* ve La Conference . Après un ajonrnement pen- dant lequel chaque partie a sié- gé séparément, la conf rence in. ternationale a repris s+s travaux lundi dernier, le 24 acût,. Les commissaires sont d'une discré‘ion absolue et ‘es jonurna- listes qui les entourent, les guettent et s'efforcent de les aie parler, avoueni qu'ils pet dent leur temps. Mais l'organe en chef du gou- vernement Laurier, le “Globe” / de Toronto commence à jeter de l'eau froide sur le beau feu d'euthousiastes espérances qui snimait ses co-partisans et la déclaration officieuse que lon va lire est évidemment destinée à préparer les esprits à la nou: velle d'un échec probable, “On dit assez généralement raconte le représentant du “Globe”, que les commissaires américains sont d'opinion qu'un traité de réciprocité en boune et Que forme échouerait au sé- nat de Warhington, paice que la casse commerciale des Etats- Unis ne s'intéresse pas encore asseZ au commerce canadien. D'après eux,il faudrait laisser cette question à plus tard et se contenter pour le moment du règlement de la questiou des pêcheries dans l'Atlaatique et dans la mer de Behring, puis baser sur ces deux questions un traité qui comprendrait certains avantages dans la commerce du bois, l'accès des américains à nos pêcheries en retour de l’en- trée en franchise du poisson ca- nadien aux Etats-Unis et quel- autres avantages de moindre im portauce. Reste à savoir si nos délégués canadiens consentiraient à cela. Dans tous les cas, cet état d'es- prit chez sion. Les dépêches de New- York aux journaux de Londres, disent que les Etats-Unis ne consentiront à aucunes conces-| sions commerciales s'ils ne re- coivent pas d'avantages spéciaux eu retour et dans ce cas le pro- jet de réciprocité est bien ris- qué.” Le correspondant continue en justifiant ce quiaété dit dans les journaux conservateurs con- cernant la clause préférentielle au profit de l'Angleterr.. IL àa- voue que les commissaires amé- rirains, en présence de cette clause, seront moins disposés en faveur de la réciprocité sur une vaste échelle entre le Canada et les Etats-Unis, que si notre pays avait été libre de tout en- gagement. L'Organe en prend allègrement son parti et déclare que nous pouvons parfaitement } nous passer de réciprocité avec nos voisins du sud. Si un jour- na}! conservateur avait dit pa rcille chose en ce moment, les organes libéraux, le “Soleil” et la ‘ Patrie” en tête, pas manqué de crier que les con- servateurs font tout en leur pou voir pour faire manquer les né- ociations. C'est le journal inspiré par le o gouvernement du jour, qui dit, aux Américains : nous pouvons fort bien nous passer de vous 11 faut que l'espoir d'cbtenir un traité qui nons soit avantageux soit d‘sormais bien mince, pour que nos gouvernants fassent te- pir aux commissaires américains un pareil langage. La conférence s'est ajournée au 20 septembre. D'ici la, les déiésations anglaise et améri- vaine commun‘queront jears gouvernements respectifs, | et leur soumettront les propost- tions faites par notre gouvérne-| ment. Quand elle se réunira de nou- ? | d'honneur, les veau. où siègera la conférence On a parlé tout à tont d'Ottawa | et de Washington ; mails on à$° 111 lat les délégués améri-| cains indique !a difficulté de la, tàche entreprise par la commis-| n'auraient | avec | endor iutenant qe Joril Heis-, que les délégués se réuniront encore à Quéhec.—£Le Moud Canadien. | Travellers them a bottle of Dr. Fowler’s Extract of Wild Strawberry. The change of food and water to which those who travel are subject, often pro- duces an attack of Diarrhæa, which is as unpleasant and discomforting as it may dangerous. A bottle of Dr. Fowler’s Extract of Wild Strawberry in your grip 18 à guarantee cf safety. On the first in- dication of Cramps, Colic, Diarrhæa or Dysentery, a few doses will romptly check further advance of these diseases. 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Comme on prenait place a table, on vit entrer une fée que l’on avait oublié d'inviter. Le roi fit donner un eouvert, mais en argent seulement, puisqu'il ne possédait que douze assiettes d’or. La nouvelle venue erut qu'on la |méprisait et grommela, de Jalousie, quelques menaces entre ses dents. Après le dîner, les fées s’approchè- | rent du berceau de la petite princesse et commencèrent a faire leurs dons. L'une lui donna la beauté ; une autre l'esprit ; une troisième la grace ; celie- | la la bonté : celle-ci la reconnaissance; | cette autre le contentement enfin : toutes qualités pouvant la faire aimer | de tout le monde, en même temps que | la rendre heureuse. Le tour de la fée oublice étant venu, Should always carry with | Le Coin des Enfants : Ps I'IMPARTIAL, JEUDI chell! a déclaré aux Jour nalistes, ; moutons de la bergerie, les poules de la baasse-cour, les chiens, les vaches de la prairie, les oiseaux de la forêt. Les broches mêmes qui étaient au feu, toutes garniés de perdrix et de faisans, s'endormirent, et le feu également. Et tout dormit pendant cent ans. Alors; dans une contrée éloignée, vivait un prince élégant et très riche, qui s'ennuyait dans son chateau. Un jour, il vit venira lui un génie qui tenait dans sa main, une fleur da tante et que lui dit : —Prince, il faut vous marier. —Je le veux bien, mais je n'ai jus- qu'ici rencontré aucune jeune fille dont je puisse souhaiter faire ma com- pagne. —J'en connais une, moi, dit le ywe- que vous trouvez superbe, et pius charmante aussi par sa douceur et sa bonté : mais il faudrait l'aller cher- cher dans un pays dont je ne puis vous dire le nom, et la délivrer d'une servitude. —J'irai, répondit le prince, car je voudrais l’épouser. —Puisque vous avez cet aimable nerai mes ailes pour vous diriger dans votre chemin, et ma fleur comme ta- lisman. Le prince, ainsi muni, vola d'une contrée a l’autre, toujours € herchant la jeune beauté qui méritait tant d'être aimée. Il en vit beaucoup de très jolies ; mais nulle, a son gré, ne surpassait le charme et l'éclat de la fleur. Enfin, il arriva dans la forêt qui dé- pendait du palais de la Belle endor- mie, et aussitot a sa grande surprise, ses ailes disparurent. La fleur que le génie lui avait don- née, et qu'il avait toujours portée, sembla lui indiquer d'aller en avant. On ne voyait pas de sentier, la forêt était si touffue et les branches si ser- rées que le prince, maigré toute son hardiesse, ne pensait pas pouvoir se fraver un chemin au travers. Il se détermina pourtant à essayer, et il remarqua que, lorsqu'il appro- chait la fleur des branches, celles-ci s’écartaient et le laissaient passer. Il s'avança vers la forêt et la trouva silencieuse ; tous les petits oiseaux a- vaient la tête sous leurs ailes. Il arriva ainsi au palais et y entra. Il traversa plusieurs chambres, pleines de soldats de gard2, de gentilshommes et de dames, les uns debout, les au- tres assis, tous dormant du plus pro- fond sommeil. Dans la salle a manger, le roi était toujours a table, et le chat, avec la souris, dans la même immobilité, de- puis cent ans. Le prince erra au milieu de tout ce- la assez longtemps, puis il arriva dans une chambre toute dorée et demeura un moment ébloui sur le seuil. Sur un lit dont les rideaux étaient ouverts de tous cotés, il venait de voir la prin- cesse, si rose et fraîche, qui s’écria : ‘Voila bien la jeune fille plus belle que la fleur et plus charmante en tous points à Il s'approcha d'elle en tremblant, mit un genou en terre, puis lui prit la main et l’embrassa. Aussitot la Belle se réveilla et, se- couant ses magnifiques cheveux d'or, revèche et nasil- lelle dit d’une voix | | larde : «La princesse mourra le jou même | ou elle se piquera le doigt en jouant ou en travaillant.” Le roi et la reine étaient consternés : mais la douzième marraine, qui s’é- tait cachée derrière la tapisserie, pour pouvoir parler la dernière, dit :—- ‘“Rassurez-vous. roi et reine, votre fille n’en mourra pas. Je n'ai pas as- sez de puissance pour détruire en- tièrement ce qu'a fait cette méchante | fée ; mais je dis que, si la princesse se pique le doigt, elle s'endormira, ainsi que tout autour d'elle, d’un profond sommeil, qui durera jusqu'a ce que le fils d’un roi vienne réveiller la belle enfant par un doux baiser.” Dès ce jour, le roi, pour éviter un malheur, ordonna, sous peine de mort, qu'on eut a retirer du palais toutes les choses susceptibles de pi- quer, telles que épingles, aiguilles, fuseaux, etc. Au bout de seize ans environ, la pe- tite prificesse, qui était devenue une superbe fille, aussi bonne que belle, se mit un jour a errer dans le palais un peu a l'aventure. | _ Elle s’'approcha d'une porte qu'elle n'avait jamais remarquée jusque la, l'ouvrit et trouva un escalier fort é- troit qui menait a une tour. C’était la demeure de la fée jalouse, mais la | princesse lignorait. Elle monta Jus- chambre, inconnue pour | qu'a cette lelle. La fée était assise a un rouet et fi- lait pour se distraire. La jeune prin- ecsse s’approcha d'elle et lui demanda de lui montrer a en faire autant. | «Très volontiers, ma belle enfant.” | répliqua l'hypocrite fée. La princesse | était fort vive et un peu étourdie, aus- | si ne tarda-t-elle pas à se piquer le | doigt. Elle ne savait pas la prédiction |qui la concernait ;: mais, en voyant | son sang couler, elle fut très eftrayeée let descendit l'escalier aussi vite que | son affolement le lui permettait. | Arrivée au bas, elle se sentit enva-| | hie par une excessive fatisue, s'éten- | dit sur sa couche et s'endormit. | ‘Tout dans le palais se mit a l'imi- | ter. | Une petite fille. en train de lire une | histoire intéressante, se {trouva arrêtée [au passage le plus attachant. | Le page du roi causait a la servante | de la reine, quand tous deux restèrent se leva en disant : ‘Est-ce vous, mon prince vous êtes bien fait attendre ! Mais a ce moment, il se fit un grand brouhaha tout d'eux : Les chiens aboyèrent Les anes se mirent a braire : Les moutons crièrènt ‘‘bê6” : Les vaches dirent ‘‘meu” : Les oiseaux gazouillèrent : Les horloges firent tic-tac : La souris loin du chat s'enfuit ef- fravée : Le sommelier acheva son verre de vin : Le page finit sa phrase commencée ; Le roi, se rappelant qu'il mangeait, gronda de ce que son diner était deve- nu froid. Chacun se regardait étonné de voir que la barbe et les cheveux avaient poussé si fort qu'on aurait pu se faire un chignon avec la première et un manteau des seconds. Quelques jours plus tard, le ma- riage du Prince et de la Belle fut cé- lébré avec la plus grande pompe. A l'issue de la cérémonie, le prince em- mena la princesse dans son propre pays, bien loin de la méchante fée, a- fin qu'elle ne fui plus jamais exposée a ses mauvais tours. POUMONS, CRA- EMÜLSION FL gp SRE P En PETIT, DEBI- LITÉ dans tous ces cas, The D. & L. Emulsion produit marquable. ï ASTE de The D. & L. Bud. je réusssi À me défaire d’une toux persistante ont j'étais Affligé depuis un an, et j ai gagné beau- coup en poids avec cela. T. H. WIXNGHAM, I. C., Montréul. 50 os ar #1 zA Bouruirse. DAVIS & LAWRENCE CO. Lid., MoxrrzaL NOTICE In my absence Mr. James Kinch will pay the patrons of the cheese factory, monday, Sept. the 12th. Patrons wiil please cal! at Mr Kinch’s store on ? Vous CONSOMPTION et toutes les MALADIES nis. au milieu de leur conversa- | tion. lee, une bouteille a la main. | Le roi s'endormit a tabie en dinant. Le chat, qui courait après une sou- ris. s'endormit et ja souris en fit au- tant. La reine et les courtisans, les filles | e + « ri © leuisiniers, les marmitons, les pages, les valets de pied s’endormirent, et les chevaux qui étaicnt dans les curies. AwecC les pale freniers et es | . | aussi ( Le sommelier s'endormit dans lofti- | above date. | F.J Buote, Sec’y. Tignish, Sept. 1st. 1898. nie, elle est plus belle que cette fleur, désir, répliqua le génie, je vous don-, | ( Ripans Tabules cure nausea. Ripans Tabules relier" nause wentilshommes, les | | Ripans Tabules cure indigestion. Ripans Tabules assist digestion. ’ x ! | | | è } | | /// : 2BE WAVE SEMING MAC ; D, 0 CEE ADD, O0. EM VO BOSPN a SA EAN EG mL ND ON PARIS. CC. under our ments from us d w ou the Real! Dealers” or Mi Hienen’s profits Re A) to purchaser guaranteed. pe a ee Sr AR of the multitude of patrons who ave 4 millions of dollars worth of instru- new book “The Fe the inga recent refe sent free. DON'T FAIL TO WRITE AT ONCEto CORNISH & CO., Manafactarers of American Pianos and Organs. PET drug ere Ou ple,” contain- ing. Full catalogue. WASHINGTON, N. J.4 SAVE Re eme 1000 Cislorns descriptions MONEY DRE EE CS E E sel exclusively to the general Er — mms B DU DIiC at factory cost-—the only firm where E Value f T | REA PRE AT ances. osan on t your own home t for twenty-five years. 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