RQ RE Ne nn à : s + Œ > rt mn _ D L’IMPARTIAI, JEUDI LE 8 MAI, 1800. Poesie de Circonstance Au bord d’un lac doré par l’aube qui s'éveille, Ou l’asphodèle embaume, ou jase maint oisean, Entre des Oliviers dont 1 e front s'ensoleille, Sous un abri de toile ombreux comme nn bersennu. La Vicrge Mère est la qn i tourne son fusean, Au bord d'un lac doré par i’aube qui s'éveille. À sa gauche tout près s0 n enfant gracieux Sur lequel de la croix l'ombre déja se pose, En regardant le Ciel vient de fermer les yeux. On croyait voir en lui so Kt la mère centemple he À Sa gauche tout près s0 mmeiller une rose. ureuse qu'il repose n enfant gracieux. Autour du doux Jésus endormi sur la laine, Prise aux brebis qu'on voit paître dans le lointain. Tout attendris, les vents retiennent lenr haleine, L'onde du lae suspend son mnrmure argentin, Dans la sérénité pensive du matin, Autour du doux Jésus enlormi sur la laine. Pendant qu'il dort ainsi dans son bercenu mollet, Ineffablement blanc dans la blancheur des innges, Et tout illuminé d'un céleste reflet, Tout a coup effleurant les oliviers des Anges Aecourant l’adorer et chanter ses l2nanges, Pendant qu'il dort ainsi dans son bereenu rmollet. Le chœur divin répète : : ‘Oh ! laissez-le dormir, ‘Laissez-le reposer a eeté de sa mère, ‘Trop tot, Hélas ! il doit s'éveiller et gémir, En songeant qu'au lointair se dresse le Calvaire." Et eomme l'Enfant-Dien sourit avec mystère, Le chœur divin répète ; : ‘Oh ! laissez.le dormir. Et Jésus en rêvant continue a sourire Beroé dans le sommeil par les Anges du Ciel. Et radieux et beau son rêve semble dire : ‘Terre, réjouis-toi, rends grace à l'Eternel, ‘L'Enfant qui dort sera le sauveur d'israel." W. CHAPMAN. Le Chef Conservateur S1R CHARLES TUPPER AU WiNDSOR La POLITIQUE GONSERVATRICE Notre poiitique, dit Sir Char- les, sous le rapport de l'union de l'empire, est bien mette, bien élaire, bien définie ; nous vou: lons des préférences commerei: ales mutueiles entre le Canada et la mère-patrie. Nous sommes en faveur d’aceorder des avan- tages et un tarif préférentiel à l'Augleterre, mais nous voulons que celle-ci nous accerde des a- vantages eu retour. Gela serait dans l'intérêt du Canada et de l'Augleterre. Tous tes pays du monde ent des tarifs préféren- tiels pour leurs colonies. Si je reviens au pouvoir, je m'esgage solemnellement à en yoyer une commission en An- gleterre afin qu'elle accorde au Ganada des faveurs commerel- ales égales à celles qu’elle re- çoit de mous. (Vifs applaudisse- ments). Sir Charles fait ensuite bien rire son auditoire à propos de ia réoiproeité de commerce avec les Rtats Unis, qui a été pen- dant si longtemps le graud che- val de bataille de sir Wilfrid Laurier. 1! savait bien pourtent que »'était une farce el qu'il ne pourrait jamais ré aliser ce rêre absurde. Mais pour douner un semblant de vérité à ses paroles et faire croire qu'il était sérieux, il a commencé par accorder, sans rien recevoir en retour et au détriment. de l'Angleterre et de Ganada, de grands avantages de oemmerce aux Etats-Unis. Groyant ensuite avoir mé rité les bonnes grâces des Américains par tous ces dons gracieux, 1] alla siéger avec la fameuse eom- mission internationale, à Québec et ensuite à Washington, et il est revenu gros Jean comme de- vant, après avoir fait rire de Jui, mais aussi après avoir dé pense bien de l'argent inutile- ment. Le parti libéral conservateur est aujourd'hui ce qu'il était il y a vingt ans. 11 veut la protes: tion des industries canadiennes et du travail de l'ouvrier, il veut un commereée préférentiel entre le Canada et la mère-pa- trie, il veut l'Union de l'Empire. Le peuple voit les deux partis - rentes naathtnmnemannanen meme pistes ntm rat oncle D Da dr on mme anne = es eu face, qu'il se demande iequel mérite le plus sa eonfiance, le- quel connait ls mieux ses be- soins. Qu'il juge ce que les coe- servateurs ont fait pendant les 20 aunées qu'ils ont été au pou- voir et ee que les libéraux ont fait de leurs côté. Les libéraux u ont pas tenu un seul de leurs principes ni de leurs »romesses, paree qu'ils en seat incapables. Laurier change aussi souvent d'idées qu'il change de ville. 11 est epportaniste. 11 est prét à adopter n’imperte quelle poli. tique qui lui permettra de gar- der le pourvoir. | Sir Wilfrid Lanrier dit qu'il veut une représentatien impé- riale, une fédération parlemen- taire de l'Empire. Mais c'est une chose impossible à present, menus ne sommes pas encore prêts à l'adoptien d'une semblab'e pe- litiqre Les plus grands hommes d'Etat auglais qui ont scrupu- leusement étudié la ochese ont déelaré eette politique imprati- cable poar le présent. La fédération impériale signi- fie que le Canada serait taxé et représenté d'après sa pepula- tion. N'étant que la moitié de ja popu- lation réunie de l'Angleterre et du Canada, nous aurions néces- sairement à payer la moitié des taxes. “Sous ce régime, pour le seui entretien de l’armée et de la marine, nous aurions À jayer, cette année, environ 46 millions, ce qui est le 1-4 du coût total de l'armée et de la marine. C'est là la politique de Sir Wilfrid Lau- rier. Le ‘Toronto (tlobe”, qai m'accuse de dire blano à Quaé- bec et noir à Toronto, ne me | | discours que j'ai pronencés, tous les articles que j ai écrits depuis le sommeneement de ma carri- ère politique, qu'il les cenfronte et je le défie da trouver mne seu}e phrase, un seul mot quai ne soit pas absolument con- (orme à ce que je dis aujeard”- hui. (Applaudissements prolon- gés). S'il veut voir deux figares sous le même chapeau. il r'a pas besoin d'aller si loin, qu'il regarde eon ehef [Rires et ap plaudissements.] Ce que le Canada a fait dans Île passé, prouve ce qu'il sera prêt à faire dans l'avenir pour la défense de l'Empire. Le Ca- nada doit rester libre et indé- comprend pas ou n'est pas de bonne foi. Qu'il prenne tous les PÉTER CS psndant. Je veux l'union de l'Empire, mais l'indépendance du Canada. Nous AVONS ASSEZ DE TAXES Je ne consentirai jimais peur ma part à accepter ancumne posi- tion qui coûterait une piastre de plus d4taxe au Oanada. Ce que le Canada a fait, il :a fait spontanément et de bon eœur. 1l n'a donc pas besoin de prendre un engagement pour sa leyauté. Le disconrs que vient de |Promencer M. Chamberlain est une reproduction de eelui que j'ai prononcé à Québeo. 11 n’a pas lu mon discour: pourtant et la pesition qu'il prend est exac- teanent celle que j'ai prise moi même, @ela prouve que la po- litique de 8ir Wilfrid Laurier est mauvaise et impraticable. Sir Charles dit que jamais 11 n'avu le sentiment populaire aussi prononcé en farvenr d'un parti qu'il ne l'est aujourd'hui en faveur du parti libéral-eon- servateur dans le Dominion qu’ il a visiié d'un bout à l'autre. “D'ailleurs, la préseree ici, en aussi grand nombre, des eitoy- \ens ies plus influents et ies plus importants de Montréal, m'est uns nouvelle preuve que la çen- fiaace da peuple, égarée un ins- tant, nous est revenue et que la victoire pour nous est certain.’ S17 Charles termine son dis cours en remerciant les mem bres des clubs pour les tonchan- tes allusions qu'iis ent faites au caractère de lady Tapper, daas leurs adresses. Burdock Blood Bitters, The Best Spring Medicine. ‘Hello There, Reuben ! A. RQ, (ALBERTON HEADQUARTERS) a a WO0L SEASON 1893 R—‘"Don't kuow “hat stailioi' We are in th: market to bay wool as seon as the elip is ISLANDER, by Park-1de ?* liealy. We bought a great deai last year, and those whe sold 1© S—"W li! 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