—à Ya entièrement déroulée, S a à À | Cnion Care CENT LV Le } À ; hs. î D ar a M ge on ge RE TS } 7 5 Fc? ma LA CIE. DE PUB. DE L' mie IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. VOL. 2. NO. 16 TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LA PANTHERE NOIRE CHAPITRE 111 [suite] Daniel l’arrêta en lui disant qu'un fusil n'était pas l'arme dont on se servait pour s'em- Parer de ces poissons. “Je vais en pêcher un à l'uide d'un harpou, fit-il ; le voulez- vons ? ; —Oh! oui, Dan, s'écrièrent les enfants, dépêchez-vous, les marsouins sont près du navire ; voyez comme ils sautent.” Daniel se hâta de satisfaire aux désirs de ses petits amis il alla à l’avant du Goliath, et, quelques minutes après, il re- vint tenant un morceau de fer de quinze centimètres de long environ dont la pointe aigue était tordue en forme de croc : il enfonçe rapidemeuæt une ham- pe daes la partie creuse du hai- pou, et attacha au morceau de bois une corde solide. 11 fit alors signe aux enfants de venir avec lui sur l'avant du navire, et attacha le bout de la corde aux bordages devant eux, tandis qu'ils regardaient et surveillaient les poissons qui s° trouvaient dans l’eau. Le nègre se hissa alors dans les haubans da mât de misaine, et attendit le harpon à le maiv, prêt à le lanoer. Les marsouins varaissaient se plaire à suivre les bords du na vire et à se jeter dans la masse d'écume que le sillage laissait derrière lui. A plusienrs re- prises Daniel brandit le harpon, comme s’il était sur le point de le lancer ; maisilne se hâtait point, afin d'être plus sur de son Con P. Tout à coup cependant l'in- strament partit comme :'éclair, et la pointe vint s’enfoncer pro-| fondément dans le dos d'un des cétacés. ‘“1l est touché,” s'écria jo- yeusement Walter. Le squale avait plongé et| entraivait avec lui la longue corde en produiseut un bruit strident : mais au bout de quel- "Nr ques minutes, la ligue s'étant il fut facile de comprendre, à la teu- sion qu'elle avait, que le mar souin harponué tirait dessas de tontesses forces. Daniel appela alors queiques uns des matelots pour l'aider à hisser sa proie sur le port ; tous se mirent à tirer avec furce, le poisson apparut bientôt, débattant à grands coups de queue au-dessus des flots. et 5e et le jtèrent sur le pont. Q'était un énorme squale, dont le corps, au lieu d'être re- couvert d'écailles, avait une peau lisse et brune: 11 pesait Les plus de deux cents livres. marine mirent fin à son agonie en lai onvrant le ventre, et 11ls retirèrent le foie, qui était Ja seule partie bonne à manger on découpa ensuite le poisson en morceaux que l'on fit bouil- lir, afin d'en extraire l'huile contenue dans les chairs. Oe divertissement avait pro- euré un très vif plaisir aux en- Les | marins le tirèrent enfin à bord fants, aussi Baniel conquit-il à tout jamais leurs bonnes grâces M. et mistriss Taylor, se sen: lant mieux portants, firent une légère apparition à table ; mais ii leur fat impossible de pren- dre autre chose qu'une tasse de thé et un peu de biscuit. Ils remontèrent alors sur le pont, car la fraicheur de la brise pro- eurait une amélioration sensible à leur malaise. Le ban Danie!, avec sa complaisance accontu- mée, leur drssa un lit composé de couvertures et de tapis. Amy n'avait pas quitté sa mère un seul instant de.Ja iour- e ,elle lui préparait de la Himonade, lui offrait de temps. à autre une tranche d'orange, et était toujours prête à obéir au plus léger signe. Le capitaine était venu plu sieurs fois visiter ses passagers pour s'informer de l’état de leur santé ; le soir venu, il s'assit auprès d'eux et euiama la con versation. ‘Les enfants paraissent être devenus les grands amis de Daniel, dit M. Taylor au rapi taine ; la prise du marsouix, les a vivement intéressés ; voyez les, ils sont assis eu ce moment près du bon nègre, et ils lui font raconter ses aventures. Dan est réellement un brave garçon, répliqua le sapitaine, an serviteur sans pareil, et il a beaiconp voy:gé. Ses pa rents étaient eselaves dans le Far West, où il est né, et où il a passé sa jeunesse. À la mort de son pèreet de sa mère, il prit [la faite, et, après avoir été pour- \suivi, il réussit à atteindre iss établissements de la frontière. il viut alors, comme nègre libre, s'établir à New-York, où (il gagnait honnêtement sa vie. Lorsque je fis sa convaissance, ii y a quelques années, pendauæt ique je faisais réparer mon na- | | Li | Frrsr-CLASs FARM FENCINC— ONLY | 30 cents per ROD,. | FOR SALE BY THE ONT. WIRE FENCING Co. Limited. PICTON, ONT. a mm matt aussi la t beauté des nr prairies où les blancs n'ont ja mais pénétré, prairies dans les- quelles ls Peaux Rouges pas- sent leur existence nomade. Les enfants écontaient avid.- ment les récits du nègre et l'in- terrompaient bien rarement ; Walter surtout était tout oreil- le, et, dans sa pensée, ilse voyait déjà à cheval, lancé à la pour- suite d'un ‘“buffalo” qui fuyait. ou mettait à raoit ux ours après une lutte désespérée. L'abscurité s'étendait pen à peu sur la mer, et l'atmosphère de la nuit fraichissait sensibie- m ot; M. Taylor vint prévenir ses enfants qu il faiilait ailer se coucher. “Si vous aviez entendu, mor bon oncle, ce qu? HWaniel nou: recontait, dit Waïter au mo ment où la famiile reutrait daus lesalon ; ii nous a aporis ehoses irès curieuses. 1! parait que l'on ponrsuit les bisons à cheval en galopant eux,et qu'on es tue enfin à coaps de revolvers ou de cara-| biues. Oe doit être un sport | fort amusaut. | —C'est probable, Waiter, mais c'est dangereuse, souriant ; on gris des derrière mon ch:r! une chasse zépondit Taylor en | seale. peut uon ment se rompre le eou, mais core être fonis sous les :ivds de ces ruminants : Tests, 1] n'y a plus de ces animauq dans Îa coatrée où nous allons —0'est dommase !fii Waiter | avec um air de désappointement, | car j'aurais bien d’siré assister, da nu: fütce qu'aue fois, à ue chasse de ce genre. | — Quai peut dire que nons ne! | vire, je l’'engngeai en qua- lité, d'oavrier : c'est alors que j'appris à le connaitre et! |a l'apprécier, Je lui fis l'offre | de m'accompagner à la mer aisée de maitre d'hôtel. laccepta, et J«squ'à Jour je ju’ai jamais eu ovcasion de lui adresser le moindre reproche. Je le répète, Daniel est un hon- nête et fidèle digne de toute ma confiauce. — C'eit aussi l'impression qa il a produite sur moi, dès que |je l'al aperçu, et je suis heureux de le voir en s1 bons termes avec il veille sur eux et les empêchera de eom-- mettre quelque imprudence, répliqua Taylor, qui regardait le uègre assis sur le bateau, au milieu des jeunes avec lesquels il causait en met- tant en usage la vivacité ordi- vaire aux gens de sa race. En eflet, Daniel leur racontait ga vie au milieu des ho-des sau vases, lorsqu'il faisait ia chasse aux lions, aux ours et aux che- vaux ;il leur expliquait Îles luttes sauglauites qui avaient lieu contre les diverses tribus indiepues., 11 leur dépeignait en | Ji ce serviteur, nes enfants, car trois gens, |mier pour consoler son |fsrous pas un jour une excursion | dans l'Oaest ? répliqua le {:r | nevea | cette partie de l'Amérique n'esi| le Quand nous pas si éloiglée qu'on croit.” uous partirons pour nous pro-| mener pendant ia sealson d'hiver dans le Far West ; on dit que | le soi y est maguifique, et j» voudrais eu jeger var mp) même. | —Cesten effet le meiilear| terrain de toute l'Amérique, ré- pondit Waiter. —C'est là qu'on | par miliiers des bisous, des ours | et des chevaux sauvages, obser- va M. Tayior en riant. Très biea ! m:isilse fais tard, mes enfauts, et nous desceu dre r.Z, si cela vous fait plaisir, que bufile à che- rencontre alons nous coucher ; vons rêve- vous chassez le vai" à signaler ; le balancement du navire berça lee dormeurs, qui firent des rêves très agréables. l:se montèrent de bonne heure (suite à la 8me page) EU Er ce ES RERO PRES _pditis NES RE on, Ne gt RE M ep EL: Ua de a RE ER 5 G. Pr e RÉDACTEUR. F J. BUOTE, GÉRANT LE- 22 MAI 1902. Hand, [Æ NO DISCS or bowl complications whatever. Low-down Supply Can. Made in a large variety of sizes, largest Butter factory. FACTORY TUBULAR. ne NEW SHARPLES T Is the closest skimining and easiest turnine 5 S HaxDp TUBULAR. vet produced, delivers a smooth, frothless, perfect cream that out more butter than can be obtained from Separator in existence. It can be thorough! made, and can be maintained at a le:s cost for fComplete Catalogue, Testimoniais and a valuable ftreatise on epp'icatiou. P. M. 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