FE. FE [ ns ‘ag à £ + É rs 17 SR LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. G. BUOTE, RÉDACTEUR. F. J. BUOTE, GÉRANT en < Le — = VOL. 2. NO. 46 TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 18 DECEMBRE 1902. 10 ANNÉE; ne . é mis - Em AU FOYER o per—.-$) Conte de Noel Qu JL Q os.s Il voltigeait le petit Noël, au-dessus des toits des chaumières et des palais, ses blanches ailes ”""thasgées de poupées et d’arlequins, Pairant de ses narines roses l'air glacé de décembre et les foyers chrétiens. Il flairait les foyers chrétiens et amis, les bonnes cheminées de plâ- tre ou de marbre, où la Foi res- plendissait comme un brasier à côté de l’Espérance jaillissant en belles étincelles. —Joi, dit-il, en s’arrêtant, il doit y avoir un enfant ; ily en a un, j'en suis sûr ; il faut même que je me hâte, ily a là quelque chose sous mon aile qui me le dit. A bientôt, cheminées, mes sœurs ; ce n’est que l'affaire de deux ou trois coups d'ailes et je suis veau à vous, À vos souhaits de Noël, à vos poli- chinelles, à vos petits enfants. à vos souliers, à vos sabots. Prenez patience, mes chères che- minées.... Ce disant, le bon ange des foyers se posa sur une brique et regarda dans le nofr tuyau d’une pauvre cheminée dont l'aspect désolé n’é- Ÿ &rahi que par un filet de fumée, fuce et vif, qui semblait appeler au secours | Ah ! le petit Noël vit bien que ce n’était point là qu’il devait ap- porter ses dons resplendissants et trouver un accueil royal. Il ne fit que hâter sa course an- gélique, et il entra dans la chemi- née comme on vient chez un ami qui a besoin de vous. Pas une é- tincelle, pas une lueur ; partout, l'obscurité profonde :t triste, la mort dans la maison. De haut en bas, la suie s'étend comme un long crêpe et l’on dirait que de sinistres ombres se cachent dans tous les coins de la cheminée, qu’elles s'y pressent, qu'elles y pleurent ; et l’air du ciel y gronde des notes lamentables et terribles comme un ‘‘Dies irae.”? Enterrée dans la cendre tiède, la bouilloire gémit comme une âme Seine, adossée à un tison fumeux et les cris-cris s'appellent d’une voix monotone, en se lamantant derrière la plaque du foyer. Le petit Noël descend, il est des- cendu ; quelle surprise ! ni soulier, ni sabot ; rien, si ce n’est une sou- ris vagabonde et rusée cherchant une miette de pain ou quelque é- corce de châtaigne. —Me serais-je trompé, dit le pe- tit Noël ? je ne trouve ici ni sabot, ni soulier, et, ce foyer a l’air d’un tombeau ; et pourtant mon cœur a dit à mes ailes : Descendez ! Nous voilà ! Et le petit Noël, pénétrant daus la maison, aperçoit dans une alcôve blanche une tête d'enfant plus jaune que la cire avec une bouche de neige et des yeux éteints. Ilse meurt. Près de lui, une jeune femme, sa mère, presse dans sa main brûlante sa petite main gla- cée. Elle couvre son cher enfant d’un regard fiévreux, comme si elle vou- lait lui donner une seconde fois la vie ; müis la vle s'échappe ; elle le voit ; elle le sent, et le cou tendu, le regard illuminé par la fièvre et le désespoir elle tend la main dans le vide comme pour écarter la mort qui va prendre son enfant. Le petit Noël est entré dans la chambre funèbre et il a vu ia mère désolée et l’enfant mourant. —Ah ! se dit-il, c’est un bel ange qui part pour nos sphères célestes . comme nous allons l’aimer et le choyer et le rendre le plus heureux parmi tous les chérubins. Qu'il cst jeune ! qu’il est beau ! Mais la mère pleure, elle s’est mise à genoux et le petit Noël a vu se baisser sur l’oreiller l’implacable mort qui, de la pointe de sa faulx, a marqué le bel enfant ! Encore une fois le petit Noël regarde la mère dont les larmes abondantes viennent mouiller ses ailes. Que le cielse passe d’un ange encore. Et léger comme une ombre, il s’'achemine vers le chevet du petit moribond. Et, à mesure qu'il s’avanoe avec ses joues roses et ses cheveux blonds, la mort s'arrête, recule, s'éloigne, disparaît. Et l’ange des Foyers s’abaissant sur l'enfant qui meurt, le frôle douce- ment de son aile blanche où la mort l’a touché de son aile noire. Il a pris son vol vers la cheminée où le vent d’hiver mêle sa note harmonieuse et douce aux joyeux carillons des cloches, où les ‘‘cris- cris chantent à tue-tête, tandis que la bouilloire éclate de rire sous son couvercle de cuivre. Et ia mère agenouillée, relevant sa tête, joignant les mains, regarde son enfant : Illui sourit, il est sauvé, c’est Noël, c’est le petit Noël qui au bout de son aile blan- che lui a porté le salut de son fils ! FULBERT DUMONTEIL Une Chanson Populaire Les Cartes et l’Assistance à la Messe —— rer COUPLET C'était du temips de la guerre De la guerre de la Russie. Richard un soldat d’Ecosse, Un soldat dévotieux Se sert de cartes en regard En servant et priant Dieu (Bis). 2e COUPLET (Le. @’est par un Dimanche au matin S'en va au service Divin. Ii tire un grand jeu de cartes En présence de son sergent I1 les bat et les écartent genoux dévotement. | 3e COUPLET Le sergent tout en courroux Lui dit Richard, que faites-vous? Pendant le noble exercice. Pendant un temps si précieux Pendant le noble exercice Oseriez-vous penser au jeu. 4e COUPLET Le Sergent au même instant Fut porter plainte au comman- (dant Dans notre église il y a un soan- (dal Causer par un de nos soldats Au lieu d’un livre moral Se sert de cartes en regard. 5e COUPLET Le commandant tout à l'instant Le fit venir sur le champ Il lui fit une morale Lui dit pour ta punition Tu mérites la prison: 6e CourLÉ Je vous prie mon commandant De bien m'écouter un instant Ne me croyez point frivol Ne croyez point que j'ai tort Ne me croyez point frivol, Voilà mes quatre Majors : 7e COUPLET Les As me font rappeler Dieu qui oréa la terre et les (cieux Je pense de (même Je pense à la Ste-Trinité, Ne croyez point que je mérite Car j'ai dit la vérité. 8e CouPLEr Et tant qu'aux Quatres je m’a- (perçois, Me font souvenir de la loi Ce sont les quatre évangélistes Les Cinq me font souvenir Aux cinq vierges Latines, Non, non je ne crois pas mériter. Le Deux le Trois. ge COUPLET Les Six, me font souvenir A la création du monde Et tant qu'aux Sept je pense de (même Je pense au septième jours de re- (pos J'ai reçu cette lettre suprême Que Dieu bénisse tous mes tra- (vaux 10 CoUPLET Les Huit me font souvenir Un huitième juste échappé Pendant letemps du grand dé- (luge De la famille de Noé. Ils ont pris pour leur refuge Le grand Dieu plein de bonté, 11e COUPLET Les Neufs sont les neufs lépreux Qui furent guéris par le fils de (Dieu Et tant qu'aux Dix, je pense même Je pense au Dix Commandements (de Dieu. C'est pourquol je les observe Pour vivre plus chrétiennement. 12e COUPLET. Les Dames me font penser A la Mère du Tout-Puissant Qui enfanta par assurance Dans une étable bien pauvrement Le 25 de décembre. Le Roi des anges assurément 138 COUPLET Les Roïs me font souvenir Aux trois rois de l'Orient Qui furent conduits par une étoile Pour adorer le Tout-Pnissant Ils lui ont apporté de l’or De la myhrre et de l’encens. 148 COUPLET Mais dis moi donc brave Richard, Que font ces soldats à l’écart Mon commandant c’est la retraite De ce malheureux Judas Qu’ a bien voulu trahir son maître N'est-il pas trop scélerat. 15e COUPLET N'est-il pas vrai mon comman- (dant Que je vous parle en vrai chrétien? Richard pour ta récompense Tiens, voilà quatre sous d’or Reçois ma reconnaissance Or ton récit m’est d'accord YASAI ZUTOO TABLETS Break up your Cold | CE applicatiou, ot bowl complications whatever. HaAnD TUBULAR. The NEW SHARPLES TUBULAR Is the closest skimming and easiest turning£ Separator yet produced, seouring under the most adverse circums- tances as regards the quality, condition and temperature of the milk, results heretofore considered impossible. It delivers a smooth, frothless, perfect eream that will burn out more butter than can be obtained from any other Separator in existence. It can be thoroughly and completely washed inside of five minutes, as there are only three pieces to the bowi. The Sharples machines are the most simple and durable made, and can be maintained at a less cest for oil and re- newal parts than any other Separator on the market. IE SSAARPLES TUBULART RE 22 de EE RAR Dairy Cream Sepa Erhe closest skimming"and casiest turning Separator lu existence, — Hand, Belt Power and Steam Turbine, IF AENO DISCS Æ}] Suspended Bowl, Bottom Feed, ] Low-down Supply Can: rator, parer Made in a large variety of sizes, adapted to the needs of the smallest dairy or largest Butter factory. Facrory TUBULAR. P. M. SHARPLES, “Burrær Cup'’ Complete Catalogue, Testimonials and a valuable treatise on “Business Dairylug” free on West Chester, Pa., U. S. A, = This is glorious weather for a days outing with one of our Ko- daks, What is prettier than a snap shot of the days friends in the woods or at the sea shore—happy days to look back to in the future. We can sell you a Folding Pocket, a Panorama, a Flexo, a Bull’s Eye, a Brownie No 1 and 2. Films for the above, Dark-room Lanterns, Browmie Outfits. Tri- pods, Toning and Developing Pow- ders, and all things required by the amateur protographer. J. A. Gourlie, Prince County Drug Store. SPECIALEMENT RECOMMANDEE LES Vins de Messe FABRIQUÉS PAR LA MAISON A. TOUSSAINT & Cie Sous le Patronage de MONSEIGNEUR L'ARCHEVÉ- QUE DE QUÉBEC Et la plupart de NOS SEIGNEURS LES ARCHE- VÊQUES et ÉVÊQUES du Canada College St. Dunstan (Afilié à l’Université Laval) ae Cours CLASSIQUES, COMMERCIAUX | ET PHILOSOPHIQUES L'ouverture des classes au col- ège St. Dunstan aura lieu le 5 sep- tembre. Les élèves sont priés de se pré- senter le jour de l’ouverture. Pour plus amples informations, s'adresser au Supérieur. Ce rer Septembre 1901. HOTEL RIVERSIBE DUKE ST. MONCTON, N. 8 Cet hotel est à une minute de marche du Dépot de l’Intercolonial en face du Bureau de Poste et près de la Rivière. La proximité de l‘hotel de la ri- vière, permet de voir, en plein, le pe grandiose du BZOAR à aque marée, Termes raisonnables. Une étable de première classe pour la commodité des veyageurs. FRED. THIBODEAU PROP ‘WONDERFUL !" SAYS LONDON, Or. Mr. John H. Barnstead, Halifax, N, S. Dear Sir,— I was affliéted with Rhetimatism in my hand, and tried a bottle &£ your Oil with surprising results, The first application relieved the the bottle my hand was entirely cured. I cousider your Ethiapian Rheuw- matic Oil a wonderful preparation, and shall certaiuly recommend it to all my friends. Yours truly, C. F, ALLISOK, With the London Pig. and Lithe. Go, pain at once, and before I had mad Juve 25th. 1900. Londenu, Ont,