Les Conventions nationales acadiennes ont eu lieu dans les quatre coins de l'Acadie: buit au Nouveau- Brunswick, quatre en Nouvelle-Écosse et deux à l'Île-du- Prince-Édouard. Notons que les communautés de Memramcook et de Pointe-de-l'Église, dotées de collèges, ont chacune accueilli les congressistes à trois reprises. GOLFE ST-LAURENT a œ’ Caraquet Saint-Basile Tignish NOUVEAU- ÎLE-DU-PRINCE- BRUNSWICK Miscouche Moncton e e Fredericton AP Pointe- de-l'Église OCÉAN ATLANTIQUE V - 1905 - Caraquet “L'Union fait la force” VI - 1908 - Saint-Basile “L'Union fait la force” La nomination d'un évé- que acadien est encore chaude- ment délibérée. On demande que le gouvernement vienne à l'aide des cultivateurs acadiens. On encourage aussi les Acadiens à s'intéresser davantage au commerce et à l'industrie. L'adoption de manuels français pour les écoles acadiennes est une autre importante recom- mandation du Congrès. On demande aussi que le français soit enseigné dans les écoles normales des Provinces Maritimes. Les congressistes décident de faire parvenir une supplique à Rome priant le Pape d'accorder aux Acadiens un évêque de leur nationalité. On recommande que les journaux acadiens publient chaque semaine un article de fond et qu'ils reproduisent moins d'articles de journaux étrangers. On demande que les écrivains de l'Acadie collaborent aux JOUrNaAUXx. VII - 1913 - Tignish “Congrès d'action de grâces” Le Congrès de Tignish prend l'allure d'une fête d'action de grâces suite à la nomination, l’année précédente, d'un évêque acadien. On met sur pied le Comité de rapatriement, de colonisation et d'agriculture dont le but est de tenter de ramener des États-Unis les Acadiens exilés et de les aider à se rétablir en terre acadienne.