L'INPARTIAL “ee se CHEAPEST- (lelapagei] fsemblaient vivant, avec leurs guerl dans le mépris que ta nérales dans tous les Etats l'éternt- Ré Ge tie PR RE PO longues robes blanches, atten- daiïent les ordres, immobiles comme des statues de marbre. Déjà le Frère Léon étendait la main vers une coupe ; mais le Frère François l’arrêta : “O mon frère ! lui dit-il, ne te hâte pas de tremper tes lè- vies dans ce breavage Tout ce- ci est trop beau ! Ces fleurs, ces fruits, ces vins cette musi que, ces femmes,—j'ai peine à croire que cela vienne du Sei- gneur. Tels ne sont pas ses mi- racles habituels. 11 fit pleuvoir devant les Hébreux une manne que ceux-ci ne tardèrent pas à trouver fade : il ne les combla pas de tous ces biens dont la procession ne peut que nous é- loigner de la félicité parfaite. N'’as-tu pas entendn raconter que de telles tentations assail- lirent, à maintes reprises, les Ermites du désert ? Seul, l'Es- prit du mal peut offrir tant de délices aux appétits de notre chair . ? Et il fit avec ferveur le signe de la croix. Sans doute, il s’at- tendait à voir le palais s’abi- mer, la salle disparaître, les mets se Changer en puants im- mondices, les belles esclaves en truies, en chiennes ou en vi- pères. Mais la table demeura, les harpes jouèrent un canti- que, les belles esclaves se mi- tent en marche, et bientot leur théorie figura une croix, qu’é- clairait une lumière surnaiu- relle. “Tu vois bien, frère Fran- çois !s’écria le Frère Léon. 11 n’y à ici nul maléfice. C’est la bonté du Seigneur qui s'affirme dans ces maguificences. Et de nouveau ïi: étendir vers la coupe d’or sa main, que le Frère François arrêta une fois encore : “Frère Léon ! dit-il avec ur peu de tristesse, prends garde à toi! Multiples et infinies sont les ruses de l'Ennemi. Tous les moyens lui sont bons pour perdre les âmes. 1] se peut que cette croix et ces cantiques soient une de ses ruses.” Le Frère Léon répondit : J'ai si soif ! — N'importe ! reprit le Frère François. il est doux de souf- | ES à D , , , é | . land 2ravel for a flat roof! frir de la soif pour l'amour de Frère Léon, à deux ou trois re C est d nr l'on vous! renrs ct les préjugés, dit} ‘ HT The re . Dieu et la félicité parfaite . Pie de le tirer ss ia|envoie involontairement ses dans ses livres q u’en général! | Wall turn Enc Water Every Time » + ; s FE à 0 15, & & _ = € Le | : " à Mais le Frère Léon l'inter- manche de sa robe, en lui d1-|non des particules de salive à l'éternûment chez. les anciené! And is the Cheapest and-best Roofing in the Market rompit en disant: “J'ai si sant: “Mon frère. n'oubliez !la figure, pourvu que vous en: | était nie ii on bonus à. | Can be seeu in use on Schurman, Lefurgey & Co's drying ? faim ! ” En ce moment, une grande croix lumineuse se dessina sur ia muraille, vis-à vis du Frère François, et une main de fen écrivit au-dessuous, en lettres de feu : “infinie et multipie -est la bonté de Dieu !” ss Alors le Frère François re- connut la main qui avait aver- ti Balthazar et fut rassuré dans son cœur. S’étant mis à genoux, il rendit grâces, et dit à son compagnon : qu’il aurait seulement souhai- tés. Et le vin, bien qu'ils se gaidassent l’un ou l’autre d'en abuser, leur réchauffait le cœu. Quand ils furent rassasiés, ils s’endormirent doucement, bercés par la céleste musique des harpes, et ils révèrent en- semble que :e Paradis s'était ouvert pour eux. Puis 1ls se révreillèrent ; ils étaient debout sur le flancs nei- geux de la Verna, non loin des premiers sapins qui couronnent le sommet. ‘“O Frère François, dit le Frère Léon, que tout cela était bsau ! Pourtant, nous n'avons pas rêvé, car Je ne sens plus ni les tenailles de la faim, ni les bralures de la «soif, et mes membres sont souples et légers comme après un bcn repos.” Mais le Frère François restait debout, appuyé ser son bâton et plongé dans une méditation profonde. “O Seigneur ! soyez béni, di- sait-il dans son cœur, car Je Frère Léon, votre petite bre bis, allait mourir, et vous l’a- vez sauvé ; noïs avions faim et vous nous avez rassasiés ; nous avions soif et vons nous avez désaltérés ; nous étions <- puisés de fatigne et vous nous avez délassés. Mais pourquoi, Seigneur, de tels moyens. Pourquoi des viandes si fines, des vins si généreux, ce palais, cette musique, ces esclaves ? Vous pouviez transporter dans sa cellule, sur les aiies d’un aage, le pauvre Frère que ces forces ai aient trahi ; vous pou- viez faire Jjaillir devant lui, sous la neige, la source bien: faisante, comme vous fites une fois pour votre humble servi- teur ; vous pouviez, plus sim- plement encore, amener auprès de Jui une chèvre dont es mamelles auraient suffi à sa faim et à sa soif. Pourquoi, Sei- gneur, nous avoir Conviés à un repas comme je p’en fis jamais à l’époque de mes prodigalités les plus folles ?”’ Longtemps, le Frère Kran- çois continua de penser ainsi. tourmenté par cette question qu'il ne pouvait résoudre. Le pas qu'on nous attend au cou- vent pour la fête de Noel, que nous célébrerons avec nos frè- res.” sachant bien que la réponse at- | tendue viendrait ei que la lu-. mière se ferait dans son esprit. Eu effet, il finit ar eatendre au fond de lui la voix myté. rieuse qui laï parlait quelque-| fois. Êt cette voix disait : | “O Frère François! le Sai- Frascçois à son tour dit au Frère Léon : “Mon Frère, il est temps de nous remettre en che- min, car on nous attend au cou- vent pour célébrer le jour de la Noel. ” La couche de neige était plus épaisse ; dans le petit ma- tin, la bise sifflait plus aigre encore que la veille ; les sa- pins qui couronnent le sommet de la montagne semblaient des fantômes désolés. Les deux Frères marchèrent un moment en si.ence, avançant à grand'- peine, bientôt haletants. Un vol de corbeaux passa sur leurs têtes. L’aube du jour sacré se levait, désolée comme si elle eût été chargée de toutes les tristesses de la terre. Et ie Frère Léon pensait,—mais sans oser S avouer sa pensée : “Pourquoi suis-je à gravir dans ses montagne, au lieu d'é- M 4k:— d'un grand embarras, Ctr au. cun de nous n'aurait eu i idée | de prendre ce personnage my thologique pour expliquer l'o- rigine de cette coutume. Selou Jui l'illustre contrefacteer de Jupiter, ayant dérobé, uu ray- on solaire dans une petite boi- | te pour animer sa statue, le lui insinua dans les narines + cris Lu \ ED HOOL us Rabbius eux aussi ont FURNITURE dit un mot à ce sujet, car J Good, Strong & Cheap voyez-vous s’il est si impor- tant. Ces augustes chêfs des con- sistoires Israthtes disent que | | pion de ce bou Père nous a them ourselves _—xX— WRITE For CuTs AND PRICE l'honneur du premier éternü- ment revient à notre grand et vénérabie père Adam, et au’- Eve, saluant le premier hom- me, donna j'exempie à toute tre encore couché dans le beau prêté ? ” Puis, au bout d'un moment, comme 1l éprouvait le besoin d'entendre le son de sa voix, il demanda à son compagnon : “Frère François, dis-moi. je t'en prie, en quoi consiste la vie bienheureuse ?” Le Frère François répondit | avec un soupir : le sais plus ! ” Et, après un silence, il ajou- nu: “Mais je crois que la vie bien- heureuse consiste à comprendre toujours les vrais desseins du Seigneur et a suivre ses con- seils en toutes choses ! ....,” EDOUARD ROD. DIEU VOUS BENISSE Dans un salon, à table, dans vous l’irrésistible besoin d'ou- vrir démesnrément la bouche, comme si vous vouliez avaler je ne sais quoi de gigantesque. et de lancer un éternument formidable, aussitôt, si vous êtes en compagnie de quelqu’- u», vous entendez comme nn écho : “Dieu vous bénisse”. Voilà, pourrais-je dire, l'ac- cueil de l’éternüment. |piratoires de notre voisin, il 11 n’entendait pas et demeu-| Cette marque de politesse est rait piongé dans sa méditation, | assez originale, et vous vous Saluerait ainsi celui qui éter ‘bon sens et de l'esprit. Si tel tendiez gémir les muscles ex. faut vous montrer poli et faire (la salutation traditionnelle, êtes sans dout: déjà de- |mandé d'où vient cette cou- tume. Sel n le grand Aristote, o1 ‘nue pour marquer qu'on ho-| nore son cerveau, le siège du cependant, montrons-nous tou- palais que le Seignéur m'avait à l'éternüment adamique, mais “En vérité, Frère Léon, je ne l'humanité. Je crois facilement à la salutation de ma grand’. mère Eve, non pas. Dans l’origine des temps, c'é- |tait dit-on un inauvais pronuos- tic et le présage de la moit Cet état de choses continua jusqu’à Jacob, qui, ne voulant [pas quitter le monde pour cause aussi legère, pria Dieu de changer cet ordre de cho- | É ( ent [ee Le 5 ae) ” MARK WRIGHT & CO. | | De là vient | usage de faire| souhaits de bonheur quand on | éternue. | Si nous n'avions que ces reu- | seignements pour nous Ssatis- faire je crois que nous trouve. rions beaucoup d’incrédules. nn mais heureusement, on a trou- vé une cause plus probable de | ces politesses. || Sous » pontificat de Gré- | 4 (;“narlottetown & WRITE FOR PRICES. Jan. 16/96. He une sorte d: . tu | YeZ- | #.. .. la rue, n'importe où, éprouvez- manilestal. par des goire le-Grand, il y eue en 1ta- peste qui se éternû- r| lave you a roof had you have ments ; tous les pestiférér e- int ll de ve mou ste ail kinds of Roofing on and des Pen etcest d là ques cannot get tight and waterproof ? venue l'opinion populaire, que | la coutume de se saluer. tire, Ef you havo such a roof, you should son ongina sd mne maladie try Canvas Roofiny and then you pédémique, qui emportait tous | ceux dont la membrane pi. will be ha; PpY. ’ CANVAS READY ROOFING : and better than Shingles for a pitch or pitroof ch tuitaire était simulée trop vive-! ment. ‘ ., RS . | 1s cheape Salgues qui a écrit sur lést |lune était dans les signes de la Er s . % 1 (tôt en mauvaise part, suivant | house at the rear of their New Mill, or on D. Rogers’ dweling house, or W. P. Rogers’ dweliing house on Chuseh Street. For Sale by ROGERS & SON Summerside, June 10, 1896. les temps, lvs lieux et les eir | coustances ; uu bon tem: | ment était celui qui arrivait. F1 depuis midi jusqu'à minuit, et! s quand la lune étaït dans les sigues du Taureau, du Lion. de }a Balance, du Capricorse | et des Poissons ; mais sil ve | One ef vait de minuit à anidi, si la! + te most useful things You CAN HAVE 18 À Vierge, du Verseau, de l'Ecre.| visse, du Scorpion, si vous sor- | tiez du lit on de table, c'était 2/3 OF FULL SIZE OPEN, Biair Security Fountain Pen, : . |[gueur n’a pas créé seulement est bien le cas, nous pouvons | Ter being always red st any t ; “Eh bien, Frère Léon, puis-|#"7°" P | 4: 5 alors le cas de se recommander | he ai labour sequ red ja rex pre: s SES ans, ns etén etelle est ls volonté d le pain, l’eau et les figues : tou-|dire que nous honorons assez à Die is train cos Le 1 k- nr They im es bn us png de É : | the it ©f bi J 3 ù il t e TT uk 8 v ‘ qu . e e tes les bonnes choses et toutes | souvent des cerveaux creux, ms : : , | ce cost in à short time in the ouil 1y ot steel pen; à! id pe icils, Eu” tey ca De Dieu, nous pouvons faire hon- | L'éternüment, quand on l’en- | race of either and will last a lifetime. | neur à ce repas !” Mais il restait un peu triste : du pain sec, des figués, de l’eau claire, voilà le festin qu'il eût été heureux de tenir de la pié- | té divine. les beiles choses sont aussi son œuvre. N'est-ce pas son soleil, qui dore le raisin dans les vi- gnes ? Est-ce que la beauté des êtres n'est pas un hyme à sa | louange ? Et crois-tu donc que seul l'Ennemi soit capable de être pas seulement pratiquée jours indulgents: personne n'est certain de posséder un “ :erveau supérie u r à celui de son voisin. Cette poli- | |tesse, comme on Je croit peut | .|diennes. tendait à sa 1roite, était | A TUIXTY DAY?5 IRIAL WILL COST YOU NOIMixG dé chez les Grecs et les Ra. PRicrs No, 1 Gold Pen, fire point, at $1.75. re 2 Goïd Pen. fine or stub mains comme un heureux pré-| | set Reg Go.d Len, fin: or stub point, 2,50. No 4 Goïd Pa ', ne or sage. | à Enfin, ch:rs lecteurs, je vous dirai que les Grecs, en parlant BLAIRS Iinids5nely Chased andjG 51 Mounted, 75 cents extra, Send all orders to > FOU?2 NTAINE PEN CO., 141 Bioadway, Et les belles esclaves, dont d'une belle personne, disaient NEw York. l'attitude était d'ailleurs celle Produire la joie des yeux et) chez les penples civilisés, ele ne les amours avaient éternné qui convient à des vierges par-| Celle des sens ? Tout ce qui est est connue même des peuples En rls: * i os PS LE: D faitement sages, n’apportaient bon vient de Dieu, Frère Frau-|que vous regardons comme! Crest à crobos d'en die. au: que des plats exquis et raffinée: çois, il faut que tu le saches. | grossiers « barbares. | PASSA EE RE ré N } ‘E \ R, ECHIPTS, Envelop s des poissons énormes, confits Seul l’orgueil vient de l'Enne-, Quand l’empereur du Mono pt RE 2 at e | ++ dans des sauces de la pius bel- mi. Mens dans les secrets motapa AREA ses sujets, a ALBERT FERLAND. |... US x a le couleur et du goût le plus a-|de fon cœur, mon frère, et vois vrtis par un sgnal convenu, ET * Ne % À" gréable ; des paons rôtis qui s'il n'y avait pas quelqne or. faisaient des acclamations gé-' * PIRE D Kizans Tabules. Et les deux frêres se trouvaient |plumes étalées en roue; des |faisais des besutés de la terre! Comme on le voit, . couchés sur des lits moelleux :|gibers «ls toutes sortes, der pà-|et des complaisances de la! ment + s* PP pr AND et devant eux, une table était|tés dans des croûtès dorées, des chair ? Ta le sauras, mecs Ce sa | : ss que | ce F # SET dressée, qui ne leur offrait que raisins gros comme des noix, nant, et tu te méferas davan- Bismark, et intéressait au sut le des mets délicats et des vinslet mille autres fruits, .venus |tage de toi-même, et tu com- peuple du Monomotapa qu'une Fe admirables, dans des plats d’or|des quatre parties dn monde |prendras que le royaume de |indigestion du souvenir du cé} CI AIRS et dans des buires ciselées. Cer-|que personne n'aurait su nom-|Dieu est un pays riche et f6-|leste empire intéresse les Chi-| ‘tainement, aucun monarque |mer. cond, et qu” la sagess : de l'hom- nois. nn d'Orient n'offrit jamais à ses| Le Frère Léon mangcait de me est de s'y promener libre- Le Père Fabien Strada pré. convives uu repas plus magni-|grand appétit. Le Frère Fran- | ment, sans repouter les frais! tend que pour trouver l'origine P E I fique. Des musiques de harpes|çois lui-même, le palais excité |ombrages ni les fruits savou-/de ces alutations, il faut re- . . Le vibraient dans l'air ; de belles | par les épices, regrettait moins | reux. ” monter jusqu à Prométhée, A- esclaves, chastement vêtues de|le pain sec, les figues et l'eau] La voix setut, et le Frère} voaons, en passant, que l'on. Rr : PES EE S . RE