2 TR AAA RDA EE a APE ATARI RSR ESA STORES LR PRET RTE ï = . e GERS AL ep nn dernier uma néapn té rain ta Fe: t À FE ame D nets RP EN RE Me LE TRS PER 2 TENTE NOR DT TES LOAEN Je À OR CT ALI TES sé ET De me curé nn IL'IMPARTIAI, JEUDI LE 11 JUILLET 1901 La meche D'or. (suite de la 1re page) s’enveloppant la tête dans une mantille. Thérèse, restée seule, murmura : —Quel noble cœur ! Et _— is. Venillez excuser mon père. Cest que je voulalts causer avec toi, mon enfant. Et mou-1:ur vous génait 6e Eh bien! papa, nous repren drons pote conversation plus ta'd. J: vous la s.e e. semble, Meseit Lis. En disant ces mots, elle fi ane pirourtte et quitta le salon comme mon frère à raison de) Le notaire fat d'abord abasonrdi; l'aimer ! Julienne était descendue au rez de-chaussée. Quand elle entra au salon, elle enténdit son père, qui était encore dans le vestibule, et qui disait : ——Laissez moi d’abord l'in- terroger. Jalienne tressaillit. Elle voulut se précipiter vers la porte, sur le seuil de laquelle sou père causait ; mais M. Four. mont l‘avait entendue, et il pé. nétra immédiatement dans le salon, en tirant la porte derrière lui. --Tu étais avec q'elqn'un, mon père ? demanda t-elle. —Moi ? Pas du tout! fit le notaire qui rougit. Avec qui diable voudrais tu que je sois ? —Je ne sais, mon père ; mais il m'avait semblé entendre ta voix. —Oh! ditil,en rougissant encore plus, tu sais que souvent je bavarde tout seul. Julienne comprit qu'il men- tait, et teut de suite, elle pensa : — Nous sommes découverts ! Jamais, d'ailleurs elle n'avait va à son père une allure aussi décidée. 11 s’asseyait tranquil lement et regardait sa fille sans le moindre embarras. Elle eut une lueur d'espoir. Peut-être allait-il simplement lui parler d’Angélina ?........Mais non, il avait dit : ‘Laissez-moi l’interro ger.” Et un interrogatoire, ça sent toujours la police. — Allons, se dit-elle, il s'agit bien de nous défendre, et sur tout de gagner du temps, pour que Thérèse puisse bien se ca- cher. Le magistrat était resté dans l’antichambre, l'oreille coilée contre la porte du salon. 11 avait placé ses hommes dans le jardin, le revolver au poing, et fait garder à vae le jardinier Jacquet, qu'Angélina avait dé. noncé au notaire comme je com- plice de Thérèse et de Julienne. M. Fourmont commenga par ces mots : —Ma chère enfant, je ne t'a. dresserai pas de reproches. Tu as une nature trop généreuse, et cela t'a poussée à commettre un acte des plus blâmables. —Moi, mon père! fit Ju- lienne, de l'air le plas étonné. Et elle pensait :— Pourvu, mon Dieu! que Thérèse ait regagné sa cachette | Puis, elle respira ; elle avait entendu, au dessus d'elle, le bruit d’une porte qui se fermait. Dès lors, elle fut tranquille, et, prenant une allure hantaine, elle dit : — Ah ! En effet! Vous voulez parler de cette lettre, mon père? Eh bien, oui! j'ai éerit à cette femme pour lui dire combien je la méprisais, pour lui dire que jamais elle ne ferait partie de ma famille ! Le notaire l'interrompit vio- lemment : — Assez, ma fille, assez ! Nons parlerons de cela plus tard, quand nous serons seuls .…… —Nous ne sommes done pas seuls, mon père ?..... , Mais si, maissi! balbutia le notaire, furieux de s'être coupé. Ju veux dire... quand... Ah! mon père, ne vous don- nez donc pas la peine de mentir. Il y a un homme derrière cette porte... Entrez donc, Monsieur ! Je n’aime pas qu’on m’'espionne.. Mais, venez ! Je vous entends respirer... Venez donc vous dis-je ! Puis, avec un éclat de rire : Un homme, est ce que cela sait écouter aux portes ? puis il voniot s’élanç.r a la poursuite de sa fille. Le chef de ia sûreté l'en empêcha : —Laissez done, mon bon Moasivur. — Mais c'est qu'elle est capa ble d'aller prévenir l'autre ! - Justemeut. Cela nous in diquera la cachatte. — Tiens, cest vrai!fit le no- taire, écrasé par le raisonre ment dun policier. Une fois sorti du salon, Ju- ienne avait grari,en chantant, le premier étege Aurivée au palier, elle avait fait exacte meut ie même raisonLement que le magistrat : — lis s'imaginent que je cours prévenir Thérèce. Pauvre gens | Alors, au lieu de pénétrer dans sa chambre, elle alla à Ja fenêtre qui était au bout du cor ridor, et s’y ac:oadn. Le chef de la sûreté s'était glissé jusqu'au bas de l'escalier; et le notaire Jui exvoliquait très doucement Commeut les pièces était disposées au premier é- tage : —1l y a un grand couloir qui sé pare nos deux appartements ; nous avons chacun deux pièces, et entre elles un cabiuet de toi lette. Ma fille n'oc:upe que l’une de ses pièces, et l’autre était la chambre de ma femme, où l'on ne pénètre jamais... —1l est probable, que nous y pénètrerons aujourd'hui, dit le magistrat. Puis après un silence, comme Julienne ne bougeait plus de ‘sa fenêtre 1l dit : — Décidément, votre fille est rusée, elle veut nous donner le change. Tant pis, montons ! Les deux hommes gravirent l'escalier. Julienne Jes enden- dit, mais ne broncha pas. Le ch: f de la sûreté poussa le no- taire dans la chambre de Ju- dans son salon, elle montra de sièges à son père et au magis | trat lienne ; la jeune fille ne bougea pas davantage, —Ca va être dur pensa le magistrat. Voudriez vous main tenant, appeler mademoiselle votre fille ? Le notaire vint sur le bord de la porte et eria : —Tiens'! Ta n'es douce pas dans ta chambre, Julienne. — Non, père, je respirais ces bonnes odeurs qui viennent du jardin. Le chef de la sûreté, qui en- tendait, murmura : — Décidément, voilà une pe- tite rouée qui nous donnera du fil à retordre. Julienne se rendit tranquil- lement dans sa chambre ; elle eut l’air très étonnée quand elle sit le magistrat ; et se tournant vers son père : —-Comment ! dit-elle, d'un ton sec, vous faites entrer un homme chez vous 2... Que si- gufie cela, mon père ? --Cela signifie qne nous sa vons tout et que je ne te per- mettrai plus de te moquer de moi ! cria til. — Puisque vous autorisez montieur à forcer ma porte, veuillez au moins me le présen- ter. Le notaire pensa qu'il allait abattre sa fille d'un seul mot : —Monsieur est le chef de la sureté ! EE —Ah |... C'est vous ? dit la | Se la jeune fille, reprenant son air mutin. Tous mes compliments, | Monsieur ! | | Et, comine sielle avait été | 8 | Pourrais-je savoir, Monsieur, Elle courut à ia porte, l'ouvrit, et faisant une révérence : Je vous prie, Monsieur, ne restez pas là ! Rien n’est per fide comme les courants d’air…. Le chef de la sûreté, un peu penaud. pénétra dans le salon, en disant : C'est monsieur votre père... qui m'avait dit. Elle regarda son père avec le plus grand sérieux, pvis : Vraiment, papa,je ne vous comprends pas ! ce qui me vaut l'honneur de | votre visite ? | Le chef de la sûreté, qui, s’il était malheureux comme poli cier, avait une réputation bien| méritée de galant homme et d'habile magistrat, fut enchanté de la tournure que prenait la, conversation. Mademoiselle, dit il, veuillez! bien m'excuser si jai pénétré dans une chambre, dont vous Les fenêtres auriez le droit d'interdire l’en- de l’antichambre sont ouvertes!trée à tous les hommes; mais et vous y laissez Monsieur Fispne n’ignorez pas que la police | a le droit d'aller un peu par- (O0. e« Vous appelez ça un peu, vous? | Enfiz, que me voulez vous ? | Une chose bien simple, Ma di moise le. Vons défendre vou -même contre voirs géné-— rosité…. Ca, Monsicur, c’est une phrase de papa. Je ia sais per cœur. Après ? Après, je vais {ont de suite au but. J'aime mieux cela, Monsieur ! Je n'ai jamais pu souffrir les choses qui traiutnt. Soit! Voulez-vous nous li vrer mademoiselle Thérèse Ga- rancier ? Pardou, Monsieur, je n‘ai pas bien compris... Vous me de- mandez ? De nous livrer, de bon gré, mademoiselle Garancier, si vous versions votre Jolie chambre ? Juh:nne ne se troubla nas une seconde ; elle conserva son air étonné, en prononçan:i : Mademoiselle Garancier ? Oai, Mademoiselle, que vous honorez maiheureusement de votre amitié. Cela, c’est vrai, Monsieur! Et je n'en rougis pas. Je vous avoue même que j'ai été ravie, lorsqne son frère—qui est aussi mon ami—]l'a si gentiment ar- achée de vos griffes. Le chef de la sûreté fronça les sourcils et prit un ton un peu severe . Je vois, Mademoiselle, que vuuns he comnrenez pas tonte la gravité de ma démarche, puis- que vous rae répondez en »ial- santant. C'est ma manière à moi d'être sérieuse, Monsieur ! (à continuer) There is no form of kidney trouble, from a bachache down to Bright’s disease, that Doan’s Kidney Pills will not relieve or cure. 1f you are troubled with any kind of kidney complaint, use Doan’s Pills. TO THE PEOPLE _ —OF- West Prince ÏJ am better prepared than over to supply the demand in FRUIT of all kinds which ar- rives fresh weekly. A1! kinds of Temperate Drivks ON ICE. A good supply ot PICG-NIC goods, such as |Raspberries, Strawberries, Lemon and Pine Apple Gordials (for drinks,) in canned meats:; P1GS FEET, LUNCH TONGUE. DEVILED HAM. À large assortment of Confection- ery, always fresh. Gigars whelesale and Retail, I also keep a good assortment of spectacles and eye glasses —Eves tested free. Watch & Jewelry promptly attended to W.J. 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