7 k ï Se ce ee CPR 1 Nas pr € SC PARLER 60 AT rene DE Pere ESS EDR 557 ETCR CS FE or 7 L'IMPARTIAL JEUDI F1 L'IMPARTIAL, = FONDÉ EN 1893 7 PURLIÉ LE JEUDI DE CHAQUE SEMAINE ABONNEMENT M nee moe ne 0e + 8.00 result toc 30 I rs n ad vo e c18S Les abonnements sont payables d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- nal, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bonnement et payer tous les arré- rages. Ceux qui changent d'adresse doivent nous donner l’ancienne aus- si bien que la nouvelle. Adressez toutes lettres, pondances, etc., à corres- L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouard. L'IMPFARTIAL Tignish, Jeudi 21 Août Le Rev. P.C. Gauthier A TIGNISH Nous publions aujourd’hui pour le bénéfice de nos nationaux le ser- mon instructif et édifiant que le Rev. Dr. P. C. Gauthier a pronon- cé, vendredi le 15, à l’église de Tignish. Nous ne saurions enga- ger trop fortement tous les Aca- diens à lire et relire cette sublime pièce d'éloquence sacrée et de met- tre en pratique, autant que pos- sible, les conseils salutaires qu’elle contient. Il nous est si rarement donné d'entendre des allocutions où les effusions sortent d’un cœur véri- — ‘““Louons ç@es hommes pleins de gloires qui sent nos pères et dont nous sommes la race.” Ecel. C. 44 V. I. Mes chers Frères et Compatriotes :— Nous sommes assemblées ce matin dans l’enceinte de ce magni- fique temple pour célébrer en union avec tout le monde chrétien le glo- rieux triomphe de Marie notre Mère. Aujourd'hui, l’église nous montre Marie transportée en corps et en Âme au plus haut des cieux, glorifiée comme ne l’a été aucune créature, couronnée par son Divin Fils, Reine du ciel et de la terre. T'el est le glorieux, le magnifique spectacle qui réjouit aujourd'hui le cœur du chrétien, fait palpiter son âme d'espérance et d'amour. Mais si le jour de l’Assomption est une grande source d’allégresse pour tout l’univers catholique, nous A- cadiens, nous avons un motif tout spécial de nous réjouir, car cette glorieuse fête est la fête de notre patronne, notre fête nationale, le mémorial de la résurrection de no- tre race. Aujourd’hui, donc, la religion et la patrie s'unissent, se donnent la maiu, pour remuer, pour toucher plus profondément nos cœurs, pour réchauffer en nous ce patriotisme chrétien qui seul doit nous inspirer dans nos luttes, dans nos efforts pour le bien-être et l'avancement de notre petit peuple. Mais, M. F., que de- vons-nous entendre par le patrio- tisme chrétien, par ce patriotisme tablement français, d'un cœur en communion d'idées avec les nôtres, devons faire une méditation qui doit animer nos cœurs, être la | vie, l’Âme, la force motrice de toutes que tous, autant que nous sommes, |nos actions, de toutes nos démar- sé- | ches dans l'intérêt de la patrie ? rieuse sur cette instrnction et nous | De nos jours pour bien des gens le corriger de nos défauts, surtout de | patriotisme n’est plus qu’un vain ce défaut impardonnable qui existe, | sentiment qui ’importe aucun de- malheureusement à gré, chez un trop grand des nôtres qui traitent avec trop de grandes circonstances. et | pérorent, legèreté leur titre d’Acadien un si haut de-}voir. nombre | n’est à la mode que dans certaines Pour eux c’est une chose qui Alors ils ils parlent bien haut de s'oublient même jusqu'au point de | l’atmour de la patrie, du patriotisme, mettre de côté leur langue mater- nelle pour baragouiner l'anglais. Ah ! que c’est vrai ce que nous a dit le Rev. Dr. Gauthier. heur à l’Acadien qui abandonne sa langue maternelle ! En effet, quand un Acadien commence à perdre et à mépriser la langue qu’il a apprise sur les genoux de sa mère, il est déjà loin sur le chemin de l'indifférence qui l’éloigne de la foi de ses pères, et il tombe bientôt sous l'empire de l'infidélité. Les preuves ne manquent pas. Prenons donc tous la ferme réso- lution, comme nous le conscille le Rev. Dr. Gauthier, de revenir de ces égarements où nous nous som- mes laissés aller et qui ne tendent qu’à nous éloigner de plus en plus de nos sentiments patriotiques. Conservons notre nationalité in- tacte. Plus nous nous affermirons sous ce rapport, plus nous serons respectés des autres nationalités. Enfin, faisons des vœux et de- mandons au ciel que nous ayons plus souvent des personnes, au cœur français, qui sachent nous inspirer des sentiments de patriotisme dont nous avons si besoin. Waltham Mass. Au moment d'aller sous presse nous recevons la nouvelle que la, convention acadienne tenue à Wal- tham le 16 a été conronnée du plus brillant succès. cette grande démonstration. MONT-GARMEL a semaine pré- | L PT9 c'est la terre où nous trouvons chaine nous espérons pouvoir don- [l'impression toujours vivante qu'y ner un compte rendu complet de l'ont inissée les pes de nos amis. lTerre qui fut le témoin de nos | premières émotions, st la doux | Mal-; | sans en bien connaître la nature et sans s'occuper aucunement des de- voirs que cet amour impose. Le patriotisme est un sentiment naturel. Dieu qui acréé la fa- mille a aussi créé la patrie. Les chaines des hautes montagnes, les rivages des mers et des fleuves, dans sa pensée, devaient en être les bornes, les limites. L’analogie de caractères, la communauté des in- térêts, l'identité de coutumes et de langage sont les principaux liens de son unité. L'œuvre de Dieu serait restée incomplète s’il ue nous en avait pas inspiré l’a- mour. Sentiment naturel et par conséquent universel, le patrio- tisme habite sous toutes les lati- tudes. L’Arabe aime son désert et ses sables brülants, l’Ecossais ses bruyères et ses montagnes, l’In- dien ses forêts et ses savanes, l’Es- quimaux ses neiges et ses glaces. Partout et dans toutes les langues on a donné à la patrie le plus teu- dre des noms, le doux nom de mère. À le bien prendre, le patriotisme est l’un des plus tendres, des plus touchants épanouissements du cœur humain. C’est une extension de la piété filiale. Ils’éclaire À la lumière de la raison, il s'enflamme aux lumières de la foi. Ses ra- cines dans nos plus profondes affec- tions sont multiples. La patrie est la mère de notre sang, le foyer de | | | nos aieux, le théâtre d’une longue | histoire écrite par les luttes et les Lexploits de nos pères. La patrie elle est au- nos plus Elle nous région de souvenirs. rappelle notre berceau, et notre Le ‘‘Pioncer ’ roisse de Mont-Carmel, le 27 août. notre jeunesse, le clocher de notre !chants sur les lèvres—au martyre, |rages et à toutes les tempêtes que | quand ils'agit de | | bé nt 4 MUR D PF 7 dit qu’il doit y; | baptême, les délicieux genoux de avair un pique-nique dans la Pa- | nos mères, les douces amitiés de i , re LE 21 AOUT, SERMON PRONONCE PAR LE REV. A l'Eglise de Tignish, le 15 Aout, a l'occasion de l’Assomption, 1902 Jour de la Fete Nationale des Acadiens. village. éternelles. reposent les cendres de nos ancê- notre dernier sommeil. qu'est la patrie. L'Acadie, notre patrie à nous, a des titres plus légi- times encore à l'amour, et à l’affec- tion de ses enfants. LI, Acadie, c'est cette terre consacrée par le sang de nos pères, arrosée, fertili- sée par leurs larmes et leurs sueurs. C'est le théâtre où s'est déroulé le triste et poignant drame de leur malheurs :—drame à jamais mémo- rable et sans exemple dans l’his- toire ; —drame sublime par sa cru- auté—drame qui précipita tout un peuple dans l’'exil-exil cruel et sans fin. Voilà ce qu'est l’Acadie pour nous Acadiens. Aujourd’hui souvenons-nous ; rappelons à notre mémoire les riches traditions de vertus, de dévouement, d'héroisme qui forment l'incomparable patri- moine que nous ont légué nos pè- res les légitimes héritiers et mainte- nant les paisibles possesseurs. L'amour de la patrie triomphe de toutes les passions, il résiste à tous les intérêts, il ne se laisse vaincre par aucun obstacle. Le paga- nisme même a commu cet amour. chants impérissabies et subliines d’'Homère, les mâles accents, les éloquents et magaiñiques discours de Cicéron et Démosthène. Horace et Virgile lui ont consacré les plus beaux vers d'une poésie noble et majestueuse. Et coutbien de héros cet amour n'a-t-il pas en- | gendrés ? Dans ne s'est-il pas mani de combien de portées ! Cependant le L'empire Romain après ses bril- lantes conquêtes comptait plus d'esclaves que de citoyens. Ie cri du paganisme (tait aux vainçus”. Le chrétien a d'autres caraétères. Sa sphère n’est pas étroite. Il a ap- pris à l'école du Christ que les peu- ples rachetés sont tous frères et que sila patrie a des limites, la charité n’en a pas. L/incontesta- ble supériorité du patriotisme chré- tien est due à la vulgarisation des idées morales, aux mœurs douces et aux influences de l’évangile qui à civilisé le monde. Cette supériorité du patriotisme chrétien est un fait mille fois dé- montré. Onle sait, la grâce ne détruit point la nature, elle l’enno- blit, elle n’en diminue point les forces, elle les augmente, elle ne met pas le cœur à l’étroit, elle le dilate, elle n'en éteint pas les dou- ces flammes, elle les active. Le christianisme a fait du patriotisme un devoir sacré. S'en dispenser serait un crime, car le culte de la patrie est présent par la loi divine. La religion et la patrie out donc toutes deux des droits à notre a- mour ; cependant quand il s’agit de choisir entre Dieu et la patrie, tout en demeurant vrai patriote, il faut renoncer à la patrie, pour toujours, s’il le faut, et s'attacher à Dieu. Que nos pères, dont cette fête nous rappelle à la fois les touchants et glorieux souvenirs l'avaient bien comprise cette doctrine ! Ces hé- patriotisme craignent pas d'affronter l'exil, la mort même plutôt que de renoncer à leur foi, plutôt que d'imposer si- lence à la voix de leur conscience et de se déshonorer en prêtant un serment inique et pervers. menaces. ALU al TC 5e ros acadiens allant au ect ne. Elle est le sel béni où : où le: doivent les conduire en exil, tres et où nous aussi dormirons je le répète, sans exemple dans Voilà ce | l'histoire, exil long et douloureux. | nous Acadiens abandonner, peut-être! D'abord, aimons-nous notre foi ? leur chère Acadie! Notre foi Dieu en soit béni et loué où ils ont goûté de si douces joies, ! nous y tenons toujours, mais peut- Ah ! être n’est-elle pas aussi vive, qu'ils l’aiment leur chère Acadie, | ferme, aussi héroïque que chez nos | tions mais l'amour de la patrie doit céder pères. à l'amour de la religion, à l'amour! pour la religion et ses minitres tout | pas d'inteli Comme ils ont servi la respect tendre et filial que nous a-|lents satturèls nous 0 O0 O 0 0 I! leur fau pour toujours, de si innocents plaisirs. de Dieu. patrie sans compter avec le danger, de même ces généreux confesseurs entendent souffrir l'exil, même, s'il le faut, leur foi. Oui, honneur à nos pères ! rons leur mémoire, travaillons À imiter leurs vertus. O Marie, donce nous ces saintes ardeu:s énergies de la foi Hono- iais avec nos pères ont confessé leur Dieu ; futes que nous prêts à tout sou fier ici-bas pour soyons tou 1Érir, à tout nOùS Assurer ur éternel dans le ciel. modèle du bone Notre grand C'est ce sentiment qui a inspiré les. luttes | esté ! Que de|à César et à Dieu ce briilantes victoires n’a-t-i1 pas rern- |à Dieu” patriotisine ! doute paien est étroit, exclusif, et cruel. | rais ii a pour sa hation ‘malheur ! consommer son sacrifice, chrétien M. F. c'est | Srigneur Jésus-Christ lui-riême. E xemplaire, accomplit de toutes ‘tisme vertus sociales, il ne s’est pas | né à d'ami, de doct teur, citoyen. ino! le fils et: reiiplir les devoirs « teur et Ge rédemp- S parfait il s'est aussi montré dans le Dès sou entrée ile il s'incline devant le pouvoir Î | | | | orcl de César Auguste. Plus | | tem! ta pr la constitution ‘Rendez à César ce chrétienne qui .anpartien qui appartient L'univers estier est l'objet a ses un aour à ie préféreuce, un amour de prédi- |lection. }i le Len toute cccasion. ’ rec P mauifeste cet À la veille ment touché des inalheurs qui me- nacent sa patrie, il ne peut contenir ses larmes. Au milieu mations du peuple et des ovations qu’il en reçoit, il pleure sur la ville de Jérusalem. Lorsqu'il monte au Calvaire, moins ému des indignes outrages dont 1l est l’objet que des fatales conséquences qu'ils appel- lent sur sa patrie, il dit aux mes attendries qui ‘‘Filles de Jérusalem, point sur moi ; pleurez plutôt sur vous et sur vos enfants.’ Jinfin il meurt pour sa patrie sur l'arbre de la croix comme le soldat vaillant sur le champ de bataille. Il meurt pour tous, il est vrai, mais il donne !c à sa nation une part exceptionnelle des mérites de son immolation, Il veut que son évangile soit annoncé d’abord à sa race, À cette race grate qui s’est abreuvée sang, à cette race qu'il avat ren- due témoin de ses vertus et miracles, et à laquelle il avait servé les honneurs de la rater: divine et de l'apostolat. ‘Tel est le aractère du patriotisine chrétien. Aucune ingratitude ne le décou- fem- le suivent : ne pleurez ce son de ses Si re- 4 ‘ 1ité ros, ces glorieux confesseurs ne !so rage, aucune considération humaine ne peut l'affaiblir, aucun intérêt ne peut le compromettre, tacie ne saurait en 0)s- coinprimer les atCilii élans. Ses lois sont inviolables et sacrées. Ja féionie quelle qu’en i1exCu- devant jes it la forme çst un crime sable devant Dieu et hormimes La religion, M. F.,est donc la + tions, vainement on a multiplié les sont les liens qui en rendent l’édi- , Ces saintes | . ! 1n-; pour attester | l'aimer, et comme elie le Quelle foi inébraniable !| notre langue maternelle, cette belle nous a confiés Quels ancêtres furent les nôtres !: langue de Bossuet, de Fénéion, | patronne, rendez-! devant | lesquelles | jours } sacri- un : 1 4 patrio-: ixotre- les | Ja vieille France gue dont les su: NL il prêche cette grande maxime | sans tenaiesses, amour ! de profondé- Î des accla-! Elle est le lieu où s'ac-| dis-je, car y a-t-il eu de martyre sauraient susciter contre elle un fa-|leurs enfants. de l’enne- | gnons et avec raison que nos droit cosmplitsent nos destinées temporel- | plus cruel que celui qu’iis eurent à! natisme outré et la haine de l'en gno q les et où se préparent nos destinées | subir ? Ils se dirigent vers la grève | mi. attendent les vaisseaux qui!qui aime sa foi, sa langue et le lieu exil de sa naissance. Le vrai patriote est donc celui Sommes-nous de vrais patriotes, de l'Ile S. Jean ? aussi vaient légué nos aieux. Sommes-nous de vrais patriotes ? la mort Aimons-nous comme nous devrions sacré pour mérite | Nous nous ee sont méconnus, mais ne savons- nous pas que l'éducation c’est la force, c’est le pouvoir, c'est l’arme puissante et invincible qui va nous gagner la victoire dans les luttes et l'éduca- sûr, le rour réclama- les combats de la vie, tion est le moyen le plus nous que avons lus efficace que P 10s justes Peut-être n'avons-nous pas | droits faire prévaloir et pour ? C: crtes, nous ne ence. Quant aux ta- nos Hanquons revetidiquer ne le cédons en rien à nos frères d’autres races. C'est donc un devoir et un devoir nous de cuitiver, de faire valoir ces talents que Dieu Nos propres in- de |térêts, les intérêts de la patrie de- | Corneille, de Racine et de Molière? |mandent. réciament cette cultiva- mille fois non ! Si nous l'ai- Los ainsi nous ne reculerions pas quel sacrifice | pour l'apprendre | ain1ions n'importe pour la conserver, à nos enfants. Si nous |’ | ; : FES à inneime anue drvrinie sis ne patte OOTELTS EMI NOTE À ‘ 114.5 Lo te on n’entenrirait pas s cuire eux, beile langue o souvent des Ash mème en famille, étrangère. Malheur à qui méprise, qi css langue dan: l'Acadien 11 1 1 à nunris à Jaquene U à apDni5s a li : prononcer sur les genoux nière le saint nou Fr Dieu et le bor- | doux nom de Marie, car il a déñà brisé par le fait même un ces liens les plus forts qui l'attachatent } à la foi et au pays de ses pères. La le doux , est bi:n cette ian- langue française, parier de AV as souvent fait vibrer os . îmes d parler une langue tion, cette Cducation chez nous, ur SRE te LL. du cœur et de l'inteliirxence, À ce 4 «7 + ca:11n:-12 1+ 1 | Prix et à c« he seiseinent pouvons- ” , nous espérer de gagner | stime, la + À - ++ … >: + : 4, considération, et le resneét de nos concitoyens ; À Ce p'1x et A ce prix « + . » 4 seuierient pouvons-nous espérer de =. Ÿ «- 11 cinn + 1 Tnm: ? prendre une pizcec ct ue place ho- "07 ble ‘111 SO % 1 it! 116 }: «rit 4 tiUJ1:9 Oxwi, M. F. soyons de vrais pa- riotes. imons 4’tt AMONT. ErO- fond et since tre fai, notre lauzre et le lie: Ge: DOC A°S- acc \imons nos fovers, aimcns cette douce 1 i famtiie, cette teuûre fanutlarité, cette piéts filiale, etie siny ltcité œurs qui doi- vent toujours y règLe ‘e recti- iOnNS GEVANT CU Sc 111 pour de { à . LS procurer à nos eufants une éduce- unis, tra- ct € St hole ve LS )UTALeE PRE les plus patriotiques et :nour l'avancement de notre race. es plus saintes. (C'est dans cette Qfie notre dévise soit, ‘RÉLAGION RS que nous avons anpris pour ze P e cri de ralliement, la première fois, à apneler Iieul'‘pour T ) CHÈRE notre Père ct Marie notre Mère. | ACAD:KE’” C'est dans cette langue que nos pa-| Mes Frères, avant de quitter ce rents nous ont trausmus leurs pre- | temple, au pied des saints autels, mières leçons et ieurs dernières vo-|souvenonc-nous de la France, pays lontés. Or, une larigue . étrangère de nos pères. Dorrancons à Marie détruit le culte des souvenirs. Voi-|de ne pas abandonner cette terre |1à ce qui explique un fait riaintes | bien-aimée de ee on ss dire | fois constaté. C'est que l'oubli, le : jadis : ROYAUME DE FRANCE, Ro- mépris de la langue maternelle YAUME DE Marin. mène presque toujours chez nous! © France, Dieu, Mari: et l’E- au mépris et à l'oubli de la foi des giise t’avaient faite si grande, si aieux. in effet, l’homme, même heureuse ! Que te reste-il de cet dans sa vie spirituelle, ne vit pas éclat éblouissant ? Au dix-septième seulement du présent et des espoirs siècle iù £tais l’école ei le centre Ce de l'avenir, mais ilse nourrit en-|toutes les gloires. J'univers entier core des souvenits du passé. En-| [se re ecuciilait pour t'aduurer, Terre fin aimons-nous le lien de notre! féconde o jes PRES de la foi naissance ? L'amour du lieu |alors si vive étaient plus nomireux de sa naissance impose au 1t, COM- | des devoirs, Aimer le lieu naissance c’est aimer son | foyer, sa famille, ses enfants, ses! ompatriotes, ses usages et ses cou- tumes. Aimons-nous le lieu de! notre naissance ? si nous l’aimions, est-ce qu'on verrait cette expatria- tion des nôtres, de notre jeunesse acadienne vers une terre étran- gère au vrai citoyen bien bien des sacrifices. de sa Car eile est cou- pable et honteuse ? Aimons- nous | le lieu de notre naissance ? Si nous | l’atimions de cet amour qui nous fait un devoir sacré de travailler la main dans la main à l'avancement | de sotre race, est-ce qu’on aurait à | | déplorer ces divisions qui font notre | honte et la joie de nos ennemis ?! Aïmons-nous le lieu de notre naïis- sance ? Dites moi où en somimes- nous en matière d'éducation ? Fai- | :sons-nous tous les sacrifices voulus | pour assurer l'éducation de nos en- fants ? Sous ce rapport marchons- | nous de front avec nos concitoyens | d’autres nationalités ? Non, mes. fondation, la base du vrai patrio- tisme, du patriotisme chrétien. Vaiue-} L'amour de la langue materneiie et ment on leur a prodigué les séduc-|l’amour du lieu de sa naissance Frères. Il nous faut l'avouer, quelque pénible qu’en soit l’aveu, il y a certainement négligence, et Les voyez-vous ces hé- | fice stable, ferme, capable de résis- négligence criminelle, apathie cou- martyre les | ter à tous les vents, À tous les o-| | | pable de la part de bien des nôtres | crime. l'éducation de: ——expatriation plus doulou. | | reuse et plus déplorable que ne le | fut celle de 1755, ne les étoiles du firmame nt te reconnaitre à l'heure pré- sente ? Il est temps, fille du £er | Sicambre, de |le Christ en tu adores et en adoraut la croix ique tu as abandonnée. Oui M. F. prions pour Prions aussi notre ’xtronne ls: 2 . d’intercéder auprès de son Divin bats ia tète devant brülant l'impiété que À 2 TOUCC > Sn N d 2 ? MAGIE LC HOLIC EL | Fils, afin qu'il daigne répandre ses grâces et ses bénédictions sur nous, notre cher sur nos enfants et sur re Ainsi-soit-1l | w ‘ k 5” | SE. FRE 2. RE LE MEURTRE DE DOHERTY ! l | sms À l'enquête qui a eu lieu, sur le | | meurtre de Doherty dont nous par- deruière, Frank a été trou- Fred Good- a racont & une lions la semaine f > ANS, | > AORONIES P Éd niggins, age «qe 1 |vé coupable du crime. speed, âgé de 14 ans Î terrible histoire de crime juvénile, ILa juré que nier août il a vu Frank garço ans, tuer Doherty en luitirant qua- en lui fra- ie pret Higgins n de 16 tre coups de revoiver et A | cassant ie crâne à coups de crosse | de revolver. Jiiggins et Goodspecd |sont en prison depuis plusieurs | jour: 5. Le vol a été le mobile du Le jury a rendu un ver- :dict de meurtre contre Higgins,