RES De L'HERITAGE DE LA GRANDEUR “ sp Deux villages ètaient séparés l'un de l'autre par une petite rivière. Lorsque le temps était beau depuis plusieurs jours, à toi tu garde ras les ca- eaux étaient basses, et les gens à cheval pouvaient traverser: sans danger; mais, après les! grandes pluies, ii fallait que ] voyageurs fissent uulong dé tour pour aller trouvé#ié pont, à moins qu'ils ne fussent à -dans Ce dernier cas, ils appeläient le. passeur, un bon vieillard :qui leur faisait ga- gher l'autre rive à l'aide d’une petite barque qu'il dirigeait ha- bilement. ne Un jour. un meütier du pâys; fort riche et fort considé- ré, fit “arrêter son cheval de- vantla rivière et prétendit a traverser malgré l'avis du pas- seûr qui lui disait.—Je vous ex prie; Monsicur, {Ilez jus- qu’au pont, les eaux sent hau- tés, il pourraït vous arrriver maälheur! | Le meuxier s’obstina, il pous sa dâfis l’eÂn son cheval, mais la *pauyre bêté” n'eut pas fait dix pis, "qu’elle perdit ‘pied et s'énfonçca sous l’eau, entrai- néht'son maître avec elle. Le pässeur alors dirigea sa barque de ce côté ; mais quand il vit disparaître lo meunier, il se jéla résolument à l’eau et le prit sur ses épaules. : Le métnier, fort effayé, dit a- lors au pässeur : “Situ me sau- : ves‘la “vie, je te donnerai ce que tu veudras de ma for- tar HR Mais le passeur lui répon- dit : “Mes forces diminuent ; si je meurs, promettez-moi.seule- ment de faire prospérer l'héri- tage de mon fils La Grandeur comme.#il était aussi précieux que celui qui doit revenir à vosenfants!®" . -- Lermeunier se hâta de le pro megtre,et--quand ïls ‘furent près dé là barque; ils ‘1é-: ussirent""à y mÜünter. Seu- lement le méunier retourna chez lui’bien portant -et se fit| soigner, tandis que le passeur n’aydnt trouvé dans $a cabanne ni feu mi. vêtements, de rechan- ze mourut des suites de ce bain torcé. at) Lorsqu'il fut enterré, le meu- uier-ft.vehir La Grandeur ! Celui qu'on mommait sinsi, étai®le fils ‘du passeur, un en- ant de huit ans, à qui son ex- trème: petifesse avait ‘fait don- ner‘Te"-süfnem de La Gran- «leur. Cr: Le meunier lui demande: “Dis-moi quei héritage t'a lais- 56 ton pére afin que je le fasse| prospérez!" :: +. La Grandeur répondit : “Vpieitout mon -héritage” ; ot il temdit sa petite main toute ouverte devant le meunier. Celmi-ci regarda et vit -dans | cette main, trois ‘sous, ‘trois uraisfs dt'hlé ét trois pépins de pommes. “ * 11 dit au garçon: “Te moques tu dem#i®” —Non, répondit l'enfant ! La iaisop de men père n’est pas à jui, et, comme jla laissé des «iettes, son-a vendn ses vête- saents et sa barque. Voila bien tout ée quenj'ai trouvé dans sa jochet -- : 4 qui Aloïs le-meunier-prit le con- touu de la petite mainet dit ‘Eh bien j'aurai soin de ce qui! 1i'appartient, et si tu veux vivre jui, je te nourrirai.” ” ’ —Jene veux pas yivresans »1en faire, répondit La Gran- “eur, donnez-moi - quelque. ou- 1 rage. À ce métgent, Mademoiselle lili lapetitéfille du meunier, vint à pésserégile chassait des sant Mlle AËMé cane suivie gaine de petits. ca- Vars Alle? de- «#0. + SA plus beaux champs, et quand {couvrirent un grand espace de L'IMPARTIAL répondit la fillete en riant, et elles me donnent beaucoup de mal. Le meunier se mit aussitôt à rire en disant à La Grandeur: “Eh bien, voilà mm {ravail tarde de Lili.” >» * — Merci bien, fit lé petit gar- çon ; et ilceupa une branche. arbres qui lui servit à diriger ec gamietons. bn à Le meunier në.s/occupa plus de lui: mais, en homme de conscience, il chesit un bon ter- rain pour y déposer avec soin les grains de bléet les pépins de pomme ; puis il fft entourer cé terrain d’une palisade, afin qu'on sût où se trouvait l'héri- tage de La Grandeur. Mais, pensa le meunier, je ne sais comment je ferai pros- pérer les trois sous ; Comme il pensait à cela, il vit s’'ayancer une pauvre vieil- le femme qui demandait l’au- mône ; i| lui donna l’un des sous de La Grandeur eu di- sant : “Celui qui donne aux pauvrés, prête a Dieu ! appeions d’abord par l'aumône la béné- diction sur ce bien”. Les grains de blé plantés par Je fermiers en bonne terre germèren; comme ceux de ses on fit la nxeisson, ils donnèrent trois beaux épis; alors on a’ battit la palisade et quand vint l’époque où l'on sème, on creu- sa deux siilons dans lesquels on répand't avec soin le grain contenu dans ces épis: c'était use bénédiction aucun blé ne vénait mieux que celui-là. Les pépins s'étaient anssi bien comportés ; ils dennèreut trois pemmiers de belle venue. Monsieur La Grandeur, cha- que fois qu'il passait devant son héritage, calculait dans sa tête le temps qu'il faudrait pour que son blé ceuvrit tout un champ. 1létait fier de ses pommaièrs qui, tous les ans, se couvraient de belles fleurs ro- ses. La première année qu'ils donnèrent des pommes, elles furent si bonnes que le meunier les garda pour sa table et re- commanda de ne pas jeter les pépins, car, pensait-il, ilne faut pas que La Grandeur perde rien de son héritage. Ces pépins, une fois semés, terre, et le jeune garçon se vit bientot propriétaire d’un bien de quelque valeur. Un jour, le meunier fut visité par un de ses amis qui voya- geait sans cesse par terre et par mer, faisant commerce et trafic de toutes sortes de cho- ses. Cet homme demanda au mu- nier s’il n’avait rien à lui don- uer pour faire valoir sur son chemin. 1l s’en allait au Con- an: 1. Le meunier lui dit que non; mais ensuite il se ravisa et lui donna les deux sous de La Grandeur en lui disant: ‘’Achè- te avec cela ce que tu voudras, fais-le valoir soignensement, c'est l'héritage d’un orphelin. - Le voyageur prit les deux sous en xriant très fort et s’en alla. Comme il traversait la Fran- ce, du Norl Midi, comptant s’embarquer dans un pert de la Méditerranée, ils’arrêta dans up. vilâge où le bruit que fai- sait une foule de gens rassem- blée piqua sa curiosité. 1i se glissa au milieu d'eux, et vit qu'ils tcoutaient un char- Jatan qui faisait beaucoup de fruit en vendant de toutes pe- tites boites de vilaine apparen- ce. Ce charlatan criait de tou- tes ses forces : “Achetez, Mes- sieurs €t Mesdames ! achetez, je [poche et n'y pensa plus. mr 7 se priver de si grands bien ” qu'un lui‘ dit : . Alors le voyageur ce dit:! —Tout-celasest à La Gran- “Yoilà une belle occasion d'em-fdeur. ::*. ployer les deux sous que m'a! 1larriva chez le meunier, Jui doués, mon amilesmunier!”| canisi sa bonnogorinnes et..ft F appèler La Grandeur. An lien < #5" 4 + boites et peñsa qu'il serait bien malheureux s'il ne la évendai |] Ps — F0 au moins le double desce qu'el- | bédu $arçun, grands” Fort, ete : e - : bonne, pire, qui portait “Æort 11 acheta donc une des petites appe | en de Fenfant qu'il avait laissé le coûtait. * = + | SE 11 mit cette boîte dans sa bien Son nom. Quelques jours après, il sem viiigt'ans il apprit avec j6ie) barqua et fit voile pour le Con- Sa richesse IRespérés et en con- 0. iséntit à la recevoir qu'après : Arrivé dans ce pays, il veu- l'avoir partagée ‘avec celui qui | dit la petite cargaison qu'il a- la lui avait gagnée a pig om, vait apportée et qui se cempo- Le le meunier lPaimait teudre-! sait d’étoffes de couleurs écla- ment,” La Grandeur ne crut tanies dont les habitants €-| Pouvoir mieux faire que de ne taient grauds amateurs. Puis, | jamais le quitter, et pour cela, comme il lui restait une pièce il lui demanda sa fille en ma: de soie d’un rouge éblouissant riage - elle lui, fut accordée de | et richement brodée, il deman- bon cœur. da s'il ne pourrait pas la pré-! La Grandeur devint un riche senter au roi qui seul pouvait Propriétaire, un homme bon, la payer ce qu’elle valait. juste et charitable. Ses champs | Cenx auxquels il s'adressa formèreut le plus bean bien de Ini répondirent tous que le-roi la contrée. était si malade qu'ilne songe-| L'abondance étant sortie de ait guère à acheter des étoffes. trois sous, de trois grains de | entêté : il trouva le moyen d'é|Int5 ce qui proure que la: bé- tre admis auprès du roi qui sou- 'bédiction de Dieu fait _prospé- ffrait de grandes douleurs des” 7°? le plus humble hér itage. tomac. - | DECISION JUDICIAIRE | Le roi le reçut fort mal et}... CONCERNANT LES lui dit qu'il n'avait besoin que! .. JOURNAUX de santé, et que s'ilne pouvait lui en vendre, il ne pouvait s’en) 1o Toute personne qui rc- retourner comme il était venu. tire régulièremént un jour- ‘Par hasard, cette parole rap- nal du. bureau de poste, pela au marehand la poudre qu'elle ait souscrit ou non qu'il avait achètée au moment due le journal soit adressé à dé quitter la France: illa pro’ "R nome FT n Th elui posa toute de suîte, croyant n’en aun : æhtre, * ESC "TESpOn- L£l : , + 2.|sablé du paiement. rien risquer d'en faire l'essai sur} D é me D OT RS 0 me | 20 Lonte personne qui ren- GE AT [renvele um-journa cst tenue de payer tous . les arrérages | Seulement, il fat fort elfrayé Qutelle doit sur abonnentent ! lorsque le monarque Jui dit' ou autrement lédi- “Je veux bien prendre ta pou” teur : peut continuer à le! dre, mais je l’avertis que j'ai dé- }ui envoyer jusqu'à ce qu'elle jà avalé beaucoup de drogues lait payé. Dansce €1s, l’abon- | et que j'en suis fatigué! Si la né est teeu de donner en ou- | tienne me guéri, je te donnerai tre lé prix ‘de F'abonnement, | dix onces de poudre d'or ; mais qu'il ait retiré on non le jour- | si elle ne me guérit point, tu se”! nal du buréan ele poste, 2 | ras bafonné et pendu. |. 50 Teut abonné peut être Le ypauvre marchand resta tout penaud, d'autant plus qu’- il fut immédiatément mis sous vs | | ja surveillance de plusieurs nè- Dre * des o entaines de lieues de cet endroit. gres qui avaient ordre de ne\ 4; Les tribüdaux ont déci- pas le perdre de pas. :: .. rdé que le fait de refuser del Le lendemain, il arriva bien ;ctirer un journai du burzau mal à son aiseet présenta aude poste, ou de changer de! roi une tasse d’une boisson noire résidence ef de laisser aecu- | et forte puante qu'il avait faite muler les numéros à l'an- en délayant la poudre dans |cienne adresse, constitue une l’eau bouillante. présomption et une preuve Le roi but ense serrant le prima facie d’intention de nez et en poussant des gémisse| fraude. ments d'horreur, tant cela était | : ” COUPON DE PRIME: . « . . | mauvais, après quoi il sen. ferma dans sa tente,et y de-, meura deux jours sans que Je. | marchand, à demi-mort de peur reçut de ses nouvelles. An bout | de ce temps, il fut mandé près du monarque et le trouva fort giulleret et de bonne mine, au- tant qu'on en pouvait juger sous sa couleur noir. 11 ni fit donc donner dix onces de poudre d'or avec un gros diamant qu'ilne Jui axait point promis. Le remède du charlatan n'é- tait autre chose qu'une poudre : sde purgative des plus violentes. | NOM... D 0è AUD ESB « dé Le pauvre roi avait souffert d'épouvantables coliques, mais il était complètement guéri, Comme le marchand était | honnête homme, ïl poria au | compte de La Grandeur son trésor inespéré ! puis 1l ‘vendit le diamant, échangea la pou- dre d’or, et fit avec l'argent qu’ il retira du tout, un véritable commerce dans lequetïil'réalhisa 7 des bénéfices énormes. Bien longtemps après, il revint en France et s’en alia d’abord chez son ami le meunier. En approchant de l'habita- daus le distriet on le journal! est publié lors même qu'il de-| AUX LECTEURS DE CE JCURNAL. 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Comme il :ex- x” garde ces petites bêtes, de ue om le - meme at a € + g a RE & k fa re ts " SET ET on men RP RE En hls 3 sin cl TS A nn er ST MERE ae a ere ia ST Es PCA Ps , . " L En ro vera AGE 6 id ; SET sm qe soin édite pe a CIE PO a c « SA où PE 27 £ denaysons dans sa poche pour primait son admiration, quel- ion, il vit de magnifiques champs de blé qui s’étendaient à perte de vue et un superbe verger rempli de pommiers 6ù' 14" Frahison vaincu par mour. 17 La vengeance dun fiancé. 13 Les deux Jeanyes.. 15 Misérable faussaire. 19° Le martyr d'une mère. 20 La charmense. v F 2 mn rame en pe morte mnt L ne À Pie g ED EEE tr ap um ER Roi: nes sax. Ter nn rs are re Er TEE mue _ a ge. à er Te das ra ARR ts PS dre DA me = parmi des eähards, il fit 4m Là La Grandeur avait alors | k ‘ Maisle märchänd était fort blé et de trois pépins de pom-\: poursuivi pour abonnement | huit jours qui suivront. votre |. ignez les”ontriots'desités par! 19 Le coureur de dat. : | à d’une .jeune fille 4 la à HR ALMOST _ a 1am still to be found at my busi- RE ness stand always pleased to sell you all kinds ef Tinware. # , My prices are eut to meet hard ss times. + STOVES! STOVES!| You can't winter with that old "a stove. Come: right in and get a nice ne new heâter, which will give you the NL. BEST of satisfaction. | Don't leok in the gräss for Bargains Come right to my store and get BARGAINS. FURNACES FURNACES « Get a Hot’ Air Furnace and save One Half the cost in your coal bill. À. J. 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