CE TA RE STPRSTEPORNS APR P au mens 4 asser UP eme. NOUVELLE SERIE RP A ser us nr ; F ; L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. EH. MARDI 2 MAI 1911 RS: ANNÉE UNE ADRESSE D'HOMMAGE AU SAINT PERE, ÉLOQUENTE PROTESTATION DE LA PART DES CATHOLIQUES DL DIOCESE DE QUEBEC Contre les Spoliations et les Injures dont le Vicaire de Jesus-Christ est victime depuis 50 ans. C’est à raviver de tels souvenirs| bontificaux pour créer l'Italie une, On a lu hier dans toutes les égli- ses du dicoèse, une belle lettre aux fidèles portant à leur connaissance et leur demandant de signer une a- dresse d'hommage au Saint Père et de protestation contre 1es spolia- tions et les injures dont il a été et reste victime de la part des ennemis de l’église. Voici le texte de la circulaire et aussi celui de l’adresse qui sera en- voyée au Saint Père, après avoir été signée par le clergé et par les fidèles. Nous les portons à la con- naissance de nos lecteurs pour les engager plus efficacement à signer l'adresse au Saint Pèae. Archevêché de Québec, le 16 avril 1911. Bien chers Collaborateurs, Nous ne pouvons rester indiffé- rents au triste spectacle que donne au monde catholique de pouvoir usurpateur qui fête cette année, en Italie, le jubilé de son établisse ment officiel. C'est surtout un de- voir de pitié filiale, pour nous, de nous associer à l'immense douleur | **: } qui étreint le coeur de Notre Très | : par tous les titres que peuvent don- uer le droit divin et le droit hu- Saint Père, et de faire monter vers lui l'hommage réparateur de nos protestations indignées et de notre indéfectible dévouement à la Chaire Apostolique. Il plaît aux ennemis de l’Eglise et du Pape de commémorer par des manifestations et des réjouissances scandaleuses !e cinquantième anni- versaire du royaure d'Italie. Ins- pirés par une haine aveugle et cruelle, ils veulent humilier davan tage l’auguste prisonnier du Vati- can en célébrant comme un bienfait l'acte inique qui l'a dépossédé de ses biens et qui a préparé sa dure captivité. Ces in-ensés glorifient comme un triomph: national l'uni- té qui fut le fruit d'un attertat sa- crilège, et ils honorent comme un héros le souverain qui s’abai-sa au vilain rôle de spoliateur, et qui, par la plus manifeste et la plus i- nique des usurpations, mit sur son front un stigmate infamant, et sur la couronne qu'il portait une flé- trissure ireffaçable. On se souvient de quelles répro- bations fut alors enveloppé l’usur- pateur piémontais. Un doulou- reux émoi étreignit tous les coeurs des enfants de l'Eglise. IJans un superbe élan de foi et de sacrifice, qui fit songer aux Croisades, des braves accoururent, messagers de presque toutes les nations catholi- ques, et voulurent faire de leurs poi trines un rempart aux Etats ponti- ficaux. Hélas ! ma ges de valeur, Igré des prodi- mé roi d'Italie, C'était l'heure de la puissance des ténèbres. L'esprit du mal triomphait. Le Christ Roi se li- vrait de nouveau, dans la personne de son Vicaire, aux Judas et aux Pilates dont la race parut être im- mortelle. Une fois e:icore le divin crucifié, qui ne meurt plus, prenait son diadème d’épines, chargeait sa croix et gravissait le Calvaire ! gn— ils furent defaits et} Victor-Emmanuel put être procla-| que s'applique aujourd’hui la jui- verie maçonniqne qui prétend ré- gner sur Rome. Elle prend un i: gnoble plaisir à remuer ces hontes de l’histoire et se fait gloire d’ivsul- ter à la douleur majestueuse et im- puissante. Mais, dans l’agitat{on fébrile que met l’impiété à clamer ses triom- phes et à faire appel à l'opinion pu- blique, il est facile d’apercevoir les craintes et les terreurs même d’un vainqueur mal affermi dans sa vic- toire, et qui redoute, encore plus qu'il ne haît, l’ennemi qu'il n’est pas sûr d’avoir définitivement vain- cu. u Il y a plus de faiblesse que de force dans le frémissement convul- sif que la haine donne à ces fêtes. Ou sent bien que le vrai prestige, à Rome, rayonne du Vatican et non du Quirinal. C'est par la conquête des âmes que s’effermit et que dure le pouvoir ; et l’on ne conquiert pas les Âmes en volant des royau- Pie X reste donc le vrai con. nérant, à la fois Pontife et Roi, main. C'est, en effet, le Christ lui mê me, Roi immortel des siècles, qui règue sur les âmes aujourd’hui comme hier, et qui règnera demain comme aujourd’hui. A ses sujets vivant dans le temps, il donne un chef visible qu'il fait participant de | son invisible et éternelle royauté : c'est le Pape. Il constitue pour eux un centre d'action, un foyer de rayonnement : £’est Rome, siè- ge dé Pierre et de ses successeurs, capitale de son royaume sur !a ter- re. Ht pour que cette capit ale soi bien soustraite au hasard des fortu- nes politiques, pour qu'elle reste en d'hors et au dessus des convoitises humaines, voici que des rois, gui- dés par l'esprit de Dieu, assurent sa perpétuelle indépendance en l'insolent et en la fortifiant dans un domaine, que, en tont droit et en toute liberté, ils consacrent au ser- vice exclusif du chef visible de l'Eglise. Rome, déjà centre du monde catholique, de par la volon té du Christ vivant dans son apôtre, devient, par un acte bien authenti- que, où le droit humain se met au service du droit divin, la capitale des Etats pontificaux. De la sorte, elle est deux fois sacrée et deux fois intangible. Aussi, il a fallu toute la puissan- ce d’intrigue de politiques retors et méchants, toute l'ambition sour- noises et avide d’un monarque sans scrupules pour tenter contre la Ci- té des papes l’entreprise criminelle qu'ivaugura l’acte odieux de 1861 et que consomma, dix ans plus tard, la brutale invasion de Rome, Voilà les douloureux évènements que l’on veut aujourd'dui glorifier. Il s'agit de faire passer, dans l’opi- nion publique et dans l’histoire, comme dignes d'approbation, deux attentats intâmes : le vol des Etats et le vol de Rome pour faire une capitale à cette Italie unifiée. Un succès temporaire a bien pu euhardir les usurpateurs dans leur dessein ; mais la conscience publi- que n’a pas cessé de les condamner. Et voilà pouryuoi l:s peuples, dans leur ensemble, ne s'associeront point à la joie malsaine de ce jnbi- lé. Quand aux catholiques, ils ne peuvent y voir qu’une provocation injurieuse au Souverain Pontfe et à l'Eglise. Ces fêtes jubilaires ont visiblement pour objet de mettre davantage en relief le triomphe de la force sur le droit, et de tourner en dérision le titre de roi auquel le pape a droit et que les fidèles ai- ment à lui décerner. Témoins attristés de ces cruelles provocations, nous ne pourrons nous empêcher de songer à une scène douloureuse entre toutes de la passion du Sauveur. Afin d’in- sulter à son titre de roi, et pour mieux marquer leur joie d’avoir pu mettre la main sur ce rival de Cé- sar, les bourreaux de Jésus après l’avoir accoutré en roi de comédie, se prosternai?nt devant lui et lui je- taient avec leurs horribles blasphè mes ce salut dérisoire : Roi des Juifs, nous te saluons ! Il peut paraître plaisant aux bourreaux qui ont dépouillé le pa pe de se moquer de son titre de roi de Rome. Leur amusement pour- rait bien être de courte durée. La passion cu Christ a eu un lende. main que n'avaient prévu ni César ni son Procurateur de Judée. Les fêtes jubilaires où paraît vouloir se consommer la haine des ennemis du paps roi, auront aussi un lende- main que ne p'évoient pas ceux qui mènent ces odieuses manifesta- tious. Les fidèles enfants de l’ Eglise ne doivent donc pas se laisser abattre ni décourager par ces triomphes éphémères. Assurément, ils ont raison d'être affligés. Blessés 1ans leurs plus nobles sentiments, at- teints dans leur filiale et tendie af- fection pour celui que leurs coeurs plus encore que leurs lèvres nom- m:nt Très Saint-Père, ils ne peu- vent se défendre d’une vive et pro- fonde tristesse. La grande dou- leur, qui voile l’âme du Père com- munu, enveloppe dans une même é- treinte les âmes de tous ses enfants. Et cette universalité de la douleur est la plus éloqueute réponse aux provocations de l’impiété, comme elle est aussi le plus beau, le plus consolant hommage de sympathie qui puisse monter vers le Souve- rain Pontife. Mais cette commune affliction ne saurait ébranler nos espérances. Pour rassurer ses apôtres et les for- tifier contre les défaillances de leurs coeurs, le Maître leur disait ‘Ayez confiance, j'ai vaincu le monde.’’ Cette parole, vérifiée par vingt siè- cles d’histoire, elle retentit: encore aujourd'hui à nos oreilles, et domi- tent les pusillanimes, elle apporte aux vrais disci: les de Jésus-Christ le courage qui garde les âmes hau- tes et fait les espérances immortel- es. Les fidèles de notre diocèse se ront heureux, sâns doute de se joindre à la grande famille catholi- que pour dire au Souverain Ponti- fe leur filiale sympathie, et la part très grande qu’ils prennent À sa — douleur. Voici quelle est notre vo- lonté à ce sujet : 1— Avec la présente lettre, vous recevrez un document que nous nous proposons d'envoyer a‘ Très- Saint Père. (C’est une protestation contre les insultes à la papauté, une solennelle affirmation des droits du Pontife romain, et un respec- tueux témoignage de soumission et d'attachement au Saint-Siège. Vous êtes priés de donner la lectu- re de ce document et de notre let- tre circulaire, au prône de votre messe paroissiale, le premier diman- che après leur réception. 2— C'est notre désir que tous les fidèles du diocèse, hommes, fem- mes et enfants, apposent leurs si- guatures au bas de ce document. Vous verrez donc à recueillir ces si- gnatures et à les transmettre sans retard au Secrétaire de l’Archevê- ché. 3 —Nous voulons qu'une Com: munion réparatrice, aux intentions du Souverain Poutife, soit faite par tous nos fidèles et que l’on donne à cette communion le plus de solenni- té possible. Nous fixons la date de cette communion générale au premier vendredi ou au premier dimanche du mois de juin, Vueillez agréer, chers collabora teurs, l'assurance de mon entier dé vouement en N.-S. L. N. Arch. de Québec. A Sa Sainteté Le Pape Pie X. Très Saint Père, L'année mil neuf cent onze se présente aux regards catholiques avec un cortège de dates et de vi- sions lugubres. Elle rappelle au monde chrétien l'audace sacrilège par laquelle, il y a cinquante ans, un monarque am- bitieux et spoliaiteur osa userper une couronne qui, pendant tant de siècles, avait orné le front et syim- Lolisé la puissance civile du Vicaire de Jésus-Christ. Elle évoque le souvenir des me- nées ténébreuses, des complicités hypocrites, des résolutions et des combinaisons machiavéliques dont l'effet allait être d’arracher, beau par lambeau, au Souverain Pontife son domaine temporel et de le constituer iui même prisonnier dans un coin de la ville de Rome. Il y a là, nous le savons, pour les ennemis de l'Eglise, partout où ils dominent, l’occasion de vives ej Suite à page 3 Dr. À L. Purdy, Dentiste, Alberton. Le docteur Purdy sera à Tig nish, jusqu'à nouvel ordre, le der- nier mardi et mercredi de chaque mois. Bureau ensuite du bureau de poste. 0 lam- Illustrations de feu le roi Edouard. En couleur, ce qu’il y a de mieux. Prix depuis 10 cts chaque à 50 cents. nant les clameurs dont s’épouvau- | Addressez-vous à L'IMparTiAL, | L'ImPARTIAL, Tignish, I, P.E, L' ESTOMAC, Le Secret de la Sante et de la Vie. Une chose de ie plus haute importance, qu'on perd malhéu- reusement trop souvent de vue, est le rôle de l'estomac. Cn ou- blie que l'estomac est la vraie force motrice de tout l’'organis- me. On oublie que c’est lui qui est le vrai siège de la vie ; que c'est lui qui doit alimenter le corps entier. On oublie que c'est à lui que tous les organes réclament les éléments vitaux nécessaires à leur entretien. On le malmène, on le néglige, on évite de le soi- gner ; inévitablement alors l’es- tom:c perd bientôt de ses deux plus précieuses prérogatives,les deux grands facteurs de la vie, nous voulons dire l'appétit et les digestions. Et alors, comment vivre sans appfiit, comment vi- vre sans digérer, comment ré- pondre aux besoins de l’usure quotidienne ! Aussi, résulte-t-il toujours de cette détresse des voies digestives une grande mi- sère physiologique et morale, trop bien connue de tous les l'estomac d’une façon quelcon- que. Que de maâux ! que de mi- sères ! Que de chagrins ! que d'ennuis ! Il serait bien aangereux de une situation si déprimante. il ne reste au contraire à tous ces infortunés qu’une seule chose à faire. C’est d'essayer d'en sortir le plus tôt possible. Eh bien! voulez-vous en toute confiance, voulez-vous en toute sécurité que nous vous indiquions le moyen le plus sûr pour en sortir aussitôt, pour vous guérir im- médiatement? Prenez les Pilules Moro pour les Hommes. à 8 heures du soir. rendre, sont invités à €: remèdes. dyspeptiques et de ces milliers! de personnes qui souffrent del vouloir continuer à vivre dans | Les Médecins de la Cornpagnie Médicale Moro donnené consultations gratuites à tous les hommes malades qui s° à eux. 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