De tete de = ne À PE net ao eo ae sen cn md de + CIE DE LIMPARTIAL, Proprietaire Vol.2. No 46. Nouvelle Serie | Fondé en 1893 par Gilbert Buote et son fils François Joseph | F. J. BUOTE, Redacteur. Mine. F. TiIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, MARDI LE 24 MAI, 1910 66938899 LE MYSTERE DE LA TOMBE —Ne vuus préoccupez pas del moi ni de mou père, dit elle, qnant au résultat final de votre retour ici. Je serai heureuse sans restriction. et lui aussi certainement quand il | Saura”**"nous serons beureux de vous seconder dans votre entrepri- | se et de vous voir rentrer en pos- session de tous vos droits. Coinme il allait lui répondre en- core. elle ajouta: —]Je ne puis vous retenir .davan- tage, car mon père, s’il survenait, serait surpris et mécontent de me voir causer avec 7ous....puisque vous persistez à vouloir demeurer un inconnu pour lui. Mais comtp- tez toujours sur moi.... Elle avait déjà disparu dans les massifs de verdure. qu'il demeu- rait encore là, immobile, les yeux tournés vers le sentier qu'elle avait prit. Mais il revint bientôt à lui même et se hâta vers la grille, car il ne fallait pas que le banquier l’a- perçut présent encore à cette place, et que la douce et vaiilante fille risquât d'être affligée à causz de lui, Ja grille était ouverte, et, tout près du seui! se trouvait Maguette, qui lui dità mi-voix, deson air graveet mystérieux: —Soyez tranquille, nous sommes ici deux pour vous, et Dieu au ciel....et l'aieulz endormie, qni est lasse d'attendre ! VIIL | LES GROTTES PERDUES Robert se trouvait dans ün état d'esprit aussi étrange que sa sitna- tion était singulière. Bien résolu à poursuivre énergiquement son entreprise, il n'apercevait à sa por- tée aucun moyen d'en commencer l'exécution, et voyait, au contrai- re, de multiples obstacles se dres ser devant lui. Ils'était présenté devant Rémandier moins pour ob- tenir du banquier châtelain une découverte utile que pour voir en face son adversaire, sonder ses dis positions, essayer de deviner si la voix publique, généralement hos- tile à ce parvenu, le calomuiait ou lui rendait justice. Car, depuis son iustallation au Merie Bleu, Robert avait cherché à se renseigner surle compte du nouveau maître du château d'Al-| bères. L'hôtesse ne s'était pas | fait prier pour compléter les ren- | seignements qu'elle avait donnés en présence de tous les touristes, ie soir de l'arrivée du jeune hom- me. Mais il ne s’en était pas tenu aux appréciations de cette person: ne, dont la bienveillance pour au- trui ne paraissait pas être la vertu dominante. Chaque matin, il par tait avec sou album et ses crayous, profitant de la douc:ur exception- nelle de cette fin de novembre, et, jusqu’à l'heure du repas de inidi, il courait le pays, prenant ça et là une vue, un coin de nature, com- me eût pu faire un artiste de pro éessicn ou untouristeoisif. Entre- temps, il répoudait familièrement au salut des paysans, causait avec eux et s'iuformait adroitement du banquier. Il s’aperçut bien vite que le sen- timent populaire n'était pas favo- rable à M. Rémaudier, que les an- ciens du village surtout reportaient sur lui la réprobation qui s'était attachée à son père et à son graud- père, l'usurpateur du domaine seigneurial. Le banquier, d’ailleurs, n’agissait pas de manière à se faire aimer. temps à Paris, le reste de l’année enjouré dans le château d'üne so- ciété bruyante et frivole, il était et faisait tout ce qu’il fallait pour éloi- gner de lui les sympathi:s d’une population rurale. Etait ce la cause unique des insi- nuations voilées qu’on lançait con- tre lui? Manieur d'argent, bras- seur d'affaires louches, homm: dont la fortune rapide ne pouvait avoir une origine honnête, tels é- taient les reuseiguements que l’on vbtenait sur le compte du riche Ré- mandier, pour peu qu’on pressât les gens d’Albères. Ah! par exemple, la note chan- geait dès qu'il s'agissait de Mlle Alice. epuis le peu de temps qu'elle habitait la région, le bien qu'elle avait commencé de faire au- tour d'elle lui avait gagné les coeurs. Sa grâce aimable, sa pitié pour tout ce qui souffrait, sa chari. té large et souriante, sa prédilection pour les vieillards et les enfants étaient célébrées par tous à l’envi : —Quel dommage, s’écriait-on, qu'elle desceade d'ane aussi triste famille ! Et, grâce à la réunion de cir- constances exceptionnelles, Alice lui avait laissé regarder jusqu’au fond dans sa belle âme, limpide et pure comme un lac sauvage qui n'a jomai: réfléchi que le ciel. Pour une fois, la voix publique parais- sait juger sainement. Alice Ré- mandier était bien la créature char- mante et digne de toutes les véné- rations que les bonnes gens lui a- vaient dépeintes, et le banquier était le parvenu hautain, le finan- cier à conscience doutense dont les villageois lui avaient fait le por- trait. Mais tout cela ne servait encore qu’à lui démontrer que le père et la fille se trouvaient fatalement en travers le son chemin, elle, à son insu et malgré sa volonté loyale, lui, bien armé et prêt à une furieu- se defense dès qu'il saurait le nom de l’adversaire qui venait à lui, Or, comme nous l'avons déjà-dit, Robert ne savait encore par où co. nencer l'exécution de son en- trep.ise. Il résolu de se confier à la Providence et d'attendre qu’une issue lui apparût. En attendant. il lui failait soute- nir son rôle de touriste insouciant et curieux, et cela, bâtons-nous de le dire, lui était assez facile. Un jeune homme de vingt-et-un ans, en effet quels que soient sa ma- turité précoce et ie sèrieux de ses préoccupations, subit très vive- ment l'attrait des choses nouvelles et non encore vues. De plus, Ro- b:rt, né et élevé sur le sol anglais, avait pris malgré lui q:elque cho- se de l'intérêt suraigu des insulai- res pour ies objets remarquables de toute natures, sites, ruines, an- tiquités, chefs d'oeuvre, qui leur font parcourir le monde, toujours à la ,recherche ;de spectacles nou- veaux. Robert avait songé, plus d’une fols, depuis son arrivée, à ces grot- tes étranges dont fon lui favait ié- crit les aspects terribles et merveil leux, etilse joignit bien volon tiers à une petite caravane de tou- ristes, nouvellement arrivés dans le but exclusif Ge les visiter. Ils cheminèrent d’abord par un délicieux sentier de verdure, au flanc d’une cciline, traversèrent un petit bois, épais et charmant en é- té, dépouillé maintenant par l’au- tomne, et où l’on enfonçait pres- uue aux genoux lans l'amoncelle- Sans rapports de cordialité avec les paysans, plutôt dur pour ses métà- ment des feuilles mortes ; puis, [ayant descendu une pente douce, gers et ses fermiers, la moitié du:ils arrivèrent devant une porte de fer grossièrement scellée dans le roc. que le guide ouvrit à grand bruit avec une clef massive. Et le chemin d'ombre s’ouvrit devant eux. —-Attention ! Messieurs ; quel- ques marches à descendre. —Vos pardessus, Messieurs, tempé:ature fraîchit. / Ce second avertissement, qüi fai- sait partie du boniment ordinaire du guide, n’était passuperflu. Au sortir de la route ensoleillée, la transition était sensible pour les promeneurs, déjà réchauffés par la course ; tous se hÂtèrent d'endos- ser le vêtement supplémentaire qu'ils avaient apporté avec eux. Le sol était inégal, bossué par les arêtes de la roche et détrempé par l'humidité. Les touristes ne voyaient encore rien que les parois suintantes et la voûte basse, vague- ment éclairées par la lueur rougeâ- tre des torches, et çà et là, devant leurs pas, une flaque' d’eau jaunâ- tre, que la lumière faisait miroiter un instant. Ou s'enfonçait dans un inconnu menaçant et noir, faiblement étoilé par le flambeau que chaque touris- te portait à la main. Bientôt, sur la droite, une pyra- mide haute et svelte, transparente et fragile comme le cristal, appa- rut montant du sol et lançant jus- qu'à la voûte sa pointe fine. Les étranger poussèrent un cri d'admiration et y portèrent les mains. Elle était, au toucher, du- re et froide comme le granit. Puis ce furent des lustres étin- celants suspendus à la voûte, girandoles accrochées aux parois, qui renvoyaient, plus blanche et plus élargie, la clarté des torches et faisaient vaguement lumineux le sombre souterrain. — Après avoir ainsi cheminé l’es- pace de trois à quatre cents pas, le guide, qui marchait en tête de la petite colonne, tourna brusquement à droite en disant d'une voix qui revenait sur elle-mêmeet u’avait pas d’écho : — Attention, Messieurs ! Au même instant, l’un des ex- cursienuistes buta du pied contre un obstacle et il tomba sur les ge- noux. Robert, qui était le plus jeune et le plus agile, s’élança à son secours et faillit glisser lui-mê- Ja me sur la masse molle des éboulis choses, vivifier par l’imaginatiou{ qui entravaient le passage. Le guide se retourna : —Monsieur ne s’est pas fait mal ? Bon....un peu de patieuce ; c'est l'affaire d’une trentaine de mètres. Ils escaladèrent comme il purent ces barricades naturelles faites de terre amonselée et de débris de ro- che, et bientôt, comme le guide le leur avait annuncé, ils se retrouvè- rent sur un terrain de la même na- ture qne celui qu’ils avaient quitté un instant auparavant. —Ceci, Messieurs, s'appelle la galerie de la dame voilée. Le gui de achevait à peinefces mots, que Robert, qui venait immédiatement après lui, vit surgir de l’ombre une grande forme blanche, ressemblant assez fidèlement, eu effet, à une femme qui s'enveloppe dans de long; voiles traînants Elle était debout sur un piélestal assez bas, | comme une statue, et semblait prê- te à s'aimer comme nn feutôme. Les stalactites, rénnies aux stalag- mites, avaient, par uu jeu de la nature aussi admirable que mysté- rieux, formé cette étrange figure blanche et froide comme la neige, dure comme la pierre, et qui exer- çait sur ceux qui la regardaient une singulière fasciuation. Autour d'elle, les parois de la roche se cau- | spectateur présente, duns une mai- | bert vit l'ouverture béante d'un! vraieut d’arabesques capricieuses, greur effrayante, une expression | | des | de fleurs inconnues au monde d’en haut, de guirlandes ébauchées, d’in- sectes de nacreet d’opale, aux qués, toute une création souterrai- coustant des parois et de la vote, gées en merveilleuses gemmes. motion intense par ce spectacle qul surpassait de beaucoup son attente, malgré les descriptions qui lui a- vaient été faites de ces curiosités souterraines. d'êtres et de plantes éclos antour de la gigantesque et majestueuse dame aux longs voiles blancs pre. uait, de la lueur imparfaite des tor- ches, un aspect fantasti que....Sou dain, tout resplendit dans une gloi- re de lumière; le guide venait d'en lammer le magnésium. Ce ne fut qu’un instant, et tout retomba dans un crépuscle encore assombri. Cependant, Robert avait tiré un album de sa poche, et, à l'aide de la bougie entourée d’une collerette de papier qu’il tenait à la main, il essayait de fixer à granis traits le tableau qu’il avait sous les yeux. Mais l’un des touristes, grincheux et pressé, tira sa montre : —Il est déjà deux heures....et , la diligence repart à quatre heures let demie. Jamais je n'arriverai à [temps au village si, non content de .s’arrêter devant chaque chose cu- lriense, on s'attarde encore à dessi- ner. L'homme qui parlait ainsi avait des cheveux gris et paraissait ap- procher de la cinquantaine. Ro- bert, sans faire aucune observation, ferma son carnet et emboîta le pas. Mais ii jeta un regard de regret et de désir vers le tableau qu’il eût de contempler plus longuement et es- sayer de reproduire. On passa encore devant bien des merveilles. Rangées de colonnes presque régulièrement alignés, monstres couchés à terre, conques naturelles où des sources s’épan- chaient.... Et, devant la hâte à laquelle on le contraignait en présence des ré- flexions, les unes intelligentes, les; autres saugrenues, faites par ses compagrons de hasard, sans parler du boniment du guide, répétition monotone et nasillarde de phrases toujours identiques, débitées depuis es aus à tous les hôtes de pas- sage au Merle-B'eu, un rêve hardi |s'emparait du jeune homme : | —Ah!se trouver seul, errant sous ces voûtes souterraines, étu dier, admirer à loisir toutes ces ces êtres mystérieux ! S'attarder en cette contemplation et cette pro- menade avec, par moment, le frô- lement invisible des habitants de l’autre monde et le léger frisson de | peur d’une apparition | | Ce ne doit das être, en somme, \inpraticable, pensait Robert. Je m2: rends parfaitement compte du chemin que nous avons suivi depuis l’entrée,et je me chargerais de le re- trouver tout seul. Avec un bon plan des grottes, des bougies de rechan- ge et des allumettes dans sa poche ; ajo .tez le peloton de ficelle tradi tionnel.... Comme pour répondre, à la pen- sée recrète, le guide annonça, de l'accent particulier et sensationnel qu'il employait toujours en cet en- droit : | —Le couloir de l’homme mort ! Chacun eut un frisson et devint jattentif. | Le guide indiqua bientôt aux vi- 'siteurs un dessin grossier, tracé au charbon sur le paroi de gauche, po- lie à souhait pour recevoir cette i- mage impressionnante : Un homme, | 1ne lampe renversée à côté de lui, se traînant sur les mains et les ge- noux, à la recherche d’une issue. | La face relevée et tournée vers le d’indicible désespoir. | —....C'était un contrebandier, |expliqua le guide, qui s'était réfu corps bizarres, aux membres tron-|gié avec ses compagnons dans un endroit secret des grottes, où ils ca- ne, élaborée pendaut la longue pé- | Chaient leurs marchandises et dé- riode des siècl:s par le suintement fiaient toutes les perquisitions de la un | & police. Mais celui-ci, étant | aller sans doute au nom de ses com- | Robert se sentit saisi jusqu’à l’é } pagnons à quelque rendez-vous 1 | fraude, ne put plus, au retour, re- |trouver son chemin. chant une route par laquelle il pût rejoindre ses camarades. 1l ne par- vint qu'à égarer davantage, et mou- rut d’augoisse et de faim, après une épouvantable agonie. Ici, Messieurs, tenez, à cette plac, le même artiste qui a fait le dessin précédent avait représenté la découverte de ce malheureux, une dizaine d'années après, réduit à l’état de squelette et couvert en- core de quelques lambeaux de vê- tements. ” Mais, ajouta l'homme a- vec un sourire d'indulgente ironie, il a faliu efacer ce tableau, à cause des dames étrangères qui viennent parfois visiter les grottes, et dont quelques-unes se trouvaient mal en l’apercevant, Il y eut parmi les touristes quel- ques rires qui vinrent sonner faux contre la voûte funèbre et basse. Le guide profita de cette maaifes- tation de courage masculin, plus ou moins sincère, pour placer à cet endroit un de ses effets accoutu- més : — Si ces Messieurs veulent se fai- re uue idée de l'impression éprou- vée par les malheureux ainsi égaré: dans ces souterrains, nous allons peudant un instant éteindre les flambeaux et garder le silence. Moitié par plaisanterie, moitié par bravade d'amour-propre, cha- cun acquiesça. ° L'épreuve plaisait tout particu- lièrement à Robert, mais il ne s’at- tendait pas à recevoir une impres- sion aussi augoissante. Une ter- reur glacée le saisit, un ivstinct plus fort que le raisonnement et la volonté le poussait vers les murail- les voisines cemme pour s'assurer que le sens du tact, le seul avec le- quel il pût chercher à se diriger, lui restait daus l'annihilation com- plète de la vueet de l'ouie. Ce sentiment était si vif que le jenne homme se sentit prêt à crier et ne se retint que par un effort. Mais ses compaguons eurent moins d’em- pire sur eux mêmes. Une voix étranglée s'éleva : —Guide, de la lumière !.... —De la lumière, vite ! répétè- rent tous les touristes. Robert, avec l'amour-propre ingénieux de son Âge, se sentit gré d'être resté muet. Mais un tremblement léger, à peine perceptible, agitait ses membres. —Ce doit être une atroce situa- tion tout de même ! pensa-t-il. La clarté des torches briilait de nouveau, calmant les nerfs et rassé- rénant les visages, Des couloirs étroits et sombres s’où- vraient à droite et à gauche sar le chemin suivi par les touristes. —Sait-on où mènent ces diverses routes ? interrogea Robert. —Nou, Monsieur, c’est-à dire oui : on sait qu’elles mènent aux abîmes, aux ténèbres, à la mort. Voulez vous, tenez...douceuient... avec précaution, faire quelques pas dans celle ci ? Les autres hésitaient ; Robert suivit résolument le guide. nétrèrent eu se courbant dans ce couloir étroit et bas. d’eau souterraine. suite à la 4ème page En vain s'é-| puisa t-il en appels de détresse, en. cris de désespoir ; en vain se traîna- Tout cet ensemble | t-il dans les couloirs obscurs, cher- mais laissant | IIs pé- | — Appuyez à gauche, Monsieur ! | On entendait en effet monter, du, côté droit, un grondement lointain! l Le guide pencha sa torche et Ro- | } ] | G | ne J. BUOTE, Assistante. 2 Aux renouvellement il convient de faire usage de toni- que pour remonter le system et en- réchir le sang inanimé. Le Vindes Carmes ést un tonique reconstituant qui à fait ses preuves. personnes faibles, aux convales- cents, aux malades dont il importe de soutenir et de relever les forces. L'EFFET EST RAPIDE ET CERTAIN. À. Toussaint & Cie, Depositaire Generaux is 17. ANNEE NC NT AN DE \O\E AT À 7. de saison Il est prescrit aux Quebec, G P. Q. a reliable publication. Ganns ana Urinary Troubles. ee can”’fill the prescription. out and save it. À VALUABLE SUGGESTION FOR RHEUMATISM, KIDNEY AND BLADDER TROUBLES CAN BE MADE AT HOME We are pleased to be able to publish for the benefit of our readers the prescription of a celebrated specialist. This is the resnit of years of scientific investigation and experience, and is taken from This is an exact copy of the original:— vs. The ingredients are vegetable and have a gentle and natural action, giving a distinct tonie effect to the.entire system. It is a wonderful mixture in the treatment of Lame Back an& : It cures Rheumatie Pains in n few hours. The ingredients can be bought separately and mixed at home, or any f not in need of it now we would advise our readers ta eut this poultry of all kinds. two cent stamp to pay postage. | 225220500009 922205252009 Nas 60,000 Egss for Hatching Mammoth poultry yards, fine catalogue of pure bred poultry for 1910. 50 pages handsomely illustrated, 25 engravings, photos, describe 65 lsadirig varieties of land and water fowls. prices of stock, eggs, incubators, poultry supplies. How to care for poultry and feed chickens and fatten fowls and marketing This book is given away FREE. Send only a limited supply of these books. The J. P. Tanton Co, Box 16, Summerside 000700000000 0000000000 F9 Gives low 070000000007 T00 00 SEND TO DAY as we have C0 | La plupart des cas de calvitie e 1 : > . voir des choses péu rassurantes. proviennent uniquement de la neg- ligence. Souvent les cheveux sé: chent et la pellicule se forme parce- que les glandes du cuir chevelu ne fournissent plus assez d'huile nat- urelle. Rien ne pent rémédier à ce manque aussi efficacement que la pommade délicatement parfumée et rafraîchissante Bearine. Evitez la calvitie, appliquez parfois de la Bearine sur vos cheveux. En vente chez tous les pharmaciens ; : 50 sous le pot. Navi MENTHOL DAVIS Sauve C’est un onguent épais et adhésif 5ombiné avec du Menthol japonais ei de la vaseline, deux médicaments les plus Curatifs qui soient connus. I1 appaise, guérit et tend 4 rétablir ceux qui souffrent d'hémorréides, maux d’oreils, | Î rhumatismes, échauffements, irritations et | À autres maladies de la pean. Le mot'"Salve’” signiñe littéralement soyez bien portant ou en bonne santé. Essayez le Davis’ Menthol Salve et vous serez soulagé. En vente chez tous les marchands de pro- 1 | 1 DAVIS & LAWRENCE CO., Montreal. | duits pharmaceutiques. Contract Sealed Tenders, addressed to the Postmaster Gensra!, will be re- ceived at Ottawa until Noon, on Friday, the 17th, June 1910 for the conveyance of His Majesty’s Mails, on «x proposed Contract for four years, 12 & 6 times per week each way, between Kinlock and Uigg Raïlway Station from the Postmas- ter General’s Pleasure. Printed notices containing fur- ther information as to conditions of proposed Contract may be seen and blauk forms of Tender may be ob- tained at the Post Offices of Orweli, Orwell Cove & Kinlock and at the office of the Post Office Inspector. Joux F, WHEAR à Post Office inspector Post Office Inspector's Office, Ch'town 3rd. May 1910,