À < L'IMPARTIAL JEUDI. LE 14 JUILLET, l’adiniration, le vieux soldat s'é-| THE GREATEST FAMILY R£MEDY! - cria en pressant les mains du prê tre : —Ah ! bien, je ne m'attendais 1904, Sublime Devouement on And one well £hown in most Cà- Hemlock Üil nadian homes is Nerviline, a per- : : | fect panacea for all internal .: - C'était dans un hameau qui a- (brebis. Le disciple n'est pas DR TERPE Monsieur le Curé, re pain. Mrs di. vs | x voisine la ville du Mans. La messe [dessus du Maître...Capitaine, au !VOus êtes un brave cœur. Voilà. sétight dE inde si Tan à Lu l venait de finir. L'abbé Mirot quit-] nom du ciel, je nous en prie...... Qui ne réconcilie avecles prêtres. '4;;, A | 1 ; . : . think of being without Nerviline. tait les vêtements sacerdotaux lors-* Sans répondre. l'officier alla s'as- Ah ! pour sûr, on se tiendra. Si es I st: tuothivhe: Nor viline: qu’une femme le visage inondé de{ seoir près d’un de ses deux secré- €nCore j'avais pu tuer quelques ur : CS | Fe ; | : ;Stops it. If TJ get a eick headache, armes, pénétrant dans la sacristiel taires et se mit à écrire nerveuse- | de ces Thlans cause de ma mort. jh à trouble with mv st h or | se jeta à ses genoux en s'écriant :|ment, Ensuite il seleva etten-| Souriant, l'abbé Mirot calma le reprend : i : ." bowels I can rel rviline 1 ‘‘Les misérables, ils vont le fu- Fr une feuille de papier : RE MT “The einilock of the forest was for the healing of the nations’? — X — . Hemlock Oil isthe Greatest Cure on Earth for bonhomme, puis demanda à Lavig- ne pronbhe: 7% DE de à | siller.”? — Voici l’ordre de reme:tre d’ur-|7a55e s’il voulait se confesser. | ! : F L É id dt —Le fusiller, qui ? gence en liberté le nommé Bom-| —Bien volontiers, répondit le. np OR ve nes ai OR sore Thr oat ; | M . À | F \ d ve equal. It's priceless in any family. | oothache Bronchitis —Mon mari ! mon Victor ! Et|pain et de vous écrouer à sa place| jeune homme. Lambert s'étant Xi is kinz over all pin and Earache N Î un songlot étrangla la malheureuse. [à la fin du jo éloigné, Lavignasse fit l'humble FORME PE S pain an Crambs | Rheu alg É , | ! atism aveu de ses fautes dont il reçut, l’absolution. ét PT : Eh bien ! et vous, père Lambert, pe F PORRER ne voulez-vous pas en faire autant ?! et CORPEPAR à 0e Pan mai qu'il y a pour l’homme quelque | dit l'abbé Mirot en allant rejoin- | à de 16 SO EL | chose de plus grand et de meilleur | + | à ue les plais i | —Oh ! moi, vous savez, mon-|1 plaisirs et les biens de ce steve :5..cuie 108 in es Tous sentirent au fond de mais si èa vous fait plaisir. | gel être combien can vraie cette | —Beaucoup de plaisir, mon ami, TE Pie Fpagantin | car si je ne puis sauver votre corps, NP PER VOUR HORS _. | dns: nidéé : l'onsuteret ‘1e inf. de pour vous et notre cœur est inquiet | tant g s > votre Âme. qu'il ne se repose pas en| vous.’” —Dans ce cas, allons-y, et ron- La bénédicti d q à a bénédic é , | dement fit l’ancien gendarme en M ' : NS D à l'abbé | h firot se to s : se mettant aux genoux du prêtre! urna vers la foule : 2 à Ft “M S è 1 1 al. t dont les yeux s’emplissaient de le Le dit-il, nous al ons, ava e s Î s dadséh li , avant nous retirer, chan- | L'éshé dés Étitr ter le 2 Profund's pour ceux qui tout à l'heure tomberont au champ | Très ému, le p'être, prenant} Et d’une voix grave et triste, il dans les siennes les mains de la pau-|ajouta : vie femme, ia fit relever. —Monsieur le Curé, vous êtes un —Mais comment votre mari ? brave : voulez-vous me faire beau- —QOui, à cause des Uhlans tués | cuun d'honneur? Voulez-vaus me hier soir par les francs tireurs. Les permettre de vous serrer la main ? Prussiens ont fait tirer au sort ce | L'abbé Mirot tendit sa main lar- matin...ils sont trois du village | gement ouverte au capitaine qui la que l’on va fusiller. Mon mari est sera fortement. du nombre. Sauvez le, vous, Mon-| D uu pas léger, heureux de son sieur le Curé. L sacrifice, le bon curé courut à la — Mais de qu:ile manière ? ré-| maison d’école ou étaient enfermés pondit le prêtre de plus en plus - | les prisonn‘ers. Sur le pas de la motionné. | por’e il trouva le chef du poste au- * —Je ne sais, monsieur le Curé, quel il remit son papier. Celui-ci mais, de grâce, sauvez le père de l'ayant lu, dit avec repect, au cu- | mes enfants. ré : ‘‘Venillez entrer, Monsieur.’? L'ablé Mirot se tut. La tête! L'abbé Mirot pria alors le lieu- inclinée, il se mit à réfléchir. Son terant d'appeler Bompain qui était Last year the sale of Hemlock Oil was unparalleled, and many of the | | cures it made were almost miraculous. Price, 50 cents a bottle AMES A. HOUS TON. Manager for Canada gares J. A. GOURLIE, Wholesale Agent for Maritime Provinces and Quebec Prince County Drug Store, Summerside condamnés à to whom all orders should be addressed ins . saisi lt tifthibie Bet Er NOR Lam oh See SR ÉTS aj- a. + 2 o” cœur était brisé à la pensée du | dans uue chambre à côté et de lui malheur qui frappait ses parois- | rendre sur-le-champ la liberté mais siens. Mais que pouvait-il faire saus lui dire quelle en était la ran- pour les sauver tous ? Dieu seul Çon. | était capable de toucher le cœur de! Accablé, les yeux pleins de lar- | i'ennemi. Et cependant, laisserait-| mes, le m:lheureux prisonnier ap partir ainsi cette ferume éplorée qui! parut. Et comme le lieutenant venait lui demander le salut de son | l’in:ormait qu'il devait son salut à mari ? _’’Il faut que je le sauve à l'abbé Mirot, il saisit les maïns du à mort régénérée et récontortée, l’abbé Mirot retourna au presbytè- d'honneur sous les balles prus-| re car il avait ohtenu de rester li- bre jusqu’à l’heure de l’exécution. | Après son déjeuner, en attendant l'heure des vêpres, il mit ses affai- res en ordre, prit ses dernières dis- positions, fitson testament et se rendit à l’église. siennes." | Alors il entonna d’une voix grave ce chant lugubre, Les as-| sistants lui répondirent. Il Lénit | ensuite l’assemblée et l’exhorta au calme et à la résignation, invitant | chacun à se retirer dans sa demeure | et à s'y euiermer pour éviter | GE THE FAIRBANKS Gas and Gasolane Engines FOR ALL POWER PURPOSES BUILT IN ALL SIZES tout prix,’ songea-t-il. —Du courage, ma pauvre Ber- the ; Dieu est bon. Aller le prier, et espérez. L'abbé Mirot serra à la hâte ses! ornements et apis dix minutes | d’adoration et de prières devant le | tabernacle, il sortit de l’église et se | dirigea vers la mairie où était ins- | tallé le capitaine commandant le, peloton de Uhlans qui, la veille, s'étaient emparés da viilage pres- que sars coup férir. | Après quelques pourparlers, on introduistt le curé dans la salle des | séances du conseil. Debout, une carte d'état-major | à da main, le capitaine donnait des | ordres à deux sous-officiers qui é-| crivaient sous sa dictée. Il regarda bien en face le prêtre qui s’était hardiment planté devant lui et, d’un air hautain, il lui dit en français : —Qu'est-ce qui vous amène ici, Monsieur ? Le prêtre répondit avec un léger tremblement dans la voix : —Je viens vous demander Ja grâce des habitants de ce village... ils sont innocents. Pas tant que cela. Ils ont! prêtre en s’écriant : — Pardon, Monsieur le curé, par- don pour le mal que je vous ai fait. Bompain était, en effet, un de ces ouvriers dévoés par kLs mau- vaises compagnies et ies journaux impes. Eu plus d’une circoens- tauce il avait fait la guerre à son curé qui, on le voit, ne s’en était souvenu que pour lui sauver la vie en sacrifiant la sienne. —Ne parlons pas de cela, mon ami, répartit l'abbé Mirot. Soyez heureux puisque vous êtes libre. Vous allez revoir votre femme et et vos eufants en faveur desquel vous avez été gracié. Et puisque j'ai un malade à voir tout près de chez vous, laissez-moi vous accom- pagner jusqu’à votre habitation. Ils sortirent ensemble de la mai- son d’école et se rendirent à l’hum- ble demeure de Bompain. La fem- me Bompain, entourée de ses en- fants silencieux, priait en pleurant. —Ne pleurez plus, ma bonne Beîthe, dit l’abbé Mirot que Bou- pain avait pr'é d'entrer chez lui, je vous ramène votre mari. Il nt se- ra pas fusillé. L'homme et la femme s’etaient jetés dans les bras l’un de l’autre, À genoux, au pied du tabernacle où habite le Dieu des forts, 11 mc: dita : ‘Dans trois heures, je serai mort. Mourir ainsi à trente-trois ans, en pleine santé, en pleine vie librement, à la place d’un autre, est ve possible ? Et pouitant il le faut. Lebôn pasteur ne doit-il pas donner sa vie pour ses brebis. Jésus, n’êtes-vous pas mort à cet âge pour le salut de mon âme. O mon bon Maître, vous qui avez de l'agonic au jardin de Gethsé- mani ; vous qui, à l'approche de la mort, avez enduré de telles terreurs que vous avez eu une sueur de sang, moi jusqu'au bout et acceptez le sacrifice de ma vie pour la rémis- sion de mes péchés, la conversion de ma paroisse, le salut de ja France.”’ Pendant que l’abbé Mirot puisait ainsi au cœur du Sauveur le cou rage de mourir sens défaillance pour sauver la vie d’un de ses pa- roissiens, l’église peu à peu Se rem- piissait comme aux jours des plus grandes solennités. Quand trois heures sonnèrent, elle était comble. | Devant le malheur qui accablait venez à mou aide, soutenez-! d’autres malheurs. Quand l’église | fut déseite, l'abbé Mirot sortit seul | par la sacristie, t'aversa lentement | la place de la mairie et gagna l’é- cole où l'attendaient ses deux com- | pagnons de mort. Ce héros avait caché à tors son sublime dévouenent. | Un contretemps inespéré fit a-! |journer l'exécution des tro's mar- Ityrs au lendemain matin. lcontretemps fut leur salut. itioune de | ! |par un chef intrépide, pénétra | dans le viliage à l'iusu des senti- |nelles qui ve s'aittendaient pas à ce | |coup d'audace, massacra le poste | de la mairie +t délivra les prison-| |niers. Le lendemain les habitants du | village, débarrassés de l'ennemi, curé avait failli être fusillé par jes | Allemands au lieu et place de Bom-| pain. Ils se portèrent alors en | masse, Lambert et Javignasse à leur tête, vers le presbytère pour] féliciter et remercier leur généreux | let héroïque p. steur | | L'abbé Mirot était à l’église. Ils 1 sy rendirent. En voyant cette] | | Ce! Vus | ideux hen:e- de la nuit une petite | } connu si grandement les douleurs, franc tireurs, conduite, apprient avee stupéfaction que leur | These Engines are the Cleanest, Most Convenient and Most Economical Form of Power. SEND FOR CATALOGUES AND PRICES. Vertical Gas or Gasoiene Engine, 1.2 & 4Horse-Power Fairbanks Standard Scales Valves, Pipe & Fittings, Mill Supplies, Machine Tools. THE FAIRBANKS COMPANY 747 & 749 Craig St., Len ju al) FISH, SALT, TEA and OIL Montréal. donné »esile à ces frances-tireurs qui | incapables de prononcer une parole. ! | + . 2 ES L . | ,: ha | foule enthot siasie et émue, le curé | nous tuent quelques _ Nous ne vous remercions pas,|leur village tous 1°: ; : habitants, | e c | étaient | comprit qu’elle avait appris tout ce | chaque jour, hommes. Il faut en finir et don:- ner une leçon aux autres hameaux qui seraient tentés d'offrir l’hospi- talité à ces soldats irréguliers. L'abbé Mirot essaya d’argumen- . . . » ter, mais toutes ses raisons se heur-|jours. Soyez l’un et l’autre bons : ; 7 lo Ch ” \ = L à 7 s en pr 4 {| oO e tèrent contre la logique impitoyable | chrétiens. Elevez comme il faut l'on commença à chanter vépres. Lions PR pa il st Best Tea oui, Dieu qui tient en ses meins la | de l'Allemand. A la fin, convaiucu de son impuissance, il tenta seule- ment de sauver un des cordamnés à mort. Accordez-moi au moins la grâce de Bompain. Il a cinq petits enfants et sa femme est ma- lade. —Je le voudrais, Monsieur, mais ie ne le puis. Les ordres sont for- mels. Je dois obéir ; je suis sol- dat. On nous a tué trois Uhlans, {rois França's doivent être fusillés. Le prêtre baissa un instant la tête et garda le silence. I! priait. Brusquement il releva le front qu'avait envahi une subite pâleur : fusillés avec Bompain. Lambert| Puis, avec beaucoup de simpli-|you hawk and spit and have a | È : à É ‘ : x ss LÉ 41: . . ci PE Je n'ai ni femme ni enfants, lançait des jurons ; Lavignasse | cité, mais yon Sans chaleur, l'abbé !stuffed up fecling in your nosiris voulez-vous de moi pour victime ?|pleurait. Le prêtre les prit cha-!Mirot parla sui le devoir, le sacri- you should use fragrant healing Le regard du capitaine se fixa avec sympathie ceite fois sur le prêtre anxieux de la réponse qui allait lui être faite. Après un silence, le capitaine ré- pondit : —C'est grave, vous demandez-là. jeune encore, vous avez peut-être votre mère....Réfléchissez bien... Capitaine, j'ai réfléchi. Le pasteur doit donner sa vie pour ses Monsieur, ce que Vous êtes très dit enfin la femme. Et pourtant sans vous. .. Le tprêtre répondit fort émm : —Votre bonheur, mes amis, est ma récompense. ÂAimez-vous tou- ces chers petits, et souvenez-vous queDieu n’abandonne jamais les siens. Il serra la main aux époux, embressa les enfants et se hâta de courir chez son malade. ‘ Quelques instants plus tard, il regagnai: la maison d’écoie où il avait une autre mission de salut à remplir. Introduit dans la chambre qui se: vait momentanément de prison, i! alla s’asseoir entre le vieux Lam- jeune Lavignasse, ouvrier boulan- ger. C'’étaient les deux hommes cun par un bras et leur dit : A'ors, mes amis, pas de cla- meurs, pas de larmes. (Courage et uous sommes des Frarçais et te- ncn; nous bien tantôt. —Et quoi! serez-vous avec nots ? demanda l’ex-gendarme. et enfants, tandis que moi.. Emporté par l'enthousiasme et bert, gendarme en retraite, etle|deux Ôiages, Je que le sort avait désignés pour être | | Il montra Dieu |j'éternité les braves qui, pour faire confiance en Dieu. Montrons que |Jeur devoir, ne reculaient pas, mé- me devant la mort sanglante. Il termina par ces mots de la liturgie | » | sacrée : | Sursum corda !”? | — Mais oui, à la place de Bom-| Ces paroles firent frissonner cette dcurs. Abcciuil Ce. guarisitnl [AM-S:VAUS-COMPIERCE, il a femme;2-semblée dont l'idéal, chez heau- même les plus incrédiis, venus se grouper autour de l'hom- me qui représentait parmi eux le Dieu des batailles. Le bon prêtre qui était passé à la sacristie, en sortit en surplis et Après le Magnificat l'abbé Mirot monta en chaire et parla ainsi : ‘Mes bien chers frères, je suis heureux de vous voir réunis à celte heure ensi graud nombre aux pieds du Dieu des miséricordes. Unis de cœur et d'âme, nous allons | prier pour les condamnés. Ona bien \oulu m'accorder la grâce de Bompain, mais je n'ai pas pu obte- nir cille du brave jeune Lavignisse. J'ai vu ces les ai réconciliés avec le bon l'ieu. Ils sont prêts à mouriren catholiques et en Fran- »? çais. fice-de la vie, l'amour de la patrie. couronnant pour “En haut ‘es cœurs ! coup, se bornait d'ordinaire à jouir | de la vie présente et à acquérir des Lauubert et du, TRUE PRE EE qui s'était pessé la veille. Alors! [OO Bblis well cured Island Herring [quittant son prie-Dieu et ':e tour- inant vers ces br:ves gens, il s’é- mort et la vie m'a conservé à votre affection. Prions-le pour que je fasse toujours parmi vous mon de- voir de pasteur des âmes.” Et se jetant à genoux sur les | dalles du sanctuaire, il commença à haute voix la prière du Maître : ‘Notre Père qui êtes aux ci- »? |CUX... HENRI: CAILPAUD. T5 WHAT IT LEADS TO That makes Catarrh such a drea- | ded disease. If you have Catarrh Itaint, dropping in the throat, if | Catarrhozone at orce and get cu ired. Thousands have been saved from Carsumption and completely |enred by Ca‘ar ‘hozone, so there is no reason why you shouldn’t stamp ‘out your Catarrh also. Catar ho- zone will really cure you and pre- vent the disc:s: from returning. It's very pleasant, just balsamic medicated vapor,—10 nauseous to users of Catarrhozone ; 1t can't fail, tiy it. Co:r;lete outfit $r1.00 sample size 25c. | | CT_a : | —"'Mes amis, m°< bon amis, du| 600 Sacks salt | . . lo Casks American Kerosene oi! | ctcfLaths, Tumber and Pailings, Mat- 1 ched Boards and Hardwood Planks, Boots | ‘and Shoes. 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