LEP EMEA & PR t METAL pr EE RÉ FE MREPpEL Re & 4 Ë # à Ë | Mes de miel ses à jour. LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. mm ———— VOL. 2. NO. 26 TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, CES 31 rnnnrrtettens-tontihéé met le "+ rs SE SISLGÈS ILE Un matin, pendant que mistriss Taylor posait sur la table du dé- jeuner du miel que lui avait donné Warwick pour sucrer le café, elle it à ses enfants et à son neveu : ‘Voici le dernier pot de miel, il faudra aller en acheter à M. War- wick. —Acheter du miel1 répliqua Daniel en ça serait drôle. N'habitons-nous pas un pays où l’on en trouve é ? Non, Madame, dispensez-vous d'envoyer riant : en quantit pour cela chez les Warwick. Don- neZ-moi seulement les pots vides, et dans quelques heures je vous les rapporterai remplis de miel.’ Mistriss Taylor prit au mot le brave nègre, et lui remit quelques vases après le déjeuner. Daniel, accompagné des trois jeunes gens, se dirigea alors vers un endroit de la rivière où la berge} Il s’assit avec veux était sablonneuse. ses compagnons, et tint ses fixés sur le bord de l’eau. Au bout de quelques plusieurs abeilles vinrent s’y dé- saltérer. Lorsqu’elless’envolèrent, Daniel les suivit des yeux aussi Ii se rendit en- minutes, loin qu'il le put. se rell Le à l’endroit où il avait vu dis- paraître ces insects industrieux, et y planta un bâton auquel était at- taché un morceau de papier enduit de miel. Lossque les abeilles se sur le liquide sucré pour s'envoler de nouveau, Daniel répéta la ie opération, et il parvint ainsi jus- posèrent | qu’à la lisière de la forêt. Les abeilles se montrèrent en grand nombre en cet endroit, et on les vit voltiger au-dessus du papier pour aller se réfugier dans le creux d’un | vieux platane qui s'élevait sur la bordure du bois. ‘‘Je ne crois pas me tromper en afhrmant que c'est là qu’elles ont placé leurs ruches,’’ dit Daniel, et | les trois jeunes gens le virent ex- amiuer les branches du platane. ‘C'est juste, elles y sont, cria-t- il aux garçons. Voyez-vous cette ghe noire sur cette branche ? ce des abeilles devant leur ruche. Walter, tandis que je grimperai sur l'arbre pour y couper la branche.’ Après avoir jeté son allumez un grand feu, lazo par- dessus l’une des branches de l’ar- bre gigantesque, Daniel se hissa l’aide de la corde dont il avait noné les deux bouts autour du tronc Il descendit ensuite une portion | du lazo, auquel les garçons atta- Ts 1 chèrent une hache, qu'il tira à lui Daniel s'avanca jusqu'à la es che habitée par les abeïlles, et com- mença à la saper tronc. Ce n'ét2 morceau de bois huit pieds de diamètre, et la posi- tout près du! it pas chose facile, mesurait près de tion de que confortable La branche céda pourtant au bout d'une heure de travail, et! tomba à terre avec fracas. Elle se, brisa en plusieurs morceaux, et dans cette chute, les furent entièrement Les abeilles s'élevèrent alors! comme un nuage noir au-dessus de, LE NC L- CS Let Cf ae @- car le | Daniel n'était rien maoiRe : cavités rem-.; c ; È Éd Fees se ARE SAS “ PAT ji : RÉ dé : à 3 n FEUILLETON DE L'IMPARTIAL. 000000 LA PANTHERE NOIRE 7 00000000 ——— Su APITRE X fleur demeure eu ruine. cria aussitôt aux garçons de rester ) | près du feu, en attendant qu il! pût les rejoindre. | A l’aide du lazo, il se laissa glis- ser en bas, et courut vers le foyer, où il s’'empara de quelques tisons ; | les garçons en firent autant, et, | sans s'inquiéter des abeilles qui | fourmillaient autour d’eux, ils , “ 7 | s’approchèrent tous de la branche | | | | coupé La fumée chassa bien vite de insectes 1rrités, et les quatre chas- | seurs d’abeilles détachèrent promp- tement avec leurs couteaux les ra- yons de miel contenus dans térieur, qu’ils déposèrent les quatre grands vases vaient apportés. Le miel était pur et aussi clair! que l’opale ; l’in- dans: qu'ils a- il avait un arome si | lexquis, qu'une fois la provision | | faite nos quatre compagnons se ré- | galèrent à cœur joie. Mistriss Taylor fut aussi surprise | qu’enchantée du prompt retour de | ses enfants et du résultat de leur / chasse, ‘‘Je puis vous assurer, Madame, . . | ne marñiquerez jamais de | uit très content d’avoir été utile à ses amis. | que vous miel ! lui dit Daniel, quiét Mon avis est qu'il serait vraiment | dommage de laisser échapper l'es- | saim que nous avons dépouillé de |son miel: nous pourrions nous en| emparer cette nuit et l’ si bon vous semble. ’’ établir ici, ; Mistriss Taylor se hâta de dire trouver une demeure pour y loger les insectes. ‘On coupa untronc d'arbre, oui, et on s’occupa de com- |plètement creux, que l’on amena à {l'aide des bœufs jusque dans le for- tin. On le dressa alors sur sa partie ‘inférieure, au-dessus d’une planche, et le haut de son ouverture fut également recouvert d’une planche. De ins cette espèce de boîte, on pra- tiqua, en bas, une petite ouverture | qui permettait aux abeilles d'entrer et de sortir à volonté. Le soir les dénicheurs os . d’abeilles se rendirent de nouveau vers le platane, où ils trouvèrent | les abeilles réunies en essaim sur la | branche cassée. | : . , . | Daniel secoua l’essaim dans un | sac, et il l’emporta ainsi à l’habita- tion, où on le mit dans la cavité du |tronc, puis on le replaça sur la | planche. Dès le lendemain, même, les abeïlles se à l’œuvre pour recons- bravement remettaient à truire leurs cellules, comme si auparavant elles n'avaient jamais eu d'autre ruche. I//industrie et les labeurs des co- |lons ne tardèrent pas à porter leurs | fruits. Le jardin donnait tion ies plus beaux | meilleurs légumes. Les melons y müûrissaient en | plein Er : les pommes de terre et les patates y croissaient à profusion. On y récoltait aussi des citrouilles | savoureuses, et celles que l’on ne |ramassait pas tout de suite restaient sans interrup- fruits et les } « à sécher sur place, car les pionniers | comptaient les utiliser pour en faire des gourdes et autres ustensiles de mén age. Le nombre des têtes de bétail a- } Ce # 4 ’ É CHRUVRUYIRANAILAUILUIET Daniel | et fumées, | de rendre service } | dans la | arbres fruitiers | Une chose étonnait M. RTE R RRRRRRARRANRRNNIELIEENEU ST r Ses SRE D vait aussi augmenté. La laie avait mis bas huit petits marcassins, ct la volaille ne se comptait plus, tant elle se multipliait. Laissées à elles-mêmes, les vo- lailles se perchaient la nuit sur | quelque arbre voisin, allaient pon- dre leurs œufs dans les buissons, et menaient leurs poussins devant le blockhouse, où toute nouvelle cou- vée était toujours la bienvenue. Dans la hutte aux viandes salées la provision grand complet. était au Des meules de foin se trouvaient entassées dans l’intérieur du fortin, et on avait apporté des Choctaw une seconde mais. rives du charge ce Les Warwick venaient assez sou- | vent visiter les Taylor, traient fort heureux envoyant la prospérité de la petite colonie. M. Warwick, et se mon- toujours content manquait es lorsqu'il venait les visiter, de leur apporter quel- que objet utile et très appréciable situation où vaient. Il leur autres choses, 11 se trou- fit cadeau, entre d'un sac de noyaux de pêches, de prunes et d’abricots ; car dans ces contrées les meilleurs sont produits par |des pépins, et portent généralement du fruit dès la troisième année. À sa dernière visite, il leur avait offert quatre jeunes chiens, desti- nés à renforcer la garde du fortin. Warwick, c’est que les indiens ne se fussent pas encore montrés. ‘‘Je me deinande comment ces mécréants ne vous ont pas encore joué quelque méchant tour : êtes une exception à la règle. vous Pourvu que ce calme ue précède pas un grand orage !”? Le brave fermier recommanda à ses amis la plus grande cet endroit. Noel approchait. Mistriss Taylor songea à faire nn vigilance à quelques préparatifs de fête, comme elle en avait fait mainte sa chère Angleterr Elle façonna donc un iminerse pudding. À beef manquait, dispendieux de tuer un roast- car il eüt été trop} vrai dire, le boeuf ; : mais ce plat anglais par excellence fut très par deux dindons bouillis et autant | avantageusement remplacé | de langues de bisons,. réunion était, du enjouées : c'était le principal, on fit du puncu à l'eau- tout le santé de Daniel, avec uu suatiinent Le soir, de-vie, et inoitle but à la bien naturel de reconnaissance eu- vers ce fidèle ami. Quoiqu'il manquât aux Taylor bien des choses qui en eussent été indispensables pour sa- tisfaire aux coutumes de cette fête sacrée, la gaieté de cette excellente famille n’en fut pas moins par- faite. Ils étaient encore réunis, jouissant de leur veillée de Noel et pensant à leur bonheur présent, , Ci lorsque minuit sonna. C'était SL LA : 2 tan Ce Cape a ses VOISINS, ne | fois dass | La petite | reste, des nlus| Angleterre | l'heure de se retirer. Mais à ce moment même on en- | tendit au dehors les aboiements Li = ue € € The closest « Hand, B E or bowl comp} : e Made in 4 : the AA ne ——— a ou d res ÉPre 72 RE me ET PR Ge HANXD ‘TUBULAK The NE Is the cl! IA; be a vet es ] tances as | H of the mis | A delivers a | à ot more Separator Tt can k five minuf The Sh: made, and ce mt 2h. ré lés nt au PE ES a newal par Corupiste Catalozue, applicatiou. furieux des chiens. Ces fidèles animaux étaient sor- tis du fortin par les trous qu’on avait pratiqués dans les paliss ades| vaquer à leur! aise, I lafin de les laisser D'après eur acharnement, «| [aurait pu supposer que l'ennemi se [trouvait tout près de l’établisse- iment ;: mais lenr voix peu à peu dans la direction de la Pruniers, et finit par |s'étcindre dans l'éleignement. | M. Taylor, Danie}, Walter et les deux garçons s'étaient emparés de leurs fusils et s'étaient postés dans la cour, les yeux fixés sur le s'éloigna | rivière des ‘faîte des palissades, prêts à faire feu sur tout ennemi qui oserait se Imontrer. | _Iis tenaient l'oreille ouverte au éloigné. revinrent, leurs moindre bruit, proche où chiens ‘comme pour traagnilliser maîtres par leur présence et leur ennemis étaient Bientôt les prouver que les partis. :_ Daniel supplia M. Taylor et Île reste de la famille d'aller se cou- cher, tandis qu'il veillerait pen- dant le reste de Ja nuit ; mais il fut impossible de persuader à Walter de quitter -0R compagnon. La famille Taylor réitéra à Da- niel sa gratitude pour ses pcs Le LR > 7 AZ Rs es se Taie = € AS € a et house, le nègre s its du fortin qui font toutes leurs expéditions : avec Walter, añn d'aller reconnaî- à cheval, soit qu'ils se rendent à ] tre la cause de l'alarme de la veille, ‘chasse, soit qu'il aillent en guern Il examina l'herbe fauchée au'Les Indiens cavaliers mènent une pied du monticule, et s’aperçut vie nomade durant toute l’année bientôt qu'elle était foulée :les!ils vivent exclusivement de 1! tiges brisées montraient la place | chasse, ci se rendent au printem}s où les chiens avaient poursuivi l'en- ! dans les grandes prairies du No: nemi. pour y chasser d’innombrable : Ces traces dans le pâturage ne, troupeaux de bisons. Ils reviei. pouvaient cependant pas lui indi-. | nent en automne dans le Sud, 01 quer à qu'il avait affaire. | les paturages ‘sont toujcurs dan: Daniel suivit encore ces indices ces contrées, On les :oit rampr jusqu’au bois de la rivière des Pru- énisé des serpents à travers le: niers, puis de là sur la lisière et au- halliers et les forêts, se dérobant à tour de la forêt, et enfin dans les |la vue des tribus à cheval, aveg fourrés, en pénétrant dans Ja pre- (suite à la S8me page) % "+ = trous SOH COMpPOsées de cavatee E &