Le Coq du Clocher LEGENDE Un jour allait je ne sais où le coq du gros Celas, dressant sa petite taille et se creyant le roi des coqs, Il s'était sauvé de son poulail- ler bien chaud pour aller courir le monde. Après deux jours de route il reneontra sur son ehemin un petit ruisseau obstrué par quel- ques feuilles mortes. —AÀ mi, lui dit le Ruisseau, t serais bien aimable de donner an oœeup deton bec pour disperser ces feuilles qui m'empêchent de passer. —Pour qui me prends tu? ré- ponilit notre Eoq aveo un or- gueilleux sourire. Et il poursuivit sa route sans entendre les mots aigres-coux que lui langçait le petit Ruisseau. Au milieu d’une grande plaine, il entendit soudain une voix terrible: c'était le Vent, étendu à terre et presque mou- rant. —OCher Coq, dit ce dernier, aide-moi done à me relever; évente- moi avec ton aie pour me soulever, et je te jure qu‘un jour ou l’autre je te récompense- rai. —Seigneur Vent, je ne suis le demestique de personne, répon: dit le méchant Coq, de pius en plus cassant. Et ils‘en fut sans même re- tourner la tête. Dans un champ, notre voya. geur aperçut une petite fumée qui s'éievait; le Feu était pres- que éteint. —Mon bon passant. s'éoria le! Feu,je t'en supplie, donne-moi quelque paille pour me ranimer, car sans ton aide je vais mourir. —Jene vous connais pas et ne mettrai pas ma main au feu! poudit aigrement l’égoiste Et, continuant son chemin, il arriva enfin das une grande Ca pitale. Une église se dressait de vant lui; él demanda à une ponle du voisinage à qui elle était dé- diée. ré - À saint Pierre, lui répondit- elle. Or, la mère de notre Coq lui avait resommandé de ne pas s'arrêter devant les statues de saint Pierre, ee saint ayant des raisons pour ne pas aimer Jes Cogs. Mais, ne voulant suivre aucun conseil, il se mit à chanter. Un maitre d'hôtel passant par là le saisit, l’emporta chez lui et sommenca à l’échauder. —Bonne Eau, ne me noie pas oria le Coq au comble de la souf- france. —Tu n'as pas eu pitié de moi, dit celle-ei. Et elle l’inonda de la tête aux | pieds. Le cuisinier le mit alors au feu l — 0 Feu ne me grille pas! gé- mit-il. —Je n'aurai pas plus de com- plaisancce pour toi qua tu n’en | que la devise : “Aidez vous les uns les autres.” RENE MIGUEL. NE REMETTEZ PAS Quand vous ressentez le moindre embarras de la gorge nrenez vite une petite euillérée de BAUME RHUMAL. Vous yous en trouverez bien. Le Choix des Graines DE SEMENCE a Celai qui emploie des graines peu convenables pour la repro- duction après avoir bien fumé et bien labouré sa terre a fait un travail et une dépense inutiles. L'importance du choix des se- menoes est telle que les bons cultivatenrs consacrent spécia- lement à cet effet certains champsa qu'ils soignent d’une manière toute particulière On ne doit rien négliger pour bien nettoyer et bien conserver lies graines après la récolte, il fant éviter avec soin l'humidité, remuer les graines assez sou- vent afin de hâter l’évaporation car si elles s'échauflent, elles gagnent rapidement une odeur de moisi qui les rend impropres pour les semailles. Cela a lieu pour toutes espè- ces de semences, pour l'avoine comme pour le blé, pour le la- zerne et le trèfle comme pour l'orge. Les semences échavffées peu- | vent bien n'avoir pas perdu la faculté de germainer mais les | plantes qui eu naissent devien- nent plus tard faibles et mala- dives derorte que la féconda- tion s'effectue mal,et que fort peu de graines réussissent. Les graines sont exposées [aux attaques*d'un grond nom- | bre d'insectes. Les céréales qui réclament particulièrement de |grandes précautions, sur- |tout à souffrir des charançons (weevil, pour la destruction des- quels on n'a pas eucore trouvé un remède efficace. On a re- commandé l'emploi de l'acide sulfurique, l'usege de feuilles à | odeur très forte. | Ona aussi conseillé d'isoler | le blé du sol où du plaacher aussitôt après le battage, mais le moyen le plus sûr connu jus | qu'ici est de tenir le grenier | très propre, de changer de ma |gasin aussitôt qu on aperçoit des | dégâts, äe se défaire au plus tôt, du grain attaqué par les linsectes. | | | | ! ont | On évitera d'employer comme semence des grains provenant d'une récoite versée, qui ont crû sur un terrain ombragé, humide ou dans an 501 fumé avec excès. On choisira les grains parfai- tement mûrs, complets, qui ont poussé sur un sol sans jivraie ; de cette façon, sauf des circons- tances que j’on ne saurait pré: voir, onobtiendrait des semm:s de première qualité. Les différentes sortes de grains conservent leur favulté germinative pendant un temps as eu pour moi l'autre Jour. | Et le Feu, en quelqu2s minutes le réduisit en charbon. | Voyant le Coq roussi, le ouisi- différence. qui varie beaucoup, selon les espèces, sans que l’on connaisse jusqu'iei les causes de cett ll en est même qui uier, furieux, le jeta par la fen- semblent mieux germer la se- être. Le Vent, dont il n'avait pas voulu se faire un ami, s’en sai-| sit et le faisant tourbillonner en | faculté l'air, le lanca sur le toit de l'é-| glise. Saint Pierre alors étendit la Le froment la conserve plus | vil main, empoigna ie sot railleur, | et d’un eoup de sa clef le clona | eur la pointe du clocher. Depuis lors, le Coq y resta | empalé. | On pent l'y voir encore, noir. seo aplati, tourmenté par la pluie, brulé par le soleil, agité] par le vent. | Oette légende a été corn posée | spécialement pour les gens qui|”0ts le premier perd souvent en! ne saveut plus mettre en prati-| facuité de germer dans le cou- |conde ou la troisième année a- | près la récolte. Les céréales conservent leur germinative pendant deux ans au moins, quand elles sont convenablement traitées. longtemps que Je seigie, l'orge ; : : i et l’avoine. Le chanvre réussit} & | difficilement dès la seconde | année. Pour le lin, la semence del deux ans est préférable à celle Le millet de 2 ans n'est pius propre à servir de semence : dire autant du mais et des hari- ie la pre.aière année. on peant en ! SRE EEE" 7 EN RNECTAIENPSE L'IMPARTIAIL, JEUDI LE 16 MAI 1801. rant de la première année quand on détache les grains des pani- cules. Les légumineuses tour: ragères peuvent être encore se- mées la seconde année, excepté le trèfle incarvat. OUR 6. Milliners are as busy as bees from 9 o’clock in the morning until Il o’clock every night, except Sunday, trimming Hats and Bonnets to order. Leave your order to-day if you wantit in time. Faites usage du véritable KENDRICK, Ladies that have visited our Milli- nery room say ; “Your Millinery is the prettiest L‘ve seen, and your PRICES are certainly lower.‘ Nervousness, Sleeplessness, Ner- vous Prostration, Loss of Energy, Brain Fag, Faint and Dizzy Spells, Loss of Memory, Melancholia, Listlessness, After Effects of La Grippe, Palpitation of the Heart, Anæmia, General Debility, and all troubles arising from a run- down system. They will build you up, make rich red blood and give you vim and energy. No Fancy Prices Allowed in any Department. Price, 5oc. per box, or three boxes for $1.25, at drug- gists, or will be |L,2 sent on receipt of \ fé price by The T. 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