4 =" #4) î #4 # #, dt A 4 3 à < à 14 3 k # + » F à « à EC: N x is ; Ë à $ s é 3 d " 4% … Re dates IL'IMPARTIAI, JEUDI LE 28 AVRIL, 1898. Or, mes frères, il est un mar- l’objet de cet éloge. C'est un dequ'il croyait être la de la sa- que les plus viles passions h1- tyre qui, sans rougir le sol de|ces purs rayons dont les clartés, Sang, Coûte au cœur chrétien, a | projetées au loin, illumineat l'a. l'âme censacrée du prètre, des |venir et en présagent les gloires, sacrifices de tous les jours, de !Un prêtre, fidèle à son Dieu toutes les heurs, de tous les! non seulement dans les cheses moments, et par cette centinuité essentielles, mais encore en ce même, atiein: jusqu'aux degrés /qui relève des simples conseils les plus sublimes de l'héroïsme.|évangéliques, ne saurait man- Etre en tout homme du devoir, quer, en eflet, d’ohserver la mé- c'est-à-dire servir Dieu avec un | me fidélité à l'égard de l'Eglis, courage que rien ne laisse, tenir | cette épouse mystique du Christ, . Captive sous ie joug une nature et d'en garder intactes toutes trcp souvent rebelle, réprimer |les traditions. ses penchants, tempérer l’ar- deur des passions par le j-üve,| fardeau de l'Episcopat. le travail et «es veilles, étoufler| Ju u'entreprendrai pas, l’orgueil humain sous les pieds|frères, de faire passer sous vos de l'obéissance, Jutter contre yeux, dans ja longue série d'œu- l'ambition, l'amour-prepre, l'ea-|vres qui en furent comme la vie, contre cette vanité qui s'at-| floraison et resteront à jamais sa tache à la vertu même, veiller|b :auté et sa gloire, incessamment sur toutes ses fa | vraiment adinirable que la tom- cultés, éviter avec un égal soin | be vient de clore. Ce travail dé- | l'abattement de l'épreuve et|passerait de beauconp le cadre l'exaltation du succès, porter/nécessairement restreint d'un L'Abbé Tasche- reau était mür pour lo lourd mes enfin avec patience et une im-|simple éloge funèbre. Et pour-| passible sérénité le poids crois-|tant n'est-il pas vrai que vons sant de la vie, voilà, mes frères, attendez de moi une évocation un prodige qui dépasse tous es|au moins sommaire de ce règne prodiges, uu effet qui ne s'ex-/|si brillant, si important, si glo- plique qne par la vertu de la}rieux, 12 plus brillant, si impor. grâce et la puissance de l'amour tnt, si glorieux, le plus glorieux divin. peut-être depuis Mgr de Laval, Ce prodige, nous l'avons vu) qui se soit cncore dérouié sur le s’accomplir dans la personne de siège métropolitain de Québec ? celui deut nous pleurens la! Lorsque l'Ecêque élu, s'avan- perte, de ce chrétien fervent, de |çant aux pieds @es autels, vient ce prêtre dévené, de cet évèque | | demander à l'Eglise l’onction modèle, de ce Prince de l'Eglise qui fait les Poutifes, le Prélat qui sut si b'en demeurer Iui-|consécrateur, prenant en main même sans orgucil et sans faste, le livre des évangiles, en ouvre austère, mortifié, jusque sous les | les pages augustes au dessus de honneurs de la pourpre. sa tête et les lui impose comme La charité est agissante : C'est| un symbole de fidélité aux dog- un principe de vis, le ressort. mes révélés : C’est le joug sacré des hautes entreprises et desde la foi sous lequel, captif vo- nobles actions. 11 n’est donc pas |jontaire, le nouveau Pontife se étonnant que l'abbé Taschereau, | courbe empressé, docile et obé- encore jeune, mais tout brûlant jssant. L'Evêque est avant tout de l'amour de Dieu et du zèle! docteur, selon ce mot des saints de sa gioire, ait pris uue large} Livres : “Diligite :umen Sapien- part aux œuvres de dévoue- [es omunes qui praeestis poulis, | ment que le Séminaire, comme {Sap. VI, 23). Aimez la lumière la carriere! juger cette ardente controverse : tes et lenrs conséquences, l'his- rais le faire, dans quelle mesure les efforts de l'illustre cardinal peuple cavadien français. run régnant, décidé de remettre en honneur ‘les méthodes et les doctrines de |l'Angélique Do teur Thomas d'Aquin, que le cardinal Tas- chereau, par défer ne sans doute aux désirs de Chef de l’E- giise, mais aussi—disons-le à l'honneur de sa memeire et de: |sa belle intelligence—par un sentiment de forte conviction persennelle, s'empressa d'intro- duire dans son Séminaire les en seignements de l'Ange de l'E. cole. 1] savait par expérience, lui, ie brillant disciple des é- coles romaines, également au vourant de la théoiogie des li- | td. ivres et da mouvement des idées modernes, il savait, dis-je, com bien la science rivale aussi ac- tive que présomptueuse, a be- soin de ressources, de démons- trations solides et d’études ap- prefondies pour défendre victo- rieusement ses positions, pour maintenir intact le prestige du clergé, la gloire de ia religion et la saprématte de l'Eglise. 1l me semble voir encore le vénérable prélac s’arracher plu- sienrs fois l’année anx nombreu- ses soilicitud s de sa charge pastorale et venir, avec une joie visible, présider en person ne les éprenves théelogiques de nos jeunes et timides lévites. A- vec quel intérêts ses yeux s’ar- rêtaient sur eux ! On eut dit que sou regard, à la fois doux et prefond, lisait déjà dans l’at- toute autre maison d‘éducation, de la sagesse, d vous qui prési, doit imposer à ses membres inê-|dez aux destinées des peuples. titude et la reponse de chacun autant de pages entr'ouvertes toire en son temps dira, avec sants de plus d'autorité que je ae pour-! œil : ont mérité la reconnaissance du À peine le Pape Léon X111,: eut-il! gesse. Ce n’est pas ici le lieu de | maines, précipite dans l'abime les milliers d âmes et met en l'histoire qui pèse tont : les|péril la société elle-même, tan- hommes et leurs actions, les lut-}tôt enfin, il s'élève avec de fiers accents contre les premiers a8s- la jibre-pensée ? Son ‘gilant suit de près les per- fides évoluions de l'ennemi de tout bien, et partout où le dan xer éclate, on l'aperçoit le pre- mier eur ja brèche. Quoi de plus admirable enco- re que le zèle de notre pieux cardinal Aaus les visites annuel- les qu'il s'impose jusqu'aux;der- nières années de sa vie pout ré- jouir de sa présence vt fortifier de sa sa parole évangélique le trouveau confié à ses soins. No- tre siècle se fait gloire de sa de- mocratie, de son ardent amour datait d'hier. Je sais une société qui depuis dix-neuf cents ans donne au peuple les plus tou- chant té moiguages d’un dévouer ment sans bornes, d'un amou- sans égal. Cette société, c'est l'Eglise : et quand je vois ses chefs eux mêmes, ses évêaues et archevêques, bien plus ses princes, parcourir périsdique- ment les compagnes au prix de nobles fatigues, non jour re- cueillir des ovations et des triomphes, mais pour prêcher, cathéchiser, confirmes, pour bé- nir les familles, encourager les walhenreux, j'ai le droit da me dire : voilà les amis du peuple. Mais ce qu'il faut surtout ad- mirer dans les oeuvres pastora- les du cardinal Taschereau, c'est l'institutio1 des Quaraute-Heu- res, ou de l’Adoratian Perpétuel- le du S. Sacrement, dans les di- verses parties de l’archiocèse. La dévotion au $. Sacrement, et sije puis m'exprimer ainsi, le courant eucharistique, constitue un des caractères les plus sail- lants de la piété cathohque, à noire époque. Tous les grands évèques en ont favorisé les pro- tout entier. turée. 1l fant remonter, M.F. jus-/ Tel a été, Mes Frères. l’hom- qu'au vénérable fendateur de la! me que nous pleurons et à qui hiérarchie catholique en ce|nous venons tous en ce moment pays, pour rencontrer sur le siè-|suprême, apporter le dernier tri: ge de Québec un pareil talent | but de nos hommäges et d organisation, aussi fecond dats. ‘de ns prières — Chré- les détails, aussi tenace et sus | ea convaincu d'une foi sûr, aussi ordonne, aassi métho- | ardente et éclairée, 1} a été fide- dique. Le à son Dieu, et Dien l'a revéiu Quoi donc d'étonnant que|des gloires d'une vicillesse 01 l'Eglise canadienne en deuil ee réflétée toute sa vie. pleure ce champion illnstre de! Docteur et pasteur des âmes, sa foi, ce Pontife vénéré, ce bieu- il a été fidèie à l'Eglise, et faiteur et ce Père ? glise, pour réconpenser tant de II1 ‘ [vertu et tant de zèle, l'a bornré d> la pourps de ses pinces et de l'éclat de ses plus sublimes dignités. Citoyen déroué, loyal et généreux, il a été fidèle à son pays et le Canada, ap.ès l'avoir entouré pendant eon épis-opat les marques les moins équivo- ques de son respect et d: son estime, de son admiration et de Où amour, l8 pleure aujour- d'hui comme l'un de ses plus chers et de ses plus illastres en- 1. » 1 _ Mais il y a plus qu'un deuil d'Eglise. L’imposante céremo nie de ‘e jour sort des bernes or- divaires à un diocèse ou à u1e race, elle revêt le caractère d'ane véritable doulenr nationa- le. Nous pleurons, Mes Frères non seulement un grand chré- tien, non seulemeat un grand évêque, mais encore an grand citoyen, fidèle jusqu'à la mort à sa prevince et à so pays. Le cardinal! Taschereas, mar- nt out: chant sur les tra:es de ses pré- “Esto fidelis usque ad mor- . di èe à ui d rie décessenrs, professait pour Je tm. et dabo tibi coronam vi Jauada, un culte religieux. Mi ch ‘ l'aimait : il en était fier, il avait |. Sois fidèle jusqu'à la mort, ct foi en son avenir et dans les des- |i* te donnerai ure couronne de tinées que la Providence divine | T®- A semble, dès le principe, Ini a- Cette couronne, Mes Frères, je ; , ù . dé voir spéciaiement marquées sur la vois r-splendir de l'éclat cette partie du contirent ameri- d’une triple auréole sur le front vain. Jugeant, et avec raison, de de notre regretté cardiual : la grandeur j'un peuple, non Couronne de vie dans ses œu- ’ k . par la puissanre du nombre, par|Y-*$. Puisque, FRS er l'éciat des richesses ou l'effectif [tels et impérissabies trophées, des armées, mais bien par le elles rcdiront à jumais sa vaste génie intellectuel ct moral, par intelligence, la puissauc: de son l'influence religieuse et civilisa- | énergie. et l'activité de Re trice, il croyait que le f'anada le. Courenne de vie dans l’his- , + € js . » français était appelé à former toire, dans ie sonvenir retonnais- une nation d'élite, un peuvoir sant de ses concitoyens ; car 1} modérateur, un foyer bienfai- | laisse après lai, une mémore sant de religion et de spiritua-|*?ns tâche, un nom qui me sau- hsme propre à contrebalance: rait périr, mais passera glorieux le materialisme abject où sont|de géaération em génération. plongés d'autres peuples ‘Nou recedet memotia ejus et | Aussi avec quels regrets vo |HOMEN CTRS requirelur à gene- ratione in generatiosem ?, (Eecl. grès, parce qu'ils yont vu un\vyait-il le flot montant de l’émi me en dehors de l'enseigne- | 1] est gardien de la foi, ment. Nous le voyons, eu effet, devançant l’âge, remplir suc-| déposi- de l'avenir du cleigé et de l'E- taire des sacrées doctrines qu'il glise canadienne : ces pages, a mission de répandre comme | grâce à Dieu, gräce au digne cessivement et avec Île même | une divine semence, de fecon-|archevêèque qui en fut pendant succes les charges les plus im- deretde faire fractilier dans |vingi-cinq ans le zélé revrésen- portantes de cette iustitution.|]es âmes. Quel zèle pour une cruse qui lui lui sera toujours si chère, ne déploie t'il pas | est et | tant, elles se sent d'année en Or, personne mieux que lelannée emichies de tous les cardinal Taschereau n'a compris | bienfaits, de toutes les vertus et la | ce rôle éminemment conferme à |d toutes les gloires da sacer- cause de l'éducation ? De quels /sa haute culture intellectuelle, |doce cathoiique, et elles torment soixs n‘entoure-t-il pas la jeu-| à l'élévation de sen esprit st à aujourd'hui le livre d'or, le vo. nesse collégiale, puis plus tard l'étendue de ses connaissances. lume immortel qui la jeunesse cléricale tour à tour! confiée à sa direction ? Pour | | marque | Relisez, mes lrères, ses mande-|dans l’histoire ecclésiastique de ments doctrinaux si nombreux, ce pays, une des plus brillantes lui, tous ces jeunes gens, ce sont si variés, dans lesquels taatôt il periodes de notre existence reli- bustes pleins d'espoir qui por- tent en germe l'avenir de l’E- des plantes précieuses, des ar- | |+nements du Vicaire de Jésus- | | Christ, tantôt il élucide et ap- f ont de l’évêque, représente du commente les sublimes ensei- | giuse et nationale. Si la mitre, dont se pare le » glise, le salut de la religion et plique aux besoins des temps un docteur, la crosse que pertent & la patrie, et il ne croit pas | point spécial de la vérité catho-!ses mains, véritable houlette, trop faire en leur vouant tout lique. Quelie vigueur de raison- | symbolise manifestement la vi. son temps, tous ses talents, tou-| nement, quelle clarté d’exposi-|gilance et le dévouement du te son âme d'éducateur et d’a-| | tion, quelle sureté de doctrine !! pasteur. “Pance potre. neur de prendre part à la fonda- ble école de la foret d: agnos mecs, On reconnait un maitre de la |pasce oves meas” (Joon. X111|. L'abbé Taschereau eut l'hon- science divine, formée à la no- disait Notre-Seigneur au pre- la rai-| mier de tous les évêques : pais tion de l'Uniersité Laval et son, de la foi par l'Apôtre St|mes agneaux, pais mes brebis ; d'en être le second Recteur. Aï- | Paul, de ja raison, par Ausgus- je besoin de faire remarquer tin, Chrysostôme et les Scholas-| combien il était heureux de voir tiques. S'agit-il en outre de don- c'est-à-dire en les cendnisant dans les gras paturages de ma | doctrine et de mon érangile, les hautes études, la haute édu-| ner une solutions cation intellectuelle et morale |plas compliqués du droit ecclé-| lité, pretège-les, en cette province, soumises à |siastique ou de morale chré-|donne-leur nn atimeut, les | veille sur leur fi et leur mora- multiplie-les, par la aux cas l'influence de l'action religiensé \{jsnne ? le canoniste et le mora-| paroiïe et par l'exempie, cette cette action sans laquelle il n'y liste se révèlent chez lui are ce manue de l'amour divin qui est a pas et ne peut y avoir de Vrallum savoiret un éc.at que le|le vrai pain des âmes. Tele sont, progrès social ? | clergé canadien a eu mille fois ! M. F , les droits comme les äe- J'ajouterai, mes frères, Que Ce j'occasion d'admirer et dont ila: voirs du ministère Taschereau zèle dévorant qui embrassait | ;6n moins souvent bénéficié. l'âme de M. Taschereau, cet ou- se montra, au besoin, jaloux de Le cardinal Taschereau, à les maiutenir et des les défendre b:i de lui-mème, ce déveuement l'exemple des grands pontiles | custre toute atteinte, autant il si actif et si généreux dans Je | {ont s’honore l Eglise, sut tou-| mit de soin et de zèle et les ex- œuvres de Dieu pouvait aller jju;s attacher une importance ercer. jusqu'aux extrêmes limites de. la charité et du sacrifice, et qu'il en éonna une preuve bien frap- sante lersqu‘un jour, pour pPor- ter secours à de pauvres emi- urés, il n'hésita pas à exposer volontairement sa vie et à bra-| ver une épidémie qui le condui- sit lui meme aux portes du tom- beau. Ce trait, sijene me trompe. # he de melire M ref lim qui fu.t i U a lièx: i I sic Liüiul souveraine à l'œuvre de l'edu-! Sous son règne et sa prési- cation supérieure et universi- | dence, ont été tenus trois con- taire. Convaiuce, uon sans rai-|ciles provinciaux, sou, que l'uxité de l’enscigne- témoins de sa haute prudence. ment, surtout dans un pays Qui ne se rappelle ses Lettres Du encore et peu peuplé com-| pastorales. également emprein- fermeté, |me le nôtre, était une force né-|tes de bonté et de cessaire, un gage pPpaissaut d'a- |dans lesquelles tantôt il venir qu'on ne pouvait briser signale quelque erreur insidieu-| ee ns compromettre le succès delse on de malheureux écarts, , li Cousacra toute son 6-|tantôt 1] stigmatise ces chrétiens ‘hontés dont l'infâme négoce: raiatsi- ss MuPante stgtien des fi} Mister, ae ja! «aploitant avez un aît ant Li of ar à | irrécusables | principe de restauration, da ré- gloire de Son Eminence Je car- dinal Taschereau, d'être entré de bonne heure dans ce religienx courant et d'y avoir entrainé tout: la Province à sa suite. Le maudement qu'il publia pour établir dans son diosèse la dévo- tion solennelle des Quarante- Heures, peut être considéré comme l'un des plus bean qu'- une main épiscopale ait jamais produite. C'est un écrit digne des François de Sales et des Charles Borromte, un monu- ment impérissabic de foi et pié- té, de doctrine et d'amour ; en y sent comme un soufile divin dont les brûülantes eflluves tou- chent les cœures lies plus endur- cis et fendraient méme les gla- ces de l’impiété Parlerai-je, maintenant, M. F., des rares talents adminis- tratifs dont le cardinal Tasche- reau était si magnifiquement doué, et qu'il déploya avec tant de succès pendant toute la du- l16e ds son gouvernement ? Ce | serait faire l’histoire d'un épis- tous les principes de däroit et d'ad ministration ecelésiastiques, appliqués par une main habile autant qu'active et énergique, se sont épanouis sous mille formes diverses, et ont crée une des plus belles, des plus soliûes or- ganisations diocésaines que l'E: glise universelle possède. Rien ne semble manquer à cette œu- ivre feconde, nile prestige 4 l'autorité, n° le neuf de J’obais- sance, ni ies splendeurs du cul- te, ni les sages réglementations de la Liturgie et de la Curie | La “Discipline diocésäine”, ou- |vrage d'abord composé par Sou 'Kmivence, pour lies besoins de son dicvèse et dans lequel se révèle, entre autres qualités, un ‘esprit d'observation auquei nul détail n'échappe, a été trouvée | ilée, qu'elle fait lei pour ainsi di- re dans le Canada ecrvlési ssiique politique dangereuse on pese génération sociale. Ce sera la! gratien canadienne déferler cha- que année sur d'autres rivages et y déposer en d'autres mains les richesses de notre travail. Quel zèle me metteit-1l pas à re: culer les ‘imites de cette provin- ve, à développer le réseau de ses terres habitées, en foudant de nouvelles paroisses, ajoutous, de nouveaux diocéses, et en favori- sant de tout sen pourvoir cette cause, vitale entre toutes, de Îa colonisation. Placé bien au-dessus des jar- tis politiques qui se disputent l'arène administrative, il cher. chait avant tout le triomphe des! grands principes sOclaux sur lesquels repose essentiellement le bonheur des peuples. Faisant sans doute la part des condi- tions spéciales de race et de re- ligion propres aux pays mixtes, et sans prétendre exiger ce qui ne peut s'obtenir que dans des contrées exclusivement catholi ques, il voulait néanmoins qu’un soufllet religieux animat notre législation, protection et sauvegarde de tous les droits, qu’un esprit de jus- qu'il y eut XXXIXM, 14). Couronne de vie enfin, dans les splepdeurs du cie], dans cet éteracl séjour où déj, nous aiimom à le croire, ies anges qui président aux des- tintes de ce pays, dignes témoius de ses mérites et de ses vertus, out transporté son âme près de tant zèlés pontifss qui furent la gloire de l'humanité, l'orgueil de la religien et le salut de l’E- glise. “(tloriam sapientes possi- debunt.” [Prov. ILE. 16.) Nous lisons au premi+r livre des Machabées. que le saint vieillard Mathathias, voyant ja mort s'approcher, fit &escendre du ciel nne dernière béenédic- tion sur ce peuple chéri et le confia plein d'espoir aux mains d'un autre lui-même, Judas Machabée, son fils. Le cardinal Taschereau, Mes Frères, est mort en bénissant cette Eglise canadienne dont il fat pendant si longtemps Je b‘enfuiteur et le père,et comme suprême témoignage de son àa- mouar pou: elle de sa tendre #0:- licitude pour ces populations auxquelles il poria toujours le copat de vingt-cinq années, où! tice et d'équité générale préei | plus dt 0: "à plus dàt au gouvernement de Ce|tomchant interêt, il leur a laisse, pays. Aussi l’histoire, eu exal-|dans la personne d'un auirs tant sa pruden:e, n'aura-t- elle | Moise, heriter de sa science, de pas moius d'éloges peur sa droi-|son prestige et de s:s vertus ture et sa fermeté. Associant son ||» guide pradent et éclairé, l'in- nem à ceini du vénérable ar-|faigabie pasteur qui sera le chevêque de Saint Borilace, na |wardien de l'arche sainie, la œuére dans la tombe elle rappei-| «'oire de son peuple,la.force ét lera avec gratitude ses €eGUTA | je salut d'israel et en qui on geux accents en laveur de l'é-lssoira voir resplendir en.o e, ducatiou religieuse. Elle dira|Qans un maguifique riyoune- qu’un de ses derniers actes fut ment, teutes les gloires et tout 8 cette noble revendication faite |jes prndeurs du règne qui avec tous ses collègues, au nom west de finir. de ce qu’il y a de plas sacré, des| Ce sera là notre consalation droits des catholiques foulée! ans le demi! présent qui nous aux pieds par un fanatisme | afige, comme aussi notre joie troit et aveugle, et que cet acte et notre espoir dans | attente des de courage inspiré par le Pur jours à venir. Ainsi soit il. patriotisme, pulsait uue force ET een uourvelle dans l'expression s1- Ripans Tabules cure flatulence. ; Hipans Tabules cure ayspepsia. multanée d'une loyauté qui n: | Rirars robes core DE bits si complète, si sagement formu-|s€ dément jamais et ent toujours | — tn GUERTT LE Ca” LL NE CKINTMÉs Tablettes ‘‘Lax: are 1eme 4 ris,” Pris cents, one 0 «1 D £g'uér uk 1 en horreur toute transformation ne + CPR PIS RE FER de DT PS à partis en an ddr at he fe RETIRE ee conte cndéib. rérdééihirtrsteié miens pme + à à h k dalles à hassan à ue énus-omsnr assis. na ms