% © FONDE EN 1893 DANS L'INTERET DES ACADIENS DE L'ILE ST-JEAN HEBDOMADAIRE Dr 4 T Es ad LR CD Vol. 3. No 14. Tignish, Ile du Prince Edouard, Mardi le 16 Fev. 1915. ABONNEMENT : UNAN 100 IX MOIS 50€ F. J. BUOTE, DIRECTEUR, TIGNISH a mmretinraemtimmenehontentlnnce 29ieme Annee. Organe, dans la langue francaise, du- Parti Liberal des Provinces Maritimes. À PAIX à2 n ; ! | : Presentes dans là Basilique Rome, 8.—Ce fnt une scène im- |ovation. Comme ii se retirait après pressionnante dans la cathédrale | les cérémonies, en entendit de nom Saint-Pierre hier après-midi, quand | breuses clameurs. ‘‘Vive le Pape ! : le pape Benoit XV entonna son Accorde-nous la’’, criait on par- oraisou pour la paix. tout. Le vaste temple était rempli de| À trois heures, hier après midi, fidèles, quand le Pontife, entouré | toutes les cloches des 400 églises de FA par 22 cardinaux, monta à l'autel | Rome ont sonné appelant le peuple + - en papal. Se tenant debout entre lesiaux offices célébrés pour implorer | quatres colonnes en spirales, luxu- ‘la cessation des hostilités et le réta- . ; eusement dorées du baldaquiu du blissement de la paix parmi les na Bernin, le pape Benoit entonna la!tions du monde. Au delà de soixan prière, qui fut répétée par la mul-|te mille personnes se sont asse:n- titude dont les voix|blées dans la cathédrale Saint trouxaiesnt leur écho dans le vaste | Pierre. | L'immense basilique paraissait en core plus imposante qu'à l'ordinaire agenouillé, édifice. La prière était adressée st) “Dieu de toutes Prince de la Paix’. les miséricorde, | jiln'y avait aucune décoration, à | : Le pape, en entrant comme en |l'excception des nombreux chande- sortant de Saint Pierre, reçut une liers, avec leurs flammes vacillantes À LE PAPE PRE PUR LA 0,000 PERSONNES de Ni. Pierre sur l'autel papal, au dessuos du dô me colossal où le pape seul dit la messe. Devant l'autel, se trouvait le vaste prie Dieu, dont on ne peut approcher qu'en gravissart cinq marches et où prie le pape Des places avaient été spéciaiement réservées pour les membres du Sacré Collège, les pa triarches, les archevêques, les é vêques, les diplomates, les mem bres de l'aristocratie et cenx de la cour papale et représentants 4e «ou tes es institutioes religienses nt) LE CHEMIN DE CROIX Cette année le Chemin de Croix aura lien, à l'église de Tignish, chaque dimanche après midi, à 3%, au lieu de vendredi après-midi. Mgi McDonald a aunoncé ce règle meut en disant qu'il avait substitué le dimanche au vendredi pour don ner avantage à tous les paroissiens d'assister. PUTNAM, Conn. d’une pâleur de cire, ne pouvant suivre ses classes, souffrant | dans les cotés, le dos, la tête et l’estomac, Par l’usage seul des PILULES ROUGES, vigoureuse, ne se plaint plus de rien, a bon appétit, bon teint, bonne apparence et suit ses MLLE D. CHARBONNEAU devient tout à fait classes avec ambition. Mères de famille, profitez de l’expérience de Mme Charbon- neau ; faites prendre à vos jeunes filles, avant qu’il Dm» Mlle D, CHARBONNEAU Néglicer de donner à une petite fille anémique des soins est briser d'avance son avenir de femme, car, formation, le développement dépend de l’abon- pureté du sang. iminéidiats, C e er ae ii ents de la jeune fille, dont nous publions aujour- ja guérison, ont fait leur devoir ; ils peuvent en être espérer, en continuant leurs soins attentifs, assurer t une boune santé pour sa vie future. ta Uille souffrait, depuis plusieurs mols, de débilité le et ne pouvait plus suivre ses ciasses ; elle se it choque iour de douleurs dans les cotés et dans tit ., l’estomec. Tout cela m'inquiétait ; je la croyais bien oravement malade, car elle était d’une pâ- - clle ne mengeait pas et tout ce que je pou- rer de petits mets appétissants la laissait sante. NN v aura bientot deux mois que j’ai com- > lui faire prendre des Pilules Rouges et l’amélio- 1 qui s'est opérée dans sa santé est extraordinaire. ne se plaint plus de rien ; son appétit est très bon et son apparence extérieure prouve l'efficacité de ce remède. Son teint est revenu, elle est gaie et est retournée à la classe qu'elle suit maintenant avec ambition. Je veux toutefois qu’elle continue encore à prendre les Pilules Rouges ct ce n’est que lorsque je la verrai tout à fait vi- goureuse que je lui permettrai de ne plus en user.”’ Mme Charbonneau, 32 rue Marshall, Putnam, Conn. d'une grande utilité. étaut aussi bon. Fe CONSULTATIONS GRATUITES.<Le Dr. E. Simard, qui a passé près de trois années en Europe, à étudier les maladies des femmes, sous la direction des célèbres docteurs spécialistes Capelle et DeVos, est maintenant de retour et continuera de donner des consultations au No 274 rue St- Deuis, Comme par le passé, ces consultations se douneront FRANCO. Denis, Montréal, » soit trop tard, les PiLULES ROUGES. tous les jours, dimanche excepté, de 9 heures du matin à 8 heures du soir, et seront absolument gratuites, L'expérience acquise par le Dr, Simard, durant son séjour en Europe, est une sérieuse garantie de succès ; nous espé- rons donc que toutes les femmes qui souffrent, sauront prof- ter des avantages que nous mettons à leur disposition, en venant le consulter ; celles qui en seraient empêchées, peu- veut lui écrire en lui donnant une description complète de leur maladie et elles recevront des conseils qui leur seront AVIS IMPORTANT.—Les Pilules Rouges pour Femmes Pâles et Faïbles sont en vente chez tous les marchands de remèdes au prix de 5oc la boîte, ou six boîtes pour #2.50 ; elles ne sont jamais vendues autrement qu’en boites conte- nant 50 pilules, jamais au cent ; elles portent à un bout de chaque boîte la signature de la CIE CHIMIQUE FRANCO- AMERICAINE et un numéro de contrôle. notre nombreuse clientèle à refuser toute SUBSTITUTION. Lorsque vous Gemandez les Pilules jamais un autre produit que l’on vous recommanderait comme REFUSEZ CATEGORIQUEMENT, fiez-vous aussi des COLPORTEURS ; les Pilules Rouges ne sont jamais vendues de porte en porte. les PILULES ROUGES sont la grande SPECIALITE pour la femme, qui guérit tous les jours un grand nombre de per- sonnes, ET QUI VOUS GUXRIRA AUSSI. Si vous ne pouvez vous procurer, dans votre localité, les véritables PILULES ROUGES pour Femmes Pâles et Fai- bles, ECRIVEZ-NOUS, nous vous les ferons parvenir Nous engageons Rouges, n'acceptez Dé- Rappelez-vous que Adressez toute correspondance : COMPAGNIE CHIMI- QUE FRANCO-AMERICAINE (Limitée), 274 rue Saint- - d'une vieille dame itlandaise, et nous NOS SOCIETES DE SECOURS MUTUEL | AUX FUNERAILLES Il y a cinq sociétés de secours mutuel À Tignish, Ce sont: la so- ciété irlandaise À. O. H., la société mixte C. M, B: À., la société mixte Fortestiers Indépendent, la société mixte Artisans Canadiens-Français : et la société acedienne, Société | Acadienne de Secours Mutuel. Des | Acadiens sont membres de la socié- té des Forrestiers Iudépendents de la société des Artisans Canadiens. Français et de la société C. M. B. A. Des irlandais catholiques sont mem bres des Sociétés À. O. H,, C. M. B, À,, Forrestiers Indépendents et des Artisans Canatiens-Français. Lorsqu'un décès arrive dans une famille irlandaise, les membres, irlandais comme acadiens, se font un devoir d'assister aux funérailles en corps avec iusignes déployés; mais des funérailles chez des Aca- diens, très rare voit on les membres de la société acadienne s’uuir en corps pour rehausser le cortège fu- nèbre, Nous avons été frappé de ce fait, la semaine dernière. Les funé- railles d'une des femmes les plus respectables de cette paroisse, avaient lieu la semaine deruière et l'absence des membres de la Société Acadienne, marchant en corps, à la tête du cortège funèbre, nous a sur-' pris; parce que le fils de cette dame est un des membres les plus dé- voués de cette socisté. La semaine avant il y avait aussides funérailles remarquions les membres de la so- |ciété A, O. H., de la société C. M. bre, avec insignes déployés et du |nombre, il y avait plusieurs aca- diens. Pourquoi ces mêmes acadiens ne montraient-ils pas leur patriotis- me et leur gloire nationale en mar- chant en tête du cortège funèbre de la bonne acadienne, inhuméela se- maine dernière ? Nous l’ignorons. | Pourtant les Acadiens se plaignent souvent qu'ils n’ont pas leurs droits | égaux, etc., etc. À qui la faute ? | Si les officiers et les membres de la | Société Acadienne de Tignish, é- taient sincères dans leur travail pour l'avancement des leurs, ils ne man- queraient jamais l’occasion de se montrer publiquement, enfin de montrer aux autres uationalistés | que eux aussi, sont fiers de leur | société et fiers d'être Acadiens. : | A travers le champ de bataille (Le Bien Public) Le cercle Saint-Thomas d'Aquin du Seminaire s'est remis à la be- sogne. Au, cours de sa première sé- |ance de 1915, il a voulu se rendre compte des arguments apportés à la défense des droits de la langue | française dans la {province d’Onta- | rio ; ses membres ont fait une ex (cursion sur le champ de bataiile, afin de voir de plus près les enne |mis, puis les armes des chefs, de |tous les braves qui défendent la pa trie, et afin d'apprendre, à l'école de nos champions, l'art d'être pa |triote. Voici, en un petit tableau, le ré |sumé des observations qu’il ont no |tées mardi dernier, 2 février. | 1. Nos défenseurs demandent la |paix dans l’ordre, le progrès dans |la vérité, l'harmonie dans l‘éternel- le justice. i 2. Nos défenseurs combattent pour la sauvegarde du droit vatu- rel. On ne peut empêcher, en effet les parents de faire enseigner à leurs enfants, d'une manière satisfaisante leur langue maternelle; et les petits | Canadiens français ont le droit de bien apprendre leur langue. La force peut violer ces droits, mais elle est incapable de les annuler, 3. Nos defenseurs invoquent le £ . ER ee, DEPARTMENT de la MILVCE ET CS MILICE « rs ITA | Allons Embarquor 3 y # SECRETAIRE PRIVE Coù L'ude SA mn The above caricatue depicts, in more ways than one, the extravagance of the Hon. Minister of Militia, col, Sam Hughes. This little “voyage de plaisir” in 1913, has cost the country $24,620.00 which little sum the hon. Sam desiredto have entered in Europe ! B. À.,an nombre de cinquante, UP to tre Militia and Defense account, butinthe Auditor Gereral's marchant en tête du cortège funè [report the item is charged in the Annual Drill acoount, which means that Sam Hughes is allowed $24,620.00 for a little ‘‘'Drill Pic-Nic’’ What BENEFIT has Canada derived from that coStiy Pic-Nic to Europe » What explanation can the Hon, Sam Hughes give for such lavish expenditure of the People’s money ? droit des gens, l'Acte de Quebec de 1774, l'Acte constitutiounel de 1791 et l‘Acte de la Confederation. 4. Nos defenseurs rappellent que le Canada ‘a été découvert fondé, civilisé et christiauisé par des hom mes de race, de langue et de menta lité française ; qu'il a été conservé à l'Angleterre par des hommes de race, de langue, de mentalité fran- çaise ; qu'en consequence, nous sommes chez nous au Canada, à plus d'un titre, et que nous ne pou vous être traités comme des étran geré ou des gens sans droits. 5. Nos defenseurs prouvent que le fameux règlement XVII a été inventé par des fanatiques pour bannir complètement et definitive ment l'usage de la langue française dans les écoles d'Ontario, et que ce règlement tyranique et absurde est en contradiction directe avec les traditions les plus respectables et même les lois du Haut Canada et de l'Ontario. 6, Nos defenseurs soutiennent à bon droit que l‘uniformité de lan gage n'est pas necessaire à l'unité nationale, Lesexemples qui illus trent cette thèse sont nombreux dans l’histoire ancienne et dans l'histoire moderne. Du reste, quoi que l'on fasse, les Canadiens fran) çais continueront, disent ils, de par | ler fiauçais”: il est trop tard pour| es contraindre à faire autrement. 7. Nos defenseurs ajoutent que| vouloir bannir la langue française sont basées sur l'expérience. 8. Nos detenseurs redisent à ceux | jours dans le ‘Fair Play‘‘ E qui ne le sav:nt pas encore que la langue française est belle, que c'est la langue de la diplomatie, qu'elle est parlée par la noblesse, l’aristo- cratie, et tous ceux généralement qui ont une culture intellectuelle | superieure. 9. Nos défenseurs soutiennent en core que la disparition de la langue française au Canada serait une cau se sérieuse d’appauvrissement de la vie intellectuelle en Amérique, et que les persécutions qui sevissent actuellement, tout en étaut une vio lation du pacte federal unisent à la beauté et à la vigueur de la vie na- tionale chez nous. 10 Nos defenseurs demandent aux persecuteurs pourquoi l'on ne traite pas la minorite française d‘Ontario avec l'esprit de justice et la largeur de vue quicaracterisent les Cana diens français de la province de Quebec, dans leurs relations avec la minorité anglaise de cette dernière province. 17 Nos defenseurs ne peuvent s'expliquer l'attitude du groupe fa natique ontarien, au moment où les nôtres sont alles defeudre le dra peau auglais de l'autre côté des mers, au moment où l’ Angleterre etla France combattent sons les mêmes drapeaux. 12. Nos defenseurs Gevinent que la peur est un mobile puissant chez les persecuteurs qui redoutent 1en des écoles bilingues est June faute | vahissement lent et paisib.e de la pédagogique très-grave ; que le|province d‘Ontario par les Cana meilleur moyen pour les petits Ca|diens français, et fils pensent que nadiens français d’apprendre l'an |cette peur, pour le moins exagerée, glais est d'apprendre d’abord leur langue maternelle. Ces affirmations | ne peut justifier une loi tyrannique et arbitraire, | 13. Nos defenseurs espèrent tou que, et ils lutteront jusqu'à ce qüe justice soit rendue ; plus la perse cution sera violente, plus leur pa triotisme sera vivace en face des dangers qui menacent notre langue sauvegarde de notre foi. Voilà quelques unes des notes cueillies par uu groupe de jeunes en traversant le champ de bataille où luttent vaillamment les cham pions de nos droits. Canadien. Incendie à New-York vingt filles blessees New York, 6 février. —Vingt jeunes filles ont été plus ou {moins blessées, aujourd’hui, au cours d’un incendie qui a fortement endomma - gé, aux Nos. 103 et 105, avenue À, l'édifice Lost, sept étages, occupé par Wolf & Abramsou, manufac- turiers en confections pour bébés, et la United Furniture Store Co. Les premiers rapports voulurent que quelques- unes des filles eurent perdu la vie, mais on apprit, plus tard, ce que toutes étaient deve nues, et aucuue d'elles n’était res- tée dans la bâtisse. Au début de l'inceudie, plusieurs des jeunes filles montèrent au septième étage, puis voulurent sauter dans les filets des pompiers, sur le sol, mais quel- qu'un les eu dissuada, et toutes é- tant passées sur le toit de l'édifice on vint les Guérir des bâtisses val sines. 4 ms rem nrannt arr acus, vx Ë sr