eme anaReaer TON A PR RE tee sm Ce L'IMPARTIAL FoNDE EN 1893 Le seul Journal français de l'ile du Prince Edouard. ee HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : RAR. dom DE Dix mis... soda Trois mois... él Les abounements sont paya- bie d'avance. Annonces 10 cents la ligne, 1ère iusertion, 2 cents la ligne les in- certions subséquentes. To .tes communications «oi- vent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH. I. P. E. TI 'IMPARTIAL 1898. TianisH 5 Mai L'ENSEIGNEMENT DU FRANCAIS DANS NOS ECOLES Sous ce titre j'Evangeline” du 28 avril contient un article que nous considérons d’une grande importance et qui mérite la sérieuse attention de nos ins- fituteurs qui ont à cœur l’avan- cement de notre belle langue française. Le confrère de Weymouth s'explique d'une manière si con- forme aux idées que nous avons émises à chaque occasion où nous avons parlé de la méthode à suivre pour réussir dans l’é- tude du français dans nos éco- les, que nous reproduisons tex- tuellement ce qu'il en dit à cet sndroit. Nous citons : “Selen nous, et notre opinion parait être la seule soutenable, nos en- fants devraient consacrer treis ou quatre annés à leur éduca- tion française exclusivement, sans mélange, sans éparpille- ment de leurs forces et de leur intelhigence ; puis s'ils sont as- sez fortunés pour demeurer plus longtemps sur les bancs de l’é- cole, qu'ils se jettent dans l'é- tude de l'anglais, dans l'anglais exclusivement, sans éparpille- ment de leurs forces, tomt com- me pour le français et nous leur assurons qu’ils feront dans un an ce qu'ils n'auraient pu ac- complir en quatre ans, et cela a- vec des difficultés quasi insur- montables.” Rien de plus vrai, rien de plus logique que ce raisonne- ment. Si on vent réussir, il faut d’abord enseigner à l'enfant ia langue qu'il a apprise sur les genoux de sa mère. Une fois ce point ohtenu, la langue anglaise s'acquerra avec plus de facilité- les connaissances acqui8’s en français mettent l'élèvé à même de comprend une foule de mots qui doivent leur origine au français même. Cette méthode n'est pas basée sur des suppo- sitions, mais sur Ja réalité de l'expérience comme le démontre si bien l“‘Evangeline.” Mais pour en arriver à cet heureux résultat, il est évident comme ie jour, que l’en doit éviter les ob- stacles qui entraveraient les pro- grès et avoir recours à tous les moyens qui les favorisaient— commencer avec les livres tous français, et adopter la meilleur série —Montpetit, par exemple. Eu un mot, ponr réussir, les premières aunées de l'enfant français à l’école doivent être consacrées entièrement à l’é- tude du français ; “no half and hal{”, comme on dit. Tout doit être en francais—la lecture, la grammaire, l'histoir:, la géo- oraphie. La méthode de quelques uns, rétrogarde, du moins ennuyeuse et présentant peu d'attrait à l'enfant qui ne comprend pas encore l'anglais. Nous remarquons dans son ar- ticle que l’Evangeline se plaint que, comme journaliste il n’a pas reçu du clergé lé support auquel il avait droit de s’it- tendre. Donc, sous ce rapport, nous nous trouvons peut-être en avons de nos frères de ja Nouvelle-Ecosse ; car il nous lest trés agréable de constater que, dans l’ile du Prince E- douard, tous nos prêtres, à quel- que natio:alité qu'ils appartien- nent, sont, pour l'avancement de cette noble cause, remplis d'un zèle qui leur fait honneur et nous remplit de courage— L'Union fait la force. Les Comptes Publics de la Province L'auditeur provincial vient de faire son rapport annuel à la législature pour l‘année 1897. Récettes $272,550.24 Dépenses 310,761.89 Déficit $38.201.65 Cette somme ajoutée à celles que doit la province pour em- prunts, etc porte la deite à $427,436.18 dépenses ont été beaucoup plus considérables que sous ie régime Depuis que les libéraux sont au pourfoir, chaque année, les | PRE une re eee pen peer L'IMPARTIAI, JEUDI LE 5 MAI, 1898. Montreal Favorable a l'Espagne Un dépêche spéciale au “To: ronto World” dit que les sym- pathies de la métropole commer- ciale du Canada sont tout à fait favorables à l'Espagne. Quoique cela puisse paraître étrange, dit la dépêche, les plus chsuds par tisans de l'Espagne se troavent parmi les Anglais et les protes. tants. 95 par cent de ces der- niers désirent que les Etats-U- unis soient battus à platte cou- ture ; cinq par ceut désiraient voir les Etats-Unis sortir victo- rieux mais après avoir appris la leçon qui leur ferait cemprendre qu'ils ne sont pas les maitres du monde entier ; l’autre cinquième paraîtrait favorable aux Etats- Unis et voudrait voir les Amé- riens sortir victorieux. L'atti- tude d’une portion de la presse locale qui plaide en faveur de nos cousins, et jette le cri anglo- saxon ‘‘blood is thicker than water” n’y fait rien. Les sympa- thies des Anglais et des protes- tants de Montréal sont immen- sement en faveur de l'Espagne LA GUERRE Mai 2—£Les Etats Unis et l'Espagne ent eu un engagement naval dans la Baie de Maniie, Philippines. Le commandant es- | pagnol a été tué et deux vais- seaux espagnols détruits. 600 es- À RE RER AE TR mm mp ro guerre, qui défendent, en outre, | Y Gy1 want the Best aux sujets britanniques, de | construire ou de fournir des na- pesr @3a MOYEN WIRE FENCING vires à l’on ou l’autre des deux "à WIRE ROPE SELVAGE, pays belligérants. 3 BA LES CHANTRES DANS LES EGLISES Le calendrier mensuel de l'é- glise de Notre-Dame du Bon Conseil contient les lignes sus- GALVANIZED Manufactured and Bold by NTARIO WIRE FENCING CO., LTD, me Picton. Ontario, mes et les femmes qui chantent dans les églises se croient ex- empts du respect dû au Très: Saint-Sacrement. Des gens qui bien élevés ne se gênent pas de parler haut, de mâch®r du ta- bac et de raconter des histoires |soods. If you € les dames mangent des bonbons, cousent modes et toilettes, tout comme si elles étaient chez el- les. 1lest plus que temps de protester contre un tel abus. Le fait d'appartenir au chœur de chant ne dispense pas ces per- sonnes de garder au moins le si- lence quand elles se trouvent en présence de Dieu.” LA BIBLE ET L'IVRESSE ings. La dernière audience du tri- bunal de police du Jefferson Market, à New-York, présidée par le juge Crane, a été évayée par l’amusant incident suivant: “Qu'avez vous à dire pour votre défense ? a demandé je juge à un joyeux ivrogne du All other varities CHEAP. McMullen's are t GOOD NETTINGS sold in CANADA. They are UNE- oni la prétention d'être polis et|QUALLED fur POULTRY YARDS, TRELLES, LAWN FENCES. Ask your Hardware Merchant for McMallen’s annot buy of him WRITE to, The Manufac- dans l'église. Pendant ce temps | at Picton, Ont. orto, The B. Grcenmg Wire Co. Limited, Hamilton and Montreai. GENERAL AGENTS. and the Cheapest. MceMullen‘s Fencing and Nettings combine thesc tWo Qualities. NO OTHERS DO vantes : “On dirait que les hom- Ho Fencings at Special, Low Prices. ë © he ONLY nn, CPR me TN" PAOTORENS , 1 a James Coooer, Mortreal,—Gencral Agent for Railway fenc TEN GREAT REFERENCE WORKS IN ONE MAMMOTH VOLUME. QUebster”s Dictionary à Di Fée Rod + and ed by Yale. NEW AND MAGNIFICENTLY fLLUSTRATED EDITION ... Contains Every Word This Dictionary that Noah Webster ever defined, and 10,000 By the following list it will be seen that the publishers have covered much the same ground Se. THE SUPPLEMENTARY MATTER IN THE LATEST $12.00 EDITION. 1708 Pages. It Embraces 150 lustration:. = An Appendix of 10,006 Additional Words. conservateur. L'année dernière pagnols ont perdu la vis Les elles ont été de $23,120 62 plus Pertes américaines ne sont pas que l‘année précédente. | données, mais on suppose qu’- Ainsi, nous trouvant eu face |elles sont lourdes. de dépenses allant toujours en augmentant et d‘un revenu al lant toujonrs en diminuant, nous arriverons certainement à la banquer ute. La’ Penitenee De $ir Richard Sozo—({Sir Richard). Je suis uu misérable pêcheur. LE CHOEUR— Laurier, Mcmul- len, Charlton et Davies]. Nous sommes tous de misérabies pê- cheurs. Sozo—{(Sir Richard.] Quand je disais que trente-huit mil- lions de dollars étaient une taxe trop lourde, que le Canada ne pouvait la payer et que c‘était disgracieux pour le gouverne- ment de demander une telle som .eau peuple dun Canada pou la chose fédéraie je ne cro- yais pas que je deviendrais membre d'un gouvernement qui prendrait $39,300,000 dans les poches du peuple de Cana- da. LE CHOEUR— Ainsi, nous, tous. SIR RICHARD—Lorsque je di- sais que les chefs conservateurs disons- | Paris, Avril, 29—Une grande [activité militaire existe par toute la France. L'armée et la flotte sa préparent. | | Neutral eutraite ds | Ottawa, 26 avril.—La premiè- ‘re mesure oflivielie prise par le gouvernement canadien, relati- vement au conflit hispano-amé- ricain, est celle publiée hier dans la ‘‘Gazette du Canada’ let contenant une proclamation du gouverneur-général. Après | aveir recommandé aux (Cana- diens de garder la plus stricte neutralité, la proclamation per- te : “A—Qu'aucun navire de guer- re appartenant aux Etat: Unis ou à l'Espagne ne vienn: se ra- vilailler dans les eaux britanni- que, ou ne devra sortir des eaux britanniques dans les 24 heures qui suivront le départ d’un na- vire appartement à l’auire pays belligérant. B—Que tout vaisseau de guer- re appartenant aux pays belli- gerants devra quitter les eaux s‘étaient rendus coupables de britanniques 24 heures après corruption parcequ'’ils avaient | qu'il aura été obligé d'y mouil- pris de trente-six à trente-huit ler, seit par le mauvais état de millions annuellement du peu- ple canadien, je n'aurais jamais cru que je vivais pour être le cellègue d’un ministre des f- nances qui demanderait $40,- 500,000 dans un an. LE CHOEUR—A peine l’auri- ons nous cru nous-mêmes. SIR RICHARD—En vérité je ne m'attendais jamais à ce qu’au- cune autre personne que moi se- rait ministre des finaaces dans un gouvernement dont je serais membre. Je suis un très misé- rable pêcheur. LE CHOEUR—1I1 est un trés misérable pécheur. — Montreal Star. Lord Aberdeen Une dépéche de Loudres an- nonce que Lord Aberdeen, gou- verneur général du Cauada, doit se rendre en Apgleterre eu juin prochain e* qu'il ne doit température, soit pour subir des réparations, soit pour s’approvi- sionner. Ces vaisseaux devront repartir le plus tot possible et le plus tard 24 heures après leur l'arrivée. Les vaisseaux ne pour. rout se procurer des provisions que pour l'usage immédiat de l'équipage ; de charbon que d'une quantité qui leur permet- te d'atteindre le port le plus rap- preché du premier port du pays auquel ils appartiennent ; le mê- me vaisseau ne pourra, dans l’espace de trois mois, faire deux fois “provision de charbon dans un port anglais. Le gros butin ne pourr® être amené daus un port britannique. Le gouverne- ment de la colonie dans laquelle se trouve an port où s’approvi- uom de John MacNalty. Le po. liceman Doyle déclare qu'il vous a trouvé ivre hier soïr dans l’'enbrasure de la porte d'une maison de Christopher street. — Votre honneur, répond MacNulity, un gaillard de plus six pleds, je n'ai fait qu'obñir aux préceptes de Ja Bible. Comment cela ? s’écrie le juge indigné. Le policeman affirme sous serment que vous étie: “glorieusement” ivre, ——C'est bien cela. Votre hon- neur voudrait-elle ordenner que l'on me passe la Bible qui se trouve sur votre bureau. La Bible servant à faire pré- ter serment aux témoins a été remi-:e au prévenu sur l’ordre du juge Crane, qui attendait avait une curiosité évidente ce qui al- lait se passer MacNuity s’est mis à feuilleter rapidement Ja Bibl», en homme qui connait bien ses Ecritures, et arrivé au livre des Proverbes, il se met à lire d’une voix grave : “Donnez de fortes liqueurs à celui qui est sur le point de pé- rir, et du vin à cenx dont Ja cœur déborde de chagrin Lais- sez-le boire, oublier sa pauvreté et se souvenir que sa misère est passée.” “Acquitté !”” interrompt laco: niquement :e juge Crane, desi- “eux probablement de mettre fin à une lecture pas trop en- courageante pour les autres 1- vrognes qui pouvaient se trou- ver dans la salle d’audience. inventions Nouvelles NT Nos lecteurs trouveront ci-a- près la liste de brevets d’inveu- tion Canadiens accordés cette semaine par Messieurs Marion & Marion, Solliciteurs de bre- vets, 185 Rue St Jecquea, Mon- tréal. ; 59,376— Harrison, Marion & Reitz, Washington & Moutréal, | Sacs de voyage. 59,276—Wiiliam Dunn, London, England, Barrière. 58,433—F. Laforest., 1dmunds- ton, St, St. Jean, Appareil pour mainteuir les rails et proteger sionne quelque navire espagnol eu américeiu, devra immédiaie-| les dermants de chemin de fer. 50,450—Elie Benoit, St. Cé- «… IT ALSO CONTAINS Nine Special Diction- | A Dictionary of Voms aries, protected by de Plume. yright, and not | A Dictionary of My- found in anv Other thology. dictionary. A Dictionary of Musi- is 1 Terms A Dictionary of Synon- 1 . Fadai yms and Antonyms. A Dictionary of Famii- ment communiquer par télég'a-'saire, P. Q.—Appareil pour tenir phe, afin que ie gouvernement ]es clefs de perte dans une posi- anglais notifie ies autres poris | tion voulue. Weight nearly 12 Ibs. Size 834 x 10/4 X 4 inches. Full Sheep or Half Russia. With Dennison’s Patent Index 25sc. extra. A cheaper editiuns heretofore published. THIS 1S NOT THE CHEAP cheap flimsy editions, grasp the opportunity to secure a copy. can ticrefore mak =} MOST UNOSUAL taphies and Heroes and Heroinesof Prose and Poetry. 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On cite des cas surprenants de catalepsie, et quelqu'un ra- conte qu'ila connu une dame qu'on croyait morte, et qui s’est réveillée pendant la cérémonie, au braits des chants d'église, Au bout d’un instant, on en- ten murmurer un monsieur, qui croyait penser moins haut : — Pour ma belle-mère, moi, je fera dire une messe basse. Pour les piqûres de mousti- ques, un excellent remède : Se mettre sar les endroits pi- qués de timbres-poste, c'est le seul moyen de s'affranchir de ja doujieur. En correct‘onnelle. Le président au prévenu. —Vous avez fsit main basse sur toutes les valeurs de la vic- Itime. Le prévenu, avec un air de supériorite étonnante : —Comment pouvais-je faire S'ii survient quelque difficulté, 59,476—J. H. Pellerin, Montré- main basse sur ces valeurs. tine dans n'importe quelle posi-: ture. —Je voudrais bien être livre, afin d’être plue souvent avec vous —Je venx bien, répondit-il pourvu que vous soyez un al- manach, afin que Je puisse en changer tous ies ans. Grande Reduction Afin de donner occasion à toutes les familles .acadiennes de se procuret l'ouvrage intitulé: “L'Ecole aux apparitions mysté- rieuses”, nous offrens ces livres au prix réduit de 12 cents cha- que. lecture très intéressante. Voici le temps de lire de bons livres. Envevez-nous 12 cents, et nous vous expédierons “L'école aux apparitions mystérieuses” qui s'est tujours vendu 25 cents À la douzaine, $1.00 J. O. Arsenault et Fils, Wel. lington Station. OXIEN The wonderfuil focd fer the Nerves Fe. Due y aid vigor to theen | RE Stiength, Health to younçr For Sarre y NEIL MuUKINNOx Ssummérsi le P, E. I. ss. Campbell Hotel WAT dr x , 7 re ST. SUMMERSIDE, P, E, I. First class Tab'e, Careful Attention J. R NOONAN, PROP. 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