rt. » ére ee so se 2 0 4, es me RÉ TEE sum FONDE EN 1893 DANS L'INTERET ABONNEMENT: UNAN SL00 DES ACADIENS DE L'ILE ST-JEAN SIX MOIS 50€ HEBDOMADAIRE F.J. BUOTE, CRE S, Vol. 2. No 41. Tignish, Ile du Prince Edouard, di le 11 Aout 1914. 22ieme Année. Organe, dans la langue francaise, du. F arti Liberal des Provinces Maritimes. ER es em Un Corps d'armee allemar e serait tombe dans une | embuscade pres de Liege. 8000 hommes auraient ete tues, 1o,o00 blesses et 17,000 captures. Bruxelles, 11.—Spéciaie.—D'aprèsles journaux de Na- mur, On annonce d’une manière non officielle que les Teu- tons sont tombés dans une embuscade tendue par les Belges et les Français près de Liège, qu'ils ont perdu 8.000 hommes, ont eu 10,000 soldats blessés aux mains de l'ennemi. et ont laissé 17,000 des leurs Londres, 11.—Spéciale. —A midi, les aotaties disent que les Allemagues font des efforts désespérés pour réduire les forts à silence du côté de la ville, et que les défenseurs sou- tiennent vaillamment un bombardement presque constant. Bruxelles, 11.—Spéciale.—Les Allemands ont livré un assaut désespérés au fort Sering, au sud de Liège, dimanche soir, et ont été repoussés avec de lourdes pertes. On estime que 800 Allemanés ont été tués. Londres, 11.— Spéciale. — D'après le ‘‘Times’”’ d’aujour- d’hui la mobilisation de la Grande Bretagne avance rapide- ment et elle a de ciuq à six cent mille hommes sous les armes sans compter la réserve natioua'e, ‘Nous devons par consé- quent regarder avec équanimité, dit le ‘‘Times’‘, et n'être pas arrêté dans une résolution virile par les menaces d’un e ? ») assautide la part des armes allemandes. Sophis, 11.—Syéciale. —Le a annoncé que la Bulgarie est premier ministre Rodoslavoff déterminée à observer la plus stricte neutralité, mais qu’elle doit prendre des mesures pour Vains assauts contre les forts de Liege. | repousser tonte violation de ss frontières. | New York, 11.—Spéciale.—Des avis de Vienne annoncent que le choléra est répandu parmi les troupes serbes et au- trichiennes. Londres, 11—Spéciale. —Le autres, près de Bâle. der la frontière italienne. Sophia, Bulgarie, martiale par toute la Bulgarie ‘‘Daily Mail‘‘ reçoit avis de Bâle, Suisse, que les troupes Allemandes et Suisse sont tout près de Ja frontière, et même à quelques verges lesi ‘unes des L'armée suisse est massée principalement sur la frontière, mais on envoie des troupes cousidérables à Ticino pour gar- 11.—Spéciale, —On a proclamé la loi afin de permettre atf gouver- nement de se préparer à défendre les frontières. Londres, 11. —Spésiale. —Une dépêche de Bruxelles dit qu'ilest rumeur içi que les Allemands massent dés forces imposantes sur la frontière hollandaise. Répondant à des questions posées à cet effet le ministre hollandais en Belgique, a déc laré que quoiqu'il arrive, la Hollande maintiendra sa neutralité. Bruxelles, 11.—Spéciale.—Les autorités’ Nr affaires étrangères annoucent aujourd'hui que 8,000 Alle- mauds ont été capturés et retenus comme prisouniers de guerre. La Triple Alliance et la Triple Entente en presence Les risques et les avantages eventuels Les deux grandes coilitious for mées en Europe par la Triple Al- liante et la Triple Entente vont se mesurer sur les champs de bataille. | Quels sont les risques et quels sont | les avantages éventuels qui peuvent résulter, pour chacune des puis- sances européennes, dela latte formidable qui va s'engager ? Le ‘Courrier des Etats Unis'’ répond comme suit à cette question: L'AUTRICHE HONGRIE L'Autriche- Hongrie, sur laquel- le retombe toute la responsabilité de cette guerra ne saurait faire ac. cepter comme justifiabies, les mo- tits de guerre qu'elle a invoqués. Atteinte dans son prestige par la dernière guerre des Halkans, cou- | victoire. Saus doute, une guerre | victorieuse écarterait d'elle pour | longtemps le péri: slave et le péril français; les colonies françaises lui reviendraient en partie et eufin elle \ pourrait songer à ravir à l'Angle- ‘terre l'empire des mers; mais une guerre malheureuse marquerait | pour l'Allemagne la fin de son ‘existence nationale. Dépouillée de l’Alsace-Lorraine à l’ouest, de la | rovince de Posen à l’est et peut être du Sleswig Holstein au nord, | l'empire allemand ne résisterait pas |a ces mutilations et l'Allemagne du Sud se séparerait de la Prus:ie. | LA FRANCE | Pour la France, l’enjeu est éga | lement énorme, car, vaincue, la pée du débouché de Salonique par! | France serait exposée à un: no1- Ja Serbie et la Grèce, menacée daus son unité même par ler tendances séparatistes de ces populations] salves, l'Autriche a cru avoir tout à gagner à uu coup de force. Hu écrasart la Serbie elle auéantit| brutalement Îles Salves qui rêvent ées’unir en un grand nue sous le sceptre du toi Pierre, et elle peut espérer transformer la monarchie duaiiste en un empire ‘‘trialiste'’ austro hongrois slave. Tel serait le prix de la victoire mais il faut prévoir la défaite. Les conséquences probable - ment l'union des Slaves du l'Indépendance de la Bohême, la la perte de la Galicie. L'autriche- Hongrie sersit dès lors déchue de son rang de grande puissance. Pour la Russie, les risques moins grands, car sa masse la met à l'abri d'un démembrement Mais la victoire lui donnerait outre des rectifications de frontières con- tineutales et de nouveaux ports sur la Baltique une nouvelle sta- bilité intérieur et uue inconteste- ble prépuudérance en Europe L'ALLEMAGNE Du côté de l'Allemagne, les risques de la défaite l'emportent de beaucoup sur les avantages de la seraieut sud sont même aspirations des \ veile mwutilation et ses splendides colonies seraient partagées entre les vainqueurs. D'autre part, Ja victoire lui rendrait les provinces | qui lui ont été arrachées eu 1871; | délivrée dela menace allemande, lelle pourrait réduire les énormes | dépenses militaires que lni impose | l'augmentation incessante de l'ar | mée allemande et cousacrer à des | oeuvres de paix, chez elleet dans |son em pire africain, ses ressources | fuancières et son actixité. | L'ANGLETERRE L'Awugleterre soutiendra t elle les deux amies de la Triple-Enten- .te$ Elle n’est liée à la France, on |le sait, par aucun texte écrit, par laucun traité, Ou a dit, il y a quel- ques temps, que l’enteute cordiale javec la France avait été transfore |mée en une alliance, mais aucune | déclaration officielle n’a confirme le fait. L, Angleterre a évidemment reserve sa liberté d'action afin de se décider, le cas échéaut, dans le sens de sou propre intérêt. Or, il ne fait pas de doute que les inté- rêts anglais se trouveraieut mieux servis par une victoire de la France et de la Russie que par un triomphe de l’ Allemagne. C’est du reste, la clair vision de ce fait qui a poussé l'Angleterre à entrer jusqu'à uu certain point, dans l'alliance fran: | co russe. La triomphe de la Triple Alli- ance détruirait, au préjudice de l’Angleferre, l'équilibre contineu- tal enropéenu. Eu face d'une Âlie- | magune victorieuse dont nul ne pour. rait arrêter la pénétration en Hol- : lande et en Belgique, l'Angleterre | serait exposée au plus sérieux danger, car la lutte Épour l'empire des mers deviendrait alors l'unique but vers lequel l'Allemagne pour: rait concentrer tous ces efforts. L'ITALIE Il nous reste à examiner le rôle éventuel de 1 Italis dont Ia situa- tion, comme membre de la Triple Alliance, offre cette particularité qu‘elle a à perdre même à une vic- toire da ses alliés Sa fidélité à l'al- liance pourrait lui valoir encas de succès, la Tunisie qu’elle a si loug- temps ceuvuitée, Mais aussi, le succès de la: Triplice favoriserait une expansion autrichienue aux dépene de l'Italie, tant sur l’Adria- tique que vers l'Achipel. Saus compter que la question de ‘ l'Italia irredenta’’, c'est-à die des provin- ces italiennes qui fout encore par- tie de l’Autriche-Hongrie, ne se règlerait probablement pas à la satisfaction des Italiens. Telle est, retracée très briève- ment, la situation européenne à la veille de ;la guerre, Les intérêts sontési enchevêtres qu'il est im- possible de prévoir toutes les so- lutions susceptibles d'intervenir lois du règlement final. Dans tous les cas on peut prévoir qu'il y au rait à ce moment là, un boulsver- sement dela carte fd'Europe, tel qu'onnu'en a pas vu depnis les conquête napoléouiennes. L'Europe en guerre À l'heure actuelle l’Europe n'est plus qu’un vaste champ de bataille. Les puissances à force d'abuser du Si vispacem para bellum ont prépaïé une guerre formidable et grosse de conséquences pour les vaincus. Eu quelques heures, du milita- PNR l'Europe passe au militarisme pratique actif. Déjà de toutes parts les canons grondent et le sang coule. En somme cette grande guerre qui commence est le fruit de l'im- périalisme anglais comme de l’im- péiialisme allemand. Le militarisme n'est que l'outil sanglant de l'impérialisme. La folie des ariements qui avait saisie l'Europe devait inévitable- ment faire éclater une terrible guer- re. L'Empire allemand grisé par la puissance de sescanons et de ses formidables armées provoque toute l’Europe à se dresser contre lui. Le choc va être épouvantable. La guerre moderne se fait non seulement sur terre et sur mer, mais aussi dans les airs. ‘Nous allons vivre des temps épiques, écrit un confrère, Après avoir été témoins des fautes et des crimes des peuples d'Europe, nous auroaus la satisfaction de retrouver dans leur grandeur d'âme devant le péril l'âme des fortes et nobles 1aces!‘? a LES REVANCHES DE L'HISTOIRE Evidemment, l‘archiduc Fran. çois Ferdinand a été la victime non ssulewent de sa politique, mais sur- tout de celle du partie militaire qui euvisageait une nouvel.e extension indéfinie de l'empire d'Autriche. Mais il faut remouter plus haut pour rechercher les origines véiita- bles de la catastroplje actuelle; il faut remonter à l'annexion de Ja Bosnier Herzégovine, fut entreprise en pleine paix et au mépris des trai- tés, lesquels avaient confié ces deux provinces à la loyauté du gouver- uement de Vienne. Ce: fut 1à, au | fond, toute l'origine de la tragé ie de Seraievo. S'il suffit d’une fantaisie d’un gouvernement en quête d'aventures pour déchirer les actes intergatlo- naux les plus solennels et garantis par les signatures des souverains, il n‘y a plus de confiance interuatio- uale possible, Il ne fallut rien de moins que l'incapacité des puissan- ces qui se tenaient en échecs pou [que les divers Etats de ,;'Europe s’inclinassent devant le fait accom- pli. Les plus indignées et les plus sutprises, furent les populations qui étaient ainsi accaparées en un clin d'oeil et conquises sans qu'elles aient pu faire entendre un mot de protestation. On ne peut, dans ces conditions‘ accueillir qu'avec réserve les infor iwations des agence officieuses qui affirment que les papulations de fa variés, les nouvelles à sensation... Si vous saviez. mère, ce que vaut l’âme de votre petit, vous ne vou- driez perdre aucune occasion de la former au bien; vous Jui feriez ai- dotale; même vous l'offririez au Seigneur pour le service de ses au- tels et pour aller porter au loin la parole de Dieu ! Si vous saviez, mère, comme vo tre jeuae fille a les yeux fixés sur votre conduite, oh ! vous ne vou- driez pas lui donner l'exemple de la Bosnie furent attérées par les suites de sanglants complots qui «e perpé- trèrent sousleurs yeux. La vérité: est qne chacun n'eut d'autres pré accusation d'avoir pris sa part à l’etteutat inattendu. Quant à l‘archiduo Francois Fer- dinand, s'il n'a pas été le seul à con- seiller son vieil oncle de déchirer l'act du traité de Berlin, il est Join d'avoir désapprouvé le geste et l'o- pinion publique lui attribua ane boune part dans les responsabilités. C'est dire que les rancunes popu laires en Bosnie, si elles ne trempè- rent pas dans le complot, durent l’accuillir avec des mouvements de surprise bien divers Voilà donc donc les suites d’une politique de longue haleine anéan ties en un seul jour: il est probable que l’empereur François Joseph et son jeune successeur fdevront chan- ger leur fusil d'épaule. LA PROHIBITION On a beaudire, la prohibition est une immense farce. Elle doit rapporter de beaux bé- néfices à la cour de police de Bangor sous formes d'amendes et de frais imyoosés aux vendeurs comme aux buveurs d'acool, car les 4 et 5 juil- let 45 personnes ont été arrètées en état d'ivresse dans la grande vil. le de l'est du Maine. Toutefois, le le meilleur tour que ces pochards pourraient faire aux autorités serait qu'ils se laissent tous condamner à la prison. Le comté se fatigueraient vite de les nourrir, Un problème que la prohibition semble avoir résolu, c'est le haut coût de la vie, Les officiers engagés soi-disant pour mettre la pronibition en vi- gueur semblent l'avoir résoud ce à problème. En effet, ils vivent apparemment comme de vrais messieurs avec l’é- norme scmme de %$2 par jour! —Le Messager, Lewiston, Maine. ES CS OÙ VOUS SAVIEZ | Si,vous saviez, mère, comme vo- tre petit enfant a besoin de la scien- ce de Dieu, vous la lui donneriez bientôt ! Si vous savi z comme vetre paro le est une semence féconne dans l'âme de votre petit enfant, vous n'y sèmeriez que des paroles pures, vraies, remplies d'amour de Dieu | Si vous saviez, Ô mère, comme l'âme de votre petit à hâte de s'ou- vrir aux enseignements de ;' Eucha- ristie, vous Ini diriez bientôt que Jé sus aussi a hâte de venirse reposer dans ce coeur si pur ! Si vous saviez combien l'exemple est efficace auprès de votre petit, vous ne voudriez lui en donner que de bons; par exemple: prières fidè eccupations que de se garer de Fanans PERREN pour la jeunesse. vanité et lui permettre de porter ces toilettes d'un ridicule et d'une mo- mer la vocation religieuse ou sacer- ALBERTUN Sept: 29 & 30, 1914. XXX À big Agricultural and Indus trial Exhibition will be held on tbe above dates, in the Skating Rivk, Alberton. À gooi prize list is being pre- pared for publication later. It is intendel to hold a Tea- modestie achevés, sachant hien que la simplicité est l’ornement le plus Si vous saviez le prix d'une voca tion religieuse, l'honneur que le bon Dieu vous faiteu vous demandant votre enfant pour le servir dans l‘il- lustre phalange de ses vierges, oh ! mère, vous ne voudriez pas refuser ce don au Seigneur, dût il vous coû- ter bien des larmes ! Si vous saviez que la douceur, la condescendance, la piété sont les qualités inhérentes à votre titre de reine du foyer, oh ! mère, vous vou: driez que votre sceptre fût tout af. fection, tout respect, tout dévoue ment afiu d'incliner tous les coeurs vers vous pour les porter ensuite vers Dieu. Si vous saviez ce qu'est le sacer- doce de la maternité, sa bzauté, sa grandeur, oh ! mère, vous prieriez Dieu de toutivotre coeur pour le rem- plir à perfection et conduire au ciel ces Âtues confiées à votre sollicitude içi bas ! RAYMOND. ENFANT PERDU Une vieille ourse et ses deux oursons ont joué le rôle de mère et de compagnons à un bébé de deux ans, enfant du fermier Ball, demeu- tant près de Tifield, Wisconsin, Du moins, c'est ce que nous ra content les journaux de l'ouest. L'enfant était disparu il y a quelques jours et marchant à petit pas, il s'était égaré dans les ban ches et arriva sur une famille d'ours couchée dans une touffe de bruyère L'’evfant crut évidemment que c‘é. tait des chiens et se coucha parmi eux. Ils l'accueillirent de bonne grâce. Lorsqu'on le retrouva deux jours après, il était vivant, et dormait avec les deux oursons, sans la cha- chaleur desquels il serait certaine went mort. Mais il avaitfaim, La mère vurse s'était enfuie à l'appro:he des hommes, LA MODE Madame, Je vous ai vue l'autre jour en tramway, conversant gaiemwment avec une compagne; votre mise était soi- guée, mwais hélas ! décolletée..Oh ! me suis je dit: Est c+ une chrétien- ne ou ue païeuue qui fait taut d'é talage de toilette ? J'acquis la con- viction que vous avez fait au bapté me, les promesses de renoncer au démon, à ses pompes et à ses oeu vres. Oùest Conc dans votre con: | duite, le souci de tenir votre parole au bon Dieu ? MARIE, Telephne 039 P. O. BOX 73 Tignish, Party in connection with the exhi- ition. Full particulars will be published in due time. By order of Town Council M. R. Leard, Town Clerk. Albertou, Juiy 17, 1914 t. f. Pioncer and Journal please côFy F. J. Bernard, MARCHAND-- TAILLEUR À toujours eu mains uv assort meut dedrsp, tweed et étoffe de remière qualité PRIX RAISONNABLES ET OUVRAGE GARANTI PEI Mortage Sale To be sold by Pubiic Auction {n Front of the Court House in Summeiside in Privce County, in Priuce Edward Island on Satur- day the Eight day of August A. D.. 1914 at the hour ot 12 o'clock no,on AAl and singular that. certain parcel or tract of land and premisses sitnate lying and beeiug on Town- ship Eight. in Prince County Prince Edward Island bounded and des- cribed as follows: that is to say, on the north by the O'Leary Road ou th: west by land formely in posscision of William Grigg and uow (or lately) in the possession of John Yeo,ou the east by land formely in the possession of James Dnnvale and now owned by Jabez McDougall and ou the south by lands formely owned by the sald William Grigg and now (or lately} in the possession oi John Yeo cou- tainiug by estimation fifty acres be the same a little more or less and being the land cescribed in a certain indenture dated the z3th duy of July À D 1889 and made by Eliza (Currie in favor of one Samuel Currie. The above sale will be made under and by virtue ota power of salz contained in a certain Ieden- ture of Mortoge bearing date th. 16th day of May À D 1906 and made between Charles Waite «Ë Butsford in Lot 8 aforesaid ani Julia Ann Waite his wife in favor of the uudersigned default having been made in payment of th= principal and interest incured by said Mortage- For further particulars apply to Bell and Tanton, Summerside. Dated this gth day of July A 1) 1614. John H, Bell Mortage-. OVER 65 YEARS EXPERIENCE les du matin et dusoir, visites au S. Saciement, douceur dans les rap- ports entre les membres de la famil le, f«rmeté dans l'éducation, dans la formation du caractère des enfants ! Si vous saviez, mère, ce que reu- ferme de délicatesse, de pureté, cet- e petite âme, soeur des anges, vous ne la traîneriez pas dans ces théâtres de vurs animées, dans ces grands magasins où trône la vauité, dans ces salons mondain où fleurissent les conversations inutile, les potins R. H. Rogers ACT Rarrister, Solicitor Notary Public Money to loan ALBERTON _ Write to F. J. Buote Tignish, for an A 1 Black Fox. Island bred Silver- | Trave MaR«S Desrons | CoPyrIaHTs &e. Anyone sending à sketch ant description robabl ' Communten. ge nédene A ont RE Patents tab en 1hroug rang Mur, a €. D'renetre P. E. ISLAND quiekig ascer: «in Our opinion free whether re. 861Broadway, Rogue New Jqrk EXHIBITION ++ 4 ai : e à | $ D ed Va haut sms Surtion cthr dy # cn de des 0 ee nn hthes has és, de be > F7