nue ee ve - ee hs À g cl FTP ne meer # i ME mé ana Mamma osé ne ne ee mt L'IMPARTIAL. is D LUS Ke LA CHARITE Ce n’est pas s-ulement avec son argent qu'on fait la charité et ceux qui se conientent d’en- voyer une offrande :: leur maire ou à leur curé, pour voir leurs nems inscrits sur une pompeuse liste, n’ont pas fait la charité : la charité sainte et sublime qui soulage les déshérités, ‘ouvrent les petits et les viiux qui ont froïd, et redonne courage aux désespérés ! Tous, nous pouvons faire l’an- méne, si ce n'est ave notre or, au moins avec notre cœur. Connaissez-vous la jolie lé- gende de la Vieille et les trois jeun:s filles ? Un jour d'hiv:r qu'il avait beaucoup neig: une pauvre vieille, au bord d'une route, se tenait appuyée sur un gros bà- ton, À peine vêtn de mauvais haïllons qu: ja bise secouait, prète à défaliir de froid et de faim. son cou rid' n’{tait même pas garanti, et toute frisson- nante, elle semblait ne pouvoir faire un pas de plus: la nuit tombait et les villages étaient envore loin Trois jeunes filles vinrent à passer en se tenant par le bras, chantant et babillant, ayant dans les yeux lu bonté, la jeu- nesse et [a gai't.. La charitc! sil vous plait, mes belle. demoiselles, dit la vieille d'une voix presque é- teinte en tendant sa main tremblante. La premi:re s'arrêta et, vo- yant cette misère si lamentabie, n'hésita pas: elle donna nne belle pièce blanche qu’elle te- nait serrée dans sa main et des- tinée à payer un joli ruban pour orner sa “oitfe Au diman- che, La Veille la remervia avec un sourire radi. ux et doux, malgré sa vieille bouche pâle et éden- tée. La seconde jeune fille dit avec élan : Comme vous devez ayoir froid ma pauvre femuie ! Et rapidement elle 6ta l’épin- gle qui retenait à son cou un joli fichu bien de laine bien chaude, et le mit an cou de la vieille qui gr lottait Le ciel vous récompensera, ma charitable enfant dit la pau- vresse avec un: voix douce comme un son de harpe, La troisième jeune fille, qui était presque encore une enfant les yeux mouillés de larmes, toute confuse, murmura : Je n'ai ni argent, mi fichu à vous denner, ma bonne mère ! et ouvrant s:s deux bras elle entourna la vieille tête de la pauvresse el sans sv soucier de ses rides jaunes, de ses yeux é- teints de ses cheveux rmêlés, elle l'embrasra de tonte son âme, l'étreignant contre son cœur, Tout à coup la vieille se trou- va instantan ment changée en nne belle jeune femme d’une idéale beant’. Elle apparut tout resplendis- sante de pierreries et de fleurs. Son lourd bâton neueux s’é- tait transformé en une baguette enguirlandée de roses. Dans son autre main ou la fil- lette avait mis une piécette blanche brillaient maintenant de nombreux louis d’or. Le fichu bleu s'était transfor- mé en un merveiileux collier éblouissant de richesse. Tiens, mignonne, dit-elle à la pr mière qui Ini avait fait l’au- mone, voici pour te rendre un million de fois les coquetteries que tu m'as sacrifiées de si bon cœur. Et elle lui donna les pie- ces d’or qui résonnèrent en eme plissant les muins et les poches de la jeune paysanne. Puis s'adressant à sa compa- gne : Pour toi qui as eu piti: de ma souffran-e et qui sans songer ee ah LL au froid pour toi-même, m'as couverte si généreusement, voi- là mon cellier, il est unique au monde et vaut la fortune d’un nabab, Puis s'arrétant, la fée regarda longuement avee une tendresse infinie la troisiéme qui restait toute humiliée de n'avoir rien donné : Enfant chérie, lui dit elle, toi que ma misère et ma vieillesse ont attirée, sois bénie ! Pour toi, qui m'as donné les baisers de ton cœur et la tendresse qui réchauffe, pour toi, voilà ma promesse : Demain le fils du roi passera ici; tu le trouveras beau, jeune, bon et brave, Il deviendra amoureux de toi. t’ai- mera jusqu’à la mort! Toutes trois avaient été cha- ritables et bonnes, la fée avait su les récompenser, mais c'est à celle qui lui avait donné de son cœur qu'elle promit le plus grand des biens ; l'amour d’un cœur fidèle ! Maintenant que je vous ai conté la légende, voice la véri- te : La bonne fée a existé et elle vit encore, elle habite faubourg Saint-Denis, dans une grande maison fort peuplée ou l’on tra- vaille du hant en bas, du matin au soir, et bien souvent du soir au-matin |... La bonne fée qui demeure là s'appelle Mme Dubois, elle a presque quatre-vingts ans. Elle est pâle, de cette paleur des vieux qui ont beaucoup souffert et dont Ja vie a été une suite interrompue de Inttes, de pri- rations et de souffrances, Le sang semble couler à re- gret sous SON pauvre visage si rid’ et si flétri ! Elie habitait, il y a deux ans, tont en haut de la grande mai- | son, ef lorsqu'on était arrivé au sixième étage, 1l fallait encore grimper une sorte d'échelie pour arriver à la petite chambre lam- brissée qu’elle habitait sous Les toits et souffrant tour à tour de la neige glaciale et du soleil brulant., La mère Dubois était reven- deuse. Dès cinq heures du ma- tin, elle partait aux Hailes et a- chetait selon la saison des fleurs des fruits où des légumes, puis se mettait à parcourir les rues. poussant brayement sa petite volture en criant sa marchan- dise, Mais il y avait eu des mortes- saisons des jours de malchance et ia fortune n'était pas venne. Maintenant la pauvre vieille était bien affaiblie et ne sortait presque plus. obligée pour vi- vre de puiser dans le petit. très petit trésor, des piécettes iente- ment et durement amassées, et elle se demandait angoissé si sa vie ne durerait pas plus que sa fortune, Elle avait au-dessous d'elle pour voisine Mlle Madeleine, une jeune fille employée dans une maison de commerce et dont tout le monde (même la conci- erge) disait le plus grand bien. Madeline était la jeunesse en fleur, elle était jolie, fraiche et gaie ; la mère Dubois l’enten- | dait parfois chanter, et cette voix sonore et insouciante qui donnait de la joie comme un rayon de soleil entrant par sa lucarne, et lui faisait oublier sa raisère et sa vieillesse, Madeieine n'était pas seule- ment gaie et jolie, elle était sur- tout admirablement bonne, Un jour, ayant entendu dire que la mère Dubois était malade et ne pouvait plus descendre, elle alla trouver sa vieille voi- sine, C'était bien triste, là ; bien lamentable ! Sur un petit lit de fer, la mère Dubois était couchée toute secouée par une toux rau- que, On m'a dit que vous étiez ma- lade, je viens voir si vous ayez suis votre voisin...Ni vous le voulez, je vais allez vous faire vos petites commissions? Et puis il ne faut pas rester à tous- ser comme cela, il faut voir un médecin. Merci, ma bonne demoiselle, je n’ai pas besoin de médacin, j'ai la maladie dont on ne guérit pas j'ai quatre-vingt ans !| —Et moi, je veux aller vous chercher un médecin, et tout de suite !...... mais on gèle ici! je vais d’abord vous faire un | peu de feu, —Muis petite provision de charbon est épuisée, je crois, —Je vais descendre en cher- cher chez moi. Quelqnes minutes plas tard, un bon feu clair répandait sa joyeuse chaleur; puis, après avoir partagé avec la malade se tasse do lait du matin. Made- leine courut chez un docteur dont elle avait entendu venter le talent. I] était temps de m'appe- ler, dit-ilen s'en allant; cette pauvre femme commence une plurésie ; il lui faut iles plus grands soins. Pendant quinze jours la cou- rageuse enfant veillu sa malade, lui nonnant toutes ses heures de repos et liberté, la réconfor- tant par de douces et encoura- geantes parGles. M: chère enfant, lui dit la mère Dubois quand elle fut mieux, vous auriez peut-être bien fait de me laisser mourir. Que dites vous là ? C’est très mal ! Que voulez vous que je de- vienne, cette maladie eli- core affaiblie, je n'ai plus d’ar- gent, je ne suis bonne à rien, faut-il done que j'aille à l'hôpi- tal ou que js mendie ? Ne suis-je pas là, moi, dit la brave enfant, je suis seule au monde depuis l’âge de dix ans: je sors d'un orphelinat, je n'ai bien n’a persoune à aimer, C’est triste parfois ; veus serez ma grand'mère |... Que vous êtes bonne, ma mignonne; moi aussi je suis seule au monde. Vous ne vous êtes pas riée ? interrozea Madeleine. Jamais je n'ai voulu, et pour- tant, dit la vicille en souriant, dans la nuit des temps je n'ai pas été plus l'aide qu'une au- tre; mais voyez-vous, dit-elle en reprenant une voix triste, J'ai aimé un beau garcon une fois, et un mois avant le jour où nous devions nous marier, il m'a quittée pour faire la cour à une autre qui était riche, je n'ai jamais pu l'oublier, ni croire à un autre... Et c'était étrange et touchant de voir la pauvre vieille encore émue à ces souvenirs d'amour ! Madeleine fit comme elle l’a- vait dit, elle adopta la mère Dubois. Elle sacrifia bien des coquet- teries, veilla très tard le soir; puis, comme les deuz chambres a payer coùtaient une grosse somme, elle descendit le lit de la mère Dubois dans sa chambre trouvant un bonheur à sentir près d’elle un être qui l’oimait ; mais le malheur voulut que la mère Dubois eut une rechute. Il fallut des médicaments coù- teux, du feu jour et nuit, une nourriture choisie. Madeleine épuisa vite ses économies. Vous devriez la mettre à l’h6- pital, cette vieille, lui disait tout le monde. Jamais cela, jeune fiile, Mais elle ne pouvait suffire aux frais de la maladie, elle fit ma- répondait la | tous ses efforts sans pouvoir ar- river à payer deux termes de son modest loyer. Un soir, elle rentra très rouge, très confuse presque pleurant, Qu'avez-vous, mon enfant, qui vous fait ainsi de la peine ? demanda la vieille d'une voix besoin de quelque chose...je | tendre, — Ah! nous sommes -bien mal- heureuses, ma pauvre grand’- mère ! La concierge vient de me dire qu’on allait nous donner congé si je ne payé pas dans les huit jours !...... Que faire ?..... On va tout vendre ici ? Ma pauvre enfant, c'est moi qui suis cause de tout cela !...…. Pourquoi ai-je accepté votre dé- vouement?.…… Ah! que. ne suis-je morte plutôt! Ne me faites pas plus de peine encere, Pouvais-je vous laisser ainsi toute seule ?....., Ayons courage ! Oui, ayons courage! reprit la pauvre vieille. Mais toutes deux avaient l'âme désesp:rée: la Inmière fut vite éteinte et la tête cachée dans l'oreiller pour ne pas être entenduës, elles pleurèrent longtemps von :s'étouffant. Le lendemain, quand Madeleine fat partie, la mère Dubois se leva, se fit belles, c’est-à-dire tira d'une malle une robe de mérinos amarante de forme an- tique, un châle boiteux à fond jaune et un bonnet noir à ru- bans bleus. Quand elle fut habillée elle descendait ‘mais pauvres Jambes trop faiblss trahirent sa volonté : à peine arrivée au bas de l':sealier, su tète tourna, elle chancela, et dut entrer d£fail- jante chez la concierge. Je voulais, dit-elle, aller trou ver M. le propriétaire, mais je n’en ai pas la force, vous le vo- yez, je vous en pris, suppliez Je de venir me parler, aujoud’- hui même. C'est-y pour le payer? de- manda la concierge ; en ce cas, j'ai là deux quiiiances ? Non, c’est pour lui parler. C’est que monsieur ne se dé- range pas COMME ça et surtout ces pour cenx qui ne payent pas, Vous lui direz que j'ai à lui dire des choses très graves et très pressées. La mère Dunois remonta à grand'peine, désespérée de son Impuissance, : La journée lui sembla inter- minable, Enfin, vers le soir on frappa à la porte. Un beau jeune homme parut, 1l avait une figure fran- che et gaie, une voix douce, des yeux noirs et bons. C'est vous monsieur le pro- prietaire ? Je suis son fils, madame, mon père est très occupé,iln'a pn venir et m'a envoyé €hez vous à sa place : vous aviez a lui par- ler 7. + Ah! mon bon monsieur, écou- tez moi avec votre cœur, ayez pitié d’une vieille femme bien malheureuse ; ce n’est pas pour mei que je vous supplie, c’est pour use brave enfant, si bonne si dévouée pour moi... Ne vous tourmentez pas aïnsi, ma bonne dame, et dites moi vos peines. Aiors, avec tous les details, la mère Dubois reconta le dévoue- ment de Madeleine, sa ten- dresse, ses sacrifices constants, elle parla de son courage, et de son travail obstiné et pourtant insuffisant, Madeleine rentre et les sur- prit. Elle recula étonnée voyant un étranger. Le jeune homme aussi la re- gardait, admirant sa beauté ra- dieuse, sa grace et sa modestie. Ne cragnex rien, madame, dit-il à la mère Dubois, je plai- derai votre cause auprès de mon père elle est gagnée d’avance. Le lendemain il revint appor- ter les deux quittences comme si elles avaient payées, mais ne voyant pas Madeleine, il pro- longea sa visite et l’attendit. Elle ie remercie avec effusion, lui disant qu'elle se considérait toujours comme sa débitrice. Il demanda seulement la per- mission de revenir, atiiré par tout ce qu'il savait de cette helle ap- | | jeune fille qui était si bonne, si courageuse et si simple. L'amour vint bientôt après l'admiration, un amour profond renversa tous jes obstacles, et la maman Dubois, comme dans la légende, fut la fée qui annonça à Madéleine qu’elle -aurait le plus grands des biens : un mari au cœur fidèle qui l'aimerait éternellément, parce : qu'elle avait fait la charité! JAck MoRAND DEDIE AUX GOUR- MENTS : Description d’un repas chi- | nois, trouvée daus un reman du génértl Tcheng-Ki-Tong : On servit d'abord des cre- vettes sèches avec des œufs conservés depuis plus de vingt-cinq ans et qui acquiè- rent, dans la croute de chaux qui les enveloppe. une saveur et une finesse très ap- préciés des amateurs. Vin- rent alors des gésiers et des foies de poulet à la sauce noire une assiette de jambon fumé était posée devant Di-Y, in- diquant ainsi, suivant la cou- tume, que le jeune homme était assis à ‘a place d’hon- ncur, Des pousses tendres de bambou, légèrement passées à l'eau bouillante et arrangees en salade et des fruits sucs et confits Ce nplétèrent la liste des hors-d’œuvres par Îl?s- quels on commence le repas, mais qui restent sur la table et dont chacun se sert quant il Jui plait On but le premier verre de vin de riz ; puis ap- parurent des ailerons de re- cher:h° entre tous. La servante présenta en- <uite des pigeons aux moelles pr'épares au baismaire avec l:squels on but de ce délici- cux potage de nids d’hiron- deiles, dont l'Europe com- menvce à apprécier la saveur. Une espèce de crème, avec une sauce aux champignens conservés, précédésdes choux fleurs au jambou et un plat de |, ciabes au piment :26 n'avait ‘utilisé que Ja parti la plus dé- licate de la chair du crustacé, ceile que se trouve dans les grosses pinces. Le couple heureux se mon- tra aiors. Le mets était appe- l:,—je crois, pour ma part, que les heureux sont plutôt les dévorants que les dévorés, S: Compose (d’un canard et d’un peulet entiers, avec les- quels on sert du pain recuit au brin-marie, de facon à 6vi- Plusieurs plats suivirent encore ; enfin après que <ha- cun se fut régalé de la létehi, de pêches plates particulières à cette province, et de tran- ches fines de canne à sncre, l’on servit les trois grands bols traditionnels et le riz, | mets auxquels em ne touche | point et dont l'apparition sig- hale Ja fin du repas. # r i AR {MN AVIS AU PUBLIC Î : 1. Payez ee que vous devez pendant que dans votre gousscet sonne assez d’ar gent pour le faire. 2. Ayez le courage de vous passer de ce dont vous n’avez pas besoitf, quel- que soit votre désire de vous le pro curér. , 3. Avez le courage de parler quand il convient de le faire, et de. vous taire lorsque la pruderce l’exige 4, À courage de faire uu testa- menté, et que ce meut rende jus tice à tous les ir , reseêg "M 5. Ayez le courage de dire à un | homme pourquoi vous ne lui prêtez pas votre argent. 6. Ayez le courage de rompre avec la connaissance qui vous plait le plus, si- tôt que vous devenez convaincu qu'elie manque de principes 7.‘ Un ami doit supporter le défauts de son ami”, 8 Ayez le courage de montrer que vous respectez l'hospitaité et l’honnèteté sous quelque aspect qu'elle se présente et que vous méprisez la fouberie d’où qu'- elle vienne. 4? io %Ayez le courage de payer votre abonnement tout de suite. Ces principes sont essentiels dans la vie, et chacun devrait les observer. es 2€ Ripans Tables: best liver tonic. + L t:r la formation de croutes | | durces,.et -;n'on trempe dans | le jus. LL POUR RIRE a Un avocat plaide contre un dentiste : Messieurs, dit-il au commencement de sa pluïdoirie, il me sera facile de résu- mer les débats; on devait nous mettre pour cinq ceuts francs de dents, ou nous met dedans penr einq cents francs. Là est tout le procès. Comment, ma chère, vous êtes restée toute l'après midi au jeudi de madame LE ......… Oui on disait tant de mal de ceux qui sortaient, que je n’ai jamais osé par- tir de peur de passer par les mêmes pra pos. Un ménage bien assorti. Mousieur fait une scène terrible à madame qui fuit par lui dire: _ Veux tutaire ton bec? Alors l'héritier présomprif, qui n’a eucore rien dit, s écrie : C’est bien vilain de dire: ton bec, en parlant de la gueule de papa. Gavreche entre chez le boulanger: Avez vous encore du pain rassis? Oui, mon ami Tant pis pour vous, failait le vendre quand il était ter dre ! —————— — ee Un joli mot du journaliste : Deux réceptions ont eu lieu pour les préparatifs d un mariage qui n’a pas réussi; ‘’ireux bals, dit notre conf ère, ont été tehangés sans résultat |” » tt AY Z sin de vous ETUCuTEr Une bonne montre, Une belle chaine de montre, Une jolie epinglette, Une magnifique paire de bou- tons a poignets. Acnetez-vos-Cadeaux, Voici Noel qui approche J'ai reçu un bel assortiment de hij site rie que je vendrai à des prix qui vous étuis ront. fæ Venez-me-voir, LL. EE FERRER E., Tigoish, D:c 7 93 3ms SPRING IS COMING Yow need to keep vour feet dry. Good hand made boots, made with good stock, will give you satisfaction, My hand made bouts will stand the wet. Ï have a Jlarge stock on han. Ladies should have their feet encased in stylish hand made boots. 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