TI'IMPARTIAI, JEUDI LE 28 JUILLET, 1898. mini né là Winnipeg une commission ESTIMES POUR 1898-99 Triste Anniversaire APRES DEUX ANS C'était jeudi le vingt-trois juin, deuxième anniversaire de l’arrivée au pouvoir des libé- raux à Ottawa. Nous nous at- tendions à une réminiscence Jo- yeuse du “Soleil” et cela n'a pas manqué. Comme autrefois, l'“Electeur” ne manquait ja- mails d'évoquer en termes at- tristés l’anniversaire de la mort de Riel, pendant que ses amis couraient à la crèche pour ra- masser ce qui restait dedans, aujourd'hui le “Soleil” chante le retour du vingt-trois juin pendant que députés et parti- sans libéraux se taillent des fauteuils de juge à même la charpente de l’ancien program- me rouge. Ecoutez les rémiais- cences du ‘“Soleil:” “11 y a deux ans aujourd’hui que l'électorat du Dominion est venu en grande majorité mettre fin au régime conservateur et déterminer ce changement d’ad- ministration, de politique fiscale et d'économie sociale qu'ii récia- mait à si grands cris. Aux chiffres officiels qui se publient tous les mois, à l’aug- mentation si rapide du trafic d’exportations et d'importations, | aux rapports si enccurageants publiés par les banques et les institutions financières de leurs opérations sous le nouveau ré- gime, au rapatri: ment en masse de nos compatriotes émigrés qui reviennent jouir de la vie cana- dienne, le voteur qui le 23 juin 1896, s’en allait déposer son bul- letin en faveur du changement de régime, n’a-t-il pas lieu au- jourd'hui de s’applaudir et de se féliciter. “Il n'y a que deux ans que cet événement s’est produit, et nous n'avons pas d'hésitation à mettre sous les yeux de l‘électe rat ce qui s’est fait déjà dans le sens de cette modification poli- tico-économique que l’on récla- mait à bon droit. Le 23 juin est un glorieux an- niversaire.” Deux ans déjà de pourvoir, à peu près la moitié de leur terme, et qu'est-ce qu'ils ont fait ‘ces bons ‘ibéraux ? Qu'est-ce que s°r Cartwright a fait ? Qu'ont-ils fait tous ensemble, Richard ces fiers rouges qui en 1893, a-. près quinze ans de luttes, se ré- unissaient à Ottawa pour rap- peler ieur programme au peu- ple et réitérer leurs promesses ER de MM. Mowat et Joly pour règler la question des éceles de façon à rendre pleine Let entière justice à la minorité. | Au lieu de cela il a envoyé M. Mowat se reposer à Toronto et M. Joly se promener avec Li ung Chang. Le même M. Laurier a proms de subventionner le chemin de | fer de la rive sud etau lieu de | cela, il a voulu acheter ie Drum mond de M. Greenshields à un prix désastreux pour le pays. Le même M. Laurier a promis et fait promettre par M. Fitz- patrick un subside pour le pont de Québec. Où est le subside et comment va l'entreprise du pont de Québec. Le même M. Laurier a promis la position de lieutenaut-gou- verneur à deux versonnes diffé rentes et quand est venu le jour du rachat de cetie promesse i, a menti aux deux parties. Durant la dernière session en- fin, a vingt-quatre heures d'in- tervalle M. Laurier a manqué à ga parole solennellement don- née à la chambre. 1] y a eu deux ans hier, que les libéraux ont pris ie pourvoir tenant toutes ces promesses en main et jarant d'y être fidèles. Et ces deux années 1ls les ont | empioyées à se rire de leurs pro- messes, et du peuple. M. Laurier a menti au peuple, menti à la minorité, menti à la cour de Rome, menti à ses par: tisans, menti à Québec. Et le |jour qui rappelle toutes ces fourberies, vous avpclez cela un anniversaire glorieux ! | Orce même jour vous ap- porte d'Ottawa la preuve évi- dente qu'il y en a beaucoup parmi vos amis qui ne croient | pas à cette gloire. Car la gloire, c'est ie succès, c'est le triomphe jayquel tout le monde veut par- ticiper. Et au lieu d'y participer tout votre monde s’en va, dé- guerpit, se case, se sauve à la crèche. Ministres, députés, partisans, chacun prend son côté en piéti- [nant sur vos anciennes déclara- itions que la nomination des membres le la chambre à des | positions sous la conronne était une violation do l’indépeudance du Parlement. | Glorieux anniversaire ! Oui, | peut êtie pour ceux qui en rece- |vant leur portion peuvent se fé- liviter d‘avoir atteint leur but, mais triste auniversaire en véri- té pour le peuple qui voit dans |tout cela la preuve qu'il a été dupé comme jamais peuple ne | l’a été. —Journal des Campagnes | du 2 juiliet. } d'économie, d'honnêteté, de ré duction de la dette et des dé-! | | penses, leurs professions de foi. eq are de Perke-|Lancez vos Foudres Qu’a fait M. Mills qui promet- tait de réduire les dépenses de! quatre millions par année ? 1la voté un budget de dix On ne saurait trop comment millions de plus. demander à sir Richard Cart- Qu’'a fait sir Richard Cart wright ce qu'il pense du bud- wright qui dénonçait comme|S&°t de son collègue, M. Fiel- un scandale une dépense annu- | d12£- étle de toéntédle Din, à | Car, répétons le, c'est lui le 11 a approavé un budget de vaillant sir Richard qui s’écriait quarante-huit millions. jen 1896. Qu'a fait sir Wilfrid Laurier] ‘Je dis que c'est une honte et qui, plus hardi que les autres, | un déshonneur pour le gouver- allait un jour jusquà promettre uement à quiest confié le soin une réduction de dép'nses de |de nos affaires que de nous de- sept millions par année ? Il a défendu et protégé M. | $38,300,000 pour des fins fédé- Tarte qui grossit le budget de rales. Cette demande est absolu- trois à quatre millions annuel. Met ivjustifiable.” [Débats lement. | 1896, p. 892.] Qu'a fait sir Wilfrid Laurier | Et à la dernière session le A à e , Li en faveur de la préférence réci- FRERES Richard a vu d'un proque avec l'Angleterre. Il a | œil impassible le ministre des promis à London, Ontario et finances qüi siège à ses côtés, se dans une autre assemblée près! lever pour proposer d’abord un de Montréal, que, s'il arrivait budget de $39,125,879, ensuite au pouvoir, la première chose | un budget de $1,861,933, enfin qu'il ferait serait de négocier) utre budget de $20,000 Le, cette politique avec M. Cham- * bérlain Et rendu en Angle.| le tout von de $231,000 pour | le Manitoba. terre, il a fait tout le contraire. Le même M. Laurier a promis à St-Roch de Québec d'envoyer, SIR RiCHARD Î Tout cela formait ce joli petit tableau : : | mander de voter un crédit de | 'seul et célèbre professeur Suth-; | Je diable à quatre, saute des Premier budget...$39,125,879 57 premier budget supl 1,861,933 90 Deuxième budget suppl. 20, 000, 00 Arrérages Manitoba..231,575.47 nt Total... $41,239,388.94 Sir Richard n’a pas encore | ouvert la bouche à ce propos. Voyons, qu’en pense-t-il ? Si $38,300,000 étaient une honte et un déshunneur en 1896 que va-t-il dire de $41,239,000 en 1898 ? Lancez vos chard ! EXPOSITION CENTRALE DU CANADA OTTAWA foudres. Sir Ri- Certaines associations d’expo- sition du Canada font payer pour les espaces que les expo- sants occupent, mais l’Associa- tion d‘Exposition Centraie du Canada d'Ottawa n’est pas de ce aombre. Tout espace est don- né gratuitement, plus que cela, les mauufacturiers qui exposent diverses machines aratoires et autres sont aussi fournis de pou- voir moteur, gratis. De même les exposants d'animaux de ferme peuvent par arrange- ment spécial se procurer la noarriture de leurs animaux aux prix courants. L’associa- tion fourni gratuitement toute la patile nécessaire. Cetito année, les exposants jouiront du com- fert le plus parfait. Les diffé- rents bâtiments et les divers édifice, que l'on trouvait petits, sont maintenant tout à fait com- fortables, ayant été considéra- blement agrandis. Le principal changement a été effectué dans la principale bâtisse qui est maintenant à l'épreuve du feu. Les changements et les addi- tions faites aux autres bâtisses sont aussi considérables. Le tout présente une apparence qui se-| ra aussi agraable aux exposants qu'aux visiteurs. La liste des prix a été considérablement augmentée, les exposants des différentes classes recevront une plus grande vaieur en prix et un grand nombre de nouvelles classes ont éte ajoutées à Ja liste. Le Bureau de direction a cru devoir cncourager autant que possible les cultivateurs qui s'occupent de l'élevage des animaux de furme de premier or- dre. Toutes les differentes classes sont énumérées dans la liste des prix. Les direcieurs s’attendant à voir leurs eflorts récompensés par une afllaence d’exposants telle qu’il n’y en a pas encore eu depuis l'organisation de cette ss3ociation. Déjà le Bureau de direction a fait des arrangements spéciaux pour présenter au public des at- tractions qui étonneront les vi- siteurs. On a retenu les services d’une fouie d’acrobates et de comédiens les plus audacieux qu’il soit possible de trouver en Amérique, par l'entremise d'un agent spécial à New-York. Le Mde. MARIE LOUISE PICHETTE Apres trois ans de souffrances, certifie qu’elle a ete completement guerie par l'usage des Pilules Rouges du Dr. Coderre- DE TOUTES LES PARTIES DU CANADA ET DES ETATS-UNIS DES MILLIERS DE FEMMES ONT ETE RENDUES HEUREUSES ET BIEN, PAR L'USAGE SEUI: DES PILULES ROUGES DU DR. CODERRE. Aucun Remède est aussi fortement et honnêtement recommandé aux femmes, que les Pilules Rouges du Dr. Coderre. Elles sont recomman- dées aux femmes malades, par toutes les femmes qui ont été guéries par ce fameux remède. Mde. Pichette, dont nous publions, aujourd’hui, le portrait et le témoi- gnage, est née à Varennes et demeure depuis plusieurs années à Montréal. Mde. Pichette, est très connue en cette ville et est une respectable et intelli- gente mère de famiile, voici ce qu’elle dit :—‘“J'étais faible et languissante, “ depuis trois ans ; je souffrais terri- ‘“ blement des maux d'estomac, mal “ de côté et dans tous les membres ; “ j'avais continuellement mal à la tête. “ Ce qui me faisait le plis horrible- “ ment souffrir c'était cette faiblesse ‘ qui me minait Isntement, mais sûrement. J'étais bien “ découragée, il me semblait que le remède qui pouva’t “me guérir mexistait pas. Un grand nombre: d: ‘“ médecins que j'avais employés, n’ont pu me guérir. ‘“ Encouragée par les nombreuses guérisons obtenues “ par les Pilules Rouges d 1 Dr. Coderre j'ai commencé “à les prendre; elles m'ont complètement guéri: de “toutes mes maladies. “ douleur. Mon appétit est bon et j: suis forte autant ‘“ que je puis l'être. ‘ Les Pilules Roug=s du Dr. Coderre devraient être ‘“ prises aussitôt qu'une femme se sent malade, car je “ suis certaine qu’elles sont le pus grand Remède au “ monde pour guérir les maladies des femmes ; je sais “ cela parce qu’elles n'ont guérie après, que, p usieurs ‘“ médecins n’ont pu me guérir.” —Mde. MauiE LoOUISi “ PicHETTE, No. 214, Rue Ste-Catherine, Montréal. Le portrait et l'adresse de Mde. Pichette que nous publions aujourd'hui, sont ceux qui nous ont été donnés en même temps que son témoignage. Si vous ne trou- vez pas Mde. Pichette en allant la voir, ou si vous ne recevez pas d2 réponse en lui écrivant, c’est qu’elle aura déménagé: dans ce cas, écrivez nous et nous ferons notre possible, pour vous mettre en communi- cation avec Mde. Pichette. Nous voulons que celles qui doutent, puissent s'assurer par elles-même des guéri- sons obtenues par les Pilules Rouges du Dr. Coderre. Tous nos témoignages sont vrais, n'en doutez pas. Jamais nous ne nous permettons de publier le portrait Mde. MARTE LOUISE PICHETTE. Je ne ressens plus aucune | mal, les irrégularitées, la leucorrhée, les douleurs mensuelles, les douleurs dans le bas ventre, la constipation, mal de côté, mal de reins, chute de la matrice, palpitations du cœur, mal entre les épaules, tiraillements d'esto- mac, mal de tête, étourdissements, pertes de mémoire, pertes de sommeil, ainsi que toutes les maladies particu- ères au changement d'âge, bouillonne- ments du sang, froideur des pieds et des mains, et enflements des jointures. Les Pilules Rouges du Dr. Coderre sont prises dans toutes les conditions : elles donnent beaucoup de force à la mére et à l'enfant prises avant et après la naissance d’un bébé. Elles sont d’une grande valeur pour la formation des jeunes filles faibles. Si vous êtes malade depuis long- temps et que votre médecin ne puisse prenez les Pi'ules Rouges du Dr. Coderre ; ne vous découragez pas, si une boite ou deux ne peuvent vous guérir, prenez en assez longtemps, pour qu elles produisent leurs effets sur votre maladie. lin même temps, écrivez à notre médecin spécialiste, vous Pouvez le consulter absolument pour rien, envoy ez-lui une description comp'ête de votre fnaladie, ne lui cachez rien, vous n'avez 1ien à craindre. Toutes lettres adressées au Departement Medical, Boite 2306, Montreal, seront ouvertes par lui et tenues confidentielles, par lui. Il vous donnera une foule de conseils, qui, Si vous lessuivez aideront beaucoup à votre guérison. Refusez toutes les pilules rouges qui vous sont offertes à la douzaine, au cent ou à 25c. la boite ; ces pilules rouges à bon marché, sont des imitations des Pilules Rouges du Dr. Coderre. Des marchands peu scrupuleux vous offrent ces imitations dans le seul but de faire un peu plus d'argent sur votre achat. Il est arrivé un grand nombre d’accidents par l'usage de ces imitations dangereuses, qui bien souvent contiennent de la morphine, de la strychnine et de l’arsénique. Nous ne serons pas responsables des imitations que vous pourrez prendre. Si votre marchand n'a pas les Pilules Rouges du Dr. Coderre, envoyez-nous 5oc. d’es- tampilles Canadiens ou Américains, pour unc boite, ou $2.50, par lettre enrégistrée ou mandat-poste, pour six boîtes. Vous receverez par la malle les Pilules Rouges du Dr. Coderre, celles qui guérissent. Nous les euvoyons partout au Canada ct aux Etats-Unis. Pas vos guérir, exland artiste romain sur le tra-| pèze étonnera les spectateurs. barrières, assis sur une chaise, suspendu à un trapèze, sur le dos de ses chevaux de race, qui galoppont à mors perdu, il est sans contredit le ‘Diable à che- val” de notre siècle. 1i y aura tous les jours ascension de bal- lon et descente en parächute par le professeur Lozearn. Une des plus belles et très unique attraction de l'univers sera les chevaux plongeurs. Ces che- vaux s’élancent d’une plateforme d’une hauteur de 40 pieds dans un petit lac, avec toute l’adresse d’un plongeur habile. Tous les soirs il y aura grand spectacle militaire représéntant une scène de la grande révolu- tion des Indes, le “Siège Dah- li”. Comme d'habitude, les ser- vices des volontaires les plus habiles ont été retenus. et le témoignage d’une femme guérie, sans son cunsen- tement. Ne souffrez plus Mesdames, vous avez à votre portée les Pilules Rouges du Dr. Coderre, qui sont un remède pour les maladies dés femmes et qui g de douane à payer. Faites enrégistrer toutes vos lettres contenant de l'argent. Donnez-nous votre adresse complète afin d'éviter tout retard, Adressez : — CIE, CHIMIQUE FRANCO AMERICAINE, Boite 2306. Montreal, uérissent le beau Cette représentation est une des meilleures de MM. Hand et Teate. BERNARD BROS OX0O We have now about completed our spring importations. We have enlarged out store and are able to compete with any one in this section. We are bound to give satisfaction . !n the following lines we defy competition. _Groceries of every descrip- tion, Dry Goods, Dress Goods, Prints, Cottons, Hats, (Caps, Boots, Shoes, Hardware, Tin- ware. Crockeryware, Glassware in fact we keep a general store for the convenience of the people of lot one and two. 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