vas, +. te, pre Rat 2? CIE DE L'IMPA RTI. 4 L, Propr tetaire nn. SE D 2" REJET SL UN fait. ar n Ex 2e geo me 9 D 24 RS ESS TX Fondé en 1893 par Gilbert Buote et son fils Francois Joseph # Moscicr F. J. BUOTE, Redacteur, Mme. F. J. BUOTE, Assistant Vol. 3 me re No. 24 Nouvelie Serie | TIGNISH, La derniere os c’est Tr age Mitesse et t le remède souverain, c’est encore et toujours LES PILULES ROUGES Comme l'épée de Damoclès, il est toujours un mal quelconque qui menace et peut compromettre fortement la santé de toute femme, depuis son enfance même jusqu’à sa vieillesse. Mais ce qui semble exercer sur son tempérament et sur ses nerfs une plus forte pression, c’est bien la crainte de l'âge critique. Pour plusieurs c’est un réel cau- chemat que l'approche de cette période tant re- doutée. T1 faut avouer aussi qu’il y a souvent lieu de s’a- armer Car, la plupart du temps, les troubles qui surgissent à pareille époque sont très variés et en quelque sorte dangereux, du moins quand on n’a pas su s'y préparer par un traitement convenable. Il n’est pas de moment précis pour tomber dans cette dernière phase de la vie de la femme. Géné- ralement, c'est peu après la quarantaine qu'il faut s'y attendre. Mais celle qui est sur le point d’at- teindre cette dernière limite en est toujours avertie par d nombreux avant-coureurs qui viennent trop brusquement sonner la grande alarme. Quand une femme observe chez elle un ou plu- sieurs des symptômes connus, c’est plus que jamais le temps de prendre des Pilules Rouges de la Com- pagnie Chimique Franco-Américaine, car le danger est déjà menaçant et il faut l'éliminer aussitôt. Toute autre tentative serait nulle et c’est perdre un temps alors bien précieux, puis jeter sen argent à l'eau que d’essaver n'importe quel remède qui ne pourrait même pas, mesdames, vous soulager d’une manière suffisante et encore moins vous gué- rir. Si vous avez peur, et avec raison, de certaines complications qui peuvent réellement mettre vos jours en danger, n'allez jamais tenter de faire des expériences hasardeuses avec des médicaments et surtout des remèdes liquides, dont l'efficacité est pius que problématique en pareil cas. Vous êtes déjà suffisamment affaiblies et votre santé est trop eompromise pour risquer d’empirer et d’aggraver votre maladie. Allez-y donc plutôt à coup sûr, prenez immédiate- ment un remède qui a fait ses preuves et qui vous procurera de suite beaucoup de soulagement et vous guérira en peu de temps. Oui, prenez des Pilules Rouges. Il arrivera alors qu’au lieu de péricliter, forces augmenteront graduellement et que tous vos malaises, même les plus fortes dotileurs, disparat- tront peu à peu, car l'influence des Pilules Rouges est telle qu'elles agissent presque subitement sur tout le système. La transformation physique qui doit nécessaire- ment s'onérer chez toute femme, époque, se fera alors tout naturellement, sans fati- gue et sans souffrance. Votre sang reprendra| VOS | d’une oppression telle que toutes sortes de remèdes que j'avais essayés n'avaient pu me faire de bien. Les Pilules Rouges de la Compagnie Chimique Francc-Américaire m’ont tout ce suite apporté du soulagement. Dès les preinières boîtes mes forces ont augmenté et j'étais moins étourdie. A mesure que j'en prenais mon état s’améliorait; erfin, après un certain temps méncppressionét: ritdisparue, j'étais forte et remise de toutes ces indispositions dues au retour de l’âge.” Mme N. MOUSSEAU, 101a rue Ste-Emélie, Montréal. “Depuis quatre ans les Pilules Rouges de la Compa- gnie Chimique Franco-Américaine sont mon seul re- mède, Lorsque je commencai à les prendre je ne pesais que quatre-vingt-cix-sept livres et aujour- d’hui, elles m'ont tant fait de bien que j'ai atteint le poids de cent quarante-cinq livres., J'étais très | faible, mais elles m'ont donné de la viguesr et aussi du courage. Comme j'élève une famille, j'ai besoin de refaire mes forces de temps en temps. Chaque année donc je prends quelques boîtes de Pilules Rouges et toujours elles me réconfortent.” Mme HERMENEGILDE MARTEL, La Baie, Co. Yamaska, Que. CONSULTATIONS GRATUITES par les Méde- 3 . |cins de la Compagnie Chimique Franco-Amméricaine, à ure certaine! tous les jours, excepté le dimanche, de 9 heures du matin à 6heures dusoir, au No. 274 rue Saint-Denis, Montréal. Aussi consultations par lettre pour les ILE DU PRINCE EDOUAHD, MARDI LE 20 DECEMBRE, 1910 18 ANNEE aussi fin qu’un chien de marquise fra ncs, pour aller à la fin du mois— zèro suivi de plusieurs autres. avait il échoué dans cette bohème ? ! et nous étions le huit....—Ma mè- Tout frétillant sous le poil blanc qui frisottait en vrilles, ses yeux brun; riant, oui, 1iant sous leur voilette soyeuse, il allait et venait, ses dents scintillant comme des per- Jes, et ses pattes, ses pattes mignon- iness: posant avec circonspection sur l’asphalte du trottoir. Parfois il redressait sa queue qu’une soie blanche aussi terminaïit en houppette, il bomhait son corps dou comme un vaniteux que grise sa propre beauté et il plantait tout droit ses prunelles dans les vôtres avec un air de vouloir dire : —Mais regardez moi donc. vez vous rien vu d'aussi joli ? De fait, je n'avais rien vu d’aus- si joli. Et, sincère, jele dis au marchand qui suivait d’un regard amoureux les monvements de Mar- mouset. L'enfant avait soigné la toifette d’ l’animal : entre les -longues o- reilles, un petit noeud de ruban bleu fané retenait une sonnette d’or....d’un sou. Comme la main du pauvret avait dû trembler eu at- tachant ce ruban bleu ! Et toujours son regard caressait cette chair rose mouchetée de blanc. Il y avait dans ce regard : de la fierté pour ia grâce de celui que je devinai être son élève ; dela ten- dresse, oh ! quelle tendresse infinie pour son ami unique {— il n’y a, j2 crois, que les parias pour savoir ai- mer les bêtes —de ja confiance dans ma générosité—avoir confiance en pleine détresse !....—puis de l'an- A- goisse à devoir quitter son compa- gnon de misère, puis, puis....je fermai vite mes paupières, car il y avait vraiment trop de douleureuses choses dans ce regard naïf et doux, et cela me faisait vn peu mal de voir cet enfant sourire quand mê- me... Tout à coup, sa voix argentine | me tira de ma songerie. -Marmouset, i:i ; Marmouset, fais le beau !.... Voyez, M'sieur, comme il est {gentil mon chien !.... —Très gentil. Mais alors pour- | quoi le vends-tu ? Parce que, parce que....il faut hoqueta-t-il. Et, voyant un point d'interrogation figé sur ma physi- onomie : Je suis tout seul à la maison. M sieur, reprit-il d’une voix mor ne, une de ces voix blanches, usées L > bientôt sa vigueur, car les Pilules Rouges l’auront | et lentes qu'ont les pauvres pour re sortira alors de Vincennes, gué- rie, et après, après nous n’aurons plus besoin de rien, puisque nous pourror:s travailler. —Et tu crois qu'il faudra $ francs pour sustenter un gringalet de ton espèce ? fis-je amusé. Oh ! M'sieur, pas tant, reprit- il très vite, peureux d'avoir énoncé une trop grosse somme que sa po- che, hélas ! n’avait jamais tenue. Mais, M'sieur, il me faut dix sous là dessus pour acheter des o- ranges à ma mère que j'irai voir jeudi. Coeur d’or ! Oh ! le coeur d'or ! Il était si peu mercantile, que, mê- me par amour pour sa mère, il ne savait pas spéculer sur la compas- sion d'autrui ! —Eh bien ! c’est fait. Seule- ment, tu ne connais pas la valeur de ton chien pour m'en dewander si peu. Le petit eut l'air de me dire : — Ah ! si je le taxais avec mon coeur, ce ne serait pas des cent et des mille qui pourraient le payer ! Puis, crâue, héroïque, prenant le chien dans ses bras oscillants et pla- çant un gros baiser sur son museau: — Va, mon petit, va, Marmouset; tu n’es plus à moi, maintenant ; suis le M’sieur qui te soignera, qui te gâtera bien aussi, tu verres. Mais Marmouset ne voulait rien voir, paraît-il... Croyant tout d'abord à un jeu, il frérilla longuement de la queue, rit à pleines dents, débrida ses pau- pières en secouant ses frisons de soie blanche puis me tira la langue comme pour me dire : —Attrappe, toi ! Si tu penses jue c’est sérieux et que je vais te suivre, Monsieur l'inconnu, tu te mets ma patte dans l'oeil jusqu'au mollet. — Petit drôle ! souris-je, indigné en apparence. —Oh ! M'sieur. faut pas le gron- der ; il sait pas encore la politesse, voyez-vous. Il est si petit, mon Marmouset ! —Marmouset toi-même, pauvre chou ! mâchonné je. Allons, tiens, voilà ton argent et que ce soit fini. Fini !....Je sentis pour ainsi di- re craquer quelque chose dans l'â- me de l’enfant qui me tendit à bout de bras l'animal réfractaire. Et il s'enfuit, le coude replié sur son visage. Il s'enfuit....Oh ! pas assez loin Enfin, le jeune homme ajouta : —Elle est d'un caractère très doux et a beaucoup de religion..., Aussitôt, le religieux plaça le chiffre 1 devant tous les zéros, et, se tournant vers le jeune homme, lui montra le total devenu prodi- gieux en s’écriant : --““Mon ami”, vous possédez un trésor ! | Grand Trunk Railway System Christmas and New Years Holi- days.—Round trip tickets will be issued between all points in Cana da, also Massena Springs, N. Y. Rouses Pt., N. Y., Island Pond, Vt., and intermediate stations at SINGLE FIRST CLASS FARE Going Dec., 24, 25, aad 26, 1910. Return limit Dec. 27, 1910. Also going Dec. 31st, 1910 and Jan. 1 and 2, 1911, Return limit Jan. 3, 1910. FIRST CLASS FARE & ONE. THIRD Going Dec. 21, 1910 to Jan. 2, 1911 inclusive. Return limit, Jan. 4, I9It. For tickets and full informations apply to A. E. Marquette, S. P. A. King Edward Hotel Halifax, N.S. or to J. Quinlan, D. P. A., Montreal, Que ns La Promesse Le dernier numéro du Passe- Temps (409) contient dix mor- ceaux de musique dont voici les titres : 1. La Promesse, chanson drama- que ; 2. Ave Maria, et ‘‘Sancta Ma- ria’’ (quatuor) ; 3 Chanter et Souffrir, romance ; 4. Foi Amour, romance ; 5. L/ Affaire Sheldon et Bell’ Ma- man, chansonnette créee par Ro- mwéo de Varennes ; 6. Bonsoir, Mme La Lune, chan- sonnette ; 7. Chanson” du Toréador, extrait de ‘‘Carmen’’ ; 8. Tchin Tchin, polka chinoise ; 9. Alceste, pour piano ; 10. La revanche, marche mili- itaire pour piano. fortifié et purifié. Dans une telle condition c’est la santé parfaite. (femmes qui ne peuvent venir voir nos médecins. Les Pilules Rouges sont en vente chez tous les marchands de remèdes. parler d’un chagrin familier ; ma {mère étant tombée malade à son u- pour que je n'aie pu le rattraper, lui glisser dans la ruain deux louis | Aussi: Portraits d'artistes, ar- |ticles instructifs et amusants et un (rer à # Rene $ £- ê Nous les envoyons aussi, Ipar la malle, au Canada et aux Etats-Unis, sur ré- ception du prix, soc une boite, $2.50 six boîtes. Toutes les lettres doivent être adressées: COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE 274, rue Saint-Denis, Montréal. sine est à l'hôpital depuis un mois. Et plus rien pour manger, nous deux, continunt-il en caressant d’un geste las le chien qui, câline- ment, se frottait contre lui. J'ai bien essayé de gagner notre paiu, mais, c’est difficile quand on n’a que neuf ans, Même les bour- geois à qui j'offrais de citer leurs souliers me trouvent trop petit. Pourtant, M'sieur—et il se re- dressait avec orgueil—quend le cuir la passé sous ma brosse, il reluit | counnme, en hiver, la glace sur le fleuve. Âllons, achetez-moi Les lignes suivantes finiront peut-être par vous convaincre. Méditez-les bien attentivement. | ‘4 J'étais sans cesse étourdie, faible et n’avais pas d’appétit. Depuis au-delà de deux ans je souffrais Le SIROP des ENFANTS du Dr CODERRE guérit la colique, la diarrhée, les dérangements d'estomac chez les bebes et leur donne un sommeil paisible, de la bouquetière du coin et du \zy dirait encore que je suis capri- Mais | cieuse. Marmouset (De la Revue Franco-Américaine) | vendeur de jouets à dix sous. aussi cette voix qui paraissait sor- Et elle passa légère, sautillante, tir de la statue d'Henri IV para- | laissant après elle une ondulante | dant sur le Pont-Neuf était si vi-|bouffée de lilas blanc. C'était hier soir, vers les quatre brante, si angoissée, si pleine de! Pauvre créature trop poudrée, heures. La Seine, toute baveuse | confiance cependant ! {trop bijoutée qui préférait écouter de l’écume d'or dont la moire le so-| Elle venait d’un enfant de neuf | une Suzy- quelque chose d’anglais | voulez vous, M'sieur ? Je sais qu’il leil qui se couche, avait de granis aus, un de ces moucherons qui pul- | sans doute—que sa propre compas- |sera bien chez vous ; car vous le lilent dans la capitale et qui sem- |sion ! Il y a donc des femmes qui |soignerez bien, :mon Marmouset, | bent voleter de ci de 1à avec, dans | ne savent pas entendre la brisure | | pas ? | d'un coeur d'enfant ? Pauvre mioche ! Pour que son Ce marchand de contrebande me | chien restât frais et dodu, il s’ou- Marmouset, frissons sous la brise taquine de janvier. Des bruits vagues ve- naient à mon oreiile : sons de clo- la gorge, une piquante té spattie. ches pieux autant qu'une prière,| Celui- là m’'intéressa bien vite a- | sifflets stridents des tramways et | vec ses traits fins, pareils à ceux | fit peine, tant je vis dans ses pru- [bliait lui-même. des automobiles s’enfuyant rapides, | l’une statuette de Tavagra, crs | cris aigus des marchar ds balladeurs | pauvres habits de cotton qui s’effi de boulevards d'iudolents promeneurs, et ces mil le voix de Paris qui halète affairé, .. Dieu sait ce nelles noires d’espérance déçue, de! pendant s’il aurait eu besoin d’un |oonfiance en la vi: qui s’en était consommé tous les matins pour ren- murmure assour ii | lochaient vers le bas et ses souliers, | fler un peu ses joues creuses et sa trop grands, qui, le, « | vaient dû bâiller bien souvent en | allant à l’école. |allée an fil ie l’eau comme ces bran- | ches mortes qu’on jette dans le] | poitrine hâlée que laissait entrevoir fleuve après en avoir joué un ius- | son vêtement ouvert au large, ce | tant. | vêtement léger, léger, ns 3 fr. Pourtant, se raccrochant à moi 50 au ‘‘Décrochez-moi ça.”’ comme à une bouce, il murmurait! Combien veux-tu de ta mar- encore volontaire, tenace : | chandise ? dis-je en simulant une —M'sieur, M'’sieur, achetez-moi | envie féroce d'acheter l'animal qui Marmouset. se trémoussait de plus en plus avec Marmouset, faut-il le dire ? était | un air plein de malice...... Le petit compta sur ses doigts un peu gris, mais très fins : comme sumultueux, toujouis partagé en tre la frénésie du travail et la grise-| Avant que j'eusse fait les quel-| rie du plaisir. | ques pas qui me séparaient du pe- es Fast | | : —M'sieur, M'sieur, vous SeriéZ | {it une femme s'approcha de lui, rudemens gentil de m'acheter Mar- | élégante, jolie, la tête ombrée d’un | mouset. | chapeau de dentelles ; mais à pei- Je ne sais pourquoi je me retour-\,. eut elle porté à ses yeux son fa-| nai docile, bien que jusque là j'ets- | ce- à main d’écaille, gu’elle s’écria se écouté impassible et distrait les 4édaigneuse : appels plus ou moins harmonieux | —Bah ! J'eu ai déjà quatre, Su- ver [à, Par quel hasard cet animal un chien grifon de race, minuscu- | le, qu’on pouvait s'étonner de trou: Voyons, il me faut bien... 5 neufs, et jeter surson coeur Mar- mouset, puis partir à mon tour au | monologue pour jeune fille. grand trot, comme si j'avais eu la | numéro, 5 centins. police entière à mes trousses. J'emporterai bien avant dans ma Un Abonnement, un an. Canada $1.50; Etats- Unis, $2 00. Adresse : Le Passe- vie la vue de cet enfant debout, | Temps, 16 Craig-Est, Montréal. tremblant sur ses jambes nerveuses, | Demandez notre catalogue da la figure blème de pleurs qu'on ne: primes. veut pas laisser couler, contarctées et palpltantes, dans l'ait du soir : —Oh ! M'sieur, prendrai à Marmouset à vous ai- IN6F...e Berthem-Bontoux. ESS UN TRESOR Un sage religieux reçut un jour la visite d'uu jeune homme auquel il s’intéressait beaucoup. Le jeune homme lui annonça son prochain mariage. — Quelles sont les qualités de vo- tre fiancée ? demanda le religieux. — D'abord, elle est jolie et graci- euse, dit le jeune homme, Le religieux prit une feuille de papier et y traça un grand zéro. — Hi ensuite ? demanda-t-il. — Elle est d’une fimille illustre. Le religieux écrit un nouveau zéro à la suite du premier. -—- Elle est riche... Le religieux ajouta un troisième zèro à côté des deux autres. ——Elle est instruite. Le religieux mit un quatrième les lêvres | la voix | rauque de reconnaissance, me criant } sieur, jap! SOUVENEZ-VOUS de vos morts a C’est une pieuse coutume que celle de prier pour les morts. La meilleure manière de perpé- uer la mémoire de vos disparus est par la carte souvenir avec prière. 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