| IREM Le : RRQ TPE NN EX (NS L y EX © we + EF ESS CÉ JS FVÈr ra 4) GR #N Mosclcer é : CT E DE L'IMPARTIAL, Proprietaire Fondé en 1893 par Gilbert Buote et son fils Francois Joseph F. J. BUOTE, Redacteur, Mme. F J. BUOTE Assistante Nouvelle Serie 19 ANNEE Les Acadiens s'organisent contre Premier Congres pedagogique de langue française a S. Louis de Kent, Nouveau Brunswick. Etudes et discours. Les relations acadiennes et canadiennes S. Louis de Kent, N. B., 25.—|‘" J'avais hâte, dit-il, de sentir bat [à ce congrès, de m'avoir four- Spécial. —Ce jour marque une date, dans l'histoire des acadiens. Le: premter congrès pédagogique de langue française est commencé ce matin ici, avec un succès très bril- lant. La grand'messe d'ouverture a eu lieu à neuf heure. Elle a été par le Révérend D. Leblanc, curé de Shédiac. Le prédicateur a été le Rév. J. E. Dutour, curé d’Aca- dieville. Il avait pris pour texte cette parole évangélique : ‘‘Laissez venir à moi les petits enfants’. Le sermon du curé Latour a été trés vibrant et a fait une profonie im- pression sur les congressistes. La séance d'ouverture a eu lieu à ouze heures. C'est le Rév. D. S. Léger, curé de S. Poul et promo teur du congrès qui présidait, Les prêtes canadiens-français de la ré- gion et même du lointain assistaient en grand nowbre. Il y avait aussi plus de 125 instituteurs et institu- trices. M.C. J. Magnan, Inspec- tenr Général des Ecoles de la . Pro- vince de Québec était parmi les nombreux et distirgués visiteurs que M. De Ia Bruère, représentant du ‘‘Devcir’’, de Montréal. L'Ile du Prince-Edouard était di- guement réprésentée par plusieurs | curés et quelques professeurs et | institutrices. Le président a chaleureusement | remercié tous ceux qui l’avait aidé dans l'organisation du congrès et | caines ses historiens et ses poètes. | niers per ee mériter ” confiance f que l’Église et la famille :nettent en lui. Aussi, les congrès pédagogiques le curé Nadeau de S. Louis a sou | haité le bienvenue au congressistes, | leur assura qu'à S. Louis ils pou-! vaient se considérer chez eux. | Dans l'après-midi, à deux heures des travaux très interressants et très pratiques ont été lus. Une é | tude a été faite sur l’assuidité à l’é- cole par Mile Marguerite Richard, institutrice. £e Rév. Père Mio, Eudiste, a donné un travail sur l'enseignement du cathéchisme ; Mile Anna Chiasson, institutrice de Rogersville, a fait part au congres sistes d'une étude sur la lecture et la question de l'importance de la li- que française a été traitée par le Fév. Père Tessier, C.S.C., du Col- lège S. Joseph. Entre les lectures, des chants a- cadiens ont été exécutés avec beau- coup d'art. Les paroissiens de S. Louis se montrent aussi aimables qa’hospita liers a l'égard des congressistes qui sont reçus à bras ouverts. Le villa ge est pavoisé et décoré d'une très jolie façon. La séance du soir a été du plus haut intérêt. Une étude sur l'hy giéne a été présentée par Mile EKii- za Babineau et une autre sur l'his toire du Canada et de l'Acadie par le Rév. Père Travers, Eudiste, Su- périeur du Col'ège de Caraquet. M. C. J. Magna prononce ensui- te un discours vibrant sur les rela- tions acadiennes et canadiennes et sur la langue française. Voici un résutné de ce discours : Tout d’abord M. Magnan dit aux acadiers combien il lui tardait de visiter la noble terre acadienne, tre près du mien le coeur de cette no- ble et admirable nation qui lutte depuis trois siècle pour conserver intacte le double trésor de sa lan- gue et de sa foi. Enfin, dit M. Magnan, je vois ce que j'ai tant contemplé en esprit : le théâyre captivant où s’ouvrait en! 1604 la glorieuse épopée colonial française en Amérique. C'est ici que les missionnaires, les décou- vreurs, les laboureurs et les fonda- teurs de ville commencèrent leur oeuvre merveilleuse et que les ma- leureux soldats de Latour, de De- nys et de d’Aulnay versèrent le plus pur sang de France pour la dé. fense de leur nouv-le patrie. Ah ! qu'ils furent grands ces no- bles aïieux, laboureurs et soldats ! N'est ce pas eux qui ‘chantent ces vers du poète Demers : PAssimilation ni l’occasion de fouler ce sol béri de l’Acadie, de presser la main de no- bles frèresqu’il ne m'avait pas en- core été donné de connaître. félicite d’avoir compris que l’union, l'association et le travail seuls sau- Vent les peuples menacés dans leur avenir; je le félicite de croire en ces trois mots si terribles aux enns- mis et si doux pour des frères: ‘‘U- tion, discipline et organisation”. Vous voulez prêparer l'avenir, bien chers amis; comme vous avez eu raison de confier cette tâche à ceux mêmes qui se sont donné pour 6 Nouvelle Orléans semble être abso- mission l'éducation de l'enfance. L'âme c'est le sol, le maître c’est le cultivateur, les préceptes sont la semence. L'instruction l'éducation, le coeur; l'instruction ‘‘Tous ces hommes voyaient dans ! donne l'essor à l'intelligence. [leur espérance Sous leur sueur de sang germer une [autre France ; |] Et d'un geste que rien ne pouvait [retenir, Au sillon du présent, ils jettaient [l'avenir,”’ D'autres voix plus éloquentes out déjà traduit l'émotion de l’ad mirable et poignant passé de votre race, chers amis, chers compatrio- tes Cette âpre terre d’ Acadie, cet avant poste de la France améri- t Les uns ont raconté les gestes che- valere$ques qui marquèrent ses : o- rigines, les autres ont chanté ses malheurs incomparables ; les uns ont rappelé qu'au soir du sombre jour d'épreuves de la cruelle et bar- bare dispersion tout semblait perdu pour le petit peuple acadien ; les autres, pleins de foi en l’avenir, je- taient des notes d’espérauce aux é- caos attristés. Mais bientôt, pour tous, témoins du grand miracle de la reconstitution du peuple dispersé le ciel de la patrie s’éclaira enfin et leurs yeux se reposèrent sur une aube de résurrection. Mais de cette aube de résurrec- tion à la date actuelle, que de lut- tes. que d'épreuves ! De 1760 à 1867, vos pères furent pratique: ment abandonnés et de la France et du Canada. Seule l'Eglise, par son vénéré représentant, l’évêque de Québec, veilla sur le peuple mar tyr. Ici, comme chez nous, la pa roisse religieuse fut le cadre pré- servateur, et le clocher :e phare qui guida dans les nuits sombres des luttes séculaires. Comme eile est vraie cette parole de René Bazin; ‘‘La douleur est comme une amande amère qu’on jette au bord du chemin: elle y tombe; elle y germe; quand on re passe au même endroit, vingt ans après, on trouve un amandier de : fleurs. ”? Mais trève du passé, si noble qu'il soit: C'est pour préparer l’a- venir que ce patriotique congrès a été organisé. Et ici qu’il me soit permis de remercier et de féliciter de serrer la main des vaillants amis de l’idée française et catholique, si nombreux, au pays d'Evaugeline, 3 Rose met. rm ES M. l'abbé Léger, l'âme de cette con: lvention. Je le remercie du fond du 1 [coeur d'avoir associé mou nom Û mission, des. Aussi pas d'éducation compléte sans l’union de l’éducation et de Ce n’est que par le ‘instruction. développement de l'intelligence, la formation du coeur et de la volonté que l'âme se forme et que l’homme } Dans la Vérité de Quebec, . devient ce que Dieu veut qu’il soit: un chrétien vaillant, un citoyen u- ile. L'on comprend donc pourquoi le choix des éducateurs est une affai- re importante, pourquoi ces der- ’ qui vont de plus en plus se multi- pliant, sont ils Ge mieux en mieux appréciés; c'est qu’ils contribuent au perfectionnement professionnel des maîtres. Ah ! je comprends pourquoi tituteurs et institrices de l’ Acadie, vous êtes accourus ici de tous ies points de votre belle petite patrie. C'est que, conscients de vos devoirs, couvaincus de la grandeur de votre votre savoir et parfaire vos métho- dont la Apôtres de la foi, race frauçaise est la plus fidèle gar- dienne en Amérique; apôtres de la langue que nos pères apportèrent au 17ème siècle du noble et beau pays de Charlemagne, Louis et de Jeanne d'Arc, vons rê- vez de rendre la jeunesse acadien: ne digne de ces Liros qui colonisè- rent l’ Acadie, yrâce à des efforts de inouis, qui la défendirent au de leur sang et qui après la et honteuse dispersion, la racle de la souffrance. L'histoire de l’ Acadie, enseignez- la avec amour et dansla langue française, la seule digne de racon- ter les hauts faits dont elle est rem- plie. Et tous portons la bien dans nos coeurs: vouons-lui le cul- te de j’amonr, au piei de la qui brille au fait de nos clothers dans l’azur du ciel. jamais la Foiet la langue, pour nos deux nationalités soeurs le gage de la victoire et de l’immaor: ialité, meuble l'esprit, ! étés catholiques d'hommes existan- , ins- vous désirez augmenter recon- uirent par lefsacrifice, par le mi- q à , Ne séparons FORMENT-ILS UNE SOCIETE CATHOLIQUE ? On à souvent discuté ce point : | les Knights cf Columbus forment- ils une société catholique ? | Pour ma part j'ai toujours soute- | nu dans la Vérité que les Knights :of Columbus n’étaient pas une so- ciété catholique, mais une société | e catholiques, ce qui n’est pas la même chose, En effet, il est difficile de sonte- mir sérieusementique cette société de danseurs et d’assimilateurs s’ins- pire comme société de :l’esprit de l’Eglise, de l'esprit catholique ‘qui est le contraire de l’esorit du siècle qui est le leur. Plusieurs évêques traitent au- jourd’hui les K. of C. tout fsimple- ment comme une société de catho- liques, Ainsi Mgr l'archevêque Blenk de | Je le : lument de notre avis. Ce vénérable prélat a ordonné à tous les curés de son diocèse d’aff- } lier leur paroisse et toutes les soci- tes à la Fédération de l'Etat de la Louisiane. Seuis les K. of C. ont été exceptés par l’évêque. Pour une raison ou pour une autre Mgr Blenk place ies K. of C. en marge des sociétés catholiques de son diocèse. Jean Bourget. COMMENT NOUS TICNISH, ILE DU PRINCE EDOUARD, MARDI LE 8 AOUT 1911 —Maivtenant, c’est plus sérieux : | 1 R voilà que l’Angleterre s’en mêle !.. | | | ae ee SOMMES TRAITES CHEZ NOUS | 1 : Le ‘‘Mouiteur’’ de Hawkesbury relate les faits suivants : Il est encore des gens, en Onta- | rio, qui ignorent complètement l’histoire et les lois du Canada. Ce sont, cependant, des gens diplômés | des meilleures écoles publiques de! la Province, et des gens encore qui jouissent d’une réputation de scien- ce et de largeur de vues. Or pas plus tard que la semaine dernière, dans une localité impor- tante du comté de Renfrew, un de ces personnages diplomés et savants | a assimilé au status de la langue allemande, conséquemment des lan- gues étrangères au pays, le status! MEFAIT DE LA FOUDRE Monticello (New-York), 29 juil- let.— Vingt New-Yorkais qui ha- bitent dans une grande pension de famille, ici ont été blessés, ce matin par Ja foudre qui est tombée sur la iinaison. Parmi les blessés, Mme Sarah Grabner est encore évanouie et mourra probablement. Entrée par le toit la foudre tra- versa plusieurs chambres puis lais- sa la inaison en passant par le hall où viugt des clients étaient assis. Détails curieux : les vingt pen- sionnaires furent tous légèrement brûlés à {a tête. — ne Me mu € een De plus fort en plus jort Un Grec et un Juif causent pro- de la française. Les Canadiens-français de la lo- calité avaient demandé la nomina- tion d’un assistant maître de poste. de langue française, parce | que leur ! proportion dans la population totale : —) grès, télégraphe, téléphone, aviati- Qu, életricité. —Oh ! ces Kuropéens, s’écrie le Grec, ils s'eeorgueillissent de tou- tes leur éa'sentions qu'ils disent not'yelles. les autorisait à le faire, et surtout parce que dans le passé des erreurs nombreuses s'étaient produites dans jours, à 4 thènes, on pratiquait des forsilles, Et à dix mètres de pro- fomdesxr on a tronvé un fi de fer. —Y)u'est-ce que ceia prouve ? de- la livraison des matières postales adressées aux Canadiens- français, "f Les ministre des Postes en fit. part au fonctionnaire en charg e: dans la localité en question, et Je maître de poste répondit cavaliè pe. ment qu’il ne voyait pas pourer quoi Au foin.—Scène près du hureau de l'IMPARTIAL, mæeada le Juif. —-Comment ! Mais que te télé. graphe existait il y a deux mille aus en Grèce, —*Hh bien ! moi, je vais raconter quélques chose de bien plus fort, Des fouilles ont été pratiquées à Jérusalem, à 50 mètres de profon- deur, et on n’a rien trouvé. ANECDOTE chez le marquis de Salisbury, en l'honneur de Guillaume II, au châ. teau de Hatfield. Le prince de Galles, le futur E: douard VII, y assistait. L'ambassadeur de France et Mme Waddington étaient paimi les con- saitt vives. Soudain, le collier de diamants de l’ambassadrice se dégrafe, Elle chercha en vain à le ratta- cher ; ce que voyant, son voisin de table, M. de Soveral, s'empressa auprès d'elle. Malgré ses efforts, il ne parvint pas tout de suite à ré- parer le désastre. Chacun s’effor- çait de ne pas faire attention à ce menu incident, quand soudain Ja voix du Kaiser éclata comme une fanfare : —Voilà le Portugal en train d’é- prix lâche haut trangler la France. Un éclat de rire formidable salut cette boutade plus drôle que fine, croix Et comme le prince de Galles, c'est | pour sortir Mme Waddington d’em- barras, se levait pour attacher le collier, Iui-même, l'Empereur, sur juu on grave, ajouta : Îles Canadiens-français Un soir, il y avait grand gala! général des Autilles, ï se plai- guaient quand les Allemands et les Russes ne se plaignaient pas. Voilà donc, dans l'opinion de certaines gens d’'Ontario, le status bien défini des Cannadiens-français. Nous n’avons pas plrs de droits que les étrangers, que les immi- grants naturalisés et assimilés, et seule la langue anglaise doit être reconnue et employée dans les ser. vices publics, même dans le service {des postes, qui appartient à la juri- has fédérale, dont toute la docu- meutation doit être faite dans les deux langues officielles du pays, et cela en vertu de l’Acte ce l’'Amé rique britannique du Nord, 1867.— L’Action Social US Rene die M LES ANTILLES FRANCAISES Paris, 29 julllet.—Le gouverne- ment français a décidé de réunir administrativement les ‘colonies de la Guadeloupe et des Antilles, en! mettant à la tête des deux colonies un gouverneur général des Antilles. M. Pascal Ceccaldi, député radi- cal-socialiste exercera temporaire mi, — Qu'est-ce que cela prouve ? — Cela prouve, s'écria le juif que la télégraphie sans fil existait il ya deux mille &ns en Palestine, | VOS VACHES VOUS DONNENT-ELLES UN PROFIT SATISFAISANT Sur 2,400 vaches dont la produc- tion a été contrôlée le mois dernier par les membres des sociétés de contrôle de l'Ontario, 895, soit plus d'an tiers du nombre totale, ont donné Ces rendements de plus de 1000 livres de lait et de 33 livres de gras de beurre en un mois. Bien des vaches ont donné plus de 49 livres de gras. Mais nou: avons aussi trois Ou quatre sociétés dont les vaches ont une avenue de pro- duction de moins de 25 livres de gras. Mais nous évaluons le gras de beurre à 20 centins la livres seu- lement on voit que les bonnes va- ches gagnent $3 de plus par mois que les mauvaises. Multiplions cette moyenne par une période de lactation de 10 mois et nous consta- tons que le revenue de ces vaches presente un écart de $ 30 par saison. Ces écarts surprenants ne sont mis en lumière, pour jeter l'alarme parmi les propriétaires, que lorsque ceux ci se mettent à peser leur lait régulièrement et à en faire faire l'épreuve. Si les vaches sont ju- gées avec droiture et sous un aspect général, (selon leur production lai- tiere et satisfaisante et non pas seu- ‘ment par un bien faible aperçu de la pésée d’un jour ou même d’une semaine, )on ne gardera dans le troupeau que celles qui rapportent un profit satisfaisant. Dans un troupeau laitier bien sélectiouné, dont toutes les vaches sont là parce qu'elles ont prouvé qu'elles étaient avantageuses, on ne constate pas des écarts aussi grands que ceux dont nous venons de parler, I! n'est pas de suitivateur qui puisse se dispenser de contrôler le rende- ment les fonctions de gouverueur ment de ces bêtes, : . C. F, W. Ottawa, le 13 juillet, 1944, 1 se Mais il y a quelques ee ne : i er RES Ets s'noasmen np ai mers FI