la grand'maman juge su- perflu de lui faire remarquer qu'il donne aux petits pauvres ce qu'il atme le moins......il n’en est pas moins vrai que cette fa- çon de charité révèle un bon foud d'égoisme ; mais espérons que notre petit homme s’amen- dora en prenant du di.ceyrne- ment avec l’âge. Puis elle interroge les enfants. Toto et Suzanne écoutent a- vec attentien. —Où sont vos parents ? lenr demande-t-elle. — Nous n'avons plus de papa et notre maman est malade. —0Ouù est votre maison. —-Nous n'ayons pas de mai- son, nous demeurons dans une vieille écurie où l'on ne met plus de chevaux. —AÀvez vous moins ? —-Oh Lo3, nous couchous sur an peu de paille. — Et quand il {ait fioid ? de mande Toto. —Qaard il fair froid, c'°st ja même chose. des its, au _-Et vous n3 mangez jamais de gâteaux ni de confitures ? Les enfants ont les larmes aux yeux en répondant : —-Nous mangeons du pain et des pommes d: terre... uand nous en avons ! Alors la grand'maman dit 2 Suzanne et à Toto : “A ppréciez, mes chers enfanté, voir uu papa, une Mmimau, saus, parler de certaine grand'maman, qui puissent non-seulement vrus assarer le necessaire, mais encore vous entour.r de soins délicats et même vous procurer un peu de supeiflu, car il est certain que vous en ayez. Pour jouir de vo.re bonheur, regar- | Your song or words. dez, non point'au-dessns de vous ceux qui seat susceptibles de vous porter à l'envie, mais, au- dessous, ceux pour qui le sort s'est montré moins clément ; et sougez qu'entie vouxet ces pe- tite misérables qui manqueut de tout, il est une infinité de gen: quis n!, plusou moins, privés d’ane foule de bounes chotes dont par accogtumauce vous ne sentez plus le prix. “Voyez aussi comme c'est mal de jeter votre pain si vons en a- vez trop, où d'employer tout votre argent à achster des wour. maudis:s ou des frivolités, quand il y a tant de pauvres en. fants, comme ceaxci qui pleurent. Toile déclare qu'il regrette d'avoir acheté sa tartelett., Su- zaune démande à aller voir. la maman qui est malade La Grand’mère promet qu'on ira le lendemain. On arrire panvres. Leur maman malade est con- chée par terre, sur de la paille : la grand mère fait chercher lit et envoie’ quérir un cin. Le médecin survient: ex r.- commande, pour la malade, un régime réconfortant: La grand’. mère se charge de lui procurer. Au bout de quelques jours la malade est guérie, elle peut al ler travailler. Toto voutrait toujours jouer avec les petits chez ïes petits pauvres ; mais ceux-ci iui disent : “A ne faire que jouer, nous deviendrions des paresseux et nous resterions toujours pauvres. Au contraire faites-nons “ailler : nons ba!laierons la cour, uous ferons vos commissions, nous irons cherch:r de l'herbe pour vos lapins et nous soiguc- rons votre jardin. Nous aurons ainsi la sat sfaction de r con naître vos bienfaits tout en con- tractant des habitudes labo- rieuses qui nous permettent de vivre un jour sans le secours de p2rsonne”. Toto et Suzanne comprennent que ces enfants sont raison uables, surtout quand la grand’- mamau, qui les a ent-nius, a- Jjoute : “C'est une viaie leçon de belle et bonne charité que vois donnent là nos petits pauvres, mes Chers enfants. Il n’est que les malades on les infirmes qu'il conviemne d'aider sans rien Jeur demander en échange. “A tous autres ce qu'il faut procurer c'est le moyen de ga- oner hounêtement leur vie, en travaillant. Car le traviil, eu fants, s’il n'assure pas tozjour;: la fortune, ne manque jamais d'épur:r et de fortifier les âmes ; tandis que l'oisiveté, elle, con- duit fatalement à Ja misère et à lopprobr: par ie vice et la dé- pravation.” ira— à The most fascinating inven- tionoftheage. Always ready to entertain. It requires no skill to operate it and repro- duce the music of bands, or- mental soloists, nothing like it for an even- {ng’s entertainment at home or in the social gath- ering. You can sing or talk to it and it will reproduce immediately and as often as desired, Other so-called talkin only records of cut and dried subjects, specially prepared in a laboratory ; but the Graphophone is not limiteä to such performances. 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