D RE Ré ER LEE ! | : PE ‘a Lu RE AR AE RER 2 L: } vint facile. nn, ms À en de REA ar ar À 1 ov Âtesclcr CIE DE L'IMPARTIAL, Proprietaire Fondé en 1893 par Gilbert Buote et son fils Francois Joseph F. J. BUOTE, Redacteur, Mme. F J. BUOTE Assistante Vol 4 No. 7 Nouvelle Serie TIGNISH, ILE DU PRINCE EDOUARXD, MARDI LE 5 SEPTEMBRE I9II 19 ANNEE DANS LES VIGNOBLES FRANCAIS | Das la Champagre vinicole on! est persuadé que les vendanges de ! cette année seront exceptionneiles. | Un journaliste s'est livré à des enquêtes dans tout le vignoble Champenois et, partout, ou lui a “donné l'assurance que la vinée, Pour 1911, serait abondante et que | les vins seraient de première’ qua- lité. La saison a été très hâtive, dans la plupart des régions à cause de la chaleur et de ia sécheresse qui a é ioigné de la vigne les maladies, qui si souvent, ont fait tant de ravages dans les vignobles français. Le Marne a été particulièrement favorisée. La vendage aura lieu, dans cette région, trois semaines plus tôt que d’ordinaire, le chaud soleil de juillet et d’août ayant fait anûrir les grappes très vite. Les connaisseurs disent que la qualité des vins dépassera, cette année, celle dela fameuse vinée de 1393. En Bourgogue, la vendange s’an- nonce, quoique faible, comparati- vement à certaines années, sous les meilleurs auspices. Dans l’Ionne, qui fournit les vins renommés de Chablis, les ré- coltes dépasseront, de beaucoup, | celles des années précédentes. Dans le Nord, les vendanges au- ront lieu vers la fin de ce mois. Davws le Bordelais, les vins seront, dit on, d'une grande richesse et d’un bouquet qui fera la joie des connaisseurs. Les récoltes abondantes que l’an- née promet, feront certainement di- minuer considérablenrent le prix des vins. nee emenranane. ones: amenant en m0 L'IVROUNE : Je ne sais rien de plus profondé- went triste que l'étalage dégradant des vices &e l'humanité. Je suis plein de compassion pour les esclaves de l'’orgueil et les amis de la paresse, mais je flétri de toute ma force des hommes qui s’adou- nent à la boisson et cherchent dans l'alcool l'oubli de tout sentiment honnête. , L'ivrogne et le joueur sont deux misérables qui possèdent les plus grandes passions. Par l'abus du Brandy du whiskey | du gin ou de toute autre boisson du même genre l’humanité s’abais se et se déshonore. Que reste-t-il à l’homme après la perte de la raison. La bestialité, l'instinct du mal. Hier au ‘matin un ivrogne m'a donné un bien vilain spectacle. Lorsque je le vis, il s’efforçait | vainement de se tenir sur ces deux jawbes. Il s'appuyait contre le, mur et se dressait pour retomber de nouveau sur l'escalier de la mai | t son voisine. | L'homme ivre comprit qu’il nel pouvait aller plus loin et se laissa | jp, narré d'or, restait fixé comme | un piquet et ne bougeait que pour grominelant. scène avec dé- retomber en J'observai goût et je plaignais"la triste créa- cette ture qui avait assscié son existence à cet être dépravé. L'homixe avait l’ivresse loquace Peu à peu son visage prit une expression chagrine sa parole de- Il étair ceitainement isous une influence étrange. Il parlait. gé depuis hier et le propriétaire qui est venu réclamer le loyer du mois dernier. ‘Lu veux donc met- tres tes enfants dans la misère. Tu veux déshonorer la famille. Ici il soupira profondément et re- ptit: Allons, mon vieux, abandonne la boisson. Tu devrais avoir hon- te, de laisser les tiens cette situa- tion. Tu n’a donc plus de coeur ? Tu as promis au curé de protéger ta femme tu as prêté le serment de tempérance tu la fuis et tu conti- nues à boire. Si je voulais, je pouraïis me plaindre et me séparer de toi; mais je suis bonne et je veux te rappeler à te devoirs. L’'ivrogne fit une pose grinça des dents et serra les poings. Pourquoi me regardes-tu ainsi, mon pauvre homme ? ‘Veux-tu en- core me battre comme tu m'as bat- tue hier parce que je te demandais du pain pour les petits? Non, non, je suis une faible femme j'ai! besoin de travailler et de vivre pour ceux dont tu voulais être le bourreau. Eu ce moment le malheureux se raidit et se leva de toute sa hau- teur chancela de nouveau et roula blème et défiguré sur le bord du Itrcttoir. Les passions les plus ignobles é- taient peintes sur son visage; le misérable avait voulu frapper l’in- visible créature dont il venait d'’é- voquer la moralité de chaque jou1 et il gisait-là inerte sans volonté. Un constable ayant vu la scène, s’approcha de lui et l’emmena. Je quittais mon poste d'observa- tion pour ne pas le voir partir cela| me faisait mal. Je pensai: demain il passera de- vant la cour du recorder, il sera condamné à 5, 10 on 20 piastres ou à un deux mois de prison. C'est pas lui qui pâtira le plus; ce sont sa femme et ses enfants qui auront le plus à souffrir de cette punition. Les lois devraient être faites de façon a punir les coupable: sans at tendre par ricochet des êtres inno cents et saus défenses. Histoires de Cour Le poète italien Carducci pro- : fessa un culte idéal pour la reine Marguerite d'Italie, qu'il a célé- brée en un poême immoitel. Sous le prestige de la belle et in tellectuelle reine, Carducci, ancien républisain, se rallia à la mouar- chie libérale. On lui fit donc un jour les honueurs du Quirinal, et un dîner fut donné où le rude po ète était assis à la droite de la rei- ne. Jise-tira assez bien des révé- rences et des premières foimalités. Et, la grâce et l’esprit de la reine l'encourageant, Carducci fut pen- dant le repas un causeur délicienx. Mais une chose le gênait terri- blement. Derrière lui, un valet verser du vin dans le verre du po- ète, chaque fois que celui-ci venait de boire. Ce geste automatique et silicieux gênait Carducci, dont la patience n’était pas la vertu do minante. Chaque fois, ilse retour- uait et jetait sur le domestique un Mais regard de lion courroucé. l’autre continuait, imperturbable. Pauvre Fred tu est encore dans le même état qu'hier. songes-tu donc, mon pauvre vieux || Et les enfants Qui u Ont pasuian- près de lui sur la table, [euper de la graine de lin. A la fin, agacé, l’auteur des ‘‘Odes Barbres’’ se retourne, prend la bou- À quoi \teille des mains du valet et la pose disant : " Laissé-moi donc eu paix, je sau- rai bien me servir moi-même.’ Surprise, regards ahuris, sourires dissimulés ;ÎCarducci sent qu'il a fait une gaffe. Alors se retournant vers la reine, il dit : ‘‘C’'est qu'il est très bon. Majesté, d’où le faites-vous venir ?’’ À cette ques- tion jeu protocolaire, il yeut chez les courtisans un mourent de gêne. Mais la treine Marguerite montra soudain sa courtoisie supérieure et sa présence \d’esprit. Se tournant souriante vers le poète : ‘‘Je ne sais pas exactement, dit elle, cher maî- tre ; j’ai simplement ordonné qu’on fit venir pour vous le meilleur du Royaume....” RECETTE CONTRE LES . DU BETAIL Dans le moment les mouches in- commodent beaucoup les vaches laitières, au point de causer une di- minution considérable dans le ren- dement du lait. Il est donc opportun de donner aux cultivateurs un moyen sûr et peu coûteux de se débarrasser de ces mouches. Voici une composition que cha- cun peut préparer lui même, et qui donnera d’excellents résultats. Huile de poisson. 1 gallon Huile de goudron de pin (gouiron végétal) 4 onces Acide phémique (acide carbolique brut} 4 onces Bien mélanger le tout et y ajou- ter 1 gallon huile de pétrole (huile MOUCHES |les asthmatiques ne tireraient au- [cuu profit des bains de mer. Au Fe il peut leur arriver mal heur. Les bains de mer ne doivent pas être trop prolougés ; lorsqu'on na- ge bien et beaucoup, on pé ; se tenir dans l’eau pendant une kemi. heure voire même une heure si l'on n'en souffre pas. Il n’en est pas de même si l’on nage mal et Surtout si l’eau est un peu fraîche. Dans ce cas, on peut prendre froid, les mains et les dents claquent, et viaiment le bain de mer n'est plus un plaisir, en même temps qu'il de- vient mauvais pour l'organisme, Un bon moyen pour s’aguerrir à l’eau est de commencer pas y rester peu. Ainsi les enfants ne doivent pas rester plus d’une dizaine de minutes le premier jour ; on aug- mente les jours suivauts, et petit à petit l'enfant peut jouersun scertain temps dans la,imer sans en être in- commodé. Il est bon cependant de supprimer le bain si la température s'abaisse brusquement, et d’appren- dre la natation aux petits comme aux grands ; le bain devient alors réellement un exercice utile et hygiénique. Le bain de mer n’agit pas seule- ment par l’action de l’eau et du mouvement qu'on s’y donne. Il agit aussi par les substances salines sont dissoutes dans l’eau par le sel lon Carré au musée du Louvre, où elle occupait la place d'honneur. On a fouillé le Louvre de la cave au grenier, mais vainement. On se perd enconjectues sur cet- te disparision mystérieuse. M. Dujardin Baumetz, sous-mi- nistre des Beaux Arts, a ouverts une conquête et la police est saisie de l'affaire. : Le gouvernement anglais a of- fert déjà pour cette peinture $5,- 090,000 qui furent d'ailleurs refu- sée. | C’est le plus célèbre des portraits de femme qui existe au monde, Il est surtout remarquable par le regard qui est extraordinairement perçant. C’est le portrait de la femme de Francesco del Giocondo, un Floren- tin. MOT D'ORDRE L'ESSENTIEL DÉ LA VIE C'est ici, c'est chez nous que Dieu a fixé notre tâche. Nous a- vons à développer notre vie intéri eure, à enrichir sos intelligences, à purifier tiés coetirs, à’ faire notre propre éducation par la liberté, le travail, la réforme de nos moeurs politiques, extir per l'hypocrisie, le et surtout par l’:ode qui est absor- bé en infime proportion, mais d’une | façon constante, par la peau cumme à lampe) La culture de La graine de lin pour la nourriture des vaches laitieres Î Commeies cultivateurs ne peu-| vent pas toujours se procurer des tourteaux ou de moulée de co- ton pour la nourriture du bétail, | nous leur conseillerons fortement de | Le lin vient admirablement bien dans la province. La graine de lin moulue est un des meilleurs aliments con-| centrés. Elle est très riche en a- zote et de plus elle est aussi très riche en graisse, enfin elle 4 la pro- priété de ne pas constiper les ani- maux. Pour les vaches laitières il sera toujours bon de la mélanger à d’au- tres grains, pour éviter l’engraisse- ment trop rapide. Elle doit tou- jours être donné moulue. nn rca een ee Les bains de mer conviennent-ils à tout le monde ?—EÆn cette saison, c'est une question que chacun se pose. En thèse générale, les bains de mers sont excellents, et pris avec prudence ils ne nuissent guère à personne, Dourrait-on dire. Mais ils sont souvent pris d'une façon in considérée, de telle façon que les | gens en bonne santé n'en souffrent pas, mais que certains malades les supportent mal. D'abord, il fant éviter de pren- dre froid, et pour cela il faut se re muer, s’agiter dans l’eau ; le mieux c'est de nager et de ne pas se tenir trop longtemps hors de l’eau lors- que le corps est déja mouillé ; dans ces conditions, on se refroidit trés vite, d'autant plus que l’eau de mer sèche mal. Aussi les person- nes que leur Âge ou certaines afflic- tions empêchent de nager, feront } |bieu de s'abstenir, Les cariaques, | adultes, lymphatiques ou rachiti- LES BAINS DE MER Les enfants noués, aux par les poumons. L'expérience a démontré que les personnes nerveuses supportent mal le bain de mer, (Cela les excite, les irrite et les met parfois dans un: état de surexcitation difficile à cal- mer, qui retentit sur les autres fonctions de l'organisme. Cepen- dant, les gens nerveux très dépri- més, les neurasthéniques bénéf- cient de cette action excitante des bains de mer à condition qu'ils ne les prolongent pas et qu'ils n’en prennent que modérément. Les bains de mer ne conviennent pas du tout aux tousseurs, surtout aux phtisiqnes, aux geus mêmes dont le poumon, quoique guéri, a été atteint une fin de lésions tuber- culeuses. Les bains de mer per- vent les réveiller. KEn tout cas, si e'les sont mal éteintes, le bain de mer est absolument contre indiqué. Par contre, le séjour au bord de la mer, avec les bains, sont ahsolu- ment utiles aux gens, enfants ou jambes torses, se redressent petit à petit par les bains de mer. Les lym- phatiques voient leurs glandes di- minuer, leur pâleur disparaître, leurs forces revenir. Ceux là bé- néfieront de bains prolongés, à couditio n, toutefois, qu'ils nagent dan s l’eau, qu'ils y remuent, et que le bain soit pour eux un prétexte l'exercice. Eofñn, les adolesceuts, jeunes g-ns et jeu nes filles, dont la santé est bonne, peuvent en toute con- fiance prendre des bains, qni acti- veront leur croissance, développe- ront leur appétit et..les feront grandir. Vol au musee Qu Louvre La Joconde, le chef-d'oeuvre de Léonard de Vinei, a disparu du 8a- meusouge, la vulgarité, la cupidité, la malhonnêteté, l'ivrognerie et les convoitises mauvaises ; à redresser cette folle erreur qui nous ferait mettre la matière et les détails ac- cessoires au-dessus de la vie elle- même, laquelle se nourrit de pen- sées et d'amour, de courage et de patience. Ii nous faut apprendre que ce qui tait le milliounaire peut fort bien gâter l’homme ; qu'un peuple qui n’attache de prix qu’à l’industrie et au commerce, n’a pas de place durable dans l'histoire, parce qu'ilne compte pour rien dans la vie spirituelle de l’humani- té. Les peuples qui s'inspire de l'amour :le plus profond, de la foi la plus sainte, sont c:ux dont la vie, l'action demeurent ; les peu ples de marchands périssent avec leurs marchandises. MGR. SPALDIKG. ri FIN DE LA GREVE EN ANGLETERRE Londres, 21,—Une heureuse nou- velle s’est répandue par toute la Grande Bretagne, samedi soir, peu après 11 heures : la grève des em- ployés du chemin de fer venait d’être réglée et les ouvriers retour- uaient à l'ouvrage immédiatement. Des télégrammes furent immé- diatement lancés par le Board of Trade dans toutes les villes les plus importantes pour leur annoncer la fin de la grève. Autavt qu'on peut conjecturer, l'arrangement semble en faveur des ouvriers, puisque les chefs des campagnies ont consenti à rencon- trer leurs représentants. Les gré- vistes considèrent cette conciliation comme une victoire puisqu'on leur a promis vue augmentation de sa- laire et qu’on semble reconnaître leur union. Tout les employés de chemins de fer dans toute l’ Angleterre sont re- tournés à l'ouvrage samedi dernier eton espère que dans quelques jours le commerce aura repris son activité ordinaire, TERRIBLE ACCIDENT D. CHEMIN DE FER Jeudi, le train aux passagers No. 4, de Lehigh Valley, a sauté hors de la voie, non loin d'ici, et deux wagons sont tombés d’une hauteur de 40 pieds comme denx projecti- les. ° On croit que 37 personnes au moins ont perdu la vie et que plus de soixante sont blessées. Les blessures de quelques-unes sont si graves qu'on craint que ces persou- nes ne succombent. Ce désastre est le plus grand que l’on a à enrégistrer, À venir jus- qu’ici, dans cette partie du pays. Le convoi était rempli de passa- gers; il se comiposait de 14 wagons tirés par deux grosses locomotives. Il était en retard de 40 ruinutes, lorsqu'il arriva à Rochester Junc- tion,.et de là, se mit à filer très ra- pidement avant d'atteindre Geneva. Le train était alors engagé sur un viaduc de quatre cents pieds de long, cent-clnquante verges à l’est de la gure de Manchester, quand le dernier wagon sortit de la voie et entraîna après lui plusieurs au- tres chars les uns après les autres. Eu uu instant on ne voyait plus, en bas du viaduc, qu’un amas con- fus de bois brisé de fer tordu et de verre cassé sous lequel gisait une centaine de personnes, L'un des Le spectacle était terrifiant. Les chars tombés n'étaient pas encore séparés des autres qui se trouvaient sur le viaduc et qui étaient en dan- ger de tomber d’un instant à l’au- tre. Un groupe d'employés du chemin de fer accoururent d’abord au secours des blessés et des gens en détresse, Par bouheur le feu n’a pas pris. Un hôpital temporaire fut aussitôt installé, et l’on prodigua aux bles- sés les soins nécessaires. On retira, les uns après les au- tres les cadavres des malheureuses victimes, La plupart ont le crâne écrasé, les membres cassés, meur- tris et saignants. La majorité des morts sont Âgés; ce sont des vétérans de la guerre civille qui, accompagnés de leurs épouses, revenaient d’excursion. A 9 heures, ce soir, les morts trouvés et amenés à Ja morgue de M. J. N. Stoddard, à Shortsville, près d'ici ètaient au nombrede 23. Deux autres personnes sont mor- tes, à Rochester, peu après y a- voir été amenées. On assure que 60, au moins des blessés, le sont gravement. Le coroner Armstrong, chargé spécialement de rechercher les cau- ses du désastre, a déclaré, après un examen préliminaire, qu'il lui sem- ble comme si la voie ferrée était défectueuse sur les chevalets du pont où s'est produit l'accident, Il semble, dit-il, qu’il y avait un rail de cassé. nn me OURAGAN DEVASTATEUR Un ouragan, qni s’est abattu sur Winkelman et Hayden, a causé un désastre. Plusieurs personnes ont été tuées ou biessees, Le cadavre d’un enfant a été trouvé sous les débris d'un bâtiment. Près de deux cents maison ont été détrui- tes à Winkelman. Le quartier des Mexicains, à Hayden, 2 été ravagé, ee meme ce Abongez- vous à l'Impartial én moe ns chars contenait jusqu’à douze morts. ; »