et 0 mg mate han eee 4 27 case" PE, SONT ETES DRE EPP EE dé me Mgr. Falconio 1l est possible que Mgr Falco- mio, le délégué papal au Cana- da, au lieu de s'installer à Otta- wa, comme i] avait d'abord été dit, vienne résider dans la mé- tropole commerciale de la puis: sance du Canada. Cette imper- tante information a été feuruie à un journa- liste, par le secrétaire privé de Mgr Falconio, le Père Etienne de O'avette, quiest aetuellement l'hôte des Françiscains, rue Dor- chester. Le Père Clavette est compara- tivement jeume, et bien que Français de naissance, il con: naît bien ls Canada, ayant de- meuré einq ans dans cette pro- vince et ayant reçea les ordres sacrés de Mgr Bruohési, dans la cathédrale St. Jacques. Mgr Falconio, a dit le délé- gué, était archavéquo de Mate- ra et n'Acerenza, Cans le sud de l'Italie, lorsque Notre Saint Père le Pape l'a chargé de l'im- pertante mission qu'il vient remplir au Canada. Avant d'être éleré à la dignité d'ar chevèque, Mgr Faleonio avait occupé la charge de proeureur de l'Ordre des Franciscains. 1la déjà visité Terreneuve et ies Etats-Unis et parle mieux l’an- glais que le trançais. 11 a de- meuré à Rome pendant qu'il é- tait procureur des Kranciseains, et c'est là que le Saint Père a pu le connaitre et j’apprécier. La nemination de Mgr Falco Aio paraît avoir été bien accueil- lie dans les eercles religieux, à Rome. | Mgr Falconio entretiendra des relations officielles avec le gouvernement et avee les évê- ques. Le lieu de résidence du déle- gué papal n'a pas encore été choisi, mais le choix se fera entre Ottawa et Montréal. Le Père Clavette expliqua que tous les détails de la mission du dé. légné papal au Canada, seraient connus dans cinq ou six Jours. Mgr Falconio porte une soutane gris argent, comme tous les pré- lats choisis dans les différents ordres. L'Assistance Religieuse Un journal français raconte le trait suivant. Un protestant anglais visitait l'Hotel-Dieu de Poris non en- core laïcisé. Tout à coup il s’ar- rêta saisi d'horreur et d'admira- tien. Dans une des salles desti Bées aux incurables, il rencon tre uu homme, ou plutôt le tronc mutilé d'un homme ac eroupi dans une sorte de baquet en bois qui lui servait de lit : la gangrène lui avait dévoré les bras et les jambes ; son visage était défiguré par une sorte de lèpre hideuse et, à ces infirmi. tés physiques, s’ajoutait la pius cruelle des infirmités morales : un idiotisme que, à la moindre contrariété, transtormait en une rage fareuche. Agenouillée près de cet être si disgracié de la na- ture, dont ;a seule vue inspirait l'effroi et le dégout, une temme, | revêtue de la sainte livrée des épouses du Seigneur, le con templait affectueusement ; et comme la raère calme les cris de son nouveau né en le ber- çant avec précaution, la boune Sœur de charité endormait les seufirances iutolérables de lil diot par son invincible patience, | ses douces paroles et son char- mant sourire. L'étranger s'était arrêté ; il ne put réprimer cette question, qui de son cœur mon ta à ses lèvres : “Comment pou- vez-vous, Ma Sœur. conserver auprès de cette espèce de mons- tre, votre paisible Ah! sérénité ? mousieur, répondit ja LI°'IMPFA gâté de toute la maison. Parce qu'ilest plus à plaindre que nos autres malades, nous nous sommes davantage attachées à lui. Nous ne le quittons ni jour ni nuit ; nous calmons ses dou- leurs par des chants et des pri- ères ; nous ayons même réussi à Ini apprendre à prier lui même; il nous connait, il nous aime, et nous le lai rendous bien, je rous |assure |” Et, en achevant ces mots, la Sœur qui s'était levée pour ré- pondre à l'étranger s’agenouilla de nouveau près de l’iafortuné dont les traits contractés s'épa- nonissaient sous le bienveillant et doux regard de celle qui s’é- tait faite son bon ange. Et, en présence de gette cha- rité qui ne eonnaissait ni les ré- pugnancs de la nature, ni les fatigues du eorps l'étranger fat forcé de s'avouer qu'une reli- gion divine pouvait seule inspi- rer et surtout soutenir un aussi héroïque dévouement. De là, à l'étude de la foi ca- avait qu’un pas pour un homme de bonne foi; aussi, peu de mois après l'Eglise comptait elle uu enfant de plus. Les Conservateurs LEUR POSITION EST FORTE DANS LES PROVI CEs MARITIMES a Halifax, 4—Sir Charles Tup- per qui est à l’œuvre ici, prépa- rant les prochaines élections, a été l'objet d'une réception em |thousiaste. Le disceurs que le | vieux chef a prononcé a été si élosuent et si pratique que des centaines de jeunes gens, aiusi que nombre de voteurs indépen- dants se sont ranzés sous la bannière conservatrice. Les can. didats de l'opposition, aujourd'- hui, sont dans une position beaucoup plus avantageuse qu :- en 1896, la senle réponse donnée jusqu'ici aux accusations des conservateurs, relativement à ja mauvaise admivistration et anx dépenses extravagantes, a été ceile donnée par Sir Richard Cartwrigh:, à Toronto, lorsqu'il a dit que les besoins da pays étaient beaucoup plus considé- rables aujourd'hui. Jusqu'ici, les politiciens lbé raux out été arrogants et provo cateurs ; mais maintenant, Îles plus raisonnables d’entre eax admettent la possibilité d'un changement de gouvernement à Ottawa. En conséquence, l’es- poir des organisateurs conserva teurs est très grand. 1ci, à Halifax, où croit que les libéraux vont déposer le Dr Russell, M. P. et offrir la candi dature à M. Mitchell. Les can didats de l'opposition seront Borden et Kenny. Cap Breton et Richmond vont demeurer lo yaux à Sir Charles et les con- servateurs vont gagner proba blement Victoria, Guysboro, Canmberiand et Inverness. La Vraie Maniere di miter les Anglais Dans une récente conférence dont le texte choisi était : ‘Le géuie latin,” M. Brunetière fait une constatation qui nous parait fort juste. “Les Anglais d’autre- Anglais s'appliquant par tous les mo- yens, nou à dénaturer, mais au contraire à dévelepper ieurs qualités les plus nationales. Ils sont aujourd'hui plus anglais qu'autrefois, et ils le sont wylus consciemment, avec une v@ion- té plus forte et une plus <elare intelligence des movens de Je _ ab mn ge dem mt tholique et l'abjurat'on, il n'y fois, dit-il, ne sont devenus les! ventia n inopportune d’un gre- d'aujourd'hui qu'en |din de l'espèce que nous vou: | | ET sieurs, que si nous voulens les imiter d'une manière qui neus soit profitable, ce m'est pas leurs institutions qu'il nous faut transplanter de leur sol sur le nôtre, ni leurs mœurs, ni leurs habitudes, mais en restant nous- mêmes, en mous appliquant à fortifier en nous le génie de notre race, le génie latin ” Nous devons mettre en pra- tique le même principe: Bi nous voulons rester Canadiens- français et imiter les Anglais d'une manière qui nous soit profitable, ce m'est pas leurs mœurs, leurs habitudes et leur langue qu'il nous fait adopter, mais en restant nous mêmes, en nous appliquant à fortifier en nous le génie de la race fran- vaise, le génie latin. Utilite du Francais Lorsque le grand homme d'Etat qu'était James G. Blaine envoya son fils ainé en Europe pour compléter son éducation, il lui donna ce conseil : “Apprends le français et l'al- lemand, mais surtout la premi- ère de ces langues.” Dans le cours de sa brillante car rière diplomatique Blaine avait eu sans doute plus d'une fois l’occasion de conétater que la connaissance du frauçais à son utilité, voir même sa nécessité, même pour ceux qui sont desti- ués à vivre dans un pays de langus anglaise comme le nôtre. dit un journal français dus E:- tats-Unis. Les hautes elasses améri- caines, aujourd'hui, cultivent le beau parler de France avec soin, comme une fleur rare, au parfam exquis, on plutôt comme une belle plante qui réunit l'a gréable à l’utile. Dans les universités de ce pays et dans les ‘high sehools” le français est enseigné de plus en p'us,et nous pouvons aflir- mer que le temps s'en vient, ra- pide comme la gazelle des deé- serts, où tont Yavkre qui se pl- quera d'être un homm instruit | sera capable de tenir un: con ver-ation française d'une inani | ère passab e. D uses Palnmeni Î Fe MAUA uRiCiTitia gurs 2 | 1! est nue arm qui, dans la main de certaines eus, est teile- ment daigereuse que partout où ou la voit briller, on ne pent trop fuir la société de cette gente méprisable. 1ls exercent leur infàâme mé- tier un peu partout : tantôt, c'est à la ville qu'ils ré pandent ieur venin, parfois à la campa. gne, où ils s'insinuent plus fa- cilement et font souvent leur! chemin pour servir des intérêts mesquins. Leur stratagème est tout à fait simple et se résume à ceci : ils parcourent leur village, re- cueillent un certain nombre de faits dont ils exagèrent la por. tée, en tirent des concinsions à leur gré, prêtent une oreiile at- tentive aux comméreges puis les commentaires vont leur train. 1l ne s'occupent guère de blesser un ami, de froisser des susceptibrlités respectables, d’al- lumer dans les cœurs des hai- ues que souvent, le temps ne peut détruire, et de briser des relations qui eussent eu un des- tin huureux, n'eût été l'inter- drions xlétrir. 11s soi it la désolation des mé: nages, le: brandons de discorde de nos pai sibles foyers ; ils sa- pent, dans leurs bases même, le bonheur si péniblement édifié par des main$ amies et labori- euses, qui 58 preparaient l'un RTIAL, JEUDI LE 12 OCTOBRE, 1899. | | ü bonne religievse, c'est l'enfant {demeurer. De telle sorte, mes-|/voient s'écreuier et dont les” ruines sont autant de tristes souvenirs qui leur rappelleront un passé qu'ils voudraient ou- blier. Mais le cœur, encore sous le coup de fraiches émotions, se refuse à croire que tout lui est} ravi ;que la vérité n'aura pas raison de ces êtres chétifs qui raminont toujours dans l'ombre des projets dont ils désirent sans cesse la réalisation. Le plus tôt une campagne sé- rieuse sera entreprise contre les calommiateurs, mieux ga sera; et tout le monde sera heureux. T $. Cour. de St. Jean. LA PAUPERISME EN ANGLETERRE Le cardinal Vaughan vient de parler devant j’English Ca- tholic Truth Society du panpé- risme en Angleterre. Les chif fres qu'il a donnés sont terri- bles et raontrent combien est fausse l'idée généralement re. |çue que le peuple anglais est un peuple heureux et prospère. À Londres a dit le cardinal, prés d'un million d'individus n'ont pas d'abri—are äomeiless ou sont obligés de s’entasser dans des taudis où l'on ne voudrait pas mettro des bestianux. Dans toute l'Angleterre, d’après une statistique officie'le, sur 18 per- sonnes qui meurent ily en a une qui meurt dans une maison pour les pauvres. À Manchester et à Londres, cette propertiou est de un,sur cing ; et si l'on met de côté les classes riches. pro- portion est de un sur trois. C'est-à dire qu'un tiers de la population de Londres, en de- ho18 des “heureux” de ce monde, vit dans le paupérisme, dans la pauvreté la plus ab jecte. Le cardinal Vaughau ne craint par d'affirmer que cet 6 tat de choses est le ‘résultat di- rect de la rétendne Réforme. Le Pin Rouge ‘du SUD du Dr HARVEY GUERIT LA TOUX 2650. la bouteille. En vente partout, Ce DE MEDECINE HARVEY, Mfrs, Montréal. FOR SALE ——— X — Lobster Canning Faetory for sale at the Magdelen Islands. 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