RTE Tan E M . * D Re LG Em + LIMPARTIAL -UKIGGAGLÎIGIGGÇGGÇCCCCCO————————— OUR AMERICAN LETTER KEY PORT N. J. FEB. 27, 1897 Mr Editor, in this day's “New York Sun”, there appears à letter written by some visionary an- nexationist in Toronto. How ea- syitis for any idle dreamer, whether he be a native born Canadian, or an exile from the United States to find fault With a country ior which he has no sympathy. 1 cannot understand what Canada would gain by annexa- tiou. The writer in “The Sun” says she is poor now and the farmérs of Ontario cannot sell their barley at the price they used to get some ten years ago, and he ‘hinks annexation would be a cure for ail the ills of the Dominion. 1 want to tell him, that there are farmers in the United Sta- tes who have no market for their barley, coin or potatoes. There is very little demand for any thing the farmers raise right here between New York and Philadelphia ; the largest cities of the East, where corn can be bought for thirty cents per bushel, and is shipped to thismarKet from the far west, payivg a freight of at least ten cents per bushel. Potatoes are worth ninety cents per bb], in the New York market and it costs one third that amouni to get them there. Every thing else is corres- poudingly low. Farmers in this section of the coantry and all through the East, have to invest in fertili. zers, at an average cost of for {y dollars a ton, before a CTOP can be raised. 1t costs from eighty to nine- ty dollars to dress a five acre lot. Taxes in country districts on farm lands, are exhorbitant, reaèhing a dollar per acre, While in villages the valua- tion ranges from twenty to thiriy dollars on every thou-| sand dollars worth of property. How, would that sait P. E. Is- land farmers ? La t year, iu Central New York, potatoes could not be gi ven away. Many wer? used for fuel, and trackmen were paid in many cases to haul them to the river bank and dump them there. This is an example to the farmers of P. E. island, and especially, those of Tignish who are noblemen when com- pared to the tax burdened, hard working farwers of the United States. Thave been, perhaps, over more of the country than our friend in Toronto and am in a vosition to know and 1 say that the farmers of 1ndianna. Ohio, Kentucky, West Va, New York, and Pensylvania have all the same grievances. They cannot give tothe Ca- nadians what they have not themselves, and if the Cana- dian Governement promised the voters free access to the A- merican Market, they nromised that which they cannot secure, and which would be of very little value at any rate. Demand and supply make the markets of this and every other Country, and if the Ame- ricans want Canadian produce, ihe price will advance and the market will be available. Ten years ago, farming was a pay- ing business in this country, but to-day farm lands cannot be sold for any thing like their true value. The majority of farms are not paying expenses. Give the Ca- nadians apnexation with the iaxes that are bound to go with it. and you will see a sorry lct. in farming, if in nothing else, York Snn's”’ Toronto correspon- dent is the contrary notwith- standing. , Property in this section has depreciated in value very greatly. | A farm was sold near this Town a few weeks ago for about six thousands dollars, which cost, | fifteen thosand dollars, and se- veral hundred dollars addition- al were expended in improve- ments upon the buildings soon atter. Does that show prosperi- ty? 1f s0, farmers in this coun- ty have pienty ofit. 1 am not interested in Poli- tics, but it seems to me the “Cianks” in Canada are mis- leading the people by agita- tating “Anexation” “Reciproci- ty” and other Vote—cathchiug questions. The people will have their eyes opened some day, and then they will be convinced that Canada is the better coun- try and be proud of it. J. P. C. DONAHOE'S MAGAZINE The March issue of Dona- hoce's Magazine is decidedly strong in Jrish sentiment. On the cover appears the picture of St. Patrick, and the first form is devoted to a study of the saiuts’s life and work, by P. 5. Lynch. À symposium ou the ques- tion “What is best for Ireland?” makes very interesting reading The contributors are Rt Rev. Patrick O’Donnell, Bishop ot Raphoe, W m. O'Brien, John E Redmond, Micheal Davitt, P.J Timmeons, M. D. ; O'Brien J Atkinson, and P. O'Neill Lar- kin, names that are suffcient guarantee of the merits of the article. Other timely papers are “En- gland's Robbery of Ireland ?” an able exposition of the taxa- tion questiou, by George Mc- Sweeny, B. L., Dublin and ‘“$Se- nator Wolcott’s Eur:pean Mis- sion, by Pierre Humbert, Jr. Martin McGilicuddy imparts much valaable information in his paper on “The Francicans in America.” Profuse illustre- tions add much to its interest New Orleans, in time of war, aud in time of peace, is presen- ted by William Peard, and J. Torrey Connor, respectively. Owing to the space devoted to the treatment of subjects of vital interest, the fiction of the number is limited. “Pasty Boy” runs pleasingiy through another chapter, and the short stories are happily se- iected. Henry Coyle contributes a charming poem, “Sweet 1sle of Dreams,” and Dr. Gallagher hcmo)rs the memory of Emmet in a iengthy eulogy. The departments are well supplied ; the engravings ex- cellant, and the whole number shows careful study of the wishes of readers. and the pub- lishers desire to gratify them DEUX MOIS A VIVRE C'EST CE QU'UN MEDECIN 1- VAIT DIT A M. Davip MOORE La remarquable expérience d'une personne qui était in- valide depuis des années— Six medecins la traitèrent sans lui procurer ancun sou- lagement. 11 doit le recou- vrement de sa sauté au con- seil d'un ami. Du “Journal”, d'Ottawa : M. David Moore est un fer- mier bien connu et très estimé du comté de Carleton, à quel- ques six milles du village de Richmond. M. Moore a été un invalide pendant plusieurs an- vées et les médecins n'ont pu Canada is a better country than s'accorder s .r la nature de son th: United States. ‘The New)mal, et en outre leur traite. sé Miis-rur = ie Lire doses | a De Te nr RS RER | eh ago eee enr ne ment pour lui rendre la santé a échoué. M. Moore fait le ré- cit suivant de sa maladie et du recouvrement éventuel de sa santé : “Ma première maladie, dit-il, me vint à l'âge de 6 aus. Avant, cette époque j'avais toujours été fort et en santé. J'eus une mauvaise toux et je devins faible et en très mau- vaise santé en général. J'allai à North Gawer consulter un médecin qui après examen me dit : “M. Moore, je suis désolée de vous dire que votre cas est très sérieux, et tellement que je doute si vous pourrez vivre deux mois.” 11 me dit que ma maladie était une combinaison d'asthme et de bronchite, me donna quelques remèdes et quelques feuilles à famer qui, dit-], me svulageraient. Je ne pris ni l’un ni l'autre, parce que j'étais certain que je ne souffrais d'aucune des deux maladies qu'il m'avait dit et qu'il ne comprenait pas mon cas. Deux jours plus tard j'allai à Ottawa et je consaltai l’un des plus éminents médecins de cette ville. 1] m'examina atten- tivement et déclara que mon mal était une maladie du cœur et et dit que dans la condition où je me trouvais je pourrais tomber mort à tout moment. Je décidai de demeurer dans Ja ville pendant quelque temps et de suivre son tritement. 1l é- crivit quelques lignes sur une feuille de papier donnant mon nom, mon lieu de résidence et nom de ma maladie, et me dit de porter c2 papier dans ma poche pour le cas où je mour- rais subitement. Comme Je ne paralssais pas prendre de mieux avec le traitement du médecin d'Ottawa je quittai finalement cette ville décidé à consulter un médecin demeurant plus près de chez moi. Je me fils ex aminer de nouveau et le méde- cin me dit que je “n'étais pas atteint de maladie du cœur et qu'un grand nombre de ceux qui tiennent les manchons de la charrue étaient plus atigints de cette maladie que moi. Je rèstai sous les soins de ce mé- decin pendant longtemps mais je ne pris aucun mieux. J'eus ensuite une attaque de grippe qui me laissa en me quittant une terrible douleur au cou et aux épaules. Cette douleur de vint si atroce que je ue pou- vais pas lever la tête de mon oreiller sans la sonlerer avec ma main. J'ai été sous les soins de six médecins l’un après l'au tre, mais au lieu de prendre da mieux je devenais de plus en plus malade chaque jour. Le dernier médecin qui vint me voir me dire dit qu'aussitôt que la chaleur de 1été serait disparue il me mettrait des em- plâtre au couet aux épaules pour faire disparaitre la dou- leur, il ajouta qu'il était cer. tain de réussir. Je me rendais à Richmond peur me faire mettre ies emplâtres quand je rencontrai M. Gco. Argus de North Gower qui me parla de la guérison merveilleuse qu'il avait obtenue en faisant usage des Pilules Roses du Dr Wil- liams, et me recommauda forte- ment de les essayer. Je me rendis à Richmoud mais au lieu d’ailer voir le médecin, j'achetai de: Pilules Roses. Je retournai chez moi et j: com- mençai à en prendre. Avant d'avoir fini de prendre la deux- ième boîte je m'aperçus qu’el- les me faisaient da bien. Je continuai à prendre les pilules et ma maladie que les méde- prendre de ces pilules de aussi cruellement torturé ainsi temps en temps, étant convain-|que sa femme, en Jeur rase eu que pour une personne dela plante des pieds 1lsn ont pu mon âge, c'est un excellent to- faire dire aux époux Mellinger nique. Après avoir suivi inu-)où ils cachaient leur argent et tiléèment beaucoup d'autres se sont retirés sans avoir rien pu traitements médicaux, je suis! voler. Mais les époux Mellinger certain que seules les ‘pilules (sont morts peu après des suites Roses pouvaient me remener à | de leurs tortures. la santé” Une autre nuit, un vieillard Les Pilules Roses Du Drde 80 ans, nommé Robert E- Williams purifient le sang, for-winsæ, fut réveillé par des tifient les nerfs, et chassent la coups redoublés frappé à sa maladie du système. Dans des po:te par les malfaiteurs. Lors- centaines de cas elles ont gué- qu'il ouvrit pour s'eang‘rir de ri, quand tous les autres remè- ç: qu'ils voulaient, i! fut mor- ns { | | | cins ne pouvaient pas réussir à diagnostiquer disparaissait de | nombre de cinq, ont enfoncé la jour en jour. La douleur que | porte d'un vie ilard nommé des avaient vait defaut, prou- vant ainsi qu’elles sont une merveille parmi les triomphes de la science médicale mo- derne. Les véritables Pilules Roses ne sont vendus qu'en boîtes, portant la marque du commerce au long. ‘“pilules Roses du Dr Williams pour personnes pâles”» Méfiez-vous des substituts en refusant toute pilule qui ne porte pas la mar- que de commerce enregistrée autour de la boîte. CAPTURE D'UN ASSASSIN On annonce de Napa (Cali- fornie} l’arres‘ation dans cette ville d'un Allemand dun nom de Charles Kudadt, dit John Frev, recherché par la police du comté de Washington (Tex- as) pour avoir asassiné sa demi sœur au mois d'octobre der- nier. : La denisæar de Kugadt se disposat, l’'antomne dernier, à retourner en Ailemagneet elle avait sur elle une somme con sidérable en espèces. Le 19 oc- tobre Kugadt partit en voiture! pour la conduire à la gare du ch:min de fer. Quelques jours plus tard, le corps affreusement calciné de! ia malheureuse femme fut trou- vé à quelque distance de la ronte que Kugadt avait dû! suivre pour la conduire à la gare. Kugadt l'avait assissiné et avait essayé de brüler 1e corps ct les bagages de la dé faune. Mais, quand on voulut l'arrêter, il ava disparu. | Lorsqu'il a été capturé à "Ta- pa où il s'était réfugié sous le! faux nom de John KErey, Ku-| gadt a prétendu que sa sœur, était to nbée accid:ntellement de voiture, et s'était tuée dans. sa chute, 1t avait brülé aiors le corps de peur d'être accusé del l'avoir assassinée. 1] n’en a pas moins (té écrone à Napa jus-| qu'à l’'accomplissement des for- | malités nécessaires pour son! 1envolau Texas. | il | | | LES BANDITS DE L'OHI0. | La police du comté de Way- | ne, Oùir, annonce qu’à la! suite d'un: longue ct difficile | enquête, elle a découvert et capturé quatre des principaux inetubres d'une bande d’assas | sins et Jde voleurs qui depuis! des mis jetaient la terreur et| parmi les fommes des environs de Shreve, | la consternation Londonviile et autres lovalités || du comté. Ces malfaiteurs, portant des masques ct armés de rcvolreis de gros calibre s'étaient fait! une véritable spécialité del s'introduire pendant ia puit chez les fermiers âgés qu'ils savaient avolh le l'argent chez! eux et de les torturer ou même | de les assassiner pour r’empa-| rer de leurs économies. Voici, | à tire d'exemple, quelques-uns des crimes qu'ils ont commis récemment. Une nuit, les malfaiteurs, au J'avais au cou et aux épaules | Shelley, lui ont volé $9,000 en! disparut aussiet aprés avoir espèces, après l'avoir si cruelle. Goods and instructions for 20 cts suivi le traitement pendant | ment torturé ainsi que sa fem- | une couple de mois je devins.ori me que tous deux en sont et en bonne santé. J'ai mainte-. | nant 87 ans et je remercie Dien } ! ! ! Î l } morts depuis. Les malfaiteurs ont ensuite. de pouvoir dire que je suis en |visite la maison d’un nommé bonne sauté, Je continue à Christian Mellinger et loùt ci SES sa _ - ms tellemet bl:ssé à coups de re- volver. Les maliaiteurs ont voi: eur core avec leurs'procédés hubi- tuels de torture $2,099 à un fermier nommé Christian air. dont la femme mourut des suites des tortures qui lui fu- rent infligées, et $1,500 à un nommé Peter Painter. Mais ils eurent beau torturer un nom- mé 1saac Munsou, ils ne purent lui faire dire où il avait caché $5,000 qu'il venait de toucher de la vente d'une propriéte. Cette énumération des cri- mes commis par les bandits est très incomplète ; mais elle suf- fit à donner une idée de Ja ter- reur qu'ils inspiraient dans la rêgion, d'autant plus qu'il semblait impossible de de les découvrir ou de les arrêter. A- près chaque attentat, on avait beau battre les bois et les champs, jamais on ne retrou- vait la trace des malfaiteurs et pourtant le comté avait offert pour leur capture diverses som mes se montant à $2,000. Cependant, tout à une fin. La police du comté a appelé à son aid: des détectives expéri- ceatés et l'on a découvert a. lors avec stupéfaction que les bandits n'étaient autres que | des junes gens apparteuant à des familles honorables de la résion, onu du moins réputées telles. Quatre d’entre enx, con- tre lesquels les charges les plus graves ont été relevées Richard Lee, Elmer Geisel- men, Elmer Berry et John Le- | Lovers, ont été arrêtés et seront poursu:vis pour assassi- nat. Leur découverte a causé une vive sensation dans la région, etilest possible que queiqne tentative soit faite pour les lyacher. P Fe Sale —09X09— À farm containing 80 acres, uud ‘r high state of cultivation, situated on the Howlan Road, about 15 chains from Railway Depot, near Post office, School, Church ete, is offered for sale by the undersiened For particulars apply to B. Gallant of À. & B. Gallant B'oomfield Station March list 1897—4i For Sale We offer for sale, at greatly reduced price, a Bath Boiler used about 6 weeks. 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