UM Gide r VIEN Æ À 0 nm T P F CS RERO RES ; 7 STONES Ne Mrs b ae nt nn 00 0 D er " png pe 2 ue PEAR. de { 2 Dr PQ en er gp er | RE Sa a ane p. pm à " ” pas Er 4 poses Phmnnte pure an un PR en RE M id “ ë € PER M Ra EE do + p DES creer 2 RÉ 1, VU x + ut rh mn nn on rar a pe ER mg cm © ECS. fl + A L'HIVER C'est l'hiver, avec son deuil, ses ri- gueuis et ses misè-es. Triste saison pour le pauvre! Pendant que, dons ses salons au coin de l’atre brulant, !e riche insou- ciant se rit de la saison cruelle et abrège les lougues veillé:s de mille joyeux passe-temps, le piuvre dans sontaudis mal clos, lutte péniblement cuutre les frimas. Il regarde triste. ment s'amonceler l1 neige, qui lui prédit une lougue série de souffrances et de privations. Triste saison pour le pauvre! Le pain neïsuffit ja! il faut songer au froid, qui tue comm: la faim. Voyez dansjles jours d'hiver lors- qu'an rayon de, soieil, vient enrayer nos ruzs, nos places pubiiques, cette groupe de femmes, d'enfants et de viei.lards, accroupis pressés les uns contre les autres à ‘abri de la brise glacé:, aspirant avec volupté la douce chaleur que le ciel leur envoie pour réc'auffer leurs membres engourdis» €t diies vous: l'hiver! trisie saison pour je pauvre! Ei donnez. Donnez sans vous lasser, donnez à tous et pouritous, Ô vous que la for- tune acomblé; de ses faveurs. À cette i:mme en haïllons, au, vi- Sage amaigii, creusé par la souffrance, qui press contre sun sein l’énfant de la, douleur, fdunrez”car, elle ‘soufre, elle souffre doublement. >< À ce vicillard coubé sous le pcids des anré:s, incapabie de pourvoir'à sa subsistance, “onnez, afin qu'il ne maudisse pas l'existence et qu’il vive. À cet enfant, qui vous harcèæ de sa voix grelottanie, donnez, car il est peut ê.re le soutien d’une nombreuse famille, A toutes les infortunes dont la route est s:mée. à toitc: les misères qui at. tendent un secours, donnez, Le pauvre, en toute saison,Ja be- sin de votre appui; mais en hiver cet appui lui est indispensable. % Le travail manque, le froid frapp: à l21 porte de la mui-on. Dansiles j ursées d’é é, le pauvre, désuenillé, sans gi , sejtrouvera sa isfait d'éviter la faim; quend l'hiver sévit, ses besoins grandissen!! il lui fau: un toit pou: se reposer, un vête- ment pour se couvrir, du feu pour se réchauffer, et ‘oujours du pain. Le ficid! qu:1 ennui cruel pour le pauvre! La chari'é l'a compris! elle a su, filie du ciel, *réchauffer les ‘membres du malheur x, et adoucir pour lui les rigueurs’de l'hiver. _ Son action bienfaisante doit so mul tiplier,[s’étendre, sef.développer, sans césse, pour combat re le hideux fleau de la misère. Soyens donc tous charitables sui. Vänt n04 ressources, et;au moment ou les jours sombres vont venir, rappe- lons nous qu’il y a des déshériés dans ce monde ei tachons qu'ils n’appli- quent pas à notr> égoisme ce triste vers du poète Delille: L'homme se piait à voir les maux qu’il ne sent pas- ® Leont FIRST PRIZE ! My Wellington Boots took took FIRST PXIZE at the P. COUNTY Exhibition. t) fl EX Fe sy LS ue Our Goods are UNEXCELLED,. Harnesses, Boots and Shocs. at CUT PRICES J. Albert BRENNAN, Tignish, P. E. Island. } } Î ABjURATION Une t'uchante cé énn'e avait lieu dernièr:ment à Saint-RAamuald. J1 y a deux ans, un j'une homme du nom de H:rman Anderson, mate Dtà bord d'u navire en éécharge ment à New-Liverpool, dés: rtait pour se 1éfugier dans une brave famill:, à Ssint-Romuald. Il s’adonna au :ra- vail et fai un kon suj t Les bons exemples qu'il aviit constamment sous les ycux produisirent un heu- reux cffet. Il y a quique temp, il de manda à se faire instruire dans la r l'gion catho'iae, et dimincke der- nier il a ahja 6 le protestan'isme. Ii a été baptisé dimanche ap.é-midi, le 3 dec. HISTOIRE D'UN PERRO QUET Ua riche j'aif de Paris, értte, ville | Mais ce qu'il y a de curieux des merveilles, avait fait faire l'éduca: | tion d’un perroquet pour en faire ca- deau à ua de ses paren s de L‘udres. Il chargea un conduc'eur de l'empoyz- ter dans une cage. Celui ci, étant obl:- £é de conduire Le perrcquet par Anvers en était embarrasté, et chaque fois'qu il approchait de la cage il criait : Cu. cho de juif, va. Le perroquet, tran - spor 6 en Angl:terre, sun nouŸeau mii.re alla voir et voulut lui parler Maïs le perroquet, au lieu, de lui 1é- péer.le compliment qu'on lui avait appris, lui cria aussi 0. : Cochon de juif, va ! C ;chon de juif, va ! D. vinez si mon juif fut sat s'ait. J'ai moi-mêm: chez moi un perro- quet d’une int: lligence ex:raoerdinaire UN ROMAN DE LA VIE FEUILLETON REELLE 5 . d UN La ville de Denver(Colorado) comte actuellement parmi ses JOYEUX NOEL rl habitants une femme qui a é- pousé successivement les trais jeunes gens qui la courtisaient quand elle était jeune fille. “Vous voyez cette femme à la toilette élégante qui vient de passer près de nous, a raconté un mineur enrichi de Denver àun journaliste de la mêime ville, Eh! bien, c’est inon an- cienne femme, La plupart de mes amis me prennent pour un célibataire endurci ; et, je vous a vouerai confidentiellement que je suis un homme divorcé. dans mon histoire, c’est que nous étions dans ma ville nataie trois jeunes amis qui courtisions la même jeune filie, que nous. l'avons tous épousée suecessive- ment, et que j'ai eu le bonheur eu le malheur, comme :il vous plaira, de l’épouser le premier. “Nous avions vécu ensemble | environ trois semaines lorsque , ma femme m'informe franche- , ment qu'elle s'était tromp‘e et qu'elle aixgait mieux mon ami Frank que moi. Il n’y a pas eu J'ai voulu faire sur ‘ui un: expérience : | femme, Dans les premiers temps à son sujet. Mon secié aite, qe j'ai chargé du soiu de son élucation, est. parvenu, à force de jui lire des fouil letons, à le rendre c:pible de dicter tous L:s jours un roman;en! deux vo- lumes, Dazs ce momert, il est en train de jui appre ndre à écrire. et j'espère’que son éducrion achevée, sa plume ne sera pis moins léconde que ce'le d’Aléxindre Dumas, et q:’.1 nou: duner: un neuveau Monte-Christo et | per | puis je près mon d‘part, j'ai de querelle entre nous, ét quoi- que je fusse très Yexé, je con- sentis à me séparer de ma j'ai refusé de consentir à un divorce ; mais au bout d'un an de séparation, j'ai pensé qu'il ralait mieux en finir et cou- d'finitivement nos liens : suis venu chercher fortune dans l'Onest. Peu a- appris que mon ancienne femme s'é- de nouveau Mousquetaires qui n’au- | ront pas moins Ge sacré; que lsurs airès. A propos des élections. —Pcurquoi, demandait quelqu'un, eet intervalle de huit juurssentre la nomiua tion et le jour du scrutin ? —C‘est., répondit-on, pour laisser aux électeurs le temps de cLar ger d'opinion. M ne Calizo est un peu anés ique, son médecin lui a,prescrit le régime jiacté : tous les matins, un graud bol de lait de la même vache. Eu apprenant cette ordonnance, M, Calino. qui & grand souci de sa Sauté dit à sa cuisinière . Vous me servirez, tons les jours, un bifteck-du même bœuf. TENTATIVE ;CRIMINELLE Bruxelles, —On écrit de Charleroi que deux individus ent,été surpris! justejau m ment ou iis plaçaient un engin explo sit au pied d'uu pilier de chemin de fer #érien, qui sert au transport des résidus ! des usines Solvay, à Couillet, dans les carrières des Fiestaux. Voici dans quelles circonstances l‘at ten tat criminel que méditaient ces mau vais garnements a été découvert et de joué. Une vieille femme, uommé Aline Leclaire, de Couillet, étant allée dans le bois pour y chercher -des simples, fut très intriguée de veir.deux hommes pla. cés au pied du pilier qui soutient le che. | porter sur un braucard le jeune officier min de fer aérien, une:boîte en ferblanc à laquelle était attachée une corde Aprés le départ des deux individus | de deuil, et deux ou trois amis assistai- suspects, la vieille femme s‘approcha de | ent seuls au mariage 12 boïte mystérieuse et, posant le pied | # lineual corde, elle coupa celle-ci avec le couteau que lui servait à couper les her bes médicinaies. Elle s‘aper çut alorg que ce qu‘elle pre nait pour une simple corde était une me che de igquelle s‘échappait de la poudre noire. Elle n‘eut pas le temps: de pous ser plus loin ses investigations, car les deux propriétaires de l‘infernal engin s'étaient aperçus de sa présence et, re venant sur leurs pas. ils se ruèrent sur la’pauvre septuagénaire, qui fut pres que; agsegimée, par eux à coups de pied. Is la Jaissèrent pour morte, et ce n‘es$ qu‘à grand’peine que la malheur euse put regagner le village. Quand elle reprit ses gens, boîte en ferblanc, mais elle ne la re trouva pas, et se rendit au commis seriat de police pour faire sa déclara tion. elle avait £herché la | Le commissaire se rendit aussitôt sur : les lieux ; mais lui non plus ne re trouva pas la boîte en fe blanc- Mais ilfii une entre découverte très impor tante : dans ls maçonnerie du pier du chemin de fer aérien, il découvrit une boîte en tole qu'il a emportée pour la soumettre À une:sxpertise. La nouvelle’de cet attentat avorté a produit à Chgrleroi yneiorofonde im pression. Ripans Tabules cure dyspepsia. tait remariée avec mon rival Frank. Celui-ci est mort un an 81161 ajrè. 5 n ma.ia.e, ct d x- wois plus ta: à, ixon sncicune tenime se ma ia er tr.i: à ue noce avec mon au re ami qu'l: cuurtis:it en nêne temps que moi. Il: sont venus se f- xer à Denver et ils demeurent main- tenant dins l: quartier de Capiol Hi! ?J= suis ma'n'enant, a aj:u 6 1: mi ueur enrichi, ex exccllents rapports d'amitié avec mon aneierie ft mme et son troi:ème mari, e: j'if-souveut cie, chiz eux. La première fis:que ÿ: su s ai6 leur faire vi“itex ma tiuation ét-it queique peu embarrassante; mais il n'a pas éé fit allusi n à nos an- ciennes rel.tions et la j uoe femme m'a trai°é comme un ami dont elg.au- iaït fait récemment la connaissanee. Néinmeins, j'ai rés: lu ce de jamais me remarier, car la femine est pour moi une énigme qûe j: ne cherchersi plus à déviner. UN MARIAGE ETRANCE Madrid,7 —On vient de célébrer àMé lilla le mariage Ge la fille du gènéral Mar gallo, tué récemment à la têtg des troupes espagnoles bans une sortie con- tre Kabyles, avec le lieutenant Saltag. Le lieutenant Saitos avait été Iégèrement blessé en combattant à côté de son chef le jour de la mort glorieuge du, général On a donc du, pour la cérémorie. trans- de son domicile à la maison de sa fian cée La veuve du général vêtue d‘habits C'est un a umônier militaire ‘qui a donné, devant ces témoins en larmes la bén‘diction nuptiale aux jeunes époux, MOYEN DE RECONNAÏTRE LE FER D'‘'AVEC L'ACIFR : Il arrive assez souvent que le cultiva- teur achèt des outils aratories qu'il croit être en acier, et qui ne sont qu‘en fer par ie poii qu'on a su leur donner. Voici un moyen facile de reconnaître si l‘outil est en fer ou en acier : Il s‘ägit de placer l'outil sur une pierre, et de jeter gur cet outil nitrique (quatre parties d‘eau sur une d'acide }).Si J'acids fait une tache 1 oire sur l'outil, il est d‘acier ; dans le cas contraire, l‘outii est en fer, Marius a du, y a quelque dix où ‘ douze ans, épouser Lécodie, Cependant ce mariage ne s'étant pas fait, Marius et Léocabie se sont mariés chacun de son côté. L'autre soir, on disaitælevant Cassou- let qu'ils avaient chacun sept enfants. — Ah ! Dieu du ciel ! s‘écria-t-il, mais alors.... alors, s'ils étaient mariés en- | semble. ils en auraient quatorze ! Ripans Tabules : best liver tonic. Ripans Tabules cure jaundice ne Que j'aime un salon éclairé ‘seulement par la lueur qui s’é- :chappe du foyer ; que cela est gai : ne le trouvez-vous pas comme moi ? glit M. Austin en s'adressant à ses convives. Oui, oui, s’écrièrent à la | fois plusieurs voix. Et qui ne serait de cet avis ? Qui peut nier le char- me de la réjouissante lumière d'un feu brillante, lumière en jouée, sautillante, véritable feu follet, qui tantôt s’élance dans la cheminée à la grande stupéfaction. d’uñe fumée grise et paisible, tantôt dispa- rait tout à Coup pour revenir bientôt se précipiter avec agi- tation entre les berreaux de la grille, frétillant, pétillant com mé pour vous inviter à vous approcher afin de mieux jonir de sa chaleur, ce que ne man- quèrent pas de faire quelquee- unes des personnes de Ja “ré- union. Les grands parents, M. et Mme. Austin, 81 Jones se mirent à canser gn formant un cercle autour du feu ; les enfants diriges par Agnès jouèrent au colin-maillard, et, dans un coin que le feu n'e- clarait pas, se placèrent Frank et Marie. Malheu:euseincnt Pringle jetait à chaque instant uu regard inquiet vers ce coin, et M. Austin jugea à propos de demander les bou- gies, On les apporta prompte- ment ; les deux fancés vin- rent agrandir le cercle des gens sérieux ; Marie, le teint fort animé et se plaignant de la grande lumière, Frank, se mêlant à la conversation gé- nérale de la façon la plus ma- ladroïte pour essayer de per- suader qu'il était au courant de ce qu'on disait, On annonça le diner, ct l'aspect d'une table bien dres- sée et de la bonne chère qu’el- le offrait aux regards, cut sur tous un merveilleux effet, en particulier pour Pringle, pour qui le diner était tonjours chose fort importante, et dont les traits s'épanourient à l'in- stant. M. et Mme Austin pa- rurent alors fort affuirés 5; les grands parents rappelèrent les jours de Noel du temps passe ; Jes plus jeunes enfants qu'on avait perchés à l'avan- ce, les jambes pendantes, sur de grandes chaises ou ils a- väient pris une mine bleue et froide. commencèrent à se dé- geler : Agnès qui avait trou- eux, se Imit à la hauteur dé leur enfantin : Frank et Ma- rie reprirent leur causerie in- time sans savoirs’ils mangeai- ent du resbif ou de fer battu ; seul, le pauvre Jones faisait triste figure loin d’Agnès et chargé de découper une din- de. Plaignez-le, Ô vous ! qui avez été amoureux, et qui n'aimez pas à découper ! En vain, hélas ! il espérait qu'on négligerair la dinde pour le rosbif. En vain donnait-il à entendre que ne pas manger ‘ie rosbif le jour de Noel por- tait malheur : chacun s'obsti- nait à vouloir de la magnifi- que dinde ; et pour surcroit, la voix aigre du vieux Prin- gle, et ses observations plus aigres encore, achevaient de déconcerter le coupeur et la faisaient tressaillir. Vous ne serez donc pas surpris d'ap- prendre qu'il se trouva ayant la fin du repas dans un état qui certainement aurait guéri le rhume de cerveau le plus violent, Le diner terminé, on ren- tra ou salon ; puis, après le thé, on joua aux gages pour amuser les enfants, ce qui dé- plut à Pringle qui ce rendit à la bibliothèque, en se plaig- nant de “leur bruit infernal" M. Austin le suivit de près. Pardonnez-moi de vous im- portuner une fois encore, M, Pringle, dit-il en entrant ; vé moÿen de se glisser entre mais j'aime Marie comme ma fille ; je voudrais vous faire changer de résolution. Il est inutile de m'en- puyer ;: quand j'ai pris une résolution je ne ne change ja- mais. Votre protégée est top pauvre ; des engagements à longs termes sont choses dé- testables, Ainsi comme ils ne péuvent s'épouser, ils feront bien de ne pas se regarder aussi longoureusement. Faites ce que je vous ai con- seillé, débarraseez-vous de ce garçon, ou sinon je vous al dit ce qui arrivera : js se ma- rieront je ne leur donnerai pas un rouge liard, et je lais- serai toute ma fortune à la vicille Marthe ou aux hospi- ces ; voilà, n'en parlons plus Mais, monsieur, vous êtes réellement trop vif. Went- worth est un excellent jexne homine, capable de sentiments profouds, violents même un tel coup porté à ses espémn- ces, juste au moment ou il débute dans la vie, lui fera un tert incalculable. Le poste qu'il occupe r’aura plus pour lui de charme, ni intérêt, et vous le pousserez peut-ûtre à | la misère et au vice. Qu'ils s’épousent denc,icela ne me regarde pas. Un peu d'aide de votre part leur permettrait de se marier sans craintes pour l'avenir. Je ne donnerai rica, je,vous le répète ainsi ne m'en par- lez plus. - M. Austin se retira en sou- pirant, et Pringle, sortant de sa poche son énorme montre, la plaçca surla cheminée et en sontempla longtemps d’un œil fixe le vieux cadran d'émail blanc, dont lesaiguilles iuisem- blaient marcher {res-lentement. Il était plongé dans cette sorte de conteimpiation, lorsqu'il erut voir s'étendre sur ia montre un nuage d'abord ger, qui de plus en plus devint épais et s'{tendit. Les cheveux de Pringle se dres- serent sur sa tête, sa respiration s'arrêta quand de ce nuage sor- tir enfin une forme semblable à une ombre un personnage te nant à la main une faulx et un sablier, Qui es-tu ? demanda lPringle én tremblant. Je suis celui qui fait de l’en- fant un vieiliard ; de la chrysa- hide un brillant papillon. Nou- vent où ne conjure de partir; ipals jamais je ne viens deux fois. J'amnene avec inoi les larmes, et pourtant je eansole de tous les maux. et Les cœurs fatigués et brisés me bénissent, car c'est moi qui les conduis enfin au re- pos. Tu as fait de moi un tris- mauvais usage ef je viens pour te le dire. Je suis le temps. De- puis soixante ans je ne t'ai pas quitté, comment m'as-tu em- ployé ? J'ai beaucoup travaillé, mur- murä Pringle. Dans quel but ? N'est-ce pas pour ta jouissance personnelle que tu as amassé des richesses ? Quel bien ont-elles procuré à tes semblables ? Quels avantages ont-1ls retirés de ton savoir ? (Quelles sont les personnes que tu as soulagées par de bones pa- roles ? Quelles sont celles que tu as édifices par de bons exem- ples? Et aujourd’hui que tes forces s’en vont, que l’âge affai- blit ta vue, tu n’as pas pour sou- tenir ta marche vers le tombeau une seule bonne action sur la- quelle t'appuyer. Jette un coup d'œil sur ta vie passée, songe aux circon- siances qui ont fait de toi l’être endurei et inflexible que tu es aujourd'hui, et-je consentirai à ne point te quitter encore, pour te donner l’occasion de faire le bonheur d'un de tes semblables, et de mériter ainsi ses bénédic- tions qui viendront dorer les derniers rayons de ton soleil cou- chant. Attends! un esprit va te venir en aide. Et Pringle, les yeux déme- surement ouverts et fixés sur l'être mystérieux qui lui par- lait, en aperçut un autre qui peu à peu s'élevait à côté de lui. ‘ C'était une femme grande et gracieuse, tenant à la main un manuscrit roulé. $Ses vête- ments semblaient composés de nuages ; sh visage beau et res- plendissant avait une mobilité d'expression tantot triste, très- triste, tantot rayonnant de joie. Esprit qui embrassez le pas- ed smndimanes “cité dati” cité ul vécue | dinde 4 dE sé, déroulez vos tablettes, et l'esprit ouvrit lentement des feuilleis qu'il plaça sous les veux de Pringle. Qu'y vit-il? D abord un enfant agenouillé devant sa mère, dans l'attitude de la pri- ère, Ce feuillet disparut et fut remplacé par un autre, qui ré- présentait un groupe d'enfants dans une grande salle décorée de houx. Au milieu du plafond une branche de sapin était sus- pendue, et, juste au-dessus, un jeune garçon dont les traits rap- pelaient ceux du premier enfant, tenait par le cou une jolie pe- tite fille qu'il cherchait à em- brasser, et qui faisait tous ses efforts pour recouvrer sa liber- té. Une grosse montre était sus- pendue à la poche du jeune gar- con. Ce tableau disparut bien: tôt pour faire place à un troisi- ème qui-représentait un jeune homme, et près de lui une Jeune fille en pleurs dont il pressait la main, et qu'il regardait avec ten- dresse, Tont à coup une autre forme apparut, celle d’un homme de haute taille, à la mine sévère, qui d'une main de fer arracha celle de la jeune fille des mains qui la pressaient. Pringle se eacha le visage, tout son corps tiemblait, et d’une voix suffoquée il s’écria : Esprit, pitié, pitié ! laissez-moi oublier cela, je vons en conjure. Quand il releva la tête, le tableau avait changé. Il vit le méme jeune homme vieilli, éclat de sa jeu- nesse avait complètement dis- paru. Il était assis devant un pupitre dans un bureau ; l'hom- me au visage sévère se tenait debout devant lui. Mais qu'é- tait devenu son air hautaiu d'autrefois ? Il avait disparu. Pâle, amaigri, pauvrement vêtu, cet homme semblait l'humble suppliant de. celni dont il avait détruit le bonheur. Ii d‘signa d'un regard expres- sif le monceau d'or amassé sur la table ; mais le jeune homme le convrit de sa main, secoua la tête avec un regard de mépris et lui montra la porte. a continuer L'HOMME SANS NOM Un homme se pré .ente a une bar- rére de Paris eï; 1793 son luid man de sun nom : Mousieur le narquis de Saint-Cyr, di:-’Z —Citoyen, 1: mot monsieur n’est plus fra ç'is. Ahl;pardon le: marquis de Siiat- \ Cyr. —Citoyen, la nati :n a abolils mar- qus:ts, — C'est juste, js n'appele de Suint Cyr. —Nous ne conn:ïissons jlus au- jourd’hui ees de avant le ncm, — En ce cas, je me nomme Saint- Cyr tout court. —La nation à daititué 1oùs les | Saints. —En bien, alors, je suis Cyr. —1l n‘y a point de Sire en France, il n’y a qu: des fiêes. — Alors j: suis voire frèr2. —A la bonne heure. C:la se peut du moins, car j'ai 6 é él:vé aux E1- fants-Trouvé:. L'exécution d’un condamué par l’eau bouillante a é1é connus en Per- se, La dernière de ce genre a eu li.u ‘ en 1890. La victime é:ait coûspable d’avoir *boc d'e” sur les revenus muni- cpaux. On l‘a placé d’abord dans ua chaudron remplie d’eau frois qui a 6 & portée gradue:lement à l'ébuliition par un feu lent. Les chairs se sont de- tachées d:s cs, et l:8 fonctlonnaires du Snah pretenent que depuis cette 6- p?que l‘administraiion des affaires mu- nicipales, en Perse, est a peu près parfaite. JOSEPH II A L'HOPITAL DES FOUS On raccntre que Joseph II, sllant visiter ua hôpital qu'il faisait con- struité, regardait un escalier et trou- vait qu'un fou me pouvait pas y pas- ser sans risque. L: concierge lui ré- pondit que, quand ua fou arrivait, le garde était devant, lui derrière, et le fou dans le milieu. C'était justement | la place de l'empereur, Sans rien té. _moigner, il acheva sa visie , mais au retour, pré: à redescendre l'escalier 1] lui dit ; J'aiañsez fait le fou, à ton tour’ mets-toi dan le melien. FE LE ES STANDARD FASAION CATALOG: 10 page over AU deg do mail for only o FUN SD Re STANDARD