WT Me 2 “ 1 Le er baton 1 à ne tte. nie F % RES 0 F ù , Pr SR ra RER A Le TEE { F. J. BUOTE, Enireur PROPRIETAIRE. D a 22 DRE DS D 5 an ES RASE FAR Pas 4 SI TE nt Les ss in moment armes come ARE 1 en ee MN AMD Se ME mn 16 Vol. 4. Tignish, Ile du Prince Edouard, Jeudi Je 18 Murs “ie ee 4 Ses À + » Ps . en is «métis à À : ABON N E rt $1. 00. PAYABLE D'AVANCE. RS No 32 TT CARTES D'AFFAIRES CARTES D'AFFAIRES Dr. Murphy PHYSICIAN AND SURGEON First Prize Graduate York University. TIGNISH, P. E. I. A. W. MCKINLAY, DENTISTE. New Dents extraites et emplies de la manière la plus habile et à! des conditions raisonnables, sans faire éprouver aucune douleurs aux patients. Bureau au dessus du naga- sin de J. Rattray. RUE MAIN... ...... ALBERTON DR. WICKHAM, PHYSICIAN AND SUR- GEON. TIGNISH June 18— 3m A. E. DOUGLAS, M, D. PHYSICIAN AND SURGEON O,LEARY STATION, P. E. ISLAND. LONDON PEN & PENCIL STAMP. is stamp, D, Jou r own name, ink and A brush mailed free, 25c. ; club of five, $1.00. 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Celui qui n° al; jamais été malade, où qui ne! l'a été que peu, ne sait pas quel trésor il possède dans sa santé, Or, puisqu'elle est un si | grand trésor, il vant la peine. de la conserver. Il y a des per- sonnes quise rendent réelle. ment criminelles envers elles mêmes, par faute de soins pour la conservation de leur santé Elles se font, plus tard, des re- proches amers ; mais une fois perdue, la santé ne se recouvie pas facilement—souvent ja- mais. Il est pour tous d'une grande importance d'apprendre à bien connaitre au moins les princi- pales lois de l'hygiène et, sur- tout, d'apprendre à les obser- |ver. Savoir vyourir son corps id'aliments sains ct sans tomber dans la S av o1r metit ? suilisants, onrman- dise. S'abreuver : com- Fees 2 : connaitre l'im- l'air pur, de la ventilation des maisons, sur. tout des chambres à coucher. Comprendre la valeur du som- melti ; dormir à des heures ré- gulières. Savoir tenir son corps propre, et la circulation du ‘ang régulière, par des bains | pris de la bonne manière ct en bonne mesure Tonnaitre avec quoi ? Savoir respirer portance de l’ex- trêème valeur des rayons du s0- | lei}, l'importance de les iaisser |pénétier dans nos demeures ; iprexdre des baius de soleil, | | | lexposer à es rayons bien- |faisants les couvertures de son Jit; oui, et le lit tout , et cela assez souvent et lièrement. Telles son quel- ques unes des choses qu'il est de la plus haute importance .le | connaitre et de pratiquer. Dieu | veut que nous ayous soin de notre santé ; il veut que rous |gardions notre âme pur dans ‘Le ris est, dit l’apoôtre, le temple du Saint : Esprit” Il vant donc Îla peine, à tous égards, d'en prendre soin, sans oublier, toute fois, que l'âme est infinement plus pr£- \cieuse encoie, et que si c'est nn! | devoir sacré de prendre soin de la santé du corps, c’est un de- | voir milie fois plus grand de ne | pas negliocr celle de l'âme. | Nous conseillons done imilits de se provurer &n bon! [traité d'hygiène et de sg bien | renseigner sur Cetteimportante Jane #stion. En attendant que ñacun pratique ce qu'il cesn- bait déjà, pour son propre bien être, et pour celui de ses sem-| b'sbies x lentie) Irégu un corps sain anx te ta — ———————————————— ! l Scientifig Amcric3 td for FES ES CAVEATE, TRADE MARKS, DESICN PATENTS, | CCGPYRICHTS, etc. | For information and free Handbook write to Î MU NN & CG. 261 BROADWAY, NEW YORK. {_ Jidest bureau for secu ring patents in America. | £very patent takea out by us is brought before tie public by a notice given free C£charge in the Sricalifie aNerieai F3 argest cireuiation of anv sc dés paper in the »rld. Splendidly fllu:trated, No intelligent ua houid be wi ithout it. Weekly y, 2 00 | ears SL D dx ment h7, Address, MUN? PoLis sHERS, 261 Lio:Cway, New York Cire 7 — LE ZREANCIER DU LIEU-'sur le visage de son lieutenant, TENANT ARCHERAUD —Enfi, lieutenant Arche- |vaud, je suis certain de ce que j'avance. Par une circonstance toute fortuite, j'ai appris que ce vieux voleur de Pérignon avait ‘entre les mains des billets à votre signature. J'ai tenu à vous prévenir, Car je n'aime pas beaucoup que le nom d’un et le regardant d'un air ahuri pendant que Philippe, nerveu- sement, déchirait le petit Da- pier blen. A peine l'eutil zu que sa figure s'éclaira. —Loriot, tn attelteras le bog- by a quatre heures, j'irai cher- cher ma mère à la gare, tu net- toieras la maison et tu préjare- ras sa chambre. Loriot fit demi-tour, et un de mes officiers traine chez delinstant après Philips l’enten- pareilles gens. | dait, lourdement empressé dans , : | . « — Mais, mon colonel, je vous/|ses basanes, qui fourbissait et affirme. Non, je vous le répète, inu- tile de nier. Vous liquiderez cela et il n'en sera plus ques- tion. C'est un avertissement paternel que j: vous adresse Je vous salue, “0onsieur. Et d’un geste bref congé- diant l'officier, le colonel porta la main à son képi. Le lieute- nant essaya un vague mouve- ment de protestation, mais de- vant l'attitude de son chef, il s'arrêta. D'ailleurs, ment, on sounais la pause. Cor- rectement 1l salua, et s’en fut rejoindre sen poste à Ja ma- nœuvre qui recommença t. L'exercice terminé, après avoir ramené son paleton au quar- ter et fait dans la caserne sa tournée règlementaire, le lieu- tenant Archeraud prit le che- min de son logis. Encore tort étourdi de Ja mercuriae]l de son colonel, il al- lait, marchant à grandes en- jambées, le képi sur les yeux les sourcils froncés et d’un ges- te rageur fouaillait ses bottes à grands coups de cravache. 1l é- tait bien sûr, parblen ! de ne rien devoir à Pérignon! Dès son arrivée àM ..‘ en sortant de Sanmur. malgré leur insistance, + ce mo- nettoyait la villa du haut en bas avec une conscience toute militaire. + Lorsqu'elle se sentait Îles nerfs lassés par l'existence d: la vie parisienne, Mme Arche- raud faisait cette surprise à son fils de venir à M...se retremper au calme de la province. Eile s’'amusait de ce changement de vie et de milieu. Dans des ro- bes sombres ct se composant des airs bourgeois, elle jouait à la “madame” provinciale, à la mère très prévecnpée de l'ave- nir de son fils Accompagné de Philippe, elle rendait visite à l'évêque, au général et au pré- fet, puis, après avoir fait le tour des notables maisons de M...vite elie s'en retournait à Paris, calme, la tête reposée, convaincue d'avoir très utile- ment travaillé à l'avancement et aux relations du jeune off- citer, et elle courait chez sa cou- turière lui demander si Ja mode n'avait pas changé en son ab- sence. Fatile, aimable et toujours empressée pour des riens, telle était Mme Archeraud. Belle en- core à quarante-cinq ans, son il avait repossé, |àme d'enfant inconsciente lui ies of |avait conservé les allures ct la fres du vieux marchand de | fraicheur d’une jeune femme ; chevaux,sorte de maitre Jac-|son mari, le banquier subve- ques de l'usure, maquignon, nait largement à sa coûtense bookmaker, placier en vins et!existence ; son fils était bien je débitant de pronostics, qui s'é-! beau militaire qu'elle ars't re- tait flatté un peu trop tôt d'ex- lvé.. ce fils de famille rich: | Jippe aimait beaucoup sa mère; ploiter et dépensisr. Pas le lettres dans la garni- son ; telle avait été la règle de conduite de Philippe Arche- raud. Pourtant l'affirmat on de son colonel avait été trop pré- cleuse et trop netite pour lais- ser ie moindre doute au jeune officier, et, mentalement il re- passait le hilan de ses dettes et les noms de ses préteurs et se demandait lequel parmi ceux ei avait pa Pérignou. Arrivé devant une jolie mai- | le livrer à l elle était heureuse. Phi- ouire la joie qu’'i. éprouvrait de sa visite, chaque séjôur qu’- elle faisait a M...iui était un notable supplément de pension il y avait toujours au départ un petit cadeau pour ses fre- daines. 11 était maintenant tout a fait rasséréné. —Bah ! je m'entendrai tou- jours avec Pérignon ! pensa-t-il en se rajustant devant la giace. et il alluma un cigare avant de sortir. l’heure dun mess allait sou- sonnette entre cour et jardin, 2er. 1l franchissait la porte du il s'arrêta, poussa Ja grille, jardin quand il fur arrêté sur franchit restement le perron et, le seuil. Un grand homme, en- sans même se denner la peine. velopné daus un loug par-des- d'enlever son képi et son sabre. il se jaissa tomber dans uv fau- | | ___|tenil au milieu de go famoir, nn ‘oulard à sus. le cou entouré d'un col crasseux que dissimulait mal peine noné, ct les après avoir lancé à la volée sa pieds dans des chaussures écu- cravache, qui vint rouler sur |lées et d'une indéfinissable un bureau où les chroniques teinte jaune. se tenait devant sportives coadoyaieut ics théo- | lui. ries et Les livres techniques ra-| rement fauilletéa, | | —Monsieur le lieutenant Ar- cheraud ! dit l'homme en por- —Loriot ! Loriot ! cria:t il, tant la main aux bords grais- — Non, mon lieutenant, mais voilà une dépêche, L'ordonnance Loriot était de- vant Îul, pen rassuré de Ja mauvaise humeur qu'il lisait | | | |mes lettres ? il n’est venu per-|seux de son chapean mov. sonne ? —[C'est moi, mons'eur. Et le lieutenant jeta les yeux sur cet étrange visiteur dont les traits ne lui rappelaient per sonne de connaissance. L'incon- . (continuer sur page 8)