7 LE” IMPARTIAL JEUDI PE LE 10 JUILLET, 1902 € PU RN Pr. HR La Question du Clerge National AUX ETATS-UNIS nr * UN SUJET A MÉDITER —— x —— L'artiole suivant est paru dans la ‘‘’Tribune” de Woonsocket, R. L., sous la signatsre de M. J. L. K. Laflamme et fait voir combien sont opportunes et légitimes les revendications de nos compatriotes de la République Américaine en faveur du ciergé aatienal : Un incident dont neus venons d'être le témoin donne la mesure exaete des jutte. que les nôtres ont encere à soutenir pour la revendi- cation de leurs prérogatives reli- gieuses ; il prouve également que la question des langues dans l’É- glise catholique des Etats-Unis se résume, ea somme, à la nécessité abselue d'un clergé national pour chacun des éléments qui consti- tuent l’Église enseignée chez nous. Nous avons eule plaisir d'assis- ter à une assemblée framco-améri- caine tenue à Northbridge, ue petit village du Massachusetts, sous . . . | les auspices du Conseil Champlain | de l’union Saint-Jean Baptiste d’A- mérique. Il s'agissait de promou- voir les intérêts des sociétés natio- nales dans cette partie du pays et. l'enthousiasme avec lequel les re- présentants de l’Union Saint Jean Baptiste ont été accueillis a prouvé combien ils défendaient une idée chère à tous leurs auditeurs. patriotisme de nos compatriotes de Northbridge est sans alliage comme leur foi et nous les en félicitons. Mais ils sont dans une position re-| higieuse qui les attriste, avec raison. Formant à eux seuls les neuf de. | ièmes de la population de leur vil- lage, constituant dans une propor- tion encore plus grande ia majorité de leur paroisse Saint-Pierre, ils demandent en donne un curé habitant chez eux. Le Rév. M. O'’Reilly, curé Whitinsville, qui les dessert actuel- lement, sembla les encourager dans cette voie tant que le projet fut à l’état d'hypothèse lointaine. Il y a quelques jours, un comité de paroissiens s’est rendu auprès du Rév. M. O’Reïilly, pour le mettre en demeure de donner une reponse Le comité vain qu'on catégorique à ce sujet. a essuyé une rebuffade en On lui a tout simplement répondu | qu= les catholiques franco-améri- Northbridge demandaient. caius de jamais ce qu'ils Et le cas est d'autant plus graves qu'il, :aion d’une même foi, existe dans le diocèse de Spring- field où vient de se dérouler la mal- heureuse affaire de North Brook- field. Ilest vrai que tances sont loin d’être les mais est-ce que l’Ordinaire ne refu- mêmes, Le| leur | de | règle. ] n'auraient : les circons-! } d : Permanent du Congrès de Spring- ll ; , field d'entrer en scène. (sera pas de faireà N orthbridge ce qu'il a refusé de faire ailleurs ?. Ce serait regrettable, mais ça peut fort bien arriver. Nous nous demandons si os lais- serait ainsi quelque quinze cents catholiques de langue anglaise sans | curé et si on se contenterait de leur | jeter les miettes qui tombent de la table de la paroisse voisine. Qui n’en douterait pas ? *st-ce à dire que les catholiques de langue anglaise soient plus près du cœur des supérieurs hiérarchi- ques ? Ils ont, dans tous les cas, beaucoup plus de chance. Et c’est la Foi qui en souffre. À Northbridge, 350 familles de Canadiens catholiques n'ont pas de curé. Leurs pasteurs actuels n’ont pas même jugé à propos de leur donner une école catholique. On savait bien que la seule école pos- sible et nationnelle dans un endroit comme celui-là, c'était une école française, On n'en a pas établi du tout. Et il y a là toute une gé-| nération qui va puiser son instruc- | tion à une source d’indifférence re- ligieuse. (C’est un bien lourd sa- crifice à faire à la rage assimilatrice let nous plaignons de tout cœur | ceux qui prennent aveuglément la responsabilité d’une pareille poli- | tique. | Mais nous avons dit que le p: |triotisme de nos compatriotes de | North Brookfield était sans alliage ! comme leur foi. nous rassurer. M. Les rebuffades de le Curé O’Reilly, au lieu d’en- simplement devant un tribunal su- | |périeur, devant Mgr | : .« : dre, nous le croyons, la prière d’un groupe aussi important et aussi profondément religieux de son | v aste diocèse. | Et combien d’autres centres où | les nôtres sont l’objet d’une pa- | reille indifférence. | | Ides villes les Dans les gran- abus disparaissent graduellement ou sont tout à fait _ disparus. C’est | petits groupes Le danger est grand d’autant plus maintenant aux qu'on s'attaque. qu’il se présente sur plus de points | à la fois. Mais il reste un moyen de salut : Ja société nationale qui en réunis- sant toutes les forces sous J'impul- saura Oppo- Iser ane digue en flot montant de ‘l'intolérance. C’est le temps pour le Comité UNE FATALITÉ ? d'Angleterre est le sep- nom d'Edouard dont le été marqué de quelque Le roi tième du règne a malheur. Edouard Ier, qui a eu un règne) des plus mouv ementés, avait sou- levé la haine générale par ses luttes acharnées contre !’ Ecosse. Edouard II, fut assassiné prison. Edouard III, après douleur de mourir uuique, le Prince Noir, Jâtrait, est mort en laissant la suc- cession au trône à un petit-fils sans énergie et en craignant la chute de la dynastie établie par son père. Édouard IV, après avoir usurpé le trône d'Angleterre et causé la mort de Henri VI, eut un court de dissensions dans sa | avoir eu voir son fils règne marqué de toutes sortes. Edouard V fut assassiné dans la tour de Londres par ordre de son oncle ie duc de Gloucester, la suite Richard III. Édouard VI mourut fant. par encore el- Édouard VII vient d'être frappé | d'une maladie sérieuse à la veille même de son couronnement. la | qu’il ido-, MORT HORRIBLE Un vieillard, nomimé Moïse Pa- [tenaude, est mort, dimanche ina- | tin, à St-Isidore de Laprairie P. Q., jau milieu de circonstances vrai- | ment tragiques. Le défunt de- | meurait daus la campagne à une {distance d’une lieue du | ville age, avec une jeune veuve, sa | belle-fille, et une enfant de quel- viron | ques années. Dimanche matin, hrs., comme toute la petite famille se WCTS 2 itronuvait plongée dans un profond le feu se déclarait dans la quelques minutes, trouvait À la vue de cet incendie sommet], icuisine, et en toute la flammes. maison se en qui envahissait les chambres, la des et se précipita dans la pièce où re- Elle parvint à d'une audace et seul ie cou- jeune femme se mit à pousser cris éperdus d'appel au secours, posait son enfant. sortir, à l'aide d'une bravoure. que rage maternel peut inspirer. mal aidé par trop tard par la fumée qui déjà rem plis- Mais le vieillard, ses jambes débiles, surpris sait sa chambre, ne put sortir à temps, et l'on eut cespectacle horri- ble d'un pauvre vieux, succombant Cela suffit pour | terrer la question, l'ont portée tout Beaven lui- | même qui ne refuser: pas d’enten- | dans les flammes et appelant inu- tilement au secours. Les voisins, trop éloignés pour apporter une aide prompte et efli- cace ne purent que protéger les maisons avoisinautes. Quand on fut parvenu à déblayer quelque peu les décombres on trouva au milieu des cendres des lambeaux de chair et des ossements informes. EXAMEN D'ECOLE A Sr. Roc Mercredi le 25 juin avait lieu l'examen semi-annuel de l’école de St. Roch quiest sous la direction habile de Mlle. Marie Angélique Arsenault. Presque tous les con- tribuables et un grand coticours d'amis s'étaient fait un devoir d'assister à cette réunion intéres- sante du commencement à la fin. Les élèves montrèrent par leurs répouses promptes et correctes, qu'ils ont été enseignés avec soin. Ceci ajoute encore d’autres lauriers à la couronne que Mile. Arsenauit s’est déjà acquise dans l’art d’en- seigner. Les classes furent examinées par Mlle Euphroisine Chiasson. inst., M. Zacharie Buote et l’institutr.ce de l’école. Après les exercices Mlle. Arse- iault, en termes choisis, remercia es contribuables et les amis d’avoir assisté à l'examen. Ensuite MM. Zacharie Buote et | Benjamin Waite portèrent la pa- role, félicitant les élèves et l'incti- tutrice pour le bon compte qu'il av aient donné d’eux-r1êmes durant |les derniers six mois, et encourasè- rent les enfarits et les parents à cfforts. Con: tinuer dans leurs nobles Qu'il une mention spéciale de Mi de faire Ja- rtin me soit perniis les. queline Arsenault, Sophie M: et M. Willie Mckie aui jouè | perfeétion rent à le dialogue mentionné ! dans le programin?. Ce-suit le progranime : Abécédaire. Livre Premier. Abécédaire, 2ieme Anglais. Livre Deuxieme Anglais. Recitation — ‘‘Helio.’’ — Ada Whelan. Livre troisième—Français. Recitation—‘‘Pour | —Émélie DeRoches. les Pauvres.” | Livre troisième Anglais. Recitation—‘‘Queer World’ — John Perry. Livre Quatrième—français. Drame—‘'{a petite fille cui n’ai- me pas la canipagne—Emélie De- Roches et M. Blancl Livre Oustri ‘me Ang tard. glais. Recitation—T'he heaveniy Gucst’ — Jacqueline Arsenauit. Géographie. Dialogue—"} 1 he he mistake —Jacqueline Ârsenault, Willie Mc- Kay et Sophie Martin. ARITHMETIC God save the King. O Canada mon pays AMICUS No 43—CHEZ TOUT LE MONDE. La coqueluche chez les enfants: Ja bronchite, ia grippe sont guéris par BAU MAL.. chez ME tous, RHU- Kidney Disorders Are no respecter of persons. Peôple in every walk of life are troubled. Have you a Backache? If you have it is the first sign that the kidneys are not working properly. A neglected Backache leads to serious Kidney Trouble. Check it in time by taking DOANS KIDNEY PILLS “THE GREAT KIDNEY SPECIFIC.” from Backache to Bright's Disease. 50c. a box or 3 for $1.25 ail desalers or THE DOAN KIDNEY PILL CO. Toronto, Ont. £ î Kidney Troubles | SG Re al RER Re |mare 4 yrs old, I will sell either one | | | JL. Godfroid Vaillant Vieillard de 74 ans, incapabie de travailler depuis plusieurs années, prend les PILULES MORO et se guérit. IL SOUFFRAIT D'INDIGESTION ET DE BRULEMENTS D'ESTOZAC. Quand bien même le vieillard serait affaibli par les anvées, il ne doit pas souffrir, et les dernières années de sa vie doivent s passer sans douleurs et sans misères. Sison estomac se refuse à digérer les aliments qu’il prend, s'il souf- fre de douleurs de riumatisme, de mal de reins, ou si sa vessie est affectée, il doit, comme le jeune homme, voir à se soulager de ses maux et à se guérir. -Ies Pilule Moro, feront pour Ini ce qu'elles font pour tous les liommes qui souffrent, qui les prennert avec patience et qui donnent à leur santé le soin nécessaire ; elices aident à l'estomac, donnent de la force aux membres fatigués, et assouplissent les articulations. .? Le témoignage de Monsieur Vaillant, qui suit, est une grande preuve de leur valeur ; ce vicillard, âgé de 74 ane, souffrait tellement de brû!lements d'estomac, qu'il ne pouvait plus rien mañger, maladie bien connue chez Î:s per-ounes Âgées ainsi que chez les jeunes. J{ était devenu faibles et ne pou- vait plus faire le moindre PE Naturellement, à son âge, tout le monde désespérait de lui, on ne croyait pas qu'il pût revenir à la santé. AR te a di on arme ’ a ON qu Le se ' Fe SEPT fl Témoignase de ET. C. Vaïisnt: ‘tJ'aiété très satisfait ces T “ Moro ct d:-s re conge:!3 ir oi Été Gonnés. J'ei “ î £ F ‘plusieurs 1105 j'a fai bit te sh s ‘jours. Mo:restor chedisrérai Le sh & M dr D cire 33 et js 50 frais de ‘6 brûleiments d'estoniac ct de la pituite ‘6 Ma famille nie fit prendre le s P sutes ‘6 Moro, elles me donnèrent 2prétit, mes finaux di sparurent, ie, re pi is res OCC1- «patio ns habituels È D aux ‘récultes comme un é nine en santé ‘ct c'est avec le plus graiul p'aisir que ‘{j'encourage ceux qui pourr:icnt souf- ‘frir come moià j;r 5 Pilules ‘# Moro, et à écrire pour Ges conseils et “des avis. ” ÊE CODEROEID VAIEL\NT, Qué. » ya cuire |: t. ss Mt ti Mashari lis, Les Pilules Moro prises à Ja dose de deux après c! haque repas, GüU- neront à l'homme épuisé la furce nécessaire pour remplir ses devoirs saus trop de fatigue; elles aideront sa digestion, lui permettront de manger ce qu'il veut, sans que son estomac soit fatigué, et tiendront ses intestinsréguliers. Klles gué- rissent aussi le mal de tête, le mal de rognoïs, 1:s douleurs de rhu- matisme et toutes Ie s maltdies dont les hommes souffrent si souvent ct qui sont causces par l'inipureté Qu sang. Les médecins de la Compagnie Médicale Moro, peuvent êire vus à leur bureau, au No. 1724 ruc Ste-Catherine, tous les jours de ja semaine, excepté le diinanche, jus- qu'à huit heures du soir. Aux hommes qui Gemeurent à 12 cam- pagne et qui ne peuvent venir facilement à Montréal, un blanc de traitement leur sera envoyé sur demande, ainsi qu'un petit livret rempli de conseils et d'avis. Les consultations par lettres sout aussi gratuites et absolument confi- dentielles. Les Pilules Moro se vendent soc. la boîte ou six boîtes pour $2.50. Si votre marchand ne les tient pas, elles vous seront expé- diées sur réception du prix. 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