LE. ee NOUVELLE SÉRIE + ————— UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS | UNE PAROISSE C'EST UNE MIS- SION PERPETUELLE. LÉON XII | PUBLIÉ LE MARDI DE CHAQUE SEMAINK ABONNEMENT Pour LE CANADA Un Mnsorstsecssissc Six inde 5h 60 6 Geo) Pour LES ETATS-UNIS EE Moss dosrococé cl. 90 Dix MOIS... ccccocseses 75 Pour L'EUROPE DR OR. bio roccotivoe I. ROIS CU octotecds D Les abonnemeuts sont payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- nal, ii faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bonnement et payer tous les arré- rages. Ceux qui caaugent d'adresse devront nous donner l'ancienne aus- si bien que la nouvelle. Âdressez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouard IL'IMPARTIAL —- — ——— ne ———— Tignish, Mardi, 27 Juillet 1909 Proteger les Enfants ! ! C'est faire de la vraie civilisation que de s'occuper de l'éducation des enfants. Les peuples qui ont négii- gé l'éducation de leurs enfants se sont évanouis comme un rêve, de même que ceux qui ont prévu à la perpétuation d’une race solide ont donné leur nom immortel à des empires durables, au milieu de la vie éphémére de tant d’autres nations. Le premier moyen de l'éducation des enfants est ia protection de ses premiers pas dans la vie. Le mouvement qui s’est créé de- puis quelques années dans la direc- tion de la protection des enfants est l’une des plus méritoires Ge notre génération. Jamais l'Etat ne pouvait agir d’une façon plus louable qu’en pourvoyant d'abord aux soins de l'enfant de la rue, de l'enfant jeté sur le pavé par les circonstances de la vie ou par le malheur. Il nes’a- git plus ici d’une simple question de charité mais de pure justice, pour ces pauvres petits innocents dont toute la faute consiste à être des victimes de la misèreet du mauvais exemple. La rédemption des enfants réser- ve des surprises et d’inexprimables satis‘actions à ceux qui s'en sont chargés, (Comme nous l'avons dit plus haut, {les enfants fort font les raceskfortes. De leur éducation négligée nait une vie assurée de misère et de malheur, et une bonne éducation comporte une génération utile et heureuse, Du même coup l’en- fant racheté à la rue est une acqui- sition à la société, pour la généra- tion future. Ceux qui ont entrepris cette tâ- che de sauver la jeunesse négligée ont pris pour principe celui que doi- vent observer tous les parents qui veulent bien élever leur enfants, ce- Jui de leur procurer une maison at- trayante, agréable et où les lois de 1 hygiène sont bien observés. C’est un principe suprême de l’é- ducation des enfants, que celui de les garder à la maison. Mais, pour cela, faut-il que le domicile pater nel ne soit pas ne prison, ni même ne doit-il avoir l’austérité du mo nastère. Les enfants ont à passer quelques années joyeuses, avant de se condamner à cette sévérité. Si vous faites la vie triste à l'enfant, 1l cherchera à éclairer son horizon et la seule vue de quelques compa- guons amusards de la rue aura mine D chef de la maison ne doit pas per- mettre la lecture de ces brochures insipides, de ces histoires de détec- tives ou de sauvages. Nous le répétons l'enfant est in- nocent, moralement toujours de s1 disparition. Et les tribunaux ci- vils en jugent aujourd'hui ainsi en les traitant avec douceur et en por- tant les parents responsables de leur conduite passée et surtout future. Les enfants ont besoin d'être prote- gés et si les parents ne sont pas à la hauteur de leur tâche, la société s'en charge en les recueillant. ————————) Les Jeunes Gens On reproche beaucoup aux jeunes gens de nos jours de ne sortir avec les jeunes filles que pour flirter et s'amuser et d'avoir grand peur de se marier. Franchement s'ils ont été dans l’occasion de voir nombre de ména- ges dans lesquels l'incapacité de la femme en ce qui concerne la scien- ce domestique est une cause de gê- ue et de mal entente, on ne peut guère les blâmer. Etre jolie, instruite, coquette- ment mise, c’est bien suffisant pour avoir en soirée une cour nombreuse et attentive, mais pour devenir une maîtresse de maîson capable, 11 faut un peu plus, et pour devenir une bonne femme et une bonne mère il faut beaucoup plus ! J'approuve les jeunes gens qui, n'ayant que de modestes appoiate- ments fuient les jeunes filles élevées richement, mais qui ne leur appor- teraient que leurs habitudes d’oisi- veté, de dépense et une ignorance stupéfiante sur tout ce qui concer- ne la tenue d’une maison, Au point de vue où ils se placent, la plus fortunée n'est pas toujours la plus riche. Il faut qu’une femme, à quelque classe sociale qu’elle appartienue, soit capable de former elle-même ses domestiques, si elle en a, et si elle n’en a pas, qu’elle sache par son habileté ménagère se faire hon- ueur dn peu qu’elle possède. C'est la vraie science de la riches- se. nn Education des Enfants 1,. Le bon exemple. —L'enfant vit surtout d,exemples ; encore tout petit, il essaye de reproduire tout ce qu’il voit faire à père et mère, tout ce qu'il entend dire : il adopte leurs gestes, leurs manière de manu- ger, de parler, leurs défauts de pré- férence à leurs qualités. C'est par l'exemple que le culti- vateur apprend à son fils à labourer la terre ; c’est par l'exemple que le maître appreud àses élèves à lire et à écrire ; c’est en donnant le pre- mier l'exemple que le Christ a fait aimer les pratiques si austères de la Religion ; c’est aussi en donnant l'exemple que les parents doivent faire l'éducation de leurs enfants. Nous osons affirmer que, dans les familles où le bon exemple a fait défaut, iln’y a que des enfants gâtés. 2,. Bonnes habitudes.—Comment on fait contracter une boune habi- tude : 1,. Ens’y prenant de bonne heu- re et, pour certaines habitudes, dès les premiers jours de la vie. 2,. En faisant souvent refaire les mêmes actes et, autant que possi- ble, de la même façon. C'est à iforce de refaire la même chose |qu'on prend l'habitude de l’exé- | cuter. | Donnons quelques exemples : 1 On veut faire prendre sommeil | facitement à un tout petit enfant et ne pas Se créer des ennuis à ce su- jet. La mère peut endormir son enfant sur ses bras avant de le met- tre au berceau ; elle peut aussi le mettre au berceau tont éveillé : qu’elle choisisse une de ces métho- des sans jamais changer, sinon il y aura confusion dans la petite tête de l’enfant et le but sera manqué. On veut donner à un enfant un bon coeur ; on lui fera ieproduire tous les actes désignés ci-dessous le | plus souvent possible : partage de bonbons, caresses À sa mère, actes de reconnaissance, comme aussi on multipliera les récits touchants, etc., etc. On voit que le principe est appli- cable à toutes les habitudes que l’on | voudra faire prendre. Nous ajouterons aussi que cha-| que fois qu'on doit refuser quelque chose à l’enfant ou le punir, il faut que dans toutes les mêmes circons- tance, on agisse de la même façon. bientôt acquis une récrue à la che- valerie juvénile errante. Tels, ces) enfants de moius de quinze ans de Charlottetown, qu’ily a quelques semaines volaient des magasins. Le| 3. Enfin si l'on veut que l'ha. | COR PARe 505 0 man L'IMRARTIAL, TIGNISH, I. P. E., MARDI 27 JUILLET 1909 Pas Contents Nos Amis Irlandais ! ! —— 0) après les vacances. Ie père C sitions inférieures. ’’ de bounes places et de bonnes Madeleine. nent-ils justice aux nôtres ? Se diens d'arriver à des places miliés dans le changement qui ego Et les Acadiens ne comptent- diens sont au nombre de vingt mille âmes dansle diocèse, quinze-mille dans cette province et cinq mille aux îles de la . Sgen +4 see rammmens €: cititmneti. a ee RE Siege ue Te ei DRE PA CASA BTP > LEE a ee —— 16 ANNÉE —— Un changement dans le personnel du Coliège St. Dunstan doit avoir lieu à l'ouverture des portes de cette institution, urran, directeur du Collège serait remplacé par le père Campbell de Kelly’s Cross. Il paraît que cette nomination n’est pas vue favorablement par nos amis, les irlandais, et ils disent ‘‘que les écossais ca- tholiques, qui ne comptent que de huit à neuf mille Âmes dans ce diocèse, veulent, et s'emparent de toutes les places et positions d'honneur et lucratives du diocèse, tanlis qu’- eux, (les irlandais) comptant pour vingt-et-un mille catho- liques sont ignorés et ne recoivent que des places et des po- ils pas dans ces changements positions ? Pourtant les Aca- Nos amis les Irlandais sont fachés tout rouge—voir la pé- tition qui circule dans certaines paroisses du diocèse à cet égard—-Si les Acadiens des provinces maritimes, surtout ceux du Nouveau-Brunswick, veulent réclamer ienrs droits, dans les places où positions dans le diocèss de Chatham et St. Jean, que font les irlandais de ces deux diocèses ? Don- : moutrent-ils indulgents pour donner le droit indéniable que demandent les Acadiens ? Du tout ; au contraire, ils (les irlandais) font tout en leur pou- voir, même de criantes injustices, pour empêcher les Aca- d'houneur—voir les démar- ches contre les efforts des nôtres pour obtenir un évêque a- cadien—Alors si les irlandais de ce diocèse se trouvent hu- se fait au Collège St. Duns- tan, ils ne peuvent s'attendre d'avoir nos sympathies—ils recoiveut une ‘‘dose of their own medecine. - Paris, 21. —L'événement du jour est la chute du cabin2t Clémenceau. C'est à la séance d’hier soir, vers Ja fin du débat sur la marine, débat qui durait depuis plusieurs jours, que s’est produite la crise finale. M. Delcassé, président de la Com- mission d'enquête de la marine, fai- sait le procès de l'administration de ce service, spécialement sons les mi- uistres Pelletan et Thomson. Né- anwoins, personne ne s'attendait à voir le gouvernement mis en mino- rité, puisque M. Picard, le nouveau ministre de la marine, avait promis d'introduire des réformes radicales dans l'administration de ce départe- ment et dans les méthodes de cons- tructions navales. Dans sa réponse, Clémenceau fat amer. ‘Trop confiant, sans doute, dans la majorité servile qui, tant de fois, l'avait tiré du pétrin, il raillit, d’une façon sarcastique :’an- cien ministre qu'il déclara avoir été jété par dessus bord sous l'utima- tum de l’Allemagne. M. LDelcassé nia le fait avec la dernière énergie. ‘‘Je ne dirai rien de plus ce sujet, dit-il en terminant. Je n’ai rien à craindre. Rien dans le passé, rien dans nos communs souvenirs de 25 ans, n’est un sujet d‘embarras pour moi. Si je jette un regarden arrière je vois que j'ai laissé autre chose que des rui- nes.” Se tournant alors directement vers M. Ciémenceau. ‘Vous étiez président de l’enquête sur la mari- ne en 1904. Vos attaques incessan- tes contre tous les gouvernements durant 25 années semblaient une garantie que vous aviez trouvé la racine du mal. Eh bien ! Quel ré- sultat avez-vous obtenu, je vous le demande ?’’ M. Clémenceau, en proie à un réel accès de rage, voulut parer le trait eu se portant de nouveau à la charge. “Votre politique aux affaires é. traugères, S'écria-t-il, nous a con- duits à la plus grande humiliation qui ait jamais humilié la France de- puis 20 ans.”’ Une tempête de cris hostile éclats Chute du Cabinet de M. Clemenceau O——- — ‘Pas de fausse indignation, je vous en prie, exclama t-il. Vous nous avez mené à deux doigts d’une g'ierre, et la marine, quand on lui a posé la question, a réponéu que la "France n'était pas prête. Je n'ai donc pas humilié la France, c'est Delcassé qui a fait cela.”’ Le vote se prit au milieu d’un tu'aulte indescriptible, Lorsqu'il fut annoncé que le gou- vernement avait été mis en minori- té par un vote de 212 contre 176, ce fut de la stupeur. Clémenceau s’enfonça le chapeau sur la tête et sortit de la salle, suivi des autres ministres. Il s'enfuit tout de suije à l'Ely- sée où le président Fallières resta stupéfé en apprenant la chute du cabivet. Il n’accepta pas moins la démission du premier et de ses col: lègues. À Paris, on n’a pas encore réussi à comprendre comment un vieux parlementaire comme Clémenceau se soit suicidé politiquement en é- voquant le spectacle d’Algésiras, à la veille de l’ajournement. La chute du ministère a été produite par la défection d’une cinquantaine de blocards qui ont raillé les oppo- sitionnistes de l'extrême-gauche et de la droite. Néaumoins, ce dé- placement n'aurait pas été suffisant saus l'absence d’une soixantaine de membres de la majorité qui étaient à visiter la Seède au moment où le vote se prenait : On ne sait pas encore qui va rem- placer Clémenceau. Les noms de Léon Bourgeois, de Briand, de Pointcarré, de Millerand, de Pi- chon, de Barthou et de Delcassé sont mentionnés tour à tour. Les socialistes débordent de joie. Jaurès s'est écaié : ‘‘Avec Clémen- ceau disparaît l’homme le plus dan- gereux de la république.” Les or- ganes miuistériels sont désolés de la chute du ministère. Ils y voient un fâcheux obstacle au projet des retraites ouvrières qui était à la veille de se réaliser. Le ministére Clémenceau est le plus long qu’ait counu la trolsième aiois, mais le premier, cynique :! république. Aimons la Terre! | La population des grands centres qui il y a 50 ans, figurait pour les 37-100, de la population. Celle des petites villes reste stationnaire. Les campagues out donc été les seules pourvoyeuses de ces insatiables ma- chines aspirantes que sont devenues nos grandes villes ; de plus en plus, 3 le vide se fait aux champs. bitude soit bonne, il faut que les fois. ep = à Drum join | choses soient bien faites chaque so De cette émigration les causes nt multiples. Nous voudrions en signaler une qui apparait domi- uante : le plus souvent on déserte la terre parce qu’on ne l’aime plus, Si les jeunes de nos villages se refusent à continuer la profession paternelle, est-ce donc que leurs bras ont devenns trop faibles pour peser sur les mancherons de la char- rue ?—Non Four un temps et faute de mieu : les bras restent à la terre ; ce qui &<jà n’y est plus, c’est le coeur. Voyez-vous ce ‘eune laboureur qui, entrainé par ses boeufs, raye la plaine : déjà son âme a déserté. Elle vagabonde par delà des hori. Un Pan e [s'enivre, c'est de liberté. Que pé- ms nous donne nn repos. Les gens du ‘‘Grand Ruisseau’’ main de leurs nombreux amis et leu jour suivant. Juillet 24, 1900. sons jusqu'alors si captivants du village et élit domicile dans la grau- de ville. C'est là que son imagina- tion fait et refait le rêve d’une vie moins pénible, plus bourgeoise, | moins monotone, pimen.ée de fêtes et de plaisirs, d’une vie plus indé- pendante surtout, Ce dent à la ville le jeune homme par avance sent pour lui les dix ou douze heu- res d'emprisonnement journalier daus l’air lourd de l'atelier ou du bureau, en regard de cette pensée fascinante : une fois dans la rue il sera son maître. Et alois intérieurement il se ré- volte contre la discipline de 1a fer- me. Dépendre d'une autorité, si parternelle soit-elle, et de jour, et de nuit, même le dimanche à cer- taines heures, lui apparait comme uve servitude d'un autre Âge : coû- te, que coûte et au plus tard après le service militaire, il faudra échapper à cette servitude! Par avance, la vil- le a saisi sa proie, et elle ne ja ren- point, sinon un jour peut-être pour dra la renvoyer, lamentable épave, mourir au pays natal. Jeunes laboureurs, mes frères, je ne veux point vous chanter à nou- veau tous ces biens qui maintenant sont vôtres et que vous apprécierez surtout quand vous ne les aurez plus. Jene veux point prophéti ser, après tant d'autres, que vous regretterez un jour, et l'air pur dont se grisent vos poumons, et le grand calme des soirs qui baigne vos À- mes, et la sécurité des lendemains de la terre, et la chaude intimité du foyer et le charme ailleurs introu- vable de cette famille agrandie qu'est le village. Mais avez-vous jamais réfléchi à ceci ? Si vous êtes nés aux champs c’est qu’il a plu à Dieu de fixer là, GRAND PIQUE-NIQUE Mont-Carmel, ke 17 Aout, 1009 —…., Fidèles aux traditions du passé, les paroissiens de Mont Carmel orga- uisent un Grand Pique-Nique pour. le 17 août. Tout d’abord nous voulons remercier cordialement tous ceux qui par {le passé nous ont si généreusement aidés dans nos constructions. Uu jour passé à Mont Carmel nous rajeunit, nous délasse, en un mot Si le 17 n’est pas favorable le Pique-Nique aura lieu le premier beau 1se, et qu'on vive au jour le jour, | s'estimeront heureux de serrer la r aider à passer un jour de plaisir. Com. cienne mère patrie, des Crésus com- meilen fourmille aux Etats-Unis, où la moitié d’une fortune publique du chiffre énorme de $110,000 000, - 000 est concentrée dans les mains de 30,000 individus. Mais, le nom- bre des petits capitalistes est incal- culabie. Tandis que les cultiva- teurs comme l’ouvrier, en Améri- que, ne rêve que le bien être et se donne tout le confort possible, in- dustriels, agriculteurs et commer- çants, en France accumulent leurs économies et ignorent les folles pro- digalités ou Américains et Cana- diens laissent sombrer leurs reve- nus. Tout en se disant démocratique à tous crins, la France a conservé maintes traditions aristocratiques. Ainsi, le paysan ne dort en paix que quand il a pu amasser une dot pour sa fille. Son ambition est de gros- sir cette dot le plus possible pour trouver à son enfant un mari au nom brillant, un rejeton obscur peut-être, de quelque grand nom de jadis. Et voilà pourquoi, de père en fils on pratique l'éconowie sur une grande échelle, Par son esprit économe, le peuple français mérite d’être cité comme exemple, à ses cousins d’outre mer, | non pas que le Canadiens-français soit, pat nature, gaspilleur : il y a nombre de cultivateurs de la P:0- vince de Québec qui, sur le chapi- tre de l’économie, pour-aient don- uer des leçons aux Français eux- mêmes, Mais toute autre est la situation dans les villes. Là, L’A- méricanisme a fait des conquêtes. La jeunesse se soucie fort peu du leniemain. Pourvu qu’on s’amu- tout est dit. es FERROVIM est le nom attrayant : et non ailleurs, votre mission en ce monde. Dès lors, à moins d’indi- que de pouvoir vous dire : ‘‘Je tra- vaille là où, de toute éternité, Dieu l’a voulu”’ ! Et puis, estimez-vous à son prix la noblesse de la fonction du labou-‘ reur, fonction première dont fut in- vesti l'homme alors qu’il sortait roi de la création, des mains du Créateur ? Savez-vous que chez aucun peu- ple, il ne fut fonction sociale plus honorée, plus chantée, car plus es- sentielle à la vie de l'humanité ? ‘‘Laboureurs et soldats’’ on fait les grands peuples : car à ceux. qui ont de bons Ilaboureurs, jamais les bons soldats n'ont manqué. Eofin, en même temps que les fils cations autres de la providence, | qu'elle sécurité pour votre avenir, | de la meilleure préparation de Boeuf, Fer de Vin qui aient été ja- mais placés sur le marché. Si vous Où un de vos amis êtes anémiques, affaiblis en général, pâles, aisément fetigués, essayez une bouteille de Ferrovim et vous serez heureux de Constater le résultat. $1.00 chez les pharmaciens, ANALYTIGAL CHEMIST TELLS OF PATENT MEDICINES À graduate in organie chemistry, who has made a study of many of the best-known patent medicines on the market, states that many have virtue, but as a rule people have to pay for a lot of unnecessary expense. The following is the recipe of a well- known secret preparation, and is known by authority to be one of the best stomach and liver tonies. Jt is prescribed by many of the best de prédilection de la patrie, vous êtes, de Dieu, les enfants choisis. C’est parmi les pasteurs, c'est dans ce silence des champs qui rend at- tentif aux appels d'en haut, que Dieu le plus souvent a marqué les âmes à qui il voulalt confier ses grandes gestes. M. DE GELLEIR L'economie D'après un économiste de renom, le peuple français avec uue richesse de quarante-cinq billions, soit de $1,100 pour chaque homixe, femme et enfant, épargne annuellement un billion de piastres. Et on pourrait se demander com- ment il se fait que le peuple fran- çais après avoir guerroyé contre toute l’Europe durant des siècles, après s'être déchiré lui-même dans des sanglantes révolutions, après avoir été saigné à blanc, par l’Alle- magne en 1870, en soit encore à être le bailleur de fonds de l'uni- vers. La réponse est bien simple : la petite épargne a fait de la France, le banquier du monde. On ne trouve pas daus notre an- ES 1 ‘ physicians. This mixture cures constipation and biliousnes. The recipe: Fluid Extract Cascara, 14 o7.; Compound Syrup Rhubarb, 1 0z.; Fluid Extract Carriana Compound, 1 0z.; Compound Syrup Sarsaparilla, 5 oz. Take a teaspoonful after each meal and at bedtime. An eminent authority, who has made a careful and scientific study of the relative value of drugs hav- ing « specific action on the kidneys, bladder and liver, pronounees this an exeellent eombination. You can buy the ingredients sep- arately and mix at home. Cut this formula out and save it, | on For sale : MAx or Woman, My Soutn African Veteran Bounty Land Certificate issued dy the De- partment of the Interior, Ottawa ; good {or 320 acres of any Dominion Lani open for ent:y in Alberta, Saskatchewan, or Manitoba. Any person over the age of 18 years, Max OR WOMAN, can acquire this Certificate. 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