NOUVELLE SERIE LES POUR LES HOMMES Î PILULES MORO L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. E., MARDI 27 SEPTEMRE 1910 a — nana centre, et qui faisait dire à l’élo- quent évêque de Nancy, Mgr de Forbin-Janson- ‘‘O Canadiens- français ! peuple au coeur d'or et aux cloches d'argent !’’ (Applau- dissements ) ; cette petite paroisse HOMMES peur les hommes. » DYSPEPSIE Chez les Hommes MAL DE REINS Chez les Hommes RHUMATISME Nerfs Affaiblis par Mauvaise Conduite Chez les Hommes nique, 6 produir c ment de la dégén symptômes suivants: fitable. CONSULTATIONS GRATUITES Pour les Hommes vous les avez perdues. bureaux, écrivez-nous. e | soyez forts. La faiblesse chez les hommes n’attire que la pitié et ne peut amener que ts. La bataille de la vie est rude, soyez prêts. Si - votre constitution est bonne, conservez-la bonne; si VOs reins sont seins et fermes, gardez-les ainsi, vous en aurez besoin pour la lutte; s'ils sont faibles, voyez à ce qu'ils reçaivent le traitement voulu. Si vous êtes débilités, si votre vigueur est épuisée, si votre ambition £t votre courage vous laissent, si vous êtes de ces jeunes gens vieux ‘évaat l’âge, ou des vieux minés par les abus, l'intempérance et les mauvais soins, vous aurez dans les Pilules Moro un traitement qui m'a jamais échoué, et qui donne des résultats rapides et durables. Ne faites pas l'erreur de chercher du soulagement dans les bois- gons enivrantes, comme bière, vin, whisky, gin, etc., etc. Filules Moro sont le seul remède qui puisse vous remettre à la santé. Les Pilules Moro sont pour les hommes seulement et les hommes qu'elles ont guéris ne se comptemt plus. Ceci ne doit étonner per- sans. Pour pouvoir guérir sûrement et rapidement il faut qu'un remède soit une spécialité, et les Pilules Moro sont une spécialité Si votre digestion va mal, si votre estomac vous fatigue, si vos vivres, au lieu de vous fortifier, sont une cause d'’ennuis et de malaises pour vous, prenez les Pilules Moro, elles vous donneront æppétit, aideront votre digestion, chasseront les idées noires de votre cerveau. Elles sont une sauvegarde contre le dépérissement et la décadence de la constitution amenés par un mauvaisestomac. Rares sont les hommes qui ne souffrent pas du mal de reins, de rognons; presque tous, de temps à autre, ont,soit des dou- leurs de dos ou des troubles urinaires. Les Pilules Moro sont le remède spécial, unique et naturel qui guérit le mal de dos le plus bénin jusqu'aux maladies urinaires les plus prononcées, comme in- flammation de la vessie, envies fréquentes d’uriner et toutes ces conditions inflammatoires et chroniques des reins et de la vessie. Le rhumatisme brise et vieillit avant le temps un grand nombre d'hommes dans Chez les Hommes la force de l'âge et rayonnants de santé, et il les rend impuissants comme des enfants. nesse et le vieillard ; ses assauts sont fréquents et sévères. ment du rhumatisme doit être interne;les Pilules Moro agissent promptement, sûrement et guérissent toutes les douleurs, depuis la névralgie la pius simple jusqu'aux douleurs les plus prononcées, le rhumatisme d’un jour, comme celui qui existe depuis longtemps. Les Pilules. Moro sont aussi le remède par excellence contre les résultats des mau- vaises habitudes, des abus de jeunesse et des excès de l’âge mür, tels que pertes anormales, impuissance, faiblesse orga- puiscment nerveux, varicocèle. hez l’homme les effets les plus démoralisants, et le senti- érescence est la mort de l'ambition, de l'espérance; il fait surgir le désespoir et il a pour cortège usuel les mauvais Maux de tête, éloignement des relations ordinaires, défaut de confiance aux amis, irritabilité, insomnie, difficulté d'appliquer son esprit à un sujet ou à un travail. Qüel que soit leur abattement, ceux qui souffrent trouve ront dans les Pilules Moro un merveilleux secours, un remède puissant ; ils seront guéris, et leur vie parfaitement inutile redeviendra heureuse et pro- Les Pilules Moro sont la nourriture par excellence des nerfs affaiblis, elles stimulent-les forces latentes de la nature. Tous les jours de la semaine, excepté le dimanche, les Médecins de la Compagnie Médicale Moro donnent des consultations gratuites au No. 272 ræ St-Denis, Mont- réal. C’est là que vous recevrez, absolument pour rien, des con- seils qui vous aideront à reconquérir votre santé et votre virilité, si Si vous demeurez aux Etats-Unis ip la si, pour toute autre raison, vous ne pouvez venir à n0S D ee Les avis que nous vous donnons par lettre sont aussi avantageux que ceux que nous vous donnons de vive voix. Les Pilules Moro se vendent chez tous les marchands de remèdes. Nous les envoyons aussi, par la malle, sur réception du prix, 60e.la boîte, ou six boîtes pour $2.50. Adressez vos lettr”s : COMPAGNIE MEDICALE MORO, canadienne, où se concentre l'ef- fort du plus humble comme du plus riche des citoyens catholiques, dont l’orgonisateur, le mode u’impôts et le fonctionnement sont garantis par les lois de notre province, c’est l’as- sise sociale la plus forte de l'Eglise catholique en Amérique, (Lon- gues acclamations.) Nos lois reconnaissent encore, dans la province de Québec seule- ment, autant que l'Eglise peut le désirer, la constitution etle litre fonctionnement des communautés religieuses. Quel a été le résuitat de cet état social ? C’est que, débarrassée des soucis matériels, n’était pas obligée, comme dans le reste du Canada, aux Etats-Unis et dansla plupart des autres pays de rechercher tou- tes sortes de moyens artficiels et incertains pour se constituer civi- lement et socialement, l'Eglise de Québec, en repos du côté légat et matériel, a pu donner la plénitude de sou effort d’apostolat, (A pplau- dissements), et cet effort a dépassé bien loin le diocése de l'archevêque de Saint-Paul. (Applaudisse- ments.) De cette petite province de Qué- bec, de cette minuscule colouie française, dont la langre, dit-on, est appelée à disparaître (Mouve- ment), sont sortis les trois-quarts du clergé de l'Amérique du Nord, quiest venu puiser au séminaire de Québec ou à Saint Sulpice la science et la vertu qui ornent au- jourd’hui le clergé de la grande ré- publique américaine, et le :lergé de langue anglaise aussi bien que le clérgé de langue française du Cana- da. i(Longs applaudissements. ) Les Il attaque la jeu- Le trai- L'affaiblissement sexuel communautés religieuses, vous êtes allé chercher dans les couvents dans les hôpitaux et dans les collèges de Montréal la preuve de la foi et des oeuvres du peuple canadien-fran çais. Il vous faudrait rester deux ans en Amérique, franchir cinq mille kilomètres de pays, depuis le Cap Breton jusqu’à la Colombie Anglaise, et visiter la moitié de la glorieuse république américaine— partout où la foi doit s’annoncer, partout où la charité catholique peut s’exercer—pour retracer les fondations de toutes sortes —collè ges, couvents, hôpitaux, asiles— | filles de ces institutions mères que ‘vous avez uisitées ici (Longs pludissements). Faut-il en conclu- re que les Canadiens-français ont 272 Rue Saint-Denis, Montréal. suite de la rère page. hospitalière du Canada, le droit de prier Dieu dans la langue qui est en même temps celle de leur race, de leur pays, la langue bénie du père et de la fmère. (Longs applaudis- sements) N’arrachez à personne, Ô prêtres du Christ ! ce qui est le plus cher à l’homme après le Dieu qu'il adore. (Applaudissements frénétiques, Longues acclama- tions). Soyez sans crainte, vénérable ar- chevêque de Westminster : sur cet- te terre canadienne, et particuliè- rement sur cette terre française de Québec, nos pasteurs, comme ils l’ont toujours fait, prodiguement aux fils exilés de votre noble patrie comie à ceux de l’héroïque Irlan- de, tous les secours de la religion dans la langue de leurs pères, soy- ez-en certain. (Applaudissements). Mais en même temps, permettez- moi—permettez-moi, Eminence— de revendiquer le même iroit pour mes compatriotes, pour ceux qui parlent ma langue, non seulement dans cette province, mais partout où ily a des groupes français qui vivent à l'embre du drapeau bri- tannique, du glorieux étendard é- toilé, et surtout ‘sons l’aile mater- nelle de l'Eglise catholique (Lon- gues acclamations) ; de l’ Eglise du Christ, qui est mort pourtous les hommes et qui n’a imposé à person- ne l'obligation de renier sa race pour Lui rester fidèle. (L’auditoi- re debout fait à l’orateur une lon- gue ovation.) Je ne veux pas, par un nationa- lisme étroit, dire ce qui serait le contraire de ma pensée—et ne dites pas, mes compartiotes—que l'Egli. se catholique doit être française au Canada. Non; mais dites avec moi que, chez trois millions de ca- tholigues, descendants des pre. miers apôtres de la chrétienté en Amérique, la meilleure sauvegarde | de la foi, c’est la conservation de | l'église au clocher joyeux est le été plus zélés, plus apostoliques que les autres ? [Non, mais la Pro- vidence a voulu qu’ils soient les a- pôtres de l’Amérique du Nord. (Acclamations. ) Que l’on se garde, oui que l’on se garde avec soin d’éteindre ce foyer intense de lumière qui éclaire tout uu continent depuis trois siècles ; que l’on se garde de tarir cette source de charité qui va partout consoler les malades, soulager les infirmes, recueillir les malheureux et faire aimer l'Eglise de Dieu le pape et les évêques de toutes lan- gues et de toutes races. (Acclama- tions prolongées.) “Mais, dira-t-on, vous n’êt2s qu’une poignée ; vous êtes fatale- ment destinès à disparaître ; pour- quoi vous obstiner dans la lutte ?’’ (Mouvement). Nous ne sommes qu'une poignée, c’est vrai; œmais ce n’est pas à l’école du Christ que j'ai appris à compter le droit et les forces morales d'après le nombre et par les richesses. [Longues ac- plaudissements.) Nous n'avons |clamations] Nous ne sommes pas au Canada—qu’on me pardon-/ qu’une poignee, c'est vaal ; mais ne de rompre avec les formules de | comptons pour ce que nous sommes, la diplomatie usitées même en des |et nous avons le droit de vivre. lieux comme celui-ci (Mouvement) | (Ovation) —nous n’avons pas au Canada l’u Douze apôtres, méprisés en leur uion de l'Eglise et de l’Etnt : ne{temps par tout ce qu’il y avait de nous payons pas de mots. Nous|riche, d’influent et d’instruit, ont avons, dans la province de Québec, |conquis le monde. (Applaudisse- —je pourrais dire presque exclusi- |ments). Jene dis pas : Laissez vement dans la province de Québec |les Canadiens-français conquérir —la concorde, a bonne entente en-|l'Amèrique. Ils ne le demandent tre les autorités civiles et religieu- | pas. Nous vous disons simple- ses. Ilest résulté de cette concor- | ment : Laissez-nous notre place au de des lois qui nous permettent de| foyer de l'Eglise et faire notre donner à l’Eglièe catholique un or- | part de travail pour assurer son ganisme social et civil qu’elle ne |triomphe. (Acclamations.) trouve dans aucune axtre portion Après la mort du Christ, saint de l’Empire britannique. (Ap- | Pierre voulut un jour marquer la plaudissements. ) supériorité des Hébreux sur les Grâces à ces lois, nos diocèses |géntils. Saint Paul, l’apôtre des s'organisent nos paroisses se fon- uations, lui rappella qu’il devait ê. dent. Oh ! la petite paroisse de | tre le père de toutes les races, de Québec échelonnée depuis; le golfe [toutes les langues. Le Pape le l’idiome dans lequel, pendant trois cents ans, ils ont adoré le Christ, (Acclamations.) Oui, quand le Christ était atta- qué par les Iroquois, quand le Christ était renié par les Anglais, quand le Christ était combattu par! tout le monde, nous l’avons con- fessé et nousfl’avons confessé dans notre langue. (Longues acclama- tions.) Le sort de trois millions de ca- tholiques, j'en suis certain, ne peut être indifférent au coeur de Pie X pas plus qu’à celui ee l’émi- nent cardinal qui le représente ici” Mais i! y a plus encore. La Pro- vidence a voulu que le groupe prin cipal de cette colonisation françai- se et catholique constituât en Amé- rique un coin de terre à part où l’état social, reïigieux et politique se rapproche le plus de ce que l’E- glise catholique apostolique et ro- maine nous apprend être l’état le plus désirable des sociétés. (Ap- de Gaspé jusqu'au lac Témisca. | comprit ; et depuis dix-neufs cents mingue, cette petite paroisse dont |ans il n’y a pas eu de pape hébreux, Eminence, vous avez visité nos, de pape français, mais le Pape, pè- re de toute la grande famille catho- lique. [Longues acclamations]. Montons plus haut, montons jus- qu’au Calvaire, et là, sur cette pe- tite montagne de Judée, qui n'é- tait pas bien haute dans le'monde, apprenons la leçon de la tolérance et de la vraie charité chrétienne. (Applaudissements. ) Les peuples de l'antiquité, dans l'attente du salut, moutèrent jus- qu’au Christ pour en recevoir le mot de la rédemption éternelle. Depuis le Christ toutes races et tou- tes les nations, lavant dans son sang leurs préjugés, doivent s'unir pour constituer son église. Que dans le Christ et dans :’amour com- mun de l’Eucharistie, toutes les ra r8 ANNÉE Un Fidele Ami Quelle joie et quel bonheur que de sentir près de soi un ami fidèle nous entourer de sa bienveillante protection. Les efforts quotidiens qu'imposent les nécessités de la vie et les vides, qui tôt ou tard se creu- sent dans notre existence, paraissent moins pénibles quand nous nous sentens sous sa bienfaisante égide. Les luttes contre l'esprit du mal et la pratique des vertus chrétiennes, deviennent facile quand nous le sa- vons là, à nos côtés, nous encdura- geant du geste, et nous relevant même si nous avons fait un faux pas. Avec un ami fidèle et puis- ces du Canada, ayant appris à res- pecter le domaine particulier de chacune, à conserver à chacune les forces d'expansion nationales qui lui sont propres, sachent bien s’u- nir étroitement pour la gloire de l Eglise universelle, pour le triom- phe du Christ et de la papauté (Applaudissements); et, aujoute- rai-je, en terminant, pour la sécu- rité de l’Empire britannique, car c’est dans l'unité de foi des catholi- ques canadiens, Canadiens-frauçais surtout, que l’Empire britannique trouvera daus l’avenir comme dans le passé, la garantie la plus certai- ne de sa puissance au Canada. (Longue evation.) STATISTIQUES DE MEDECINE LES REMEDES ANCIENS REVIENNENT EM HONNEUR es recherches de Médecine français Ibdlquent que la grande quantité de no$% veaux femèdes ne fait aucun tert aux bonnes visilles recettes d'antan. Une dépêche de Paris dit: Le seur Grimbert a lu une étude Hapertente derant l’Académie de Méde- pre sur germe thérapeutiques urant les dernières années; se ba: pont eur les médicaments fournis par ls | Pharmacie de l'Etat à 219 grands asiles :6t hôpitaux, il constate que les remèdes anciens restent toujours en faveur. Dans une entrevue, une autorité médi- cale a déclaré que {a profession médl: ap- | sale au Canada avait les mêmes tez- âances. Il dit que l’ancien: remède | végétal ci-dessous est le meilleur et Je sûr traitement contre les maladies e l'estomao et du foie, la constipation st Les affections des reins et de la vessie, st 11 déclare que beaucoup de médecins fminents s’en servent en lui donnant pus un nom fantaisiste et dispez- feux: Extrait Fluide de Cascara....44 once. Birop de Rhubarbe........... 1 Ones. Domposé de Carriana........ 1 once. Birop Composé de Salsepareille 5 oncas. | Prenez-en une cuillerée à thé après thaque repas et au coucher. Ce remède agit doucement et il est sxempt des mauvais effets que produi es purgatifs violents. - Nous conseillons à tous nos lecteurs le découper cette recette précieuse et le s’en servir le cas échéant. N'’im. porte quel pharmacien peut veus four- lir ee remède À ben marehé, ou bien É vous aimes mieux, vous pouvez le réparer vous même ches vous. L'ALCOOL FAIT LES CRIMINELS Lisez les journaux et les détails des crimes, vols, délits 4e toute na- ture, allez 4 la racine, trop souvent vous y trouvez la boisson. D'a- près une statistique belge faite par un médecin de ce pays, Sur 137 condamnés plus de la moitié de ces individus étaient des ivr2gnes de profession. L’ivresse n’est pas une excuse. Join de là, etla justice sait et doit s'en souvenir. (Cepen- dant ce qu’il y a de plus triste et de plus odieux, c’est que les en- fants d’alcooliques sont singulière- ment portés au mal et à toutes in- dignités. N'est-il pas vrai que l'alcool est criminel ? Il agit sur le cerveau aussi bien que la paralysie, ei sans que cela paraisse extérieu- rement. On cite ie cas d’un trap- per adonné à la boisson, un jour il rencontre une personne sur un trotoir et sans raison ilse sert de son poiguard et tue cette personne, Sur l’échafaud il avoue avoir com- mis ce crime sans la moindre con- naissance et prémédiation, Un certain père de famille pour une futilité, simple gaminerie de son enfant tue ce dernier !ilest con- damné à mort ! Et en réalité quelle culpabilité radicale trouverez-vous dans cette homme.—IL/alcool fait les assassins et de plus pousse :au suicide, des cas, des exemples vous en avez dans les journaux et les feuilles du jour. Ami lecteur, ne jouons pas avec l'alcool pas plus qu'avec le feu ? Ne nous exposons pas au danger car le petit verre fait l’ivrogne, le criminel et :e malheureux. Ces paroles de Shakspeare sont rigou- reusement vraies : ‘‘L'alcool est un démon qui se venge de Dieu en dégradant l’homme et en le trans- formant en un être à moeurs et à passion diaboliques’‘ 97 p. c. sont des alcooliques combien y en aura- t-il sur 1,000 individus ? L'/Agronome de la Minerve de pape romain, de pape italien, Du Pionnier 4 sant, les infortunes sont adoucies par sa main loyale toujours tendue, et son coeur toujours ouvert pour nous y recevoir. Un ati de cette trempe est chose rare ; la Sainte Ecriture dit qu’il faut le choisir entre mille. Nous en avons cependant tous un, qui réunit toutes les qualités mais que nous ignorons malheureusement trop souvent. En effet, pensons- nous à notre ange gardien dans nos deuils et nos misères ? Nous rap. pelons-nous qu'il est toujours près de nous dans les moments de dis grâce alors que nos plus fidèles amis de la terre fuient notre compagnie. C'est cependant une vérité certaine que chacun de nous a un ange gar- dien. Quoi de plus naturel. de pièges sont cachés. On donne vent suivre un chemin peu sûr : pourquoi Dieu ne vous en donne- préserver du danger. cultiver son esprit, former son ju- gement, modérer ses passions, en un mot pour faire son éducation : Dieu est notre Père : il connait l’aveuglement de notre intelligence, les faiblesses de notre volonté, la malice des démons qui nous envi- ronnent ; il est donc convenable qu'il nous donne pour tuteurs et pour guides ces esprits célestes qui sont nos frères aînés. Il n’y a pas qve chez les chrétiens où l'on croit aux anges gardiens ; longtemps avant eux, les paiens avalent ima- giné des divinités préposées à la garde des enfants ; même un de leur philosophes affirme que le prin- ce des dieux donue à chaque hom- me, dès le moment de sa naissance, un génie pour l’initier aux mystè- res de la vie. C'était la ccoyance en l'existence d’un protecteur sur- naturel, en sorte que Tertullien a pu lire : ‘‘Pour nous, nous croyons que ce sont les bons Anges ? La fonction des Anges consiste à veiller sans cesse sur nous. Ils président à notre sommeil comme il assistent à nos luttes pour acquérir la vertu et repousser l’esprit infer- nal. Ils prennent même notre part contre les démons comme l’atteste ce passage des Divines Ecritures où il est dit que le Prince des ténèbres, meurtrier des sept maris de Sara, fut par l’Archange Raphaël, en- chaîné dans le désert de la Haute- Egypte. Témoins de nos actions, les An- ges seront, au jour du jugement nos accusateurs ou nos défenseurs selon la nature de nos actes. Nous devons donc faire en sorte de ne ja- mais les contrister par nos faibles- ses coupables et nos péchés, si nous voulons les avoir en notre faveur au Suprême Tribunal. N'avons- nous pas bien des manquements à nons reprocher envers notre Ange gardien ? Lui avons-nous seule- ment montré la différence que l'on manifeste à un ami de la terre ? La charité nous oblige pourtant à la reconnaissance. Le vieux Tobie, entendant raconter les merveilles accomplies par l'Ange Raphaël en faveur de son fils, s'écria : ‘Quelle récompense lui donner pour tant de bienfaits ?’ Tous les jours notre Ange gardien nous éloigve de quel- ques dargers, et eu retour il n’exige de notre part que de pieux désirs, des pensées saintes et des bonnes oeuvres. Allons-nous lui refuser ces petits sacrifices ? Nous devons encore le respect à notre Ange gar- dien. Ilest d’une nature supérieu- re à la nôtre ; par conséquent, mon- trons-nous toujours respectueux et décent comme en présence d’un supérieur. Il était autrefois dans le midi dela France une pieuse coutume qu’il serait édifiant de voir se rétablir aujourd’hui. Deux personnes se rencontralent- elles, l’une saluait l’autre en disant: Sur {{ la terre l’homme s’achemine vers la !£ patrie, mais, dans son chemin, que | 2% des guides aux voyageurs qui doi- | rait-il pas uu, lui aussi, pour vous | Le père don- | 7 ne un précepteur à son fils pour ACADIA MILLS Buote et Bernard, Limitee MANUFACTURIERS ET CONTRACTEURS PHIL BERNARD, MAITRE DE L'USINE. F. J. Buorx, GkrAnr Portes, Chassis, Cadres, Moulures, Doublages, Planchers en bois dur, etc. Marchands de Bois, Bardeaux, Ciment, Peintures, Huile, Papier pour toit de maisons, etc. etc. La nouvelle fabrique est fournie de machines les plus modernes ce qui permet de remplir toutes commandes avec rapidité et à des prix raison- nables. Pas besoin d'envoyer vos commandes en dehors de Tiguish, mainte- nant. 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