, “Es ? __ _ RER praires"à ARE RDA JE dé marne : ; LIMPARTIAL à 2 ne SU Le É . . L _ = = mr LES BRIGANDS DE LA [eine après: à GROTTE DES ECHEÉLLES! —Que personne «ne bouge, paies dit-il alors, et qu'ou aille de La grotte des Echelles est si- |suite chercher des maçons avec tuée dans le departement de des pierres, du mortier et des l'Ariège, ouverte dans le flanc outils. même de ia montagne, clle est} Douze heures après l'entrée composée de voûtes et de gale*| des premiers soldats dans la ca- ries gigantesques. Âu commen- | verne, l’orifice en était solide- cement de l’année 1802, elle de-| ment muré, vingt sentinelles vint le repaire d'une bande de}|en gardaient les approches et brigands aussi nombreux que | des ordonnances furent dispo- redoutables et commandés par sées de façon à prévenir ie colo- un ancien contrebandier. Bien- | nel à Tarascon. de ce qui se pas- tot il devint impossible de se | serait. hasarder sur les routes envi-! Trois jours s’étaient déjà é- ronpantes sans être dévalisé; !coulés dans cette sitnation sans les diligences furent arrêtées | que rien de nouveau n'eut été fréquemment, les recettts de signalé, lorsque le quatrième l'Etat furent piliées, les esvor- | jour, le receveur du départe- tes massacrees,; en somme, Ja | ment qui demenrait à Foix bande répandait la terreur dans | trouva le matin sa caisse ou- un rayon de douze lieues à la | verie, la serrure en était brisée, ronde. tout l'argent enlevé et rempla- Ces bandits auraient vainc-|cé par une feuille de papier ment cherché une retraite plus | blanc sur laquelle on lisait : sûre que la grotte qui leur ser- | “Les brigands de la grotte d'‘U- vait de repaire et de forteresse. A cette époque, l'ouverture en était très-spacieuse et la pre- mière galerie dans laquel le cn péné‘rait était d'abord Jargc de dix mètres environ et haute de sixi mais après ayoir fait quel- ques centaines de pas, la vonte s'abaissait vers le sol à tel point qu'il n'y avait plus qu'une ouverture pouvant à peine li-! vrer passage à un homme ram- pant à plat ventre. La défense on Je ccmprend était tiès-facile et quard Ja bandeétait absente deux hcmmes suffisaient pour garder les issues. Quinze mois après l'intalla- tion des brigands, le gouverre- ment ému par leurs terribles exploits décida que pour s'em- parer d’un seul coup de la bande entière, on enverrait un bataillon du 65e de ligne et une escouade de gendarmes pour surprendre les voleurs deps leurs grotte même. On sut bientôt qu'ils étaient rentrés ia nuit dans leur grotte chargés de butin, les soldats se mirent alors en marche, silencieux, le fusil chargé, la giberne chargée de catouches. La troupe s’arré- ta à l'entrée de l'étroite ouver- ture qui servait de passage aux bandits. Le commandant de- manda un homme de bonne vo lonté pour se hasarder le pre- mier, its’en présenta dix. lis eurent l’ordre d'observer un si- lence absolu pendant et après le trajet et à la sortie du bovau par lequel ils pénétraient, cha- cux d'eux devait se relever dou- cement avec ses armes et se ranger de côté pour laisser pas- ser ses camaiades Soixante-seize hommes pas- sèrent ainsi en une heure sans qu'aucun bruit se fit entenire au dehors. Au bout d’une de- mi-heure après que le dermier fut entré, les vingt-cinq hom- mes restés dans la galerie en- tendirent une fusillade qui du- ra une heure pendant laquelle: | sat” Cetie aventure prouvait qu'il existait à la grotte une seconde issue. Comment la découvrir ? Parmi les gens du vays, per- sonne n'avait jamais entendu parler d'une autre issue que celle que l’on avait murée. On. prit denc ie parti d’entourer la montagne d’un cordon de sen- tinelles et d'établir sur ses flancs des postes nombreux et rapprochés. Pendant quinze jours on en vit aucun brigand, cependant deux vols furent commis. La montagne se termine au nord-ouest sur une petite vallée que parcourt un torrent qui va se jeter plus loin dans l'Ariège. Or, un soir, un lieutenant qui commandait les hommes postés dans cette partie de la mmonta- gne étaut allé s’assoir pour prendre le frais dans un petit ilot couvert de broussailles et situé au milieu du torrent se reposait paisiblement. 1] était complètement caché par les branches des arbrisseaux et sous l,influence de l'ombre, de la fraicheur et du murmure de l'eau, il allait s'endormir lors- qu’il entendit tout-à-coup près de lui une voix qui paraissait sortir du roc contre lequel il a- vait appuyé sa tête; puis il vit remuer les branches et aper- çut bientôt un homme qui semblait sortir de terre, se dres- sant au milieu des broussailles, et les rochers. Airivésur l’1u- tre bord, l’homme rabattit son pantalon, mit à ses pieds une paire de souliers et vêtu comme les paysans du pays il se diri- gea vers Tarascon. Le lieutenant se leva alors, fit. Je tour du rocher contre le- quel il s'était appuyé et aper- çu£ entre ce rocher et un autre qui en était très-rapproché une issue étroite pouvant livrer passage à un homme seul ; l'herbe foulée, les branches cassées tout autour indiquait une seconde compagnie pres-|que ce passage était fréquenté- que toute entière avait suivi la! Le lieutenant regagna aussi- première puis le silence se fit tôt son poste fit son rapport et de nouveau. quelques instants après un dé- Bientot le colonel ini-même | tachement de soldats d’infante- vint dans la premiére galerie :!rie bien déterminés pénétrè- quand il eut appris comment | reur dans le souterrain. La les choses s'étaient passées, | grotte après s’ètre enfoncée d'’a- combien de ses hommes étaient | bord verticalement, passait sous entrés dans le repaire des ban-|le lit du torrent, puis se rele- dits et le peu de temps que la/|vait perpendiculairement et en- fusillade avait durée, le brave trait dans les flanes de la mon- officier devint sombre. Son vi-|tagne. sage annonça que de sinistres! Pour se guider au milieu de pressentiments agitaient son l'obscurité ia plus complète, les esprit. soldats n'avaient qu'une Jan. On attendit encore une demi- | terne sourde, il marchaient si- heure et le silence continua de lencieusement, se proposant de à renir & l'évei régner. 11 ordonna alors à un) PATVERIT Fans donner éveil jusqu’à un endroit où a grotte de ses voltigeurs de suivre Ja! ; ; route qu'avaient prise ses cent- | Plus large permettrait de dé- cinquante camarades, puis il Je Ployer un front de plusieurs suivit lui-même se glissant à hommes. I] y avait quelques instants plat ventre à travers l'étroit jues a passage. Quelques minutes a- la troupe s’avançait ainsi avec S | : . | lenteur. à travers ce bovau tor- à ? ‘ . _ J près, on l'entendit appeler à | : x nn hante voix et comme persoune | ‘U®UX, lOTSQU à Un des ang ne lui répondait de l'intérieur | cet étroit passage, ils aperçu- : à sh 1 do à “es D de la caverne; il sortit quelques | rent uue iumière qui venait si réfléchir sur le canon d’un fu. sil, puis un homme de haute taille se leva tout à coup et de son corps, barrant le passage, il s’écria: —Qui vive ? Pour toute réponse un gre- uadier le cloua mort d’un coup de baïonnette contre les parois de caverne, puis la troupe! pressant le pas, continua son chemin et gagna enfin une ga- lerie a3sez large pour quiuzc où vingt nommes puissent s'y déployer de front, puis ils allu- mèreunt des torches. La lueur avertit 1es brigands qui après avoir poussé de grands cris engagèrent auesitôt avec la troupe une fusillade €- pouvantable. Au fracas des fu- sils vint bientôt s'ajouter le choc des stalatites tombant de la voite ; les échos mille fois répétés de la fusillade à tra- vers toutes les galeries fai- saient un tapage épouvanta- ble. Les brigands quoique moins nombreux, avaient un grand a- vantage sur les soldats parce qu'ils connaissaient les anfrac- tuosités et tous les détours de la.grotte ; tireurs habiles, ‘a- chés derrière les saillies du ro- ch«r ils fusillaient ‘les soldats sans que ceux-ci pussent ré- pondre efficacement à des coups qui semblaient partir des parois même de la grotte Néanmoins -après quelques heures d’une lutte acharnée, a- près la mort d'un grand nom- bre de braves soldats, on arriva sur le bord d'un petit lac situé dans la caverne même vers la moitié de sa longueur. Tandis que les brigands avaient une barque pour le traverser, les soldats furent obligés de se mettre dans l’eau jusqu’à mi- corps pour gagner l'autre côté, sous uue pluie de balles. Mais ensuite, les brigands se trou- vaient acculés dans un endroit qui sépare la première partie de la grotte de Ja seconde. À cet endroit, il existe deux grottes se faisant suite quoique piacées à des hauteurs difié- rentes, l'entrée de la seconde trouvant a quinze mètres au- dessus du sol de la première. Vers le milieu de l’espace qui les sépare se trouve une sorte de plate-forme glissante sur la- quelle huit personnes peuvent à peine temir, cette plate-forme est terminée par un précipice d'une profondeur inconnue dont la paroi perpendiculaire sert de support à la grotte su- périeure située à sept mètres au-dessus. Les brigands chassés pied à pied par les soldats venaient d'arriver sur le bord de cette paroi perpendiculaire espérant trouver un refuge dans la par- tie inférieure de la grotte. A- près avoir éteint leurs torches, ils mirent je feu à un tas de paille mouillée dont la frmée épaissé obscurcit la galerie su- périeure et aveugla les soldats, Pendant que ceux-ci étei- gnaient le feu, les brigands se laissèrent glisser lentement zar uue échelle et lorsque les soldats purent s’avancer cro yant s'emparer des bandits, ils les virent s'enfoncer dans Je roc où ils disparaissait comme des fantômes. Les soldats a- valent aussi eu soin de se mu nir d’échelles, ils se mirent en devoir de les placer, ce fut :- lors que la fusillade s'engagea l’abri contre les parois de la grotte. Là, le commandant étu- dia la position et après s'être bien rendu compte de la situ:-! tion des brigands, il fit étein- dre Jes torches, fit placer dans les encoignures Îles meilleurs tireurs de sa troupe ‘et leur donua l’ordre de tirer sur les brigands qui ocuuipaient la plate-forme. Grâve à l’obseutité, les bri- gands ne tirent plus qu'au hasard, les soldats. purent alots ramper jusqu'aux. bords du à placer les échelles. Par l'or dre du commandant” une tor- che enflammée fut Jancée sur la plate-forme où se tenaient les brigands ; profitant de cette lueur, les soldats tirèrent en ce moment et tous les bandits qui se trouvèrent sur Ja plate-forme furent jetés dans ie précipice. | En même temps trois scliahueé: étaient mises en place et les! soldats s'y prévipitaient malgré le feu de leurs ennemis. Un quart d'heure après, ils étaient | maitres de la place. Les douze bandits qui restaient ne pou- vant plus résister faute de! munitions, finirent par se ren- dre. Quelques minutes après, les soldats firent entendre un cri d'horreur, un épouvantable spectacle venait de se présenter à leurs yeux, cent quarante-six cadavres dont les têtes étaient | séparés du trone étaient éten- dus sur le sol, remplissant l'at-| mosphère d'émanations pu-| trides. Le sol rougi attestait la barbarie des brigands qui a- vaient coupé la tête des mal-! heureux soldats entrés dans la grotte quinze jours aupara- | vant. | En reconnaissant leurs cama- rades et leurs amis. les soldats devinrent furieux et il fallut toute l'autorité de leurs chefs. pour appaiser chez eux le senti- | ment qui les portait à la ven-! geadce. Les douze bandits dont on s'étaient emparé, furent solide- ment garottés et on les condui- sit à la prison de Foix ; ils é- taient couverts de sang, de! sueur et noirs de fumée et de boue. 1ls furent exécutés publi- quement trois mois après, qnañt aux autres, ils avaient roulé dans les précipices. Entre veuves (réflexions de derrière la tête) : —Et vous, qu'est ce qui vous a le plus frappée, durant votre vie ? — C'est mon mari. Entre maris : —Oui, mon cher ami, j'ai été trois fois fiancé, et j'ai été trois! fois malheureux. | —Comiment cela ? —La première n’a pas voulu de moi, la seconde est morte au moment juste où mous al-| lions nous marier,et la troi-l sième... c'est ma femme. Un veuf se plait amèremeni : —Ma première ronflait tout le temps... Je ne pouvais pas dormir. —Eh bien, et la seconde ? —Elle ne ronfle plus...Ca me réveille. La vie rapelle d’un charpentier. Le jeune Casimir interroge son respectable auteur : de nouveau. Plusieurs bri- gands profitaut de l'obscurité se tenaient sur la plate forme sur laquelle il fallait appuyer le pied de l’échelle, tandis que que c’est donc qu’un journal bien pensant ? | Mon enfant, c'est celui qui! pense exa:tement comme Ja personne qui le lit. d'autres s'étaient hissés sur les saillies des stalactites de telle! sorte qu’ils pouvaient diriger un feu meurtrier sur l'entrée de la grotte supérisure et qu'il dats furent obligés un instant | DR. WICKHAM PHYSICIAN AND SUR _GEON était impossible de rester sur! Office :— Mr. J.J. McLellan's le bord du précipice, Les sol- residence TIGNISIL Lol : | de s'arrêter et de se mettre à|June 18—31in précipice où issse tinrent prêts la boutigre Elle est-mêéiée de “traverses.” ! ect re ru ICHEAPEST | | AND ( BEST CHAIRS | | | —{N P. E. I. te Make— them ourselves ee X — WRITE For CurTs AND PRICES. SCHOOL { { | } | FURNITURE Goop, STRONG & CHEAP — GC} Lnsenstal | Î axe MARK WRIGHT & CO. | Charlottetown. RE Werire For PRICES. SE VOUS VOUS PROPOSEZ Le matin d'aller en ville pour y acheter des marchandises, il est assez probable que vous rassemblerez ia famille la veille, et que vous passerez en revue les différents magasins et leurs prix, tout en prenant compte des marchand:ses que vous pre- tendez acheter. MONTRE AU NOUS AVONS PUBLIC que nous vendons à meilleur marché que qui que ce soit, vu que nous vendons aux prix voatants afin de nous retirer du commerce en Détails. 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