En > À — =— L'IMPARTIAL | FOoNDE EN 1898 Le seul Journal français de l'ile du Prince Edouard. HEBLOL TIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : un $1.00 a SÉPE ROMRE 50 OS FRS 30 Les abonnements sont paya- bles d'avar=° Annonces 10 cents la ligne 1re insertion, 2 cents la ligne les ineertious subeéquentes. To:tes communications «doi vent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH. L P.E. oo L'IMPARTIAL TianisH 30 Jan 1902 Le Siege Vacant AU SENAT La semaine dernière nous de- mandions que le gouvernement üous donnât justice en nor- maut M. Blanchard à la succes- sion de M. Prowse. Nous don- ions les raisons sur l« étaient appuyées nos justes de- mandes. Nous rep:oduisons aujourd'- hui ce que dit à ce sujet le “Journal” de Montréal, l'un des organes les plus influents du COanada. Voio: : L'OCCASION EST BELLE ‘squelies La mort du sénateur Prowse, da l'Ile du Prince-Edouard, fournit à M. Laurier l’occasion de réparer l'injustice qu'il commise envers les Acadiens Ja mort du sénateur Arsenault. Acadiens ne a à Les sont pas suffisamment représentés au Sénat. Quand ils étaient beau- coup moins nombreux qu’au- jourd'hui, le parti conservateur leur donna deux représentants à la chambre haute. M. Lau- rier ne leur en laissa qu'un à la mort de M. Arsenault sous prétexte, disait sir Louis Davies, que l’homme qualifié manquait pour remplir la position. L'in- jure était imméritée, mais la générosité avec laquelle les Acadiens l’oublièrent rassura vite le premier ministre sur les conséquences politiques de son mépris, la seule chose qu'il craigne. Cependant les Acadiens fi- uiront peut être par se fatiguer de l'injustice qu‘on leur .inflige L'occasion est belle pour M Laurier s’il veut en profiter 11 doit réparation aux Acadiens et il a le moyen de la leur don- ver. Puisqu'ila remplacé un sé- nateur acadien français par un anglais, il n'y a pas de raison pour l'empêcher de donner un successeur acadien au sénateur Prowse. Nous allons voir comment M. Laurier va se conduire en cette circonstance. Remerciements de l'année 1902, nous avons éprouvé Depuis le commencement le doux plaisir de recevoir plu- sieurs lettres d'appréciations et de bons souhaits à l'adresse & L'IMPARTIAL. Ê Ces bonnes paroles venant—les acadiens, écossais unes de prêtres et irlandais de cette province, les autres de prêtres et autres person- 149 4 distingués de nages sœurs—ramine notre cou provinces rage dans la tâche ardue que nous nous som- mes imposée. Nous profitons de cette occasion cordialement cas messieurs, vrais ami pro- grès, qui s'intéressent si fortement au succès de L'IMPARTIAL, pour remercier bien s au 4 DUREE APRES AMEN MB DUT ET SRE PE Le de DER PU US D ue. x Jim FA # RTT Correspondance Monsieur le Rédacteur, Pour des raisons d'ordre majeur, et pour le succès final de la cause qui nous est chère à tous, cause à laquelle l’existence même de notre nationalité est inti- mement liée, le Conseil Exécutif de l’Assomption prend la liberté de prier nos journaux français de toute l’ Acadie de vouloir bien s’abs- tenir, pour le présent au moins, de discuter la ‘‘question des évêques” sur le terrain où le /7eeman de Saint-Jean, organe des Irlandais- catholiques du Nouveau-Bruns- wick, vient de la placer. Dans son premier article, il a prétendu que nous ‘‘dégradons l'Eglise’’ en nous souvenant, jus- que dans les bureaux de votation, de la manière dont nous sommes traités par ses compatriotes. C’est là une question libre, qui peut se vider en dehors des jour naux, et que vos lecteurs, libéraux et conservateurs, règleront volon- tiers avec ces messieurs, quand le bon moment sera venu, s'ils y in- sistent aucunement. L'article dangereux est celui du 23 novembre dernier, le deuxième de la série, où l’organe catholique- irlandais de Saint-Jean trouve l’oc- casion bonne de dire à ses lecteurs —des protestants en grande partie —ce qu’ils murmurent et chuchot- tent depuis près de cent ans dans les coulisses, avec les variantes peut mettre leur grande charité chrétienne, et qui nous a jusqu'ici empêché d’avoir un é- vêque français dans aucun des cinq diocèses de l’Acadie. Pour ne pas être taxé de rien dé- figurer, nous citons le texte origi- ua : qu'y “We might have gone further in the same line and have formulated our doubt whether a section of the oatholic population from whom Isuck distinctly uncatholic views could originate, and amongst whom | such an uncatholic—because racial | and sectional—sentiment could so easily take root and manifest itself in acts, could realy produce a candi- | date fitted for the high and IMPA R- | TLAL duties of the episcopacy in an | English speaking community. Were the Moniteur’s article based on facts, we should be justified in ex- pressing, of our doubts, but our cerlainty of the lack of episcopal tim- der among our Acadian friends." (Les italiques sont de nous). On ne peut guère dire en un lan- gage moinsivoilé et surtout plus grossier, que nous n'avons pas de prêtres propres à devenir évêque ; et c’est ce que l’on cherchait une occasion de dire publiquement. Pour répondre effectivement à | cette insulte et à ce défi, il faudrait | faire une comparaison ad hominem l'entre chacun de nos prêtres et cha- cun de leurs évêques. D'une apologie comparativement trop facile de notre :lergé, il ne ré- sulterait peut-être pas de mal pour | la religion —tout le mal qui se peut | faire à la religion catholique parmi nous, ces messieurs sont en frais | de le faire—mais il en résulterait | un épouvantable scandale. S'il ‘est nécessaire, pour sauver notre | nationalité, que ce scandale arrive, léloignons en la date le plus que |nous pourrons. | Armons-nous de patience et at- | tendons les évènements, en conti- } inuant héroïquement de nous lais- ser outrager, même si nous tenons dans nos mains des armes mortel- les, dont noùs n’aurions qu’à nous servir. Quant aux commentaires qu’ils font sur se qui ‘‘/or over a year has graced or disgraced the columns of {he French Press in the Maritime Provinces ;" aux motifs de ‘‘ambr- lion and impotent demagogy" qu'ils attribuent aux officiers dûment é- lus par les Acadiens, qu'ils trai- tent de ‘‘certain self constituted lea- ders, who for motives of there own pose as patriots to exploit there fel- low countrymen" + PRE Pa A 5e GE a : OV + des provinces maritimes, l'honora- cour suprême du Nouveau-Bruus- wick, le premier et le seul juge ca- tholique qui soit jamais arrivé à la suprême magistrature dans notre province, eh bien ! si un malotru vous insulte, parce que vous avez l'air respectable, ou qu'un homme qu'ils sont propres, vous passez viteet ne vous détournez même pas. Faisons de même avec ie Freeman de Saint-Jean, N.B. Mais ne perdons pas foi dans la justice de notre cause, et espérons toujours le succès final. Ilya quelqu'un au ciel et sur la terre de plus fort que le />ceman de Saint- Jean et que ceux qui l’iuspirent. PASCAL POIRIKE, Président Général de L'Assomp- (tiou. L. J. BELLIVEAU, Secrétaire Général. Shédiac, N. B., le 19 janvier 1902. Chant National a Sous ce titre, nous lisons dans «l'Enseignement Primaire” “M. F. Normand,organiste de Charlesbourg, près Québec, vient de pablier un hymne na- tion qai mérite d'être adopté par tous les Canadiens Les pa- roles sont simples, bellez et chrétiennes. Cet hymne se chsnte sur un air bien connu : “Nous vous invoquonsz tous”, vieux cautique caua lien com- posé par feu M. l'abbé Boucher ee L'IMPARTIAL JEUDI ble Pierre A. Landry, juge de la!du succès de la partie musicale de ‘ $ / : ivre crache sur vos habits parce, de l'IMPARTIAL, nous a lu un tra- LE 30 JAN, de oe nom est un garant suffisant la soirée. Les demoiselles Poirier et Gallant de St-Louis, ainsi que Mes- demoiselles Richard et Gaudet de Tignish, les messieurs Jean B. Gaudet et Pierre N. Poirier de St. Louis, ont fait honneur à l'occa- sion. M. Gilbert Buote, Rédaeteur vail, aussi bien pensé que bien é- crit, sur l'utilité de la lecture et nous a encouragés à profiter de cette occasion qui nous est offerte de nous instruire et nous amuser, en lisant les bons et beaux livres qui ornent les rayons de notre bi- bliothèque. Le dialogue : ‘‘l'Homme qui bâille et le Médecin'’ a été bien interprété par Messieurs Vital Maillet et François Gaudet et a provoqué de nombreux éclats de rire. La pièce de résistance de la soirée a été le monologue comique ‘La Sapristi'’ rendu par Monsieur Jean B. Gaudet. A la fin de du programme M. l'abbé Boudreault présenta au nom de l'assemblée, ses félicitations et ses remerciments à ceux qui a- vaient fait les frais de la soirée et engagea tous à se livrer à la lec- ture des ouvrages qu'ils peuvent se procurer à la bibliothèque de la paroisse. LES BIBLIOTHECAIRES L'Hon J. Damien Rolland CONSEILLER LEGISLATIF 1902 pleet nous les signalerons ave plaisir à nos lecteurs. Le Passe- Temps Rxp.—Voilà un exemple que devrait suivre un grand nombre des nôtres qui croient se montrer de grands homnies en singeant les Auglais. + LES DEUX ACOLYTES. A l'ouverture du Jubilé de l'année 1775, celébré dans Ja ville d'Osimo, pres Lorette, en ltalie, on avait organisé une magnifique procession à laquel- le assistaient tous les enfants des collèges et des Séminaires. Les riches chandeliers d'ar- gent qui accompagnaient Ja croix étaient portés par deux jeunes clercs du Séminaire, âgés d'environ de 15 ans, appelés, l‘an del'a Genga, l'autre Cas- tiglione, tuus deux de familles nobles et illinstres. Je ne sais à quelle propos les deux acolytes se prirent de querelle, et, emportés par l'ar- deur de Ia colère, passèrent, d‘une manière fort pen édifiante, des paroles aux coups devant toute l'assistance. Les deux champions, à défaut d‘armes, avaient leurs chandeliers, et, malgré ix promptitude aveo la- quelle on les sépara, onne put empêcherle pauvre della Genga d: recevoir un coup qui le mit hors du combat. : Cinquante ans après, au Ju- bilé de 1825, della Genga, de- venu pape, sous le nom à ja- Belleville. L'air du ‘Nous vous inro quous tous” est d'origine fran- çaise ; la musique en est de neur de Louis X1V. Plus tard, les Anglais en ont fait leur aymne national : ‘ God save the King.” teurs etles institutrices se fa- ront un devoir d'apprendre ce chant aux enfants et de le chan- ter souvent à l'école. Voici ce chan: : LE CHANT NATIONAL Sour l'air ‘Nos vous invo- quons tous” Paro!es de M. F. Normand. Canada, mon pays, Que tonjours je chéris, Tiens-nous unis, Ton étendard joyeux, Béni sous tous les cieux, À jamais glorieux, Nous rend heureux. O divin Rédempteur, GHravez dans notre cœur. De Canada. Veuill-z sous écouter, Veuillez nous exaucer Et toujours protéger Le Canada. Red—11 y a an point qui est malheureusement ignoré d'un grand nombre à savoir, que la musique de GOob SAVE THE KING »st encore un de ces nom breux larcins dont nos Anglais se rendent si souvent conpa- bles. Lulli était italien d'ori- gine, mais il ne faut pas oablier qu'ii était l’intendant de la mu- sique à la cour de Louis X1V. Une Soiree A PALMER ROAD. 0 me Mercredi passé, le 22 de ce mois, la salle de Palmer Road voyait ras- semblée dans son enceinte une au- dience peu considérable, il est vrai, maïs intelligente et choisie. Au nombre de ceux qui figuraient à eette réunion, nous avons remarqué le curé de la paroisse, ainsi que les abbés S. Boudreault et F. X. Gal- lant. Tous ceux qui étaient pré- ‘aux injures en-|sents ont véritablement joui des|9n ne gagne rien. Nous espérons que les insti- | Ilnes'agit pas ici d'une notice biographique. | L'homme est connu, car d’au- de ce détail. | M. Rolland, le grand manufac- turier canadien, | portant bureau d'affaires à Toronto. C'est en cette dernière ville, métropole de l'Ontario, que le 20 décerabre au soir, plus de 150 ma- nufacturiers donnaient un ban- quet. à , M. Damien Rolland était le seul 'canadien-français ; nous insistons sur ce point. | Au milieu du banquet, un cer- tain M. Roblin se leva et dit à peu près ces paroles : ger pour le Canada d'y voir flotter librement deux drapeaux, parler | deux langues, et je suis d’avis que quelque chose devrait être fait pour faire cesser cet état de cho- ses, pour l'abolition du français comme langue et du tricolore.’’ —‘‘Je proteste, riposta vivement , M. Rolland, et je regrette qu'il |soit déjà l'heure de prendre mon train pour Montréal, sans quoi je 'répondrais comme il convient à cette question que je m'attendais si peu de voir soulever, en cette airoonstance.’’ Ces fières paroles prononcées par le seul canadien-français qui se trouvait au banquet, eurent un succès retentissant. M. Munroe, président des manufacturiers, quitta son siège pour venir recon- duire jusqu'à la porte l’énergique orateur. La soirée, ajoutent les dépêches, se termina par le chant de la ‘‘Mar- seillaise.”’ La Marseillaise chantée par des Anglais ! Depuis, M. Rolland, a reçu une foule de lettres de félicitations et le Star de Toronto, du 20 décem- bre, lui consacre un article des plus élogieux. Au reste, ajouta M. Rolland que nous avons interviewé, j'étais très jeune alors, mais je m'en souviens comme d’hier, que le tricolore nous fut apporté par les Anglais, retour de Sébastopol. Les dra- peaux anglais et français mar- chaient alors côte à côte.”’ L'attitude prise par M. Rolland au milieu de ce cénacle de Cana- diens anglais, et les félicitations reçues sont un honneur pour notre nationalité, et en même temps une | | preuve qu'à faire les chiens battus La fierté et la core plus idiotes que méchantes/quelques heures passées en cetre|fermeté nous grandissent aux yeux qu'ils bavent sur l’un des hommes | circonstance. Mme. Doiron touchait | de nos compatriotes anglais. Que d'autres suivent cet <xem- SUMMERSIDE P. EE. 1 Charlottetown. les plus universellement respectés I l'harmonium et la seule mention possède un im-| ‘C'est un dan-! [mais célèbre et vénérable de Leon X11, descendait du Vati- can, entouré detoute la cour roma.ne, pour présider à l‘ou- Lulli ; il fat composé en lhon.|tres avant nous, se sont chargés vy.rtare du Jubilé par i‘antique cérémonie de la démolition de la Porte Sainte. | Devenu évêqueet cardinal, ! Castiglione avait été promu à la charge de Grand Pénitencier de l'Eglise romaine : l'honneur de présenter au Pape le mar- teau d'argent da Jubilé lui re- venait de droit. | En le lui remettant, Léon X1I1 lui dit à demi-voix et avec un malin sourire: “Monsieur le cardinal, il ya cinquante ans, Jour pour jour, qu'en pareille circonstance, vous m'ffries, d'une manière un peu moins gracieuse, un autre instrument d'argent.—je me le rappelle très Saint-Père, Ini répondit le Cardinal un peu déconceerté, et ‘j'espère que Votre Saiubeté me l'aura pardonné depuis long- temps.” Quatre ans plus tard, après uu règne trop court, Léon X11 mourut et le cardinal Castig- lioue lui succéde sous le nom de Pie VIIL Bien étonné eût été le pub'ic témoin de la pro- cession et de la bataille de 1776, s'il eût pu prévoir l'avenir ! Qui commence mal peut bien fi. nir,etilne faut jamais déses- pérer de rien. MGR DE SKGUR Chretiens Massacres EN CHINE Ua prêtre frauçais, nommé Julien et deux Chinois conver- tis, ovtété assassinés dans nn village du nord de ja province de Kwang-Si il y a quirm jours. Les fonctionoaires Chi. nois affirment que ces meurtres ont été commis par des voleurs et qu’ils ne sout pas imputa- bles à une démonstration enti- auti- chrétienne J. E WYATT | SuocEssEur pe Ho & W AVOCAT, NOTAIRE, mro Solliciteur pour les Nova Scotia et Snmmerside Banks — ÂRGENT À PREvTER. — Bureau : Au dessous de ChHfion House. —— » D ll me RAUEMATIC WEATHER Is now at hand. Fall rains biinr- Rheumatism and Sciatica, if you suffe it the eîthr of these troubles, we re commend ANDREWS RHEUMATIC CURE. it has now been usedffor nine years with very great success BARK, BER- RIES, HERBS and LEAVES in their primitive form make up the composition of ANDREW'S Rheumg atic Cure. Price 50c a box or 3 boxes for $1.25 Ask your Druggist or write us’ Prepared only by J. A. GOURLIE, Prince County Drug Store SUMMERSIDE J. H. Myrick & Co. Juporters soi Dealers in DRY GOODS HARDWARE BOOTS & SHOES FINE GROCERIES And Fi :5ag Supplies AT TIGNISH and A LBERTON We have just opened a tull and complete stock of NEW GOODS. We are prepared to supply the wants of the farmer, fish- erman and mecha- nic. We invite in- tending purchasers to give us a call, and they will find we can meet all competitors, and save to them the trouble and ex- pense of going to # Re Summerside or