avoir fait quelques contusions. prend, en vleurant, ture. touché. L Les Betises de Jacquot Le bonhomme Chose était veuf depuis quelques mois À peine, À l'époque 'où mon réait commence. Il'avait fait, ce jour-là, bouche- tie. Vous savez quelle fête c'est; que la boucherie chez les habitants. Aussi, le bonhomme Chose était-il radieux. Jamais on ne l'avait vu aussi joyeux depuis la mort de sa femme. Ilcausait, plein d’entrain avec les deux voisins qui étaient venus l'aider, poussant iciet 1à son petit mot pour rire, et riant de bon cœur aux facéties des autres. Son fils Jacquot, ur idiot numéro un, les regardait faire de son air souriant et étonné. L'air, en un mot, de ces pauvres déshérités qui ue cherchent pas la raison de tel ou tel acte et se soucient peu de ce qui en résubtera. Le pourceau éventré, nos hom- mes rentrèrent àla maison pour prendre un verre de jamaique, ter- minai son ordinaire et nécessaire de tout évènement en dehors des h4° bitudes journalières. Et Jacquot l’imbécile les regar- dait faire, ayant toujours son air souriant et étonné. —Jacquot, que lui dit son père prend un sac etvas à la ville, chercher un boisseau de sel, pour préparer une saumure pour mon lard. Vas, vas de suite. L'enfant repondit sans rechi- &uer : — Oui, poupa, j’vas y aller, mais comment qu'il vous en faut de sel ? —Un boisseau, espèce de niais. Pour pas l'oublier, répète le long deton chemin : boisseau de sel, boisseau de sel. Jacquot partit. Il'arrivait près de la ville, lors- qu’il aperçut uu rassemblement de jeunes gens qni causaient ensem- ble, Jacquot se rend près d’eux et s'arrête à les regarder, répétant à mi-voix : boisseau de sel ! Et voyant sa mine patibulaire, les jeurc; gens se mettent À l’inter- roger, mais lui, répéteit toujours son fameux : boisseau de sel. Se croyant injurié, les jeunes gars tombent sur le dos de Jacquot et lui donnent une bonne dégelée. Pour le coup, Jacquet, tout mou- lu, prend, en pleurant, le chemin de la maison où il raconte son a- venture. Son père lui dit : C'est bon, tu iras demain. Le lendemain, on écrivit ‘‘Boisseau de sel,’ sur un mor- ceau de papier qu'on attacha à son habit, et il partit. Son père ini avait recommandé : — Quand tu verras un rasserr- blement ou des personnes, on sa- lue poliment en disant : messieurs ! Il arrivait près de la ville quand il entendit venant derrière lui, une meute de chiens. Aussitôt, Jacquot se plaça dans le chemin et se met à faire de grands saluts, chapeau bas, criant Bonjour, messieurs ! Les chiens, s'imaginant qu'il leur en voulait, se jettent sur lui d’un commun accord et aurait dé- voré mon pauvre Jaoquot sans le Bonjour, secours qui lui arriva bientôt. Et Jacquot, tout saignant, reprend, en pleurant le chemin de la mai- son où il raconte son aventure. * Son père lui dit : — Cré fou, si tu avais pris un bâton et avait tout bâtonné, on ne t’aurait rien fait. Dans tous les cas, tu y retourneras demain. Le lendemain, Jacquot partit debon matin, et il trottinait pour arriver plus vite À la ville, lorsque soudain il aperçoit un corbillard suivi d’une grande foule. Pris de rage, il s'empare d’un bâton et se lance sur la suite. On le maîtrisa bientôt, non sans lui Et Jacquot, encore meurtri, re- Je chemin de Son père lui dit : —Triple innocent, but par la pauvre étérsaed) d eau et le fen n’a pas 1ardé à | se répandre au point que la maison où i! raconte son aven- | pompièrs en perdirent tout con- tréle. D ee ennemi, RS ta te ur ne L'IMPARTIAL JEUDI LE 31 OCT. re D re ges BR une anne Reg Qt fume tt _ el Le lendemain, Jacquot partit [Keith Quand les pompiers ar- |une latte acharnée, tous deux {Q de nouveau. Cette fois il se rend jusqu’à la ville, mais à peine avait il fait son entrée qu'ilse trouva en présence de l’église qui était ravagée par le feu. Aussitôt, mon Jacquot se met À genoux et commence une ar- dente prière, La foule qui aug- mentait toujours se massa autour du pauvre être et finalement il fut bousculé, foulé aux pieds. Et Jacquot, tout blessé, re- prend, en pleurant, le chemin de la maison où il raconte son aven- ture. Son père lui dit : —Quand on voit du feu, on prend de l'eau et on l'éteint. Le lendemain, Jaequot partit de nouveau. Le long de la route il aperçoit une bonne vieille com- mère qui allumait un feu dans son four. Pour lui rendre service, il se précipite sur un sceau d'eau et éteint le feu. La commère, cro- yant qu’il voulait lui jouer un tour meanqua de l'assommer avec une gate. Et Jacquot, tout étourdi, re- prend, en pleurant, le chemin de la maison où il raconte son aven- ture. Furieux, le père qui craignait que son lard ne se gâtat, lui dit d’avoir soin de son petit frère qui dormait dans son ber, et qu’il irait le chercher ce fameux bois- seau de sel. Et Jacquot resta à la maison, s'amusant à se sucer le pouce. Pendant qu'il en était à cette délicieuse opération, son petit frère se mit à pleurer, à pleurer. que s’en était fatiguant. Jacquot ae lève, s’avance vers son petit frère et devine que ce sont les mouches qui l’ont réveillé. Il court chercher le battoir et revient à pas de loup, puis il don- ne un énorme coup de battoir sur l'enfant, dans l'espérance de tuer les mouches qui se trouvaient sur lui. Jacquot eut soudain eonscience qu'il avait mal agi, car il partit se cacher dans le four. Lorsque le père arriva, il fut douloureusement surpris de trou- ver son benjamin mort, la tête fraoassée. Il se mit à la recherche de Jac- quot mais à peine se dirigeait-il vers le four, qu’une petite flamme en sortit bientôt, suivit d’une fu- mée épaisse. ce fut sa dernière bêtise. NO 106—LA CHOSE EST PROUVÉE. Les affections de la gorge et des poumons seront guéries par le BAUME RHUMAL, le remède par excellence. Nouveaux Details SUR L'INCENPIE DE SYDNEY La seuie chose qui a sauvé la ville de Sydney d'une destruo- tion totale a été une forte plnie qui est tombée après le coucher du soleil. et comme le vent di- minua de violence, les pompiers et des centaines de miueurs réussirent à se rendre maitres des flammes. Plus de soixante édifices sont en cendres, et plus encore sont grandement endom- magés. Les édifices iacendiés étaient presque tous de grandes structures en bois, et le feu était si intense qu'il était impossiblr de sauver quoique ce soit de leur contenu. Les pompiers ont été gran de- ment empêéchés de combattre | faire à un terrible “miile vieds l'incendie aveo efficacité an dé- les | L'inocendis a pris naissance situ t’étais| dans un édifice à trois étages en mis en prière, on net'aurait pas|bois sur la rue Charlotte, oecnpé |attiré par les cris de son patron, | par À. D. &illis et Gordon & laccourt avec gourdiu et, après! . ! C'était Jacquot qui se suicidait, | Texas. (sortie une énorme tarentule, aussi dangereuse que celui ci, qui s'est également jetée sur! vèrent sur les lieux, la bâtisse était déjà ane masse de le vent poussait oulles-vi pardessus Îles toits des maisons avoisinantes. Les pomjiers de la ville ont été aidés par ceux de North Sydney ei do (Grace Bay, mais tous leurs efforts combinés ont 6té vains pour empêuher les progrès du feu Une demie henre après uaissance da feu uu quart de la partie commerciale de la vill. était une masse de ruines. La provision d'eau de la ville s’e- p'isa,et les engins à vapeur durent être envoyésau port pour pomper de l'eau. À 530 heures, ‘Aleux rues commerciales étaient détruites, t le teu se dirigea alors sur Ja rue Bentick, b'ülant tout su son passage, et une demie heure plus tard, les rues Bruce, George, B:ntick et Charlotte n'étaient quirne masse de flammes. Les mineurs eurent alors re cours à ia dynamite pour atré. ter l'incendie et ils firent sauter plusieurs édifices. Mais cela ne produisit pas beaacoup d'eff:t, vu que de vent emportait les flammèches sur d'autres édi. fives. A 7 heures, le fu était rendu à l'extrémité est de la rune Char iotte, et n'ayant plus d’aliment il s'arrêta. Les rues Went- worth, Prince et Pitt sont aussi entièrement détruites de même qu'une parile de la ras Gcor- ge. Un grand nombre de familles sont sans asile. Piusisurs pom. Piers et citoyeus ont reçu des bleesnres, mais personnes sé- rieusement. Darant l'incendie, plusienrs vols ont 6té commis. 1l a été fait trente arrestations, mais dès que la prison fat menacée par 6 feu ls prisonniers durent être relAchés. NO 105—RIEN A NEGLIGER Souvent les maladies les plus graves résultent de petites affec- tions négligées. Le rhume le plus endurci doit être soigné par le BAUME RHUMAL.. Tentative Griminelle ON ENVOIE PAR LA POSTE DES BETES DANGEREUSES À UN GRAND FINANCIER Philade phie, 21-Oeux qui en- volent par la poste des bonbons empoisonnés ou des machines infernales sont battus par nn inconnu qui a envoyé a M. Da- niel Frey, secrétaire du conseil d'administration des écoles, la plus inlernales des machines, dans l'intention de le faire mou. rir. Un paquet, vien ficelé et oacheté, a été apporté ce matin dans les bureaux de M. Frey. Son secrétaire a pris le paquet et l'a déposé sur une étagère avec d'auires paquets qu'il avait déjà reçus. Quand M. Frey est arrivé, une heure plus tard il a pris le paquet qui lui était adressé. Passant dans son bureau. il brise les cachets et ouvre l'envelospe. Aussitôt une bête horrible sort du paquet et se jette au visage de M. Frey! Celui-ci, quiavait passé plu sieurs aunées dans je Sud, a reconnu aussitôt qu'il avait af | , connu sous le nom de ‘‘centi. pède,” et qui infeste je sud du | À près le centipède ext. M. Frey. Le secrétsire de M. Frey, inemi politique de M. Frey pour. Ja | bêtes. Le ceutipède mesurait huit pouce de long et chacune de ses pattes avait une longueur d'un pouce. On ne peut deviner qui a fait pareil envoi à M. Frey. La po- lice croit, cependant, qu'un eu- rait très bie:: être l’auteur de ce terrible envoi. NO 104—UN FAVORI. Le BAUME RHUMAL est le re- mède favori des mères de famille. Desirable Farm for sale That very desirable Farm and Resi - dence owned by late Senator Arsenault at Abram’s Village, Lot 15. This Farm consists of 119 acres of good land well fenced and in a higb state of cultiva- tion. ‘The buildings eonsist of a nice residence, two barns, a granary, dairy & ice house, eoach- house, sheep- pen, piggery, hen-house, machinery shed, harnezss shed ete. The residence is sarrounded by ornamental trees and a good orchard, and commands a good view ofthe Egmont Bay from which itis distant half a mile. This is a good opportunity for any one desiring togo in for de airying, as the Abram’ s- Village cheese factory is within half a mile ot the farm. For further parti- culars apply at the office of Arsenault and MacKenzie, Solicitors Summersi de or to the undersigned at the Farm. ANTONIN ARSENAULT 2ms. réussirent à tuer les horribles/k ‘ 1901 School & College BOOKS Ot all kinds ALWAYS ON HAND CHAS. J. MITCHELL :: Charlottetown P. E. 1. Mail orders receive prompt at- tention. 144 Queen St. Opp. Prowse Bros. Agents for the Perry Pictures Hotel Bernard This house is thoroughly fitted up ; within 2 minutes walk from depot. It is conducted on first class principles, every attention being given to tie comfort or guests . Terms are reasonuble Theo. Bernard ,. PrRoP Oct 12—6m. INTESTINS, Les Organes Digestifs régularisés et rendus à leur activité normale par l'usage des ......... Tignish is again ai work. He was laid up by corns on the soles of his feet, but was perfectly eured by Putnam's Painless | Corn and Wart Extractor. SOI by AIl Newsdealers SIC ALES Furnishes Monthly to all fovers of Song and Music a vast volume of New, Choice Copyright Compositions by the most popular authors. GE Pages of Plano Jlusic Haif Vocal, Half Instrumental à1 Complete Pieces for Piano Once a Month for 10 Cents. Vearly Subscription, $1.00. If bought fn any music store at onc-half off, would cost $5.25, a saving of $5.15 monthly. In one year you get nearly 800 Pages of Music, comprising 252 Complete Pieces for the Piano. If you cannot get a copy from your Newsdealer, send to us and we will mail you a sample free, Le W. PEPPER, Publisher, + Eighth & Locust Sts., Philzdelphia, Pa. RHUEMATIC WEATHER Is now at hand. Fall rains bring Rheumatism and Sciatica, if you suffer with eïther of these troubles, we re commend ANDREWS RHEUMATIC CURE t has now been used for nine years with very great success BARK, BER- RIES, HERBS and LEAVES their primitive form make up the composition of ANDREW:3S Rheum atie Cure. in Price 50e à box or 3 b xes for 51.25 Ask your Druggist or write us: Prepar.d only by J. À. GOURLIE, Prince County Drug Store SUMMERSIDE # s gr 1£ cil raleme nt de l'0180D — Er + FROM THE KINGSTON POST OfCE comes word that Mr. James MeGuir» | | ; | l Agents de L'impartial PILULES DE NOIX LONGUE x MCGALE, Pour les Maux de tête,attaques bilieuses, % Constipation, Désordre de l'Estomac, elles n’ont pas d’égales. EN VENTE PARTOUT, 25C. LA BOITE, OU EXPEDIEES PAR LA MALLE SUR RECEPTION DU PRIX' | STANTON’'S PAIN RELIEF, REMEDE INTERNE ET EXTERNE. Guérit les Rhumatismes, Coliques, Entorses, Névralgie, Etc. EN VENTE PARTOUT. PRIX 25C. LA BOUTEILLE. Seuls propriétaires: Te Wincate CHs- MicAL Co. Limited, Montreal, Canada. M. S. E. GALLANT pour Abram's ViL |lage, Urbainville, St. Gilbert et Wel lington. M. PACIFIQUE GALLANT pour St. Chrysostome, Higgins Road et Mec- Isaac Road. M. ANTOINE GALLANT pour Cape Egmont, Mont-Carmel et St. Timo- thée. Ces agents sont autorisés de rece voir l'argent et de donner des Reçus un nom de L'IMPARTIAL. College St. Dunstan (Affilié a l'Université Laval) ConTRS (LASSIQUES, COMMER- CIAUX ET PHIL SOPHIQUESs ee L'ouverture des classes au collège St. Danstan aura lien le 5 septembre. Les élèves sont priés de se: présenter le jour de l'ouverture. Pour plus amples informa- tions, s'adresser au Supérieur. Ce Ter. septembre 1901 D # EX] 4 ni à ÿ£ 2 PANNE KÈ B N Un beau cheval a É \ ua harnais malpropre # LA sont une Mauvaise com. , “4 binaison, L'Hnile Enreka “@ > pour HarnaiS à ue: non seulement meilleure appa- “ ronce au harnais et au cheval, mais aussi rend le euir souple et flexible, le meten état | / de dner deux fois plus longtemps qu'il ne ferait sans cela. ] 4 En vente partout dans des boîtes H EL x (| en fer blanc-toutes grandeurs, {a À | Le réveil d’un beau jour | Souvenir d Les Girondins D EN OO HR RES en genre eme 3.23 BRATIS . Coupon de primes bon pour les $5.25 de Musique et chansons sui- vante : 1—Cyclamen, Valse pour piano, de L,. Elsen prix 50 cts, 2—du Arrive ! Marche pour piano, de H. Tellam —50— 3—Première Sérénacle, pour piano, de G. Puané, — 50— 4—Prestissim, Caprice---Galops pour piano de B. Godard —50— 5---Jeannette, pour piano, de G. L'Ange 55 — 6-:-La chanson de Marinette, avec accompagnement de piano -50+ 7---Un Rêve, chanson, aveo ao- compagi enent de piano = 50— 8---Je t’ Aime, chanson, avec ac- compagnement de piano --50, 9---Les Belles Québecquoises- Valse pour piano -- 50--e- 10---Valse Expressi7e, pour piano, de Ch. À. Mages ---50-- 11---Le Répertoire des Cafés Con- certs eontenant les---34 chansons srivantes : ag $5-25 L'Alsace et la Lorraine L'enfant et le polichinelle Frou-frou La chanson des peupliers Le curé de notre village Les Nationals pére | Le Credo du paysan La chansou de Marinetie [L'enfant chantait la Marseillaise Le petit crucifié La Canadienne Les regrets de Mignon O Canada ! mon pavs, mes amours | O Canada. terre de nos aieux ‘un vieux militaire - La Marseillaise Su‘ l'‘pave Les Etudiants de Montréal Le trottoir en bois Encore un p'tit verre de vin | Mon camara | Votr’ petit chien Madcme ! | Regardez-le passer de Que les hommes sont luids La ballade des agents Les cigariers A Maisonneuve V'la les Matelots En ballade La marche des comm's-voyageurs La bataille de Carillon La marche des étrangers Pour avoir droit a ces 11 Primes se montant a $5.25 il suffit de s’a- bonner au PETiT Jo: RNAL—"‘]Il- lustré et Musical,’ paraissant tous les mois. Le prix de l’ Abonnement est de 50 cents par an. (Envoyez aussi 10 cents de plus pour payer les frais de peste, etc.) Adressez vos lettres de comman des à — Albert Turcotte, Editeur ? 445 RUE, RACHEL Montreal, Canada. Hyndman & Co : INSURANCE AGENTS CHARLOTTETOWN. Representing in P E 1sland North British & Mercan'ile Fire 1ns Co. Union Fire Assurance Society Phoenix Fire of London. Assurance (Co. Genera! Marine Insurance Co. Fabriquée par Lu"; La QUIN l votre he (0 a“ val paraître 7 4 à son mieux! N à | Alesis a | | ue A dé à ot lai. … … Stendard Life Assurance Co. Insurance effectod :t low rates "HOW YOU TRIED 17” Merschaum (Cut Plug to ‘acco. smoking It's al 1ù ht. pu