l | ï É 5 EL Fa à de ré e JS ‘À a ' : ÉARRLE" He dé 5 A D me L'IMPARTIAL, JEUDI LE 8 NOVEMBRE, 1898. | | g ANR ee RE RE EL EE ten pee te Es LE GRAND VAINCU (Suite de la 1ere Page) —Eh bien mansieur, retour- nons en France, alors ! s’écria d'Arramonde en s'adressant à Saiut-Preux d'un air désespéré. —Ceux qui excitent un ofli- cier à déserter sont punis ue ciuq ans de fers, observa froide- ment le marquis de Montcalm, —Mais mon général, il faut que je revienve à Versailles. que je me présente au roi, que je parte ensuite pour l’armée d'Allemagne où l'on m'at- tend !..Je suis touché de la marque d'estime que vous vou- lezbien me donner,—et en di- sant ces mots il grinçait pres- que des dents,—mais enfin je ne puis servir au Canada ! —ÆEt vous vous imaginez que moi, général français, j'aurai dans mon camp le descendant le Pierre d’Arramonde, le petit- fiis d'un des meilleurs amis de mon père, un jeune homme brave, intelligent, plein de fou- gue, d’ardeur, et que je le laisse rai échapper, alors que chez nous les bons officiers sent 51! rares ?......Non, non, mon cher monsieur, vous restercz parmi nous. Vous êtes mon prisonnier, vous ne me quitterez pas !...…. M. de Montcalm, qui connais- sait bien ses comzatriotes, avait touché juste en s'adressant à la vanité du gentilhomme gascon. Ebloui par des éloges qui ca- ressait si agréablement son a- mour-propre, Jean d'Arramonde ne fit pius que de faibles objec- tions, puis finit par mettre son brevet d'officier dans la peche de son habit avec un soupir de tésignation. Mais alors Saint-Preux inter- vint : — Mon général, dit-il, mon ad- versaire et moi avons juré à M. de Belle-1sle de respecter la dé- cision que vous prendriez à notre égard. Permettez-moi de vous faire observer toutefois! que nous sommes venus en ce pays pour terminer une affaire d'honneur et avec l'assurance formelle du maréchai que nous] pourrions nous y battre libre- | ment. —Messieurs, dit le marquis de Monicalm avec animation, il me semble en vérité, que je rêve !...…,.Peut-être le long sé- jour que je viens de faire parmi les sauvages ne me permet-il plus de bien juger ce que vous appelez “honneur” là-bas, en France, mais ce que je puis vous déclarer, c’est que vous ne vous battrez pas. “Si encore il y avait entre vous une haine mortelle causée par quelque grave offense...…… Mais non, vous avez eu une dis- cussion un peu vive, discussion où tous les torts me semblent être de votre côté, monsieur d’Arramonde ; vous vous êtes provoqués et vous avez cru que l’honnenr exigeait une répara- tion par les armes...Et voilà pourquoi vous êtes ici ! Vous êtes venus trouver Montcalm, moins pour lui offrir votre épée, votre dévouement, que pour lui demander de vous aider à ter- miner votre misérable querelle ! “En vérité, messieurs, vous auriez mieux fait de rester en France, ou, si vous temiez tant à vous couper la gorge, il fallait aller en Italie ou en Allemagne ci on ne se bat que contre les ennemis du roi. Nous avons de- ' LE DPAE 4 TE Fu de ne INR INEENSSS duels de la Régence !.….nous! nombre de chevelures que nous ne sommes pas en France, ni à la cour du roi, messieurs. Vous avez maintenant l'honneur d’ap- partenir à une armée où, comme je viene de vous le dire, la vie de chaque homme en vaut dix. Vous avez devant vous un gé- néral en qui, si vous faites bien votre devoir, vous tiouverez toujours un ami, je pourrais presque dire un père, —car mon armée est assez petite pour n'être qu'une grande famille, — mais qui se moutrera inexorahle si vous manquez à ses ordres.— Et maintenant, donnez-vous la nn | Ils hésitèrent un moment, puis restèrent immobiles. 1ls a- valent tous deux trop d’amour- propre pour consentir à la ré- conciliation que leur demandait le marquis de Montcalm. Si d'Arramonde avait tendu la main à Saint-Preux, ce der- nier n’eût probablement pas hé- gité à l’accepter et à oublier les paroles blessantes dont le gen- tilhomme béarnais l'avait pu- bliquement outragé. Mais nous savons que jamais un d’Arramonde ne donna la main à un adversaire avant le combat. Et leur digne desoendant te nait bon ! Le marquis de Montcalm fixa sur eux ses yeux vifs et per- çants. — Vous ne voulez pas vous réconcilier ? dit-il après un ins- tant de silence. Eh bien ! je con- sens au duel. .—Ah! mon général, s’écria d'Arramonde, vous me rendez la vie ! — Un instant..…...Vous accep- tez d'avance les conditions que je vais vous fixer ? —Nous ies acceptons i dirent ensemble les deux jeunes gens. — Vous le jurez ? —Nous le jurons ! —Eh bien ! écoutez-moi...……. Demain matin, dès l'aube, je vous coufierai à chacun une mission difficile où vous aurez bien mieux l’eccasion de mon trer votre courage que dans un duel ordiuaire, car vous aurez devant vous dix adversaires au lieu d’un ....Peut-être trouve- rez-vous l’un ou l'autre une mort glorieuse dans l’accomplis- sement de cette mission. En ce cas, celui qui reviendra sain et sauf sera considéré comme le vainqueur du duel. Si tous deux vous revenez vivants, la victoire sera à celui qui aura fait le plus de mal aux Anglais. “Et maintenant, messieurs, dit Montcalm en se levant et sans laisser aux deux jeunes gens le jois:r de discuter cette é- trange décision, je vous ai dit que j'ai à n'occuper ici d’un dé- tailimmenss tout mon temps appartient à l’armée, et si je vous ai retenus si longtemps, c'est que je voulais témoigner quelques égards au petit-fils de l’ancien ami de ma famills et au parent de mon excellent mi- nistre. Demain, au lever du jour, vous recevrez mes ordres par M. de Bourlamaque, qui vous dira en outre, en quelques mots, comment vous devrez vous cou- duie envers les sanvages et les Canadiens pour vous concilier leur confiance et leur amitié. Tâchez de bien dormir cette unit, car à partir de demain, vous serez obligés de demander au sommeil un crédit sans doute fort long... Au revoir, messieurs, je. vous souhaite bonne chance ! aurons prises à l'eunemi...…, Quand verrai je le roi, maimie- nant ? Bah ! à la grâce de Dieu ! Après tout, l'honneur est sauf, et c'est tout ce qu'un d’Arra- monde peut exiger. Comme on le voit, un des cô- tés charmants du caractère du gentilhomme bearnais, c'est la facilité avec laquelle 1l accep- tait les diverses situations où le! jetait la fo:tune, une fois que, son opiniâtreté naturelle étant vaincue, il reconnaissait qu'il ne lui servirait à rien de récri- miner ni de se plaindre. Le duel ordonné par M. de Montcalm était assez singulier, mais on n’était pas en France, et ce genre de combat était peut-être conforme aux mœurs de l'Amérique ! Et puis, quelles aventures é- tonnantes allaient peut-être lui adveuir et quels beaux récits il pourrait en faire là-bas, au Bé- arn, alors que 12 grande distance lui permettrait d'y ajouter quel- ques-uns de ces traits pitto- resques sans lesquels une Bar- ration gesconne serait dépour- vue de charme et d'intérêt | Cela ne valait-il pas mieux que d’aller servir, comme tout le monde, dans l’armée d’Alle- magne ? D'autant plus quelle é- tait toujours battue, cette pauvre armée d'Allemagne ? tandis que M. de Mont- cam avait été sans cesse victo- rieux. Ne devait-on pas avoir plus de gloire et de profit à servir sons les ordres d’un si excellent général ? Ce n’était nas avec cette phi- losophique résignation, mais a- vec nn véritable enthousiasme, - contenu, il est vrai, dans les li- mites de sa nature froide et. peu expensive,—que Saint-Preux a- vait accepté la décision de M. de Montcalm. 11 allait trouver dans ce duel original un stimulant pour son ambition et en même temps, peut-être, l’occasion de se cou- vrir d’une gloire qu’il ne devait qu’à lui même, car M. de Mont- calm allait sans doute lui con- fier le commandenent d’une pe- tite expédition dont il aurait seu] la responsabilité en cas d’é- chec, et l'honveur en cas de vic- Joire. Ni l’un ni l’autre, il faut le dire, ne pensa à la fâcheuse hy- pothèse prévue par M. de Montcalm : le cas où l’un des deux laisserait sa vie dans la lutte. Aucun songe sinistre ne trou- bla leur sommeil calme et profond. Saint-Preux rêva qu'i enfonçait à lui seul un carré anglais et l’ex- terminait tout entier de sa main, et d'Arramonde vit en songe tous les arbres du parc paternel ornés de chevelures le- vées sur l'ennemi ; au milieu de ces trophées se détachait tri- omphalement, sur le sommet d’un gros hêtre, —qu'elle inon- dait de ses boucle ruisselantes, —i'énorme perruque Louis X1V de messire Paterne. V11 LE SECRET DE DAVID KERULAZ: Dès que Saint-Preux et d'Ar- ramende furent sortis de la tente du général, ce dernier dé- plia vivement une carte annoté tout entière de sa main, appro- cha le flambeau et suivit atten- tivement du regard et du doigt les lignes tracées sur le parche- Melle Bertha Ledoux DEPUIS NOMBRE D'ANNEES TORTUREE PAR LE BEAU- MAL ET PLUSIEURS AUTRES MALADIES. Les Pilules Rouges du Dr. Coderre ont mis fin a toutes ses Souf- frances. Aujourd’hui, guerie et heureuse, elle publie la grande efficacite des Pilules Rouges du Dr. Coderre. L'anémié — ou en d’autres mots la pauvreté du sang — est une des maladies les plus communes de nos jours. Elle affecte sans exception, les femmes de tous les âges, mais plus particulièrement les jeunes filles entre 13 et 20 ans.—Etes-vous anémique ?—Etes-vous pâle et votre teint jaune? Vos yeux sont-ils cernés ? Vos lèvres et gencives sont-elles pâles au lieu d’être roses ? Votre appétit variable et faible ? Etes-vous fatiguée et essouffée après le moindre exercice ? Souf- frez-vous cd’étourdissements et de maux de tête? Votre cœur bat-il violemment si vous marchéz un peu vite? Etes-vous abattue, mélan- colique et faible? S'ilenest ainsi, vous êtes anémique, vous êtes sur la route de la comsomption, et par conséquent de la mort, Les Pilules Rouges du Dr. Coderre guérissent l'anémie en faisant du sang riche, rouge et pur. Aux figures pâles et jaunes, elles donnent le rayon de la santé, donnent de la vigueur à tout le système, et | faib'e jeune fille. font de la vie une bénédiction au lieu d’un fardeau. MELLE DER’'nA LEDOUX. douleurs dans la tête, la poitrine, les côtés et le dos, se déplaçant souvent d'un membre à un autre, mauvaise bouche, vertige, constiPpa- ment et irrégularité des intestins, couleur jaunâtre des yeux et de la peau, mains et pieds froids, palpita- tion du cœur, appétit variable, tantôt nul, tantôt dévorant, mi- graine, bourdonnement dans les oreilles, accès de chaleurs, sensa- tions chaudes qui montent à la tête, perte de maladies du retour de l’âge, les pieds, les mains, les _jointures et le corps enflés, les maladies du foie, des ovaires, chute de la matrice, prostrations nerveuses. . les Rouges du Dr. peuvent être prises sans danger par les femmes enceintes, elles leur donneront des forces et aide- ront à la constitution de l'enfant ; elles ne contiennent xi morphine, ni opium, ni rien de dangereux, elles peuvent être prises par la plus sommeil, toutes les Les Pilu- Coderre N'oubliez pas que nous avons à votre disposition Melle Ledoux dit : “ Depuis plusieurs années j'ai beau-| un médecin spécialiste d’une grande expérience dans “coup souffert de grande faiblesse et du beau mal.|le traitement des maladies des femmes. Ecrivez-lui ‘Je n'avais pas d’appétit, je souffrais aussi de maladie | une description complète de votre maladie, il vous “ de foie, toujours mal à la tête, faiblesse dans les ‘{ jambes, pas d’appétit et douleurs dans tous les mem- | écrivez nous pour un “ bres. répondra absolument pour rien. Si vous le préférez, blanc de questions pour traite- Je souffrais aussi de faiblesse et pauvreté de | ment, nous Jes envoyons à toutes les femmes qui en “ sang. Une amie m'ayant dit que le seul remède qui | font la demande. Notre médecin examinera votre ma- “ pouvait me guérir était les Pilules Rouges du Dr |ladie et vous donnera un grand nombre de conseils, qui, . Coderre, je commençai à en prendre. Jamais je re|ci vous les suivez bien, aideront beaucoup à vous guérir. pourrai faire assez de louanges de ce remède, car | C'est une chance unique que nous vous donnons de “ïl m'a débarrassée de toutes mes maladies, consulter notre médecin spécialiste. “ Maintenant que je suis guérie, je me fais un devoir | lettres : “de le recommander à toutes les femmes et jeunes Melle Bertha Ledoux, 150 Ste.| “ filles malades.” Elizabeth, Montréal. Nous ne publions jamais de témoignages sans le consentement de l; femme guérie, nous ne les pas non plus. S'il arrivait que vous désiriez Adressez vos Departement Medical, Boite 2306, Montreal. Defiez-vous des pilules rouges que l’on vous offre |à la d'‘uzaine, eu cent ou à 25c. la brîte, ce sont des limitations des Pilules Rouges du Dr. Coderre, Ces achetons | imitations sont la plus grande fraude du jour, Ilest consulter |arrivé un grand nombre d'accidents par l'usage de ces ces femmes et que vous ne puissiez les trouver pour | imitations que l’on vous vend à bon marché. Ces imi- cause de déménagement ou autres raisons, écrivez-nous [t ations faites à bon marché contiennent toujours de la et nous ferons tout notre possible pour vous mettre en | morphine, de l’arsenic et de la strychnine, Defiez- .__. | VOUS, si votre marchand n’a pas les véritables Pilules guérissent infail- | Rouges du Dr. Coderre, envoyez-nous soc. en timbres communication avec elles. Les Pilules Rouges du Dr. Coderre liblement ces languissantes et douloureuses maladies | cana C'est le remède force, la santé et chasse tous les ennuis et de la vie à toutes les femmes qui le prennent corfsciencieu- | douane à payer. sement. Elles guérissent le beau mal, la suppression des règles, les règles douloureuses et abondantes, la leucorrhée, mal de cœur et nausées. particulières aux femmes. ‘ —Mon brave lavid, dit M. de Monicalm, tu devras te tenir prêt à partir demain au lever du jour avec M. de Saint-Preux. Les Angiais se sont avancés du côté du fort Sainte-Anne et il faut leur faire sentir que nous sommes là. M. de Saint-Preux se mettra en route à la tête d'nne compagnie du Royal- Roussillon, avec s’en sont rendus maîtres ou de le secourir s’1ls ne font que j'at- taquer. Te comote sur toi pour guider la petite expédition par le chemin le plus direct et pour aider au besoin M. de Saint- Preux de tes conseiis. — Je serai prêt à partir dès l'aube, monsieur Île marquis, répondit le chasseur de bisons. Mais en même temps il pous- sa un soupir et son visage prit une expression triste et inquiète qui n’échappa point à l'œil per- çant de M. de Montc:ilm. —Voyons, mon pauvre David, dit il avec bonté, tu as qaelque , ee Te | . e e . à chose sur le cœur, n'est-ce pas ? que je n'avais jamais regardé un Le chasseu1 de bisons fit un! an signe affirmatif. —Tu m'as demandé un ins tant d'entretien. Est-1i en mon | pouvoir pouvoir de faire quel-| que chose pour toi ? | —Oui, monsieur le marquis, dit David avec effort. | --Eh bien! parle, explique- toi. Tu sais que j'ai contracté ordre de re-| prendre le fort si les Anglais les irrégularités, | Non, mon général, il ne s’a- git pas d’un des ofliciers de | votre armée. —De qui s'agit-il done ? David hésita un instant et |tourmenta son bounet de castor entre ses robustes mains. | Mon général, ditil enfin, vous savez que je devais me | marier à Québec. —(ui …..eh bien ? —Comment cette idée a°t-elle pu venir à un sauvage tel que |moi, habitué à la vie des bois et des prairies? Je l'ignore, et | celui qui, il y a quelques mois, m'aurait dit que je renoncerais x , L à la chasse aux bisons, aux mar- tres et aux castors pour m'’en- fermer entre les murs d'une maison m'aurait certes bien sur- pris | 1l fit ane panse, pris nua d'un ton plu: bas : —Je l'ai reucontrée par ha: _sard un jour que j'étais allé au marché de Québec échanger mes peaux de castor contre de | Ja poudre. Jusqu’alors, je crois conti1- | visage de femme.…...Enfin, que | vous dirai-je, monsieur le mar- | Que Ti. —Eh ! mon pauvre ami, dit Montcalm en souriant, ne rou- gis pas comme cela... Nous avons tous passé par là, et vrai- |ment, si cèlte jeune filie est digne de foi, je ne puis que te diens ou américains pour une boîte, ou $2.50 par qui donne la lettre enregistrée ou mand:t-poste pour six boîtes. les tristesses | Nous les envoyons au Canada et aux Etats-Unis, pas de Donnez votre adresse complète afin d'éviter tout retard. Adressez : COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, Boîte 2306, Montreal, que je menais. Mon pauvre Pierre est aussi frêle que je suis fort,et vigoureux. J'ai essayé au conmencement de l’eramener avec moi dans la prairie. Mais il n’a pu s’habituer à cette dure existence de chasseur. 1i a reçu de l'instruction et sait mieux tenir une plume qu'un fusil. 11 est entré dans les bureaux de l'intendant général. —Ensuite ? —1l y a dix jours, en arrivant chez le père Dervieux, je vis sa figure bouleversée, Marthe a- vait les yeux rouges. Assuré- meut il était arrivé quelque malheur. Je restai un instant interdit, sans parler, les regar- dant tons deux. “Vous ne savez don: rien ? me demanda le vieux fermieren relevant sur moi son regard fixe et sévère. “Rien, répliquai-je : voulez-vous dire ? “_Votre frère... “Eh bien ? “—1l était à l’armée du lac Champlain avec M. Varin l'in. tendant ? “… Oui. [à continue:] Lost que On Satarday, the 1£8th inst. between St. Louis and Water: sd Préc a 4 mon ge A Lu sodh dora Sp AD EM MP APR AB ford, a pair of Gold rimmed_.2.,"— EL Le ns Î 5 H 4 : L vant nous soixante mille An-! —ÆEn vérité, pensa d’Arra-| min. une dette envers toi, David : je! féliciter de la décision que ta as | spectacles, in case. Th£-vâse is glais et nous sommes six mille. Vous verrez dans mon Camp des vieillards de quatre-vingts ans et des enfants de seize. On ne songe ici qu’à défendre la colo- nie ou à mourir. Et c'est ce mo- ment que vous choisissez pour venir me faire perdre une heure de mon temps en me racontant que M. d’Arramonde et M. de Saint-Preux veulent recommen- | cer les ridicules traditions ” monde en mettant le pied hors de la tente du général, il v’y a pas moyen de lui répondre, à ce diabie d'homme ! 11 fait de vous tout ce qu’il veut. Me voici ofi- cier de Canadiens, forcé d’en- trer en campagne dès demain matin avec une escorte de Peaux-Rouges qui m'’appren- dront sans doute à scalper...car M. de Montcalm va évidemment nous demander au retour le se D d du TUE QUES Dre. 9 RER MIE Br man - re be :: Au bout de quelques instanis, il appela un des soldats qui mountaient la garde devant sa tente et lui ordonna d’ailer chercher David Kerulaz. Le chasseur de bisons atten- dait à quelques pas de là que M. de Montcaim voulüt bien lui accorder l'entretien qu’il lui a- vait promis. 1l se présenta donc immédiatement devant le géné- ral. |gea vivement Montcalm. n'ai pas oublié la façon dont tu as conduit nos Canadiens l’an dernier à la bataille de Carillon, ni les trente officiers anglais tombés sous les coups de ta ca- rabine. —Monsieur le marquis, dit David le Chasseur, je viens vous demander justice. —Aurais-tu à te d'un de n°s officiers ? plaindre interro- | i | prise. Eil: se nomme ? —Marthe Dorvieux. —S$Son père ? — Un fermier des environs de Sillery, près de Québec. — Bien... mais je ne vois pas quel obstacle... —J'ai un frère, monsieur le marquis. — À près 2 —©e frère n'a jamais eu de! goût pour la vie d'aventures | stamped ss follows Vi Crocketf, (Graduated optician, Alberton, P. E. I. The finder Will b: suitably rewarded by leaving the same at the L’1m- PARTIAL office or with the own. er. D James MeCallnm Tiguish, Oct. 27 1898. Ripans Tabules cure Constipation. 2ipans Tabules reliesn naukse- } <