… me, elle cherche de ses vieilles Les Derniers OX O ———“—— ! ‘Tout eu buvant un petit vin | blanc qui pétillait dans nos verres, Assis devant | les deux vieux briscards voulurent L'IMPARTIAL, JEUDI. MUST ORALE D ” # sa ne . LA + ge. sé 8 ce Na cn PO EE : > LE 10 SEPT. 1903, Voici une histoire racontée par un journaliste parisien : Devouement et Persecution 000——— \mains qui tremblent, à détacher ce ruban qui, sur la bure sombre ‘La supérieurs de l'hôpital vientide sa robe, semÿle un coquelicot d’être décorée. Décorée !.... elle. la bonne vieille sœur Bolyxème ?.... est- ce que ce n’est pas un rêve ?...... Pis que cela !....n’est-ce pas une de ses divagations folles que l’es- prit malin, parfois, s'amuse à je- ter dans les âmes les plus hum- bles ? Mais non ! elle n’en peut dou- ter car elle a encore dans les oreil- les le bruit qui s’est fait quand le ministre de la guerre est entré dans la salle....elle a encore dans les yeux le voyage loyal et bon de ce général, tout chamarré de décorations....Suitout, elle a en- core au cœur la secousse qu’elle a ressentie, quand le ministre, fai- sant faire le cercle autour d’elle, lui a dit de sa voix vibrante, ha- bituée à commander des héros : ‘“Madame, la France, dont vous avez depuis silongtemps soigné les soliats, vous remercie par ma bouche. Le gouvernement de la Républiqne est heureux de recon- paître ces services ; et il vus dé- core ici, au milien même de vos ralades, au champ d'honneur du éévouement !”’ A ces mots, un tonnerre d’ap- * plaudissement s’est fait entendre ; on a crié : ‘‘Vive la sœur Polyxè- me! etiliuia fallu, éperdue et confuse, assister à sa propre Opo- théose. Depuis combien de temps êtes- vous dans cet hôpital? lui a de- raandé le ministre. —Général,— a répondu un grand monsieur tout gaionné d’ar- gent, qui, lui a-t-on dit ensuite, était le préfet—il y a trente-et-un- AlSoooeee Sans compter, a suenchérie le maire, que nous avons eu des années doubles : en 1867, la fiè- perdu dans une touffe de bluets. —Eh bien?.... eh bieu !.... nous vous y prenons ! !....disent derrière elle des voix bien con- nues. : Ce sont ses filles, Ls autres reli- gieuses de l'hôpital, qui, à leur tour, brûlent d'envie de fêter leur bien-aimée supérieure. —Comment, ma mére ?....s’é- crie la plus jeune, une petite pro- fesse nouvellement arrivée de la maison-mère,— comment ? vous alliez ôtez votre croix ? —$Sans doute, ma pauvre en- fant : est-ce que je l’ai gagnée ? —Non! non !.....nous autres, religieuses, nous ne faisons que notre devoir en soignant nos pau- vres malades : ils sont notre fa- mille ; c’est bien naturel qu’on les serve, et puis......C'est si doux, qu’il n'y a point de mérite à cela. A ce moment, la porte de la salle s'ouvre, et la sœur portière introduit un monsieur grave et correct ; il porte des papiers sous le pras, et un lorgnon sur le nez. Tout à fait distingué, le monsieur. Les religieuses se poussent le coude, comme pour se dire : C’est le brevet qui arrive ! attention ! L'inconnu d’ailleurs, a l'air si comme il faut ! —C'est bien à madame la su- périeure, dit-il, en s’inclinant avec grâce, que j'ai l’honneur de parler. —Oui, monsieur. —Je viens dela part de M. le ministre ....s. —De la guerre ? —Non....des finances.... —Ah !....et pourquoi ? Pour vous dire que si, à la date fixée, vous n'avez pas payé toutes vos taxes on saisira vos imeu- bles !”’ Qu'il me soit permis d'ajouter vre typhoïde ; en 186%, la variole ; en 1885, 1891, | encore la fièvre 1ypnoile. _—Et, peudant tout ce temps, la| sœur na pas bouge ? | —D'une semelle..ct on ve la scariatine ; en Y'LET)e ta plus les vies sauvées. —Ma sœur, a conciu ense retirant, je voudrais des états de service comme les vô- tres. La distinctiou qui vous est conférée acquiert un nouvel éclat en brillant sur votre poitrine ; vous en recevrez le brevet incessam- ment. Sitôt que le cortège officiel a quitté l'hôpital, la sœur Polyxène * s'est esquivéè sans bruit, et, et de toute la vitesse de ses jambes exa- génaires, s'est réfugiée dans la salle de communauté. Rouge de confusion, inquiète comme un scélérat qui n’apas encore fait disparaître les traces de son cri- le géneral iVOIT ) Hjations, humaines qu'elle a ! M Ce matin-là, je rencontrai à la cantine de l'hôtel des Invalides deux conquérants. la fenêtre du jardin qui les enca- drait de clarté, ils fumaient silen- cisusement leur pipe et rêvassaient, les yeux fixés vers un rayon de so- leil qui plaquait de reflets oranges, verts, émeraudes et viclets, les bou- teilles de rhum, de chartruse ou de cassis alignées sur le comptoir de zinc. Au-dessus d’eux, des gra- vures, des images guerrières, illu- imiaient les murs de leurs d'hérois- me. On y voyait également le portrait de Marie-Angélique Du- chemin, veuve Brûülon, ancien sol- dat de l’armée d'Italie, et morte lieutenant-honoraire, à l'hôtel des Invalides, 11 y a quelques mois. Une de ces conquérauts avait enlevé le maxiliaire ; supérieur, et étaient retirés. Sébast opol était l’autre portait est ressoti dans l'articulation de la; ous une jambe de bois ; la trace d’un formidable coup de sabre qui lui avait fendu la joue fl cauche, depuis la bouche jusqu’à L'invalide à la jambe de L'invalide c'était l’ex- l'oreille. bois s'appelait Gilbert. au coup de sabre, zouave Grison, le clair koff. quelques lignes à ce récit charmant t poignant à la fois. Les bonnes relizieuses, en fai- saut leurs vœux ont accepté vo- lontairement les ::3ix et les humi- les Je: recherchent mê jeur dé : à . . 1 JUalQG, Lt PTIX € vouement, elles se oient insultées eu de se plain- dre elles remercient Dieu. Elles savent que leur mérite est plus grand à cause de l’ingratitude des hommes. Journalistes, mes confrères, vous qui voyez si souvent vos mérites méconnus, songez aux soeurs des asiles et des hôpitaux. Que la sa- tisfaction du devoir accompli soit votre meilleure récompense. Fai- tes bien et laissez dire ! Pardonnez à ceux qui ne vous apprécient pas à votre juste valeur, ils ignorent le bien que vous faites ou que vous désirez faire. Votre récompense viendra plus tard. EL perscculées, a! JEAN DES ERABLES fnvalides me raconter leurs souvenirs d’an- tan. ; —]J'ai seize ans de service mili- taire, dit Grison, j'ai quatorze cam- pagnes et troi blessures : d’abord une au bras que voici. Il retoussa sa manche et me mon- tra son avant-bras creusé, du poig- net au coude, par un large sillon | rouge. | __Celle-di, me dit-il, me vient ‘d’un éclat de Pierre reçu à Mala- kuff, en Crimée. Maintenant, ce coup de sabre qui m'a fendu la jeue, je l'ai reçu à Solférino, en Italie. Le même jours, une balle, après |m’avoir pénétré dans le nez, m’a mâchoire. —Vous avez assisté à plusieur: batailles, en Crimée ? — J'étais à l’ Alma, à Inkermann, à la prise de Malakoff. De tous | ces combats, le plus terrible, le plus on de Mala-| meurtrier, fut celui qui se livra lors de la prise de Malakoff, le 8 septembre 1855. Il était environ midi lorsque les généraux, le chapeau à la main, s'élancèrent des tranchées en criant : ‘‘En avant !” Alors, aussitôt, les clairons, les tambours, sonnent et battent la charge, les régiments sortent des tranchées, dans un nuage de pous- sière où scientillent ies baionnettes. Au pas de gymnastique, on se rue vers Malakoff, on s'empare de la batterie Gervair. Les Russes, un instant, surpris par cette attaque jimprévue, accourent en foule sur les ramparts, et, abrités derrière les bastions, nous foudroient de leurs fusillade. Bientôt, la mi- traille, les boulets, les obus se met- tent dela partinet fauchent les premiers rangs de nos régiments, qui montent à l'assaut. C’est un tohu-bohu inférnal. On n’entendait plus que des cris, des appels, des commandements, des gémissements, des jurons. La mitraille, en tombant, fait un bruit assez semblable à celui d’un esca- dron de cavalerie au trot ; les bom- bes avant d'’éclater, fontfi ! fil. Les boulets imitent un sifflement prolongé sans compter le coup de de grosse caisse du départ. Joig- nez à ce bruit, delui des tambours qui battent et des clairons qui son- nent la charge, et vous vous ferez une idée du chambard. C’était à peine si je m’entendais sonner la charge, et pourtant je soufflais à m’en décrocher les poumons. Les autres clairons, Bodaud et le camarade Martines qui, en arri- vant sur la tour, eut le nez enle- vé d’un coup de sabre, faisaient comme moi : ils sonnaient la charge tout en courant, tout en escaladant, à travers les balles et la mitraille, l’éboulis de ramparts qui comblait les fossés. Mais on ne s’entenrlait plus. Enfin nous ariivons aux bastions. Là ce fut terrible. Une mêlée épouvantable, de véritables corps à passé des nuits entières dans les” tranchées, couchés dans la neige ou dans la boue; après avoir bravé mille morts, nous étions vainqueurs, | mais'au prix de quels sacrifices ! ! !! Nous avions en 5 généraux tués, 4 blessés, 44 officiers supéri eurs tués ou blessés, environ 1,500, sous-officiers et soldats tués, autant de disparus et près de 5,000 blessés. Sébastopol, en partie détruit, n’of- frait à la vue qu ’un morceau de ruines, les vaisseaux 1usses coulés dans le port, ne laissent plus voir que les mâtures aûdessus de l’eau. Et partout, tout autour de nous, des morceaux de cadavres, partout du sang, partout la ruine...., la déso- lation....la mort. Et le résultat de tout ceci, le résultat pour nous, les Français, comme pour nos alliés les Anglais?,... ‘‘Macache ’’....nous avions tra- vaillé pour le Grand Turc. Et, sur ce mot de la fin, le clai- ron de Malakoff, l'invälide Grison, vidant d’un trait son verre, se le- va pour aller cueillir dans le jardin de la cantine une branche de lilas qu’il respira avec délices. X Authorized Life of Pope Leo XII MANAGER WANTED Trustworthy lady or gentleman in each district to manage our busi- ness and start agents in the sale of the Official and Authorized Life of Pope Leo XIII. Book issued un- der the imprimatur of Cardinal Gibbons and endorsed by the lea- ding Archbishops and priests throughout the United States and Canada ; priüted in both English and French ; $20,00 straight cash selary and cexpenses, paid each week direct from headquarters ; expense money advanc:d ; position lapses into quiet again, even trade becomes at a standstill. we must not forget that lots of purchases which were contemplated du- ring this holiday and busy season could not be accomplished owing to sewing machine. Alter the Xmas & New Year Holidays Are gone by. Rd PE pete Re SN After the Xmas and New Year holidays are passed everything re- However the very bad condition of our winter roads. Now in accordance with the old saying ‘‘It is never too late to do good” We wish to say to our customers in particular and the public in general : that we will expect them to come and fulfill their wishes. We do not boast, but we can show you as good an assortment of general merchandise as you will find in any country store in Prince County. Not only can we show the goods, but we can sell them at prices which will suit both the purchaser and ourselves. We will begin Stock taking this season on the 2nd. day of January, and during this Stock taking time which will last about three weeks, we will have an immense lot of Summer and Fall goods which we want to clear out at a sacrifice. ‘These goods will be shown by themselves and are bound to be sold irrespective of price. It is not necessary here to innumerate the different lines of goods we carry, but suffice it to say : that we always carry a full line of gene- * [ral merchandise found in our best stores of P. E. Island. As usual we will be glad to take in exchange for our goods Oats, Wheat, Barley, Buckwheat, Flour, Corn, Island Beans, Flax Seed, Timothy & Clover Seed, Cheese, Butter, Pork, Beef, Poultry of all kinds, Hides, number, &c in fact everything a farmer has to sell excepting the farm. We are sole agent on P. E. Island for the celebrated New Empire Prices and terms sent on application. J. O0. Arsenauit, Son & C0. 1imitea WELLINGTON corps s’engagèrent avec les ‘‘Mos | coves’” ; on se battait à coup de! crosse, d'écouvillons, de moëllons, de briques on ramassait tout ce qui! nous tombait sous la main. Les! Russes se défendaient comme de: loups. Je les vois encore, avec | leur casquette plate, leurs longues | moustaches et leurs favoris roux. | Ils étaien blêmes et leuis yeux é-| tincelaient de colère en voyant que | nous étions les plus forts. C’est en vain que des réserves débouchè- | rent en masses protondes du ravin de Karabelnaïa pour les appuyer ; ils furent forcés de reculer. Un certaih rombre d’entre eux, réfugiés dans la tour, nous fusil- laient par les embrassures. Im- possible de les approcher, le passage pour aller les déloger étant trop é- troit. Les hommes et les officiers tombaient comme des mouches. Aiors, on entoura la gourgane de ascifnes enflammées, afin d’aveu- gler les Russes par la fumé. Puis on les somma de se rendre, ce qu’ils firent. A trois heures, nous étions maîtres de Malakoff. Les Russes se retiraieut en mettant le feu par- tout. Vers les quatre heures, une ex- phosion formidale se fit entendre, et un nuage de feu s’éleva au-dessus de nous. C'était toute la partie gauche de la courtine qui venait de sauter, broyant, anéantissant un grand nombre de soldats et d’off- ciers de la division du général de La Motterouge, établie sur cet em- placement. De toutes parts, se traînaieut, horriblement mutilées, les victimes de l'explosion ; des cris affreux s’échappaient de des- sous les terres et les muraiiles ébou- lées. Pendant la nuit, les Russes, en se retirant, achevèrent leurs œuvre de destruction. De contiuelles ex- plosions se firent enteudre ; des lincendies, allumés sur plusieurs points de la ville, nous éclairaient comme en plein jour. Les Russes } | Après onze mois desiège, après lavoir enduré mille souffrances sur ce plateau désolé, de Chersonèse, où l'hiver avait été terribie; après avoir vu s’abattre sur nous tous le | mots de la terre, le choléra, le ty- permanent. Address DAVID B. | CLARKSON, 324 Dearborn Street, Chicago. Lunch Room AND Restaurant Jhave pened inch room and restaurant at my oki stand, Tig- uish, where lunches can be had ai all hours. Ice cream, temperate drinks, | confectionary, fruits, cigars, etc. Oysters in season We also do baking to order When coming to Tignish call and have a good lunch. Mrs. M. McElroy Tignish MAIN STREET Livres de Prieres, Chapelets, Objets Pieux. Je viens d’être nommé Ageni pour la célèbre maison ZECH ET FILS, BELGIQUE. Je parcourrai la province à temps pour recevoir les commandes du printemps. Les échantillons que j'ai sont les plus beaux, les plus riches et les meilleurs marchés qui se soient vus ici, jusqu’à présent. Les Commerçants et les Maisons Religieuses feront bien de reteni1 leurs commandes pour moi. Je puis vendre les marchandises à meilleur marché qu’on peut les avoir dans les maisons de Montréa ou Québec. S. E. GALLANT Public Notice Mr. Joseph Bernard of Tignish is instructed to collect all sums due me, for horse service, before the ist. november 1903. Parties owing me will please set- tle with Mr. Bernard without de- lay. HUBERT C. MILLS Tignish Aug. 6th. 1903 Abonnez-vous a | phus, le scorbnt, etc.; après avoir L'IMPARTIAL If it’s a WHITE It's all Right? Up to the advent of the modern bicycle, x Ball Bearings had no practical application. 4 They were scientific toys. mechanical cu- + Josities of admitted excellence, but too deli- -cate for ordinary use. The universal em- ployment of the bicycle in these days enables * the average person to readily grasp the prin- ___vûh, jipal involved in the use of ball bearings, and = Le — Le thoroughly appreciate their practical utility. Not the least important parts of a sewing mackine are its . . . BEARINGS . . These should be constructed to run with the least possible friction under service condition, with the smallest amount of care. Hence the application of Ball Bearings to the White Sewing Machine marks an era of advanced adaptation to the requirements of this modern age, and emphasizes the progressive spirit so characteristic of our Co. These bearings are applied at bcth ends of treadle and in balance wheel hub, giving the machine a smooth-acting, light running move- ment that delights the most indifferent operator. Don't Forget THAT EVERY WHITE MACHINE NOW SENT OUT IS FITTED WITH BALL BEARINGS, and in addition is supplied with our Tension Indicator, Pinch Tension, Auto- matic Tension Releaser, and Patented Dust Caps On Needle and Presser-Bars. An up-to-date machine, complete in every particular-satisfactory to every buyer. White Sewing Machine Company. CLEVELAND, OHIO. Leonard Morris GENERAL AGENT, SUMMERSIDE, P. E. I. BINDER TWINE Binders, Hardware, Washing Machines, Wringers, Churns, Pumps, Goal Tar. Lowest Prices. Wholesale and retail. Brace McKay & Co. 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