Enr Ets ve mn ‘ SD Sema à manner onu manon EP aan ve Des one Start ei éd rte rent “ol LT MPARTIAL. : PRTERES (prière tous les jours ? “Oui, Monseigneur, chaque La petite ER est née dans|matin, en me levant, je fais le une humble métairie limousine. |salut militaire, et je dis : “Mon Beaucoup d'enfants riches, ce-! Dieu, votre serviteur se lève. Pendant pourraient envier sa) fortune, “ar le bon Dieu lui a |; Le soir, je fais anssi le salut, et je dis : ‘Mon Dieu, votre servi- donne des par. nts honnètes et|se couche.” chrétiens Sur la terre, ce bon- heur le est le plus grand. car il conduit à celui du ciel qui ne finit jamais. Vous avez peut-être vu des gamins de neuf à dix ans dônt l instracrion religiènse se borne à ébau “her parfois de Ja main pu nn signe de eéroix mal fait. Leurs -meres vous Sront! qu'elies n’ont pas le temps de mieux les instruire: elles tra- | vaillent tous L:s jours ‘ | La bonne Madélie, la mère | de la petite Marie, travaille elle aussi tout le jour, et sou | vent une partie de la nuit. Avant qu elle ait fait son mé-| nage, préparé les répos, racom- modé tout son monde, les heures sont t t passées Malgré | tant de soins et de tracas. elie n'oublie pas ses devoirs de mère chrétienne. Elle a d’abord prié au nom des: filette, tra- gant sur eile un grind-signe de: eroix. Puis i'enfant, come: |” çant à bulbutier, à bientot su, invoquer “lou piti Jiésu” .et “se signer” ell:-Wwême. #* Tandis que l’ange-gardien de la petit Marie, plans au dessus du berceau, pour la protéger, la veillée de la famille se pour- suit. Dans un coin de la cheminée une chaise ou un grand fau- teuil de paille où se repose, d'habitude, le hef de famille quand il n’est pas occupé, avec les autres homiies' à confec- tionner quelque senuadour, on à parler des chataignes. Enae, de cofire à se} sur lequel les en- fants aiment à s'assaoir, bien blotti: sous le menteau de la cheminée. Auprès de feu, quelques chaises de paille pour Îles plus irileux et pour les femmes qui font aiscment jeur tricot dans une demi-obseurité. Celles qui filent on qui font des travaux de couture entourent la grande table, éclairées par la lampe. Et J’on cause à qui mieux mieux. Cependant l'heure du repos est arrivée; avant de se séDa- rer, on va dire la prière en commun _ Très digne; le chef de famille se découvre, l’axreule aux m m- brées ruidis s'accoude sur sa chaise, i“s artres femmes s'age- nouillent sur le sol. Les gens, graves et recneillis, les bras croisés, restent debout où met- tent un genou à terre. Le père récite lui-même la prière à haute voix, lentement. 1} la dit en langnage du pays,et patois,ce qui ia rend pius expressive en- core et plus touchante. Les vé- rités chretiennes y sont naive- ment exprimé-s, avec les g'à- ces et les secours que demau- dent à Dieu «es bons travail- leurs de la terre, les artisans du “pain quotidien.” Et ou un se relève, mieux préparé an labeur du : lende- mai, pins que jamais attaché au devoir et à l'a douce vue de famille, “ De D'autres fois, l'été surtout, onse run en plus grand nombre, C'est tout un village qui s'assemible av pied d’une croix, tutôur d'un “mois de Marie,’ dans la ehapelle de quelque famiile chretienne qui aime les paysans et en est aimée. Alors la prière faite, on chan- te des eantiques pepulaires, on fait ue lecture, où bien M. le curé à été invité à veuir prési- der la réunien et félicite ses paroissiens de déurs pieux usage. Je vous diraj peut-être, quel- que jours la prière de la mère “Moynotte” qui est. Charmante en Sa naïveté 1lme sembleque 8 bon Dieu doit écouter avec complaisance ce lang'agéshmnple parti ducœur. rint de lotigues phrases, point rafendes pensées » 16 lan- fumilier de enfant avec! à “ere -linvocation des saints :'urs, voila Les prières de COMALNESS, MN. peu brèves :fcis, mais touchautes dans le ar Ro peE ité et certainement écor'és du bon Dieu. Lan Grande- aimait à racon-| €: l'histoire d'um ‘Vieux pay- san qni Sa servi” et auquel Vi de pos évêqnes, en visiie ssh deroemisit hic n! r : VV YY % "on vVaIueu 2 “Pfé, bien, dit en riant Île prélat, ajontez y Notre Père et Je vous salue ,t votre pus sera parfaite.” JACQUES MA Liv ERT. (De là Croix, de Limoge) 7 vêtements presque À cette vue, la mère poussant un eri perçant est tombée éva- noie: Mais son eri avait été en- tendu par des voisins qui sont accourus et ont éteint le feu à l’aide de quelques seaux d'eau Un médecin a été imandé en toute hâte : mais les deux en- fants sont si affreusement bru- lés qu: leur état est considéré comme désespéré. nr are —Ou dit que la langue des Japonais ne contient pas de jurons. . — Une dépêche de Paris an- nonce que le cholera sa fait'son apparition à Brest, France: !? — Deux cents maisons ont été réduites en cendres par un In- cendie qui a éclaté dans le quartier iudigène de Port Said. —Six persqunes ont été. tuiéos samedi, dans l'explosion de la fabrique de joudye, à. Tehx- dorft, faubourg de. Vienne: 3 “Un affreux vye lone s'est éléve à York, Neb,, et cou- Loi utie étendüe de 10. milles causant un immense dopan âge aux granves, maisons ct aux ré coltes, s. Fr —1] y a daus l Uiah, 18,000 hoinmes de plus que dés fem mes. Ce territoire devrait doc avoir des charmes pour les de- moiselles qui habitent des loca- lités où leur nombre est plus grand que celui des hommes. —La société des jeunes filles de Danbury (Connecticut), dont chaque membre jure de ne pas épouser un homme adonné à l'usage des boissons enivrantes, progresse sensiblement. Elle compte maintenant 400 membres. —ilest né, dimanche, à New York, un enfant d'une peti- tesse remarquable. En eflet, il ne mesurait que ? de pouce de longueur et ne pesait qu'une demi once 1] était bien con- formé ; maisil n'a vécu que quelques heures. — Un correspendant de Guy- aquil, Equatenr, télégraphie que Ja chaudière du vaissean de guerre ‘’Sucre”, de ce pays, a fait explosion, pendant que le navire transportauit des treu- pes à Machine pour combattre les insurgés. Le eapitaine et 14 hommes ont été tués et un plus grand nombre blessés. 1lyaun perroquet au No. 529 Broadway, Boston, qui vient d'héfiter de $4.000 de sa maitresse, Mde Mary J«an Bradferd, morte la semaine der nière Polly—le nom du perroquet —est dans la famille Bradford depuis environ 20 ans; il na- quit au Brésil. C’est un oiseau très intelligent qui répète tout ee que l’ou veut lui faire dire. Mde aimait beaucoup. Cha- que matin, à sou lever, elle lui demandait Palme : — “Polly, avez vous bien dermi la nuit dernière ?” Et Polly de répondré : . ‘Assez. bien, merci,” eu: “Pas . aussi bien que d’habi- tude.” f Mde Bradford Jui a laissé $1000 donte l'intérêt devra servir à lui acheter des frian- dises qu'ikfime et pour payer des frais de soh entretien. À 6 pourcentl'es $4,000 vont diner au perro- quet $20 de revenus par mois. Voilà un perroquet qui est plus riche que bien des hom- mes. —Un drame poignant, dont les victimes sont deux enfants, s’est déroulé à New-York, dans une maison occupée par une famille du nom de Spencer. Mme Spencer est sortie pour aller faire quelques emplettes dans le voisinage emportant son plus jeune enfant dans ses bras, et laissant les deux au- tres, Martin, âgé de quatre ans, et Joseph, âge de deux ans, seuls à la maison. Lorsque la pauvre femme est rentrée chez elle, quelques instants plus tard, les deux enfants avaient disparu. Après les avoir vaine- ment cherchés sous les meu- ‘pour les vêtements, bles, Mme Spencer a ouvert un cabinet meir servant d’armoire et à été Presque suiloquée par un tour- billon de flaiimes et de fumée aui en a iaill!. Ses déux en- * PRETRE ET SOLDAT 11 y a biea longtemps, sur la frontière du Maroë, aux envi- rons d'Ouchda, j'ai vu mourir un soldat suv le champ de ba- taille. J'avais suivi une expédi- tion, On était en escarmouche |? avec une fraction de tribu qui était, je vrois, celle de Beni- Snassem, Un zouve était &un- b£, frappé d’une balle qui-ini avait traversé la poitrine 1l s'était trainé jusqu’à une toufte de chênes nains, contre-laquelle il'cherehait à s'adosser, Je la- vais aperçu; j'étais descendu ‘de ‘éhéval, et j'essayais un pansémént inutile. Le pauvre hommes sécouait la tète et di- Fait "+ ai non affaire. ” L’au- mônier, un pére jésuite à longue barbe nofré, neus vit et accou rüt. Je ‘foulus m'éloigner, le |} sotdit” dit: “Ce n rest pas Ja peliie, équtemez z-moi” Je me pla- çai dérrièré lui j je m'agenouillai, et, lé prenant dans mes bras, je l'accottai contre ma poitrine. J ai entendu su confession, elle ne fut pas longue. Le prêtre tutoyait le molibond et lui par- lait en langue de caserne : Tu t'es soulé ? Oui. Tu as fait les cent dix-neuf coups ? Oui. Tu as chaparde ? Oui As tu vols ? Nom. Tu àäs armé le régiment ? Oui. Tu as été fidèle an Drapeau ? Oui Tu ineurs de bon cœur pour la France ? Oui. Sois en repos,mon vieux, le ciel est fait pour les braves comme toi Dieu t'attend ! 1] l'embressa ; je sanglotais. Les yeux du soldats étaient illuminés ; ses yeux pleins! d'extase regardaient le ciel et le regardèrent jusqu'a la se- conde ou ils se fermerent pour ‘toujours. Voilà bientot quarante ans de cela ; j'ai encore dans l’oreille le son de voix affaiblie du bles- sé et j: revois l'expression de béatitude qui eclairait son vi- sage. C'est être impitoyabie que d'empêcher de mourir ainsi. Maxime du Camp. LE CHEVAL Nous regrettons d'ignorer le nom du brave homme qui a écrit les lignes suivantes, que nous découpons dins un bout de vieux journal, dit le Mani- toba : Elles prouveut : que leur auteur avait bon cœur. Si le cheval pouvait parler, |veici ce qu'il dirait : Quand il fait un froid de fSi- bérie, ne m'attachez pas à un poteau ou autre “objet de fer, car la peau de ma langue m'est nécessaire. Ne me laissez pas “attaché la nuit dans un entre deux dent le plancher-est dangereux pour secoucher ; car je suis attaché et incapable de choisir l’endroit ou je me couche. Ne me-forcez pas a manger plus de sel que je n’en veux en en mettant dans mon avoine: je sais mieux que nul autre ani- mal combien il m'en faut. Ne croyez pas que, parce que je m'empresse sous le fouet, je ne me fatigue pas; vous vous trémouisseriez autant que moi si l'on y contraignait à coups de fouet. Ne vous figurez pas que par- ce que je suis un cheval, je suis capable de manger les mau- vaises herbes. Ne me donnez pas des coups de fouet parce que j'ai eu peur de quelque chose le long de la route: ar la fois suivante je m'en souviendrai et il pourrait vous arriver malheur. Ne me faites pas trotter en mentant une côle, Car je Suis votre voiture, avec moi-m du nine. sans connaissance |essayez de menter une ‘côte et leurs complètement brulés sur eux. Y avec une lourd charge en cou- rant. Ne me laissez pas dans uñe écurie plougé dans les téne- bres, car quand vous m'en fai- tes sortir, la lumière me fait mal à la vue, surlout quand la terre est recouverte de neige. Ne me dites pas whoa farrètel à propos de rien. Ne me dites d'arrêter que quand je dois ar- rêter, et apprenez-Mol a le faire an premier mot ; si vos guides viennent à casser, VOUS 11e V ons repentirez pent-être pas de m'a-| voir aspris à m’arrêter à la pa- | role. | Ne me faites pas boire d’eau! glacée ; ne me mettez pas dans | la bouche un mors gelé, mais! réchauflez-le en le tenant du- | rant une maiute collée surinon COTPS. N'oubliez pas de m aiguiser les dents quand elles sont é- moussées et que je ne suis plus capable de broyer mon fourrage si-Vons M€ voyez maigrir sans en découvrir la cause, c'est pro- bahlement parce qu il est né- cessaire de m'alguiser r (afiler) les dents. Ne me demandez pas de re- culer en me bouchant les yeux. car j'ai peur de le faire. I Ne me faites pas trotter en descendant une cote un peu raide, car si quelques chose cas- sait, je pourrais à mon tour | vous casser le cou. Ne me mettez pas une bride dent les oreillèrés me font mal à la tête, on m'empêchent de voir en avant. Ne soyez pas assez négligent au sujet de men harnais qe de ne vous occuper de la répa- rer seulement quand vous vous apereevrez qu'il m'a fait une douloureuse blessure ._Ne me prêtes pas à un écer- velé qui ait raoins d'esprit que moi-même. Noubliez pas qu'on lit dans un vieux livre ami de tous les opprimés : “L'homme miséricordieux a le Ia misérivorde même pour sa bête.” LISEZ! LISEZ LISEZ! ————— X —— Je viens de recevoir le reste de mes marchandises Gun prin- temps et je peux garantir que l'on tronvera les meilleurs marchés à mon magasin, Voici le temps des semences. J'ai encore un peu de GRAI- NES D£ TREFLE. Venez vite, sinoH vous eh inanqucrez. Marchandises _Seches En marchandises sèches, je puis dire que mon Stock est au complet. 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