du district fédéral d'Ottawa de 1946 à 1958, en guise de récompense pour sa contribution à l’éducation. lérémie. le père de J. Henri. pratiquait le métier de char- pentier et il était a la suite de son père. également un artisan à toutes les épreuves. Un exemple frappant de son talent peut être vu et examiné à l'ancienne résidence de la famille Blanchard au H4. rue Upper Prince à Charlottetown. La. on découvre de très belles armoires stationnaires qui longent le mur d'un côté de la grande cuisine. C'est un meuble dont la famille tire unejuste fierté. Ledit honorable Jérémie «leremiah» Blanchard fut candidat conservateur aux élections générales provinciales au mois de janvier l890 et il fut défait. Il fut encore candidat conservateur aux élections du Conseil législatif au mois d'août suivant et fut défait. Élu à l'Assemblée législative comme conservateur le 13 décembre I893. il y siégea jusqu‘en I897. date à laquelle il se retira de la vie publique. En l9l9. il fut candidat libéral contre le premier ministre d'alors. l'honorable Aubin—Edmond Arsenault. dans le troisième district du comté de Prince et fut défait. ll fut encore élu comme libéral à une élection complémentaire au mois d’août i922. et réélu aux élections générales en l923 et en l927 pour le l" district du comté de Prince. Il fit partie des ministères libéraux de Bell et de Saunders comme ministre sans portefeuille. Son aïeule paternelle. Virginie Doucet. a beaucoup influencé le jeune J. Henri Blanchard dont voici un vibrant témoignage qu'il importe de faire savoir : Si l'en/tint Henri se sentait impressionne par lu présence tle ces deux hommes de lujimtille, il etuit encore plus marque pur celle (le su gruml-mere, Virginie Doucet. ('eltejemme titaludive n “avait pro/ire sans uueun doute que de peu d'instruction jormel/e, mais elle savait LIN moins lire, lit surtout. elle savait conter à son petit—fils des histoires Illt’l'l't‘lllt’tl.\’t'_\' tle tous les genres. Avec le [utswge des années, elle fifruit uutqnt pour les autres (lll/lllllN u’e .lc‘rémie, car Duntitilt/e verrait nuitrt' tlix autres après llenri, Lu t'n/Iuw personnelle que possédait cette (laine, ce bagage (l'histoire et «le contes qu'elle uvut‘t ramasse ou _/il (les années. sen'it à piquer lu curiosité du jeune garçon, alu moven LIL’ ses récits euplivunts, Virginie se permettait (le lui parler et (le lui faire connut/w les grands persontutges (le lu "lb/U et ceux (le I 'ltl.\'lttllt’ du lllltllt/t’. ("est bien i‘vit/enl que t'e fut là que Henri u c'llllllllt'llt't; il développer ce goût i!.\'t't.'/ttiomtel pour {q itu'lu‘n'lu' qu'il u poursuivie tout au long de su vit' et cette ni‘ncrsitt‘ et eu besoin qu'il mssentuil de lite ennstuntnu'nt. à appui/tintin et t‘l t‘ll savoir plus long sur tout et ù [MU/NM“ (le tout, "" Au sujet de su mère, l')mniti|dc. (inllnnt lllnnelnit‘tl. nous en savons très peu. Fille de lgnncc (taillant et de Dotnitiltle Bttote de Rustico. elle est née le 17 septembre l855 dans une famille de treize enl'ttnts qui ont tous atteint un tige font avancé saut' Domitiltle. elle—même, décédée a l‘âge de 62 ans à Duvar, le 9 janvier l9l8. Épuisée par la maladie et par les travaux onéreux de la vie en cette période. elle fut une bien bonne mère. comme l'a été la grande majorité des mères acadiennes de l’époque. Elle était très habile en tout. généreuse. s'occupant durant de longues heures chaque jour du bien-être et du bonheur des siens. Plusieurs de ses frères étaient des tailleurs par profession et un autre frère. lsidore. est devenu le premier médecin acadien de l'Île-du-Prince-Edouard. Ainsi se dresse à vol d'oiseau la toile de fond à partir de laquelle J. Henri Blanchard a tant obtenu pour ancrer sa vie. Cette vie lançait constamment un plaidoyer. un véritable cri d'alarme qui était en somme le poids de ses soucis et de ses préoccupations pour son peuple : Il nous faut aujourd 'hui, à nous Acadiensfrançais de l 'Île— du—Prince—Édouard. des hommes instruits, très instruits même. des hommes qui mettent leur nationalité au— a’essus de l 'or et des honneurs. des hommes qui peuvent combattre dans les parlements, plaider devant les tribunaux. conduire le peuple. guider ses efibrts, grouper ses énergies; des hommes. en un mot qui sont ce que le cerveau est au corps. ’° C'était en somme ce que J. Henri Blanchard a obtenu pour ancrer sa vie et contribuer à l‘essor du peuple acadien de son île. ' Francis C. BLANCHARD Vitrail Ave Maris Stella en l'église de Bloomfield à la mémoire de J. Henri et Ursule Blanchard. conçu par le père Laurent Gallant, franciscain. de Piusvilie. Î.—P.—É.. et confectionné par son frère. à Toronto. dm m—< fin ,_ A, PAGES —fi'2'm:‘ t- nia mn<cmoi1 U U)1Ô’1>F U" o l u lamina" tic lït‘nnris cl Berline Blanchard vomi lmmmnqe à celui qlll (J lt‘llll (IOIll'lé SOI} PEUPLE