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Ge ton attristé ne plut sans doute pas au baron, car il ré- prima un mouvement d'impa- tieuce et répondi : — Qui êtes-vous, femme ? Je ue vous connais pas. La froideur de ces paroles saisit d'anxiété la mère Job — Mon mari est brasseur à Wispeibeke, dit elle d'une voix hésitante ; je suis la mère de Hugo. — Hugo ! Hugo! murmura le baron en appuyant le deigt sur son front. Voulez vsus parler de Hugo Job, quiesit négeciant à la ville ? —Oui, monsieur le baron, de Hago Job. —Est-ce bien la vérité que vous dites? Ne me trompez- vous pas ? — Vous tromper, monsieur le baron ! Me me reconnaissez vens done plus ? Vous êtes venu ane fois ehez nous pour nous re mercier d'une belle aution de Hugo — Eu eff:t, je crois vous re- connaitre. Ainsi vons êtes Ja mère de celui qui a risqué sa vie pour sauver men fils ? dit le baron pensil ea prenant un des beanx fauteuils. Asseyez vons, brave femme, et pardonmez moi ma froideur. Asseyez vous ; mettez-vous à votre aise, je Île veux...Bi vous refusez de vons asseoir, je serai foreé de me te- air debont aussi. —Ce sera donc seulement pour vous plaire, monsiear le baron, murmura la mère Job, l'oeil rayonnant de joie. — Ne m'en voulez pas, ma brave femme, de ce que je vous aisi mal regue, dit le baron. Nous autres, gens riches nous sommes tellement assaillis de prières et de demandes de ton te espèce, et puis on nous trom- pe si souvent, que maigré neus nous devrenons défiants vis-à vis de tout le monde...Ainsi, vous êtes la mere de Hago Job ? Don nez-moi la main, brave feinme ; Je suis henreux de vons roir. Vous aviez quelque chose à me demander, disait ie demestiqua Parlez, que puis-je faire peur rous ? Le ton aff:etueux areo lequel le baron prononça ces paroles et l'espoir soadain qui pénétra daus le eeeur de la mère Job l'émarent si vivement qu: 5sa voix s’éteignit dans sa gorge, et que pour tonte réponse clle fon- LA MERE JOB | | | | iv ) dit en larmes. — Vous êtes triste, ms brern femmme, dit le baron en Ini te. nant tonjonrs la main. Gonsokez vous Vo're fils Hngo a géné reusement sauvé mon fils, alors. qu'ancan de ses amis n'osait lui venir en aide. 11 a refusé tonte récompense. Bemandez-moi au- jourd'hni cette récompense. Vous paraisrezx malheureuse ; permettez-moi de venir à votre séeours. —AÀh ! s'écria la mère Job, j: pleure de joie et de reconnais- sance envers Dien de ce qu'il vons a donné un si généreux. oseur ! de &e qu'il a permis à mon ange gardien de proneneer votre nom à mon oreille, alors, que tont était ssmbre autour de moi comme le fend d’un abime. Oh ! quaud même vous ne pour- riez me prêter l'aide que je viens implorer, soyez toujours bén1 pour ves deuces et bonnes parokes ! Le baron lui laissa quelques instants pour se remettre, puis il prit la parole ; — Voyons, dites moi ce que vons désirez, et seln bison fran- ehement et sans crainte. —Monsieur le baron, cela vous attristera penat être, veus qui êtes si bon : mais pardon nez moi si je vons fais de la pei- ne. Mon fils Hago était nmégo:. ciant 4 la ville, —j'entends avee joie que vous le savez. Il s'était associé a-ee un certain M. Wal- ter, qui avait ba réputation d'an hemme habile et prudent. Ce Walter s'est enfaiea Amérique ; il a falsifié les livres de eom- merces, fait des lettres de shan- ge et obteuu par rase d'impor: tantes signatures de mon fils. Hugo, dépouillé detount, demen- re responsable des dettes de ja maison, et sera arrêté sous l'ac- onsation de banqueroute fran- dulense et jeté en prison... — Que dites-vous là ? s'écria le baron d'ane roix pleine de compassion. Panvre mère !. Mais à combien s'élèvent les dettes ? —Trente mille franos! mur- mura la mère Job d'une voix étouffée et comme toute con- fuse de l'importance du secours qu'elle renait demander. —Trente mible francs, répéta le baron ; c'est beancoup. —Nons possédons des biens, estimés par le notaire Siyns, de notre village, environ soixante- ainq mille tranes. 1ls sont char- gés d'une première hypothèque de vingt-cinq mille franos, qui ont servi à faire le capital com- mercial de Hugo, et qui sont perdus maintenant. Ge que je vous prie de faire, monsieur le baron, cest d'avoir l'extreme bonté d'aesepter une seconde inscription sur mes biens, et de vouloir bien me prêter les trente mille francs dons j'ai bosein pour sauver moo fils Hugo du déshonneur et d'une ruine irré. parable ..Nous aceepterons l'in- térêt qu'il vous plaira de de- mander, et nous nous éterons le ; (Saite à la 4ème page) nas à n Le EE E 41 À » f CHEWING Gives entire satisfaction. For sale everywhere. N B.—A 5e. plug of ‘“Parrior Twisr"” is 20 per ; dé Î | ou repeated orders we receive for this brand is « (( best proof that this Tobacco is all right. } larger than formerly lresese-nsmsesases RS RS NY ANOTHER ARLOAD PR _— PT . rt New Furniture just assived direct from th: makera. We now have Furniture for Parlor, Hall, Bedrooïm, Dining-room and Kitchen, which isthe best value for your money ou P. E; Island. SES - luspection invited. Brace McKay & Oo. S'Side, May 29:h 1900. 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