« L'IMPARTIAL, JEUDI. LE 24 MARS 1904, LE L# F 4 + f v Lo at La Paroisse de Cascumpec 000 —— St. Antoine de Bloomfielà En 1837, les gens de Cascumpec , Toutes les propriétes appartenant à commencèrent à bâtir leur deu-|l'ancienue paroisse furent cédées à xième église, sur le bord de Ja mer | la nouvelle paroisse de St. Antoine et avoisinant la terre de Colas Ar-| | | de Bloomfeld, à l'exception du senault, fils de Louison—la terre presbytère qui da remis comme même où Louison était allé se fixer | cadeau à l'Evêque Meclntyre qui, à son arrivée de Malÿec. Ce ne |à son tour enfit cadeau à la mission fut qu'en 1847 que fut complété | d'Alberton. l'intérieur de cette église, sous la| L'église de St. Antoine de Bloom- direction du Père Peter Mclntyre, |feld fut bâtie en 1873, sous le rè qui était alors curé de Tignish avec | |gne du Rév. James Æneas McDo- Cascumpec et le Lot 7 comme mis- | nald, et complétée en 1883 par Île sions. Le Père Mcïntyre fit bâtir! Rév. Félix Von Blerk. le presbytère en 1855. | Le presbytère fut bâti par Île Une cérémonie des plus solen | Rev. Stanislaus Boudrault qui fut nelles eut lieu dans la paroisse de | le premier curé résidant de St. An- Cascumpec, en 1859. L'évêque en de Bloomfeld. McKinnou, s'en retournant de bé-| e 1844 à 1869, la paroisse de uir la pierre angulaire de l’église | | Cascumpec fut desservie par le actuelle de Tignish, arrêta à Cas-| Rev. P. Mclntyre. En 1860 lors cumpec où avait lieu la levée du |de l'élévation du Père Mclntyre a premier cimetière. Les ossements | la dignité épicopale, Cascumpec fut recueillis furent déposés dans un | constituée comme paroisse séparée, grand cercueil, et en procession, | ayant le Rev. Père Roy pour curé. conduite par Mgr. l'Evêque, ac-| En 1868 le Père Roy fut remplacé compagné de plusieurs membres par le Rev. James Æneas McDo- du clergé, d'un grand nombre de |nald. Au départ de ce dernier pour paroïssiens de Tignish et de la pa- | Sable, en 1877, le Rev. Stanislaus roisse entière de Cascumpec, furent | Boudrault lui succéda. En 1882 le transportées à l’église où, 'après les | Père Boudrault fut remplacé par le chants d'usage en telles occasions, | Père Felix Von Blerk. Du mois ils furent déposés dans le cimetière, | d'avril 1891, au 27 septembre de la près de la grande croix. même anuée, c'est-à-dire, après le Dans le cours du temps, à mesure | départ du Père Von Blerk, la pa- que la population augmenta, les |roisse fut desservie par le Rev. descendants des fondateurs de Cas- | Père Burke. Le 27 septembre, cumpec pénétrèrent dans l’inté- 1891, le Rev. F. X. Gallant fut, ricur des terres et allèrent établir le village de Bloomfeld, jusqu'à ce qu'enfin Cascumpec ne fut un vil- lage que de nom. Il ne resta plus que trois habitations acadiennes ave: l'église et le presbytère. En l’année 1880, pendant que le Rév. Père James Æneas McDonald | belles églises de campagne du dio était curé de la paroisse de Cas- | cèse. Uu des principaux évène-| cumpec, il y eut un démembrement | ments du règne du Père Gallant est : rt enneerent + nee Bloomfield et en est encore le pas- | teur. Depuis que le Père Gallant est curé de St. Antoine, l’église à subi de graudes améliorations cui la! de plusieurs paroisses dans le comté | la retraite que sont venus prêcher | de Prince. Plusieurs nouvelles | les missionnaires en 1898. missions furent formées et la vieille | Les premiers Acadiens qui éta-. paroisse de Cascumpec qui compre- | blirent St. Antoine de Bloomfield | |nentes se sont prononcées en faveur nommé curé de St. Antoine de | compositions musicales qui donnent rendent aujourd’hui une des plus | ciennes qui feront voir que le chant LaClôture Page Durexplus Longiemps C'est la clôture qui a survécu à l'épreuve du temps—qui endure la plus grande tension—ne s'étire jamais-l’étalon du monde entier. Ordonnez de notre agent local ou directement de nous. THE PAGE WIRE FENCE CO. Limited, Walkerville, Ont; Montréal, Que; Winnipeg, Man.; St. John, N.B. | A. HAYWO9D, Tignish, JAMES BARCLAY, O'Leary, MALCOLM MCARTHUR, Fortune Cove, P.E. 1 | Notre Saint-Père le pape, en éta- blissant une règle définitive quant à la musique sacrée et xu chant dan: nos églises, je n’en doute pas, a r‘pondn au vœu secret de la grande majorité des fidèles, religi- eux ou laïques des messes dites ‘eh musique’, souvent arrangées sur des motifs de sources plus ou moins, profanes, si commune: sur- tout aux états-Unis, ne seront plus permises, ou si elles sont toléres en- core pendant un temps, la forme devra finir par s'imposer nécessai- rement. Et cette réforme, corime on l’a vu, est le rétablissement, sous sa forme la plus pure possible. le vénérable et majestueux chant grégorien. On devait s'attendre que Pie X, La Musique Sacree prier ? Cela est-il d’un effet religi- eux? Cet art raffiné, tendre, dou- cereux, mielleux, dramatique ; ces chants plaintifs, expressifs, passi- onnés, quelquefois furieux, tout cela a sa place au théâtre, mais n'est pas fait pour l’église. ‘‘Etque faut-il pen“er de cette musique religieuse où les textes sa- crés sont sans cesse répétés, tortu- rés, pronoucés à contre-sens, chan- gés en barbarisme et en solécismes. uniquement pour satisfaire aux be- soins du rythme et de la mesure ? En effet, qui n’a entendu ces répé- titions du ‘‘Cum sancto spiritu’’ et de ‘‘l Amen'’ dans le ‘‘Gloria’’, et ces ‘‘Dona nobis pacem’’ intermi- nables de ‘‘l’Agnus Dei”, où l’on semble aller à l'assaut et vouloir qui depuis longtemps déjà avait prescrit la forme grégorienne dans selle une fois monté sur le trône: pontifical. Bien avant nos jours, des autori- tés artistiques et littéraires émi- | du chant grégorien qu'elles ont proclamé supérieur à toutes ces ‘plutôt l’idée d’une musiq::: profane que d’une musique vraiment religi- euse et propre à élever l’âme vers | Dieu. Voici quelques opinions déjà an- grégorien a été tenu en haute es- time par des intelligences d'élite. les églises de son patriarcat de Ve-, nise, l’étendrait à l’Eglise univer- [j jour : Le savant Baïni dans son ‘‘histo- rique et critique sur la vie ct les oeuvres de Palestrina’’, s'exprime ‘ainsi : ‘‘Les mélodies véritables et nait Cascumpec propre, Alberton furent Gaudet, Jean et le Lot 11, fut divisée en trois | parties --St. Antoine de Bloomfield, Ste. Brigitte du Lot 11 et la mis | sion du Sacré-Cœur d’Alberton. | Hypolite YP anciennes du Chant Grégorien— Pitre, Mélème Gallaunt, Victor Doi- | iron, Dominique Gallant et Jean Gallant (Prosper) G. BUOTE Les deux Armees | | LA GUFRRE SERA LONGUE. CE QU'EN DIT LE COLONEL MARCHAND Paris 24—Le colonel Marchand, qui a fait partie de l'état-major des troupes internationales à Pekin, a donné à’un rédacteur du Matin son opinion sur les armees russes et ja: ponaises et sur les opérations qui vont se dérouler. La voici : Le soldat Japonais, a dit le colo- e premier soldat du monde. au combat, son es- nel, est Son ardeur prit de sacrifice, son endurance et sa sobriété sont absolument remar- quables. japonaise est donc excellente troupe. Son côté faible est le commande- Les chefs n'ont pas la no- L'armée comme ment. tion des manœuvres à grande en- la conduite vergure; où céjà de d'un régiment, je les crois très inexpérimentés. La cavalerie est également très faible presque inex- stante. L'armée russe où je compte de nombreuses et solides a- mitiés, et pour laquelle je n’ai pa besoin d'affirmer ma sympathie profonde, de pt Le soldat est courageux et opinià tre. Les régiments sibériens sont en traînés avec le plus grand soin. Dans chacun d’eux, on a formé une compagnie d'élite, composée des meilleurs tireurs. Ces compa- guies sout montées. Jointes aux hordes de cosaques, dont la har- diesse et les qualitées cavalières sont légendaires, elles donneront à l'armée russe une rapidité et une sureté de mouvements dent leurs rivaux n'auront pas l'équivalent. Les Japonais ont l'avantage d'a- voir des bases d'opérations très rapprochés. Du côté russe, le che- min de fer ne constitue pas une base suffisante. Son matériel rou- est reinier ordre. norme distance. C’est ce qui me fait dire que si les Japonais avaient ouvert les hostilités en 1903, ils au- raient été vainqueurs. En 1905, la victoire eût été au contraire, as- surée aux Russes. En 1904 jene sais pas. On dit que les Japonais étaient fous d’en- treprendre une guerre contre la Russie. folie il y a, est de n'avoir pas mar- ché plus tôt. Le reporter ayant demandé quel- |. sur la durée de la guerre et sur la| uature des opérations. —Je crois que la guerre sera très | longue, a-t-il répondu. ponais étaient sages, ils ne sorti- raient pas de Corée, où le pays, moutagneux sans routes, constitue une forteresse naturelle, d’un accès trés difficile pour leurs adversaises. Mais leurs premiers succès mari times les aurout certainement gri- sés, et l:ur armée doit, dès main- tenant, tenter sans doute une inva- sion de la Mandchourie. S'ils cherchent comme on l’a dit à mar- cher sur Khardin, ce seta leur perte, car ils devront se livrer alors à de grandes opérations stratégi- ques, et que lzs Russes retrouveront (À toute leur supériorité. Inutile de vous dire, n'est-ce pas? que nul pius que moi ve le souhaite. Avis La jant est trop faible, comparé à l'é-: ront. Lazare N. Richard Prop. Ste. Anne de Kent. N. B. 5} quoi que puissent dire et écrire contre mon assertion tous ceux qui font de la musique—sont ‘‘absolu- ment inimitables’’. On peut les copier, les adapter, Dieu sait comme ! à d’autres paroles ; mais en créer de nouvelles, aussi riches que les anciennes, cela ne peut se faire, cela ne s’est jamais fait...j’affirme que le chant ‘‘ancien’’ est admi- Eu réalité leur folie, si pas, qu'il ne vieillit jamais...” | Si les Ja- | banque d'avoine de Ste. Anne de Kent ouvrira ses portes le 21 mars et l’avoine de semence sera délivrée aux anciennes pratiques et autres personnes qui se présente- rable et inimitable ; qu’il est tou- jours frais, toujours neuf, toujours vert, toujours beau, toujours pur, | toujours aimable ; qu’il ne se flétrit Extrait du discours prononcé par M. Delacour au Congrès de ‘‘Mu- sique religieuse” qui eut lieu à Pa- les étaient ks prévisions du colonel | ts en 1860 et à Bruxelles ee 1863 Let 1864. ‘‘La musique religieu:e | contemporaine ne saurait présenter le vrai caractère de la prière. Au lieu d'élever l’Âme vers Dieu, elle la ramène le plus souvent sur la terre. Que siguifient, par. ex- emple, ces exagérations passionnées dans une messe, tantôt ces lau- gueurs et ces soupirs, tantôt -ces fracas de voix et d’intruments ? Un chrétien adore-t-il Dieu à Ja fa- çon des derviches, par des imouve- ments désordonnés ? Que peuvent dire à l’Âme qui désire prier ces fu- ques d’un caractère échevelé, exahé, essoufflé, ces fugues où chaque exécutant a l'air d’un écer- velé qui crie dans une mêlée géné- emporter de f:.rce ce qui n’est ac- cordé qu’à l’humble prière !”’ L'Israélite Halévy disait un ‘Comment les prêtres catho- liques, qui ont, dans le Chant Gré- gorien, la plus belle musique qui existe sur ia terre, admettent-ils dans leurs églises les pauvretés de notre musique moderne ?....Je donnerais toutes mes œuvres dra- matiques pour quelques-unes de mélodies religieuses.’” —‘‘Jl faut n'avoir je ne dis pas aucune piété, mais je dis aucun goût, pour préférer dans les églises la musique au Flain-Chant.”’—J. J. Rousseau. Le protestant Thibault, profes- seur de droit à Heïdelgerg, appelle les Chants Grégoriens ‘‘&es chants vraiment célestes, des mélodies créées par le génie, dazs les plus beaux temys de l'Eglise, et qui sai- sissent l'âme beaucoup inieux que nos nouvelles compositions à effet.”’ Meczart, le célèbre compositeur, entendaut un jour chanter une pré face, fut tellement ravi de la beauté de ce chant, si simple en apparence, que, dans son admiration, il s’écria: ‘Je cèderais volontiers toute ma gloire pour celle d'avoir compo é une ‘‘Préface” M Ch. Gouuod, l'une de nos plus grandes illust.ations musicales contemporaines, dont on ne cou- testcra pas l'autorité en cette mati- ère, disait : ‘Et ce quiest vrai pour les mu- siciens l’est égaiement pour les chanteurs. Jlablache et Faure ont été enfants de chœur. Il faut ê- tre complètement étranger à l’art du chant pour méconnaîare la cause d’un tel résultat. Cette cause est la connaissance et la pratique du Plain Chant. Là est le secret d2 l'éducation musicale des grands compositions et des grands chan- teurs. “Il ya plus: Je ne sache pas une œuvre sortie du cerveau C’un grand maître qui puisse affronter le paralièle avec la majesté redouta- ble 4e ces chauts sublimes que nous entendons chaque jour dans nos temples, pendant les cérémonie fu- ‘Dies irae et le De Pro- n’atteint à cette nèbres de, fundis’'. Rien « hauteur, à pression et d'impression." cette puissance d’ex- rale? Cela porte-t-il et aide-t-il à Reward A suitable reward will be given for information as to the vherea- ble color, long and bushy tail. He strayed away from the house of Mr. Robert Bell, Alberton, on the evening of Feb'y. 25th. Answers to the name of Rover. Address A. E. ARSENAULT, Summer- side. | Wickham, bouts of a Scotch Collie Dog. Sa-, LAIQUE. NOTICE indebted to W. W. M. D., will please take notice that his books are left with the undersigned for collection. À. J. MCFADYEN Tignish, P. E. I. March, 14th. 1904 Abonnez-vous a Parties L'Impartial Conseils aux Jeunes Gens, Jeune homme, il y a une chose que vous ne pouvez pas faire : Vous ne pouvez pas réussir dans la vie sans travailler, De plus roués que vors l’ont essayé et ont failli. Vous ne pouvez pas flâner au coin des rues et dans les buvettes, fumer le ci- gare, boire le whisky aux dépens des autres, sans briser votre vie. Vous devez apprendre un métier ou bien vous mettre dans les affaires honnêtes. Si vous n’'agissez pas ainsi, vous deviendrez un vagabond invétéré, évité par tout le monde, ne produisant rien, devenant sim- plement à la charge de vos parents ou de l’Etat- Il n’y a pas de place en ce monde pour les paresseux. Les fruits mûrs sont à la tête de l'arbre, il faut grimper pour les a- voir. Si vous attendez qu'ils tom- bent à vos pieds vous ne les aurez jamais. Les hommes-habiles saute- ront et les enlèveront. Remuez- vous. Faites quelque chose quand même ce serait peu de chose. Cela servira de point de départ. Aidez- vous et les autres vous aideront. Il n’y a pas de chemin fleuri pour aller au succès. Le labeur, la vo- lonté, l'endurance, voilà les quali- tés nécessaires. Eveillez-vous et voyez ce que vous pouvez faire. CURES Dyspepsia, Boils, Pimples, Headaches, Constipation, Loss of Appetite, Salt Rheum, Erysipelas, Sercfula, ‘and all troubles arising from the Stomacb, Liver, Bowels or Blood. EI, ses SRoIe mi RRETES stoer 2 RLOOD . B. found m ealth fuily res s warimly recominenc it to all tired anû work ou women. Gallant's Drug Store I take pleasure in announciug to the public that I have purcha- sed Dr. Wickham’s Drug Store, where I will in the future. conduct a dispensing and generai drug bu- siness. My stock consists of the BEST and PUREST Drugs. I will en- |deavor, as I have for the last ten years, to give entire satisfaction to the public. 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