Lt, ns à at —_ ” LE. = re, RENE APR EE PT EE es ne PRTREAUT TERRE 70 tm gr n + er + PUBLIE LE JEUDI DE CHAQUE SEMAINE ANNONCES rère insertion l1 ligne rocts. Insertions subséquentes, 2ct Cartes d'affaires, $5 par an ES goraen . }. L’IMPARTIAL. Le seul journal français dans’ ’Ile lu Prince Edouard. ARONNEMENT : j | CN soir | PC à: ns Cols 50 Il j D IMOÏS. son. vossossssese soso e : 00 2.907 SÙ RER M ere F. J. Buote, J no. P. Brennan, it CARTES D'AFFAIRES. | SEE THE PLANS OF The Temperance and (General Life Ins. Co’y of North A merica. FOR CHEAP RATEN, LIBERAL POLICIER, G600D RETURNK, FULL GOVERNMENT DEPOSIT.: H, J. MeNEIL, Suminersidle, Gencral Agent for P. E Island. Dr.J.J. Desnoyers TIGNISH LPE | Bureau et poil his: en face du Block Chaisson, Broad Street, près de la station. | Pour a commodité de ses patients qui n‘ont ni chevaux ui voiture le! Dr. Desnoyrs les visite à ses frais. Nov. 9 . 93 tt | Les | EUREHA HOTEL | WATER 3 REEF CHARLOTTETOWN. 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Si la paix, le bonheur et Jeudi dernier, était le vingt- |l’aisance renaissent en Italie, quatrième anniversaire de la!|c'est que, las des sinistres aven- prise de Rome. tures, le peuple italien aura de Profitant lâchement des mal- | nouveau acclamé (Celui qui *'heurs de la France, sa bieufai- pe pour lui un père plutôt trice, le sectaire Victor Emman-|qu'un maitre et que, sous la nel achevait la sacrilége speli- main bénissante du Poutife- ation des Etats de l'Eglise en Roi, s'élèvera de nouveau vers faisant investir la Ville Eter- Je ciel le cri du vrai peuple ro- nelle pair soixante-dix-huit main : mille hommes, divisés en deux. corps d'armée, sous les ordres! des généraux Bixio et Cadonra. Le pacifique Souverain du NE QUITTEZ PAS VOS CHAMPS Vatican n'avait à opposer à une! ee pareille foree que quelques mil-| Madeleine était couchée de- liers de volontaires. 11 ne vou- puis plus de six mois sur un lait pas leur laisser accomplir | Hit d'hôpital]. le sacrifice auquel ils étaient Ce matin-là, les premiers ray- tout prêts. La brèche de la porta | ons d'un beau soleil d’autom- Pia ouverte par le feu des ca-|ne pénétraient à profusion par nons piémontais, Pie 1X donna! les larges fenêtres, dans l'im- a ses soldats l’ordre de mettre/mense dortoir ou reposaietn bas les armes. 11 était suffisain-|tant de pauvres créatures, et ment constaté que le doit ne! mettaient un peu de gaieté dans védait qu'a la force et à la vio-|ce séjour de tristesse et de dou- lence. C’en était fait : la Révo-!leur. \, lution était trioinphante et le! Les mulades qui ressentaient Chef de l'Eglise universelle, re-| | les premiers symptômes d’une légué dans son paluis, était au! | guérison prochaine se plaisaient pouvoir de ses pires ennemis.!à contempler l’astre du jour, C’est au nom de la Liberté! iqui leur apportait comme ies que s'accomplissait à la face de | premices des bienfaits qu’il de- l'Europe cet odieux coup de |vait répandre sur la terre pen- mz#In. La Révolution criait | dant la journée. Lien haut qu'elle venait dé: | Muis que pouvaient faire à vrer le peuple remain de l'e;cia Madeleine la pureté de l'horizon vage dans lequel le tenait le!et les rayons du soleil! gouvernement des prêtres.| Demain peut-être elle ne se- | C'était une ère de bonheur, de | rait plus de ce monde. Encore paix et d’abondance qui se le- | une quinte de toux comme hier, | vait sur cette terre aujourd'hui |et c'en serait fini d'elle. Le mé- |] b'rée. decin l'avait dit, parait-il, c'é- Vingt-quatre ans se sont |taient les derniers jours de la écoul£s depuis cette date néfas- | dernière période, car les mala- te, et que voyons-nous ? | dies de poitrine ne pardonnent L'Italie, réduite à la famine, | pas. Peut-être demain, à la mé- acculée aux portes de la ban-|me heure, la place qu’elle oc- queroute, écrasée sous le poids | cupait serait donné à une au- des impôts toujours croissants, | tre. gémissant sous un militarisme! Les soins de la sœur qui ne qui Jui ronge les moelles, mais la quittait plus lui indiquaient qu'elle subit pour obéir à son! assez le danger. On semblait véritable maitre l'empereur |guetter le moment où le râle Guillaume. L'Italie, en proie à |affreux de ceux qui vont mou- l'anarchisme et à la veille d’une | rir allait commencer pour réei- révolution terrible. La misère ter les prières des agonisants. noire de tous côtés et l’émigra-| Les yeux de la mourante se tion en masse de populations 'teurnaient quelquefois vers un affamées : voilà ce que ces libé-|erucifix accroché à la muraille. rateurs, ces sauveurs ont fuit! Dans sa jeunesse, la pauvre de Rome et de l’Italie. fille avait entendu parler des Pendant que ses ennemis | miracles accomplis jadis par roulent ainsi aux abimes, le | celui qui était étendu sur cette Pape, prisonnier de l'honneur croix. Mais elle avait perdu sa et du devoir du fond de son | foi, et d’ailleurs à quoi bon de- palais entourné d’espions et|mander un miracle ? d'ennemis, est resté plus grand,| Recommencer à lutter dans plus universellement vénéré|ce Paris maudit, frapper encore que jamais. L'auréole de la! à tant de portes, monter tant persécution ajoutant son éclat |d’étages, essuyer tant de refus à celui de la tiare, fait brillerlet, le soir, grignotter quelques sur la colline vaticane une croûtes de pain avant d'aller étoile de salut vers laquelle se | frapper aux asiles de nuit. A tournent instinctivement tous quoi bon un miracle ! les pouvoirs et tous les peuples. | ..................,..... sdéoh és sal bodeset Au milieu des tristesses et des! Et pendant cette matinée, inquiétudes générales de qui devait être la dernière, la l'heure présente, on sent par- | pauvre fille songeait. tout que c’est de là que doit! Pourquoi avait-elle prêté veuir le salut. l'oreille aux exagérations des ; À l’occasion de ce vingt-qua- | insensés revenus au village, a- trième anniversaire de la | près un séjour d’une semaine à grande iniquité qui sera pour | Paris. sa dynastie un opprobre inefla-| Elle avait voulu voir, elle çable, le roi Humbert, dans un | aussi, les rues immenses éclai- télégramme au maire de Rome, | rées à la lumière électrique, la s'aventure à prédire que la promenade des Champs. célébration de 1895 sera aussi! Elysées, la plus belle de celle de la résurrection écono- l'Europe ; les musées et les mique de l’italie. | magasins, les théatres et les fé- Humbert dit peut-être plus tes. vrai qu'il ne pense ; mais Si sa | On lui avait dit qu'à Paris | prédiction s’ accomplit, c’est que, |on trouve toujours de l'ouvra- chassé de Rome, il aura faitige. Elle l'avait cru et avait place à Celui qui est le vrai quitté sa chaumière, comme | Roi de ce coin de terre arrosé |autrefois le petit sayoÿard. “Evviva il Papa-Re.” La Croix du Canada. Maintenant recueillie, elle aussi par les sœurs de charité, elle n’avait pas, comme l'enfant l'espoir derevoir un jour ses montagnes. Aucun poète ne raconterait à la foule son retour au pays et son salut aux neiges des Alpes, illuminées par l'éclat d’un beau jour. 11 fallait mourir sans avoir revu le elocher du village, sans embrasser encore une fois sa vieille mère infirme, sans aller déposer une fleur sur la tombe d'un père qui l'avait avertie jadis des malheurs qui l’atten- daient là-bas, Ah! pensait-elle, eombien coupables sont ceux qui entrai- nent la jeunesse loin du pays, leur faisant espérer la richesse là ou se treuve trop souvent la misère. Paris est beau pour ceux que la fortune a favorisés ou pour ceux qui ont une situation leur assurant, dès l'arrivée, le pain de chaque jour. Pour les autres, c’est la misè- re, c'est l'asile de nuit, c'est ia mendicité, c'est l'hôpital. Qu'ils restent done à travaii- ler aux champs, dans les paisi- bles vallons, sur les cimes pit- toresques des Alpes, près des grèves où viennent mourir les ragues de l'Océan... Elle en était là de ses réflexi- ons quand une sueur froide inonda son visage. Lu sœur cou- rut chercher le prêtre —Deux heures après, Madeleine n'était plus. Ce jour-là, c'était précisément la fête de son village. Les bons paysans se rendaient en foule à l’église. L'après-midi, devaient se suc- céder les rondes joyeuses, où s'amusaieut ceux qui avaient poussé la pauvre fille à prendre le chemin de la capitale et qui, aujourd'hui, célébraient dans leur chants les joies du pays et le bonheur de ceux qui ne le quittent jamais. G. JOTERAT. x Un instituteur de campagne se prend de mots avec un pay- san qui le plaisantait sur sa maigreur : — C'est bon, c'est bon, dit le magister, tu es bien nourri, mais mal appris. Parbleu, répond l’homme des champs, c'est nous qui nous nourrissons et c'est vous qui nous instruisez. *# y # Une dame rapportait dans un magasin une étofle dont elle n'avait pas remarqué les défauts : C’est mal, dit-elle, de vendre ainsi sans faire voir. —Eh mon Dieu, madame, ré- pond le commis, c’est une com- pensation. Il y a tant de clien- tes qui voient sans acheter. * y * Un fils d'Harpagon écrivait dernièrement à un de ses amis, sans affranchir bien entendu. Au bas de la lettre il avait ajouté ces quelques mots : “Mon ami,le timbre poste s’est détaché en mettant la let- tre à la poste.” ON DEMANDE Comme apprenti--typographe, un garçon de 15 à 16 ans sachant lire le français. S'appliquer au bureau de l'IMPARTIAL. 13 Sept. 1894.