Énienesnsonphigié NOUVELLE SERIE ——————_— UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS | URE PAROISSE C’EST UNE MIS: PERPETUELLE. LÉON XII PUBLIÉ LE MARDI DE CHAQUE SRMAINR ABONNEMENT Pour LE CANADA Un Mie a Stiftes Mn mo. .sibosdrocdeses-: 9 Pour LES ETATS-UNIS Un Ale smsssssssssss ses «PI. 50 Six M hs RTE Pour L'EUROPE Dn ah... ..ssosee os ee °° 81.50 DR. és cod cc ee Les abonnemeuts sont payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- pal, i! faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bonnement et payer tous les arré- rages. Cetx qui caaugent d'adresse devront nous donner l’ancienne aus- £i bier que la nouvelle. Adsssez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouard L'IMPARTTIAIT, Tignish, Mardi, 24 Mai 1910 Le Serment du Roi On discute beaucoup, en Angle- terre, à l’heure actuelle, l’opportu- nité d’amender la formule du ser- ment que ie Roi doit prêter à son avènement au trône et qui contient des déclarations blasphématoires extrêmement blessantes pour les catholiques. Dans une lettre adres- sée au premier ministre Asquith, M. Redmond a rsmené cette ques- tion à l’ordre du jour et il a obtenu l’assurauce que les cérémonies du couronnement du nouveau Roi se- raient exemptes de tout ce qui por- te injure à tant de millions de su- jets britanniques. La formule employée depuis plus de deux cents ans a été adoptée dans le but d'empêcher l'accession d’un catholique au trône d’Angle- terre, quelque légitimes que pus- sent êtreses droits. Klle place dans la bouche du souverain la né- gation du dogme de la transubstan- tiation, et lui fait déclarer idolÂtre le culte rendu à la Sainte Vierge ou à tout autre saint. Comme les catholiques n’ont ja- mais adoré la Bienheureuse Vierge Marie, ils s’offensent à juste titre de ce qu’on les accuse de rendre à la mère de Dieu les honneurs divins qui ne sont dûs qu’à Dieu seul. La formule du serment déclare aussi ‘‘superstitieux et idolâtre’’ le saint Sacrifice de la Messe. Si elle n'était pas amendée, le roi Georges V serait fercé de traiter d’idolâtres tous ses sujets catholiques d’Angle- terre, d'Irlande, d’Ecosse, du Ca- nada, d'Australie, de la Nouvelle. Zélande, de l'Afrique du Sud, de Terre-Neuve et des Indes Occiden- tales. En quel autre pays du mon- de le souverain est-il obligé d’inau- gurer son règne en infligeant les épithètes jes plus outrageantes à des millions de bons citoyens ? Cette formule constitue un ana- chronisme brutal qu’il est grand temps de faire disparaître. Les dé- pêches nous apprennent que les re- montrauces faites au premier minis- tre anglais par le chef de la dépu- tation irlandaise ont eu leur effet. Un bill sera présenté, dit-on, pen- dant la session actuelle du parle- ment britannique afin de corriger la forme du serment royal et de la rendre acceptable pour tous. Il y a neuf ans, quand Edouard VII succéda à la reine Victoria, une tentative fut faite pour obtenir que le serment du couronnement fût corrigé. Les circonstanc:s ne permireut pas alors de faire aboutir une mesure que réclament la bonne réputation et l'honneur même de l'Angleterre. Le roi défunt eut volontiers consenti à la modi fica- tion demandée et on rapporte que Georges V y est également favora- ble. Il ya sans dire que le fanatisme protestant, qui n’est pas encore complètement éteint en Angleterre, = LPRAEGRE "APTE s'agite en présence des réclamations | des catholiques ; il va même jusqu'à menacer M. Asquith. Mais il est peu probable que le premier minis tre et ses collègues se laissent inti- mider par l'agitation sucitée à ce propos. On peut donc compter que le successeur d’'Edouard VII montera solennellement sur le trône sans se trouver dans l'obligation d’outrager cruellement des millions de ses su- jets qui acceptent dans toute son intégralité l’enseignement que le Christ est venu lui-même apporter aux hommes. ACHETER DU BONHEUR Comme on est heureux d’avoir des avances et de pouvoir puiser largement, sans que rien en souffre autour de vous, dans ce trésor a massé par nos légères privations, quaud ïil s’agit, par exemple, d’une bonne oeuvre imprévue qui sauve l'honneur, la liberté, quel- ques fois la vie à une famille, et nous attache pour toujours des coeurs dévoués. Ou d'une partie de plaisir qui se présente spontanément et nous lais- se de lougs souveairs de joie ; + L'ART D'ETRE HEUREUX _Sije pouvais faire du bien au- tour de moi, disait quelqu'un, je sens que je serais heureux !’, Oui du bien, et le faire, non par osten- tation ou par intérêt, mais par a- mour de Dieu, c’est un secret in- faillible pour trouver le bonheur. Et il est si facile de faire du bien autour de soi ! C'est un pauvre que vous pouvez secourir ; un i- gnorant que vous pouvez instruire; une personne dans la peine, que vous pouvez encourager ; nn acci- dent ou une maladresse, que vous pouvez réparer : un bon conseil que vous pouvez donner ; un ser- vice que vous pouvez rendre ; et mille choses semblables qui se pré- sentent du matin au soir. Souve- nez-vous ue la parole du Sauveur; ‘Quiconque donne ra seulement un verre d’eau froide à boire à l’un de ces petits, parce qu'il est mon dis- ciple, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense’. Dans le sens chrétien, savoir ê- tre heureux, ce n’est pas arranger sa petite vie de manière à jouir le plus possible, en ne se souciant de rien. Ce talent est celui des égo istes, et la vraie vertu consiste à en être tout à fait dépourvu. E- tre heureux, c’est secouer les tris tesses malsaines et les vaines inqui- études ; c’est dominer les passions qui nous tyranuisent. F. Marchal. ——_————….— LE BIEN-ETRE SOCIAL C'est par la pratique ce la tempé rance que les hommes sont meil- leurs, que la femille est plus unie que la société est plus heureuse. La sobriété est la mère des ver- tus. L’'ivrognerie engendre tous les vices. Tous les savants et les médecins condamnent l'usage de l'alcool ; tous le déclarent un poi- son véritable. Malgré les réclames éhontées qui le proclament un remède efficace dans toutes les maladies et un to- nique puissant pour les pz2rsonnes en santé ; c’est tout le contraire qu il faut dire, qu’il faut écrire et crier bien haut. L'alcool est un poison dangereux ; c’est un traître qui ravit la santé du dorps et de l'âme ! Fuyez les boissons alcooliques ! nee mn Le Role de la Femme La femme n’est pas une servante mais une compagne, une aide que Dieu a donné à l’homme pour les difficu'tés de la vie présente. Sa mission au foyer domestique est surtout une mission de dévouement et d'affection sa vertu spéciale doit être la douceur, l’amabilité chré- tienne, qui est la fleur de la charité. chef, elle doit étudier ses inclina- tious et ses volontés, et s’y confor- meren toutce quiest permis et raisonnable. Douce et affectueuse, elle doit lui rendre la vie plus faci- le. partager ses joies et ses peines, l’édifier par sa piété, le soulager dans ses travaux. Elle doit aussi apporter à la vie commune le modestie tribut de ses lumières, éclairer et seconder son mari dans ses entreprises, l'avertir dans ses écarts s’il avait le malheur Soumise à son mari comme à son | | L'IMPARTIAI,, TIGNISH, I. P. E., MARDI 24 MAI 1910 Le Congres de Temperance 0 A deux reprises déjà ies grands journaux ont parlé du Congrès diocésain de tempérance, qui sera tenu à Québec vers la fin de l'été. Les hautes personnalités reïigieuses et politiques qui le patronnent, montrent l'importance que les pères de la na- tion attribuent à ce mouvement, et comme ils apprécient la profondeur du mal qu’il s’agit de combattre. D'autre part, il suffit de jeter un coup d'oeil sur le programme élaboré par les différentes commissions, pour se convaincre que les congressistes entendent faire une étude sérieuse et pratique du problème qu'ils ont à scruter. Et personne de ceux qui aiment leur race, et qui aiment leur pays ne songera à s'étonner de cette somme de travail, d'énergie et de persévérance mise au service d’une pareille cause. Comme le dit si bien la première circulaire, ‘‘depuis une dizaine d’années l'opinion publique a pris conscience que le mal de l'alcoolisme est anti-social dans la même mesure qu'il est anti-religieux’’ ; elle s'est rendu compte que ‘‘la question de tempérance n'est pas seulement religieuse et morale, mais aussi nationale et ;économique’’. Tous les clairvoyants, tous ceux qui savent remonter des effets aux causes ont compris que les revenus produits par l'alcool sont des revenus factices cachant des ruines réelles, Cette conviction les a conduits sûrement à la découverte des diverses sources de l'alcoolisme, et à la recherche de tous les moyens capabies de les tarir. C'est ainsi que le Congrès renseiguera le pubiic sur la va- leur réelle de l’alcool, sur ses effets physiques et moraux chez l'individu, daus la famille et dans la société, et sur les meil- leurs moyens de les prévenir et de les combattre. Les voeux exprimés seront le résultat d’études longues et minutieuses, où toutes les opinions, tous les projets et toutes les objections seront soignensement pesés. Les ja- lons posés par le Congrès le seront aux bons endioits, et guideront sûrement ceux qui voudront s’en servir. Les détails du programme seront connus plus tard, mais dès maintenant le public peut juger du profit qu’il y aura à suivre les délibérations. L''‘Action Sociale’ ne doute pas que tous ceux de ses lecteurs, qui en ont le loisir et le pou- voir, ne se fassent un devoir de s'inscrire comme membres du Congrès, car ce sera uu honneur que de pouvoir dire plus tard à propos de ce grand mouvement social, écouomi- que et religieux, d’où naîtra, nous en avons la conviction, une ère de prospérité étonnante : j'en étais.—L[,Actlon So- ciale. par sa prudence de devenir la con- fidente de ses pensées. Et si les chagrins et les épreuves viennent s’abattre sur le foyer do- mestique, ‘‘la femme doit être pour son mari un ange consolateur, qui par sa douceur apaise son coeur ai- gri, relève son âme découragée, lui inspire la confiance en Dieu, la ré- signation à la volonté divine, et soulage par ses soirs affectueux les souffrances de son corps et de son esprit.’ Enfis, dit l’apôtre saint Paul, ‘“‘elle doit prendre le plus grand soin de sa maison,’”’ et réaliser le plus qu’elle pourra le beau portrait que nos saints livres ont fait de la femme forte. L'homme étant obli- gé au travail quelle que soit sa con- dition, c’est à la femme de procu- rer le bon ordre dans la raison. Heureux foyer où se trouve une femme soigneuse et active ! Tout y respire un air d’aisance, de paix et de joie tranquille. Repas, vête- ments, meubles, tout y est irrépro- chable, tout fait plaisir à voir même dans la pauvreté. 1/homme qui habite cette heureuse maison n’est point tenté d’aller chercher ailleurs son plaisir et son délassement ; il se trouve bien chez lui ; il se plaît avec les sieas ; leur vue, leur affec- tion leurs tendres caresses lui sont plus chères que tous les plaisirs du monde. NO À TRISTE PERSPECTIVE que celle de chaque homme ou chaque femme qui souffrent d’indigestion. Personne ne peut jouir pleinement de la vie, ou faire convenablement ce qu'il doit, sans une bonne santé, et il est absolument impossible d’avoir une bonne santé, si l'estomac ne fonctionne pas bien. dns Le mal de tête—l’engourdissement— la courte haleine — douleurs dans l’estomac—apathie—irritabilité — mauvaise haleine et mauvais caractère, sont quelques-uns des ptômes de l’Indigestion— symptômes qui ne doivent jamais être négligés, spéciale- ment quand il y a un moyen sûr et prompt d'être guéri —Les Tablettes “No. 11” de Father Morrisey. Ces Tablettes furent inventées par le prêtre-médecin pour soulager et guérir ceux de ses paroissiens qui souffraient de quelques sortes que ce fût, de maladies de l'estomac, et elles en ont soulagé et guéri des milliers, Voici ce que Mde. Jerry Mullin de Trout Brook, Northumberland Co., N.B. écrivait à leur sujet, eu date du 2 Dec. 1908 : DT étais afligée de très sérieux déran- gements de l’estomac et les médecines que je reçus de Father Morriscy me guérirent complètement.” Si votre estomac ne fonctionne bien, essayez donc les Tablettes ‘‘No. 11”? socts. chez votre fournisseur ou de la Father Morriscy Medicine Co. Ltd. Chatham, N.B. 46F 2 ——_—_— Le Nouveau Roi Georges Frederick Ernest Atbert, prince de Galles, qui devient main- tenant Roi est le deuxième fils du de dévier du bon chemin, mériter [Roi Edouard VII etjde la Reine l Alexandra, et naquit au château de Earlborough, le 3 juin 1865, dix- sept mois après la naisance de son frèra, feu le duc Clarence. Lui et son frère entrèrent dans la marine, comme cadets, et il pas- sa deux ans, sur le ‘‘Britannia’”’. Alors il partit pour un voyage de trois ans, autour du monde, s’embarquait sur la frégate anglaise, la Bacchante. En 1892, quand son frère mourut, il devint l'héritier du Trone et prit son siège à la chambre des Lords, comme due d’York. En mai 1873 ses fiançailles avec la princesse Victoria May de Teck fu- rent annoncées, et tous deux fu- rent mariés le 6 juillet 1873. Six enfants naquirent de ce mariage : Edouard-Albert, Albert-Frederick, Victoria-Alexandra, Henri-Guil- laume, George-Edouard et Jean- Charles. Le Prince devint duc de Corn- wall, quand son père monta sur ie trône, et bientôt après il partit pour visiter les colonies, Il visita le Canada, et plus tard présida à l’ouverture du premier Parlement de l’ Australie. Pour célébrer son heureux retour la corporation de Londres lui don- na un grand banquet, ou Guild Hall ‘e 5 décembre 1901. C'est en cette occasion qu’il donna son avis bien connu à l'Angleterre des s’é- veiller. Dans l'automne de 1905, il se rendit aux Indes, et à son re- tour, on lui fit une nouvelle récep- tion enthousiaste. En cette occa- sion, il dit que ‘‘la tâche de gouver- uer de l’Inde serait rendue plns fa- cile, si de notre part, nous y infu- sions un plus grand élémert de sympathie’”’. Son voyage aux In- des fut généralement regardé com- me un insuccès au point de vue po- litique, En 1908, il visita le Canada pour assister aux grandes fêtes de la cé- lébration du IIliéme centenaire de la fondation de Québec, et fut reçu particulièrement à Québec, avec le plus grand enthousiasme populaire. Partout sur son passage, au Cana- da on lui fit fête. Le nouveau roi est moins démo- cratique que son pere, et n'est pas comme jui un ardent amateur des sports, et en conséquence, après son accession au trône, la gaieté à ia Cour qui-fut le caractère distinc- tif durant le règne du roi Edward VII, sera moins marquée. ann WANTED Casn paid for young calves, dead or alive, delivered at my barn, Tig- nish. CHAS. DALTON. 2 mMmos. P. C. MURPHY, M. D., Médecin—Chirugien TIGNISH, ILE DU P.E SEED WHEAT White Russian White Fyfe White Cheff Mixed- White Russian and White Fyfe Splendid quality, all kinds, Summerside. Order quickly from 1.65 Per Bushel, net. F. O. B., Brace McKay Co. Ltd. ‘The Store that Sav:s you money’ (31) Edouard VII et {a France A l’occasion de la mort du roi Edouard le ‘Courrier des Ktats- Uuis’”” publie la dépêche suivante au sujet de l'impression créée dans la presse française, Edouard Detaille, l’illustre pein- tre français, état un ami du feu roi, qui 1esta, tout récemment, plus d’une heure dans son atelier pen- dant qu'il travaillait à son tableau | représentant la remise des drapeaux aux régiments territoriaux anglais. Le monarque défunt n’oublia ja- mais les amis de sa jeunesse, lors- que, prince de Galles, il venait si souvent à Paris. Il faut citer par- mi eux M. James Gorden Bennett, qui revient en ce moment d’un voy- age à Ceylan. Edouard VII fut à plusieurs reprises l'hôte de M. Gordou Bennett sur son yatch ou dans sa maison de campagne, à Bougival, près de Paris. Il avait aussi une amitié profon- de pour Mme Waddington, née King, à New-Vork Cette amitié | datait de l’époque où M. Wadding- ton était ambassadeur de France à Londres, avant C’être président du couseil à Paris. La dernière manifestation de cet- te sincère amitié remonte à peu de temps. Edouard VII resta trois jours à Paris ; avant de quitter Mme Waddington, le priant de fixer un jour où il pourrait lui rendre vi- site. En effet, le mardi 8 mars, le roi, accompagné de son ambassadeur et de son médecin particulier, rendit visite à Mme Waddington ; il par- la longtemps avec elle des choses d'autrefois, de théâtre, de politique et prit une collation le plus simple- ment du monde. Comme le roi prenait congé, le petit-fils de Mme Waddington, qui se trouvait là, lui dit : ‘‘On me lais- se maintenaut prendre des bains froids.” Et Edouard VII lui ré- pondit, lui tapotant doucement la joue : ‘C’est très bien, mon gar- çon ; continuez, Rien ne vaut un bain pris chaque matin. Vous vous conserverez ainsi toujours en for- me et prêt à tout.”’ COMMENT LES FERMIERS PEUVENT PRATIQUER LA CONSERVATION Le Canada étant une nation de fermiers, est obligé de payer chaque année uu très fort compte pour ses semences. [L'année dernière, nos moissons ont exigé 33,000,000 de boisseaux de grain de semences ; blé, avoine, orge, et nous augmen- tons constamment nos champs d’a- griculture. Etant donné ceci, on voit de suite l’économie de semer de la bonne et propre graine. Les avantages que l’on en retire sont comme les revenus d’une somme d'argent placée à intérêt composé— ils ont pour effet de s’accumuler et de grossir en proportions toujours grandissantes. Il y a quelques années, il y eut un concours dans quelque 450 eu- droits au Canada pour voir les ré- sultats actuels en se servant de grai- nes propres et pureé. Si nous ba- sons nos calculs sur les résultats ainsi obtenus, nous trouvons que notre production de grain pour l’an- née dernière aurait été augmentée servaut de graines vigoureuses et propres sur chaque acre eu culture, et ces 190,000,000 de boisseaux de grain -empliraient 1.500 milles de chemin de fer, en chars à grain ; c'est une telle quantité qu'il est difficile de le comprendre, mais, en tout sas, ceci prouve qu'il serait ‘avautageux à nos fermiers d'être très difficiles pour ce qui se rappor- te à la graine qu'il sèment. Le Davis’ Menthol Salve est un est un remède de famille, c:mmode, agréable et efficace contre les piqû res de moustiques et autres insec- tes, maladies de la peau hémorroi des, etc. Faites en l'essai. 25 sous la boîte. qq L'effet salutaire du fer dans le corps affaibli par la maladie le surcroît de travail ou l'ane- mie est bien connu. Le Ferro- vim est une préparation qui fournit cet élement précieux de la maniére la plus efficace, en combinantavecles qualités nu- tritives du boeuf, l’action légé- rement stimulante du vin de Xèrès. Le Ferrovim coute $1 la bouteille chezles pharmaciens PP EEE CET TT TT "me... MENTHOL: GP; RER CONTRE LES DOULEURS DU DOS, SCIATICA, PLEURÉSIE, POINTS DE COTÉ, CRAMPES, de Londres, il avait envoyé un mot à | || I VEINE 4 À d NÉVRALGIE, RHUMATISME 4 25 sous pièce, renfermé dans des boîtes hermétiques. Rouleaux 4 d'une verge $1.00; peuvent être coupés de différentes dimensions. | Metiez vous des imitations san valeur. | 4 Lt t à dette ttotetoctotit-fies VF A FASCINATING DRAMA The peopling of the great Cana- dian West is a fascinating drama, whether we view it from the large or the small end or the telescope i. e., from the point of the great railroad builder throwing a steel spine across thé continent, or from -the point of one little family unit finding its tree farm under the aegis of this transportation line, The line of the Grand Truvk Pa- cific across Canada is essentially the belt of homes, Who is it that answers the callof the wheat ? The young, the brave, the hopeful, in the March issue of the ‘‘Maga- zine of Commerce”. The writing tools to write the drama are the strong arms of men and of faith de 190,000,000 de boisseaux en se | possessed women. It is a good [play for the world to watch. The first scene is enacted on the prairie farm where the virgin sod is turned under to a crop of wheat for the first time since creation’s dawn. The second scene is the grain eleva- ter, Set against the setting sun, and the waiting wheat train of Grand Trunk Cars. Our drama closes with the loaf of bread cilut- ched in the eagar grasp of the little child in some crowded city of the old world. ‘Manchester (Eng) City Nesw’’ March 19, 1910. ER RUES x [4 w MAIL CONIRACT SEALED TENDERS, addressed to the Postmaster Genaral, will be received at Ottawa until noou, on Friday, the 13th May, 1910, for the conveyance of His Majesty’s Mails, on a proposed Contract for four years, six times per wesk each way, between Charlottetown and Victo | ria from the first July next. | Printed notices containing fur- ther information as to conditions of proposed Contract may be seen [and blank forms of Tender may be obtained at the Post Offices of Charlottetown, Victoria and route offices and at the office of the Post Office Inspector at Charlottetown. JOHN F. Wear Post Office Inspector Post Office Inspector’s Office, 29th March, roro tbe helpful, says Miss Agnes Dean, | April 9 1910 17 ANNÉE J. H Myrick & Co. 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