é RE sp : : sf 3 Ben cn EE NME Vi: LP à RER CNE TE - ÿ k à Dé Hs * p Ÿs 3 put k . ann Es At ane. 5 APE RS ve -#: E +4 or À RES PAMOTE à L'e.,S < * A RAA SEE Su une CRE MINES ED à RER a RSS PR AN IT re EP LORS TN AR ROME RER EME RM ME ES AR À _ L'IMPARTIAL « LS ni = LE 2 " . : CONFERENCE DE L'HON. SENA-|! Nous habitons un immense TEUR POIRIER À LACONVEN- | Pays et aspirons à former une TION DES INSTITUTEURS grande nation qui ne soit ni an” à L glaise ni française, mais Cana- | dienne. D'un ordre politique LFS T ET 8 JUILLET nouveau est né un sentiment 1896 imational nouvean. Par l'allé- me | geance nous sommes tout éga- Mousieur le Président, lement et au même titre des quelque chose dans l'Etat oulde la foi. dans l’eglise. Plusienis s’imagiuent qu'un Que les gouvernements | Anglais a plus de chances qu’un soient justes et libéraux vis à français à réussir dans potre vis de nous et ils n'auront pas pays; qu’il est mieux considé- de plus utiles et de plus lo- (rés que ses garçons trouvent yaux citoyens; que nos coreli- plus facilemint à se placer et gionnaires d’une autre langue ; ses filles à se marier. Je ne crois soient partout, ou si vous ai-|pas que cette proposition soit (confondant avec la maturité physiologique, on se trouve dans l'embarras. La question a été pourtant bien des fois tranchée, car tous les auteurs anciens, aussi bien que les agronomes Îles plus dis- tingués de notre époque, sont d'avis qu'il est préférable de Monsieur le Curé Mesdames et Messieurs. L'objet pour lequel nous sommes ici réunis est un des plus sérieux qui se puisse con- cevoir, la grande, l'absorbante question de l'éducation. Si, maintenant, nous considérons que ceux quisont en conven- tion sont des Acadiens et des a mis éprouvés des Acadiens; qu'i! s'agit d'étudier les mé- thodes d'instructions les plus propres et les plus avantagev- ses à notre race, dans les condi- tions où elle se trouve; et qne! le mouvement est tolérée. que dis-je, approuvé, eucouragé, voulu, subventionné par le gouvernement de l'ile; qu'il n'offusque personne; qu'il est bien vu, non seulement de nos coreligionnaires d'une autre langue, mais aussi par noS CON- citoyens d’ane autre croyance religieuse, des pensées bien consolantes montent au cœur et étouffent la voix dans ses sanglots de reconnai-sance. Je ne m'y arrête pas, car ces Con-| sidérations m'entraineraient trop loin, et s'il est salutaire de se souvenir ‘des jours anciens”, il vaut peut-être mieux enzore étudier le présent en vue de l’a- venir. Au point de vue de l’éduca- tion, qu'elle est la situation des Acadiens de l'ile ? Je réponds sans hésiter—celle des autres nationalités,sans infériorité au- cune—c'est à dire que ceux qui furent par deux fois proscrits, qui autrefois ne défrichaiint des terres, ne construisaient des demeures, ne muitipliaient leurs troupeaux, que pour les voir tomber entre les mains des Anglais, dont l’idiome et la re- ligion avaient été proscrits et dont la destruction avait été positivement décrétée, ont au- sujets loyaux de la couronne britanique; par les traditions, par le sang, par la langue. nous avons des attaches et des be- mour d'un enfant pour sa mère ne peut être ponr toute per- sonne raisonnable une occasion de suspicion, car cet amour est uaturel, 1égitime, et ne saurait le détourner d'aucun de ses autres devoirs. Nous aimous notre langue française, non pas par haine des autres langues, mais parce- que c'est la langue de notre | père, du père de notre père, que nos aïeux l'ont parlée toujours. que Dieu nous l’a donnée en héritage, et que c’est notre de- voir naturel de l'aimer. Et | cette droite raison qui nous fait jaimer notre langue natale, | nous fait également respecter les autres langues qui se par- lent autour de nous. Loin de nous détourner de la fidéhié que uous derons à la reine d'Anvyleterre, cette convention, au contraire, l’aflermit, car elle geance à lacouronne n’entraine le désavocu d'aucun sentiment cher à notre cœur. Loin de nous isoler de nos concitoyens an- glais, écossais et irlandais, cette convention nous en rapproche. Parce que, d'abord, vous en a- vez Messieurs, pris l'idée chez eux, et qu’ensuite nous venons étudier les moyens d'étre comme eux,et autant qu'eux des citoyens de progrès, dési- 'reux de mettre au service de notre commune patrie toutes les ressources intimes dont uous pouvons disposer. Ce que nous faisons ici c’est à la fois ‘une œuvre nationale qui nous l'est particuhère,et une œuvre d'émulation sainte, commune avec les autres nationalités, l’é- |mulation dans le progrès. nous fait voir que notre allé- > DS RE RS De ts... -nbà ESS D. nm. jourd'hui toute la plénitude £ L D J Tr. Pr | Pour être bien décidés à en- des droits religieux et civils de) . É . à seigner à nos enfants dans les ieurs conquérants d'alors, etre-|, = . 5 « "" |écoles publiques et à parler trouvent même après un siècle, : . à , ,, | nous mêmes notre langue fran- et derni de désespérance, l’hé- | çaise, nous ne rêvons pas à stage 00 Inur Hague, que fout cause de cela un changement le monde croyait perdue | ER _ L os tres d'allégeance; je dirai plus, quoi Oui, cet héritage précieux, le, que le mot soit bien dur à pro- PRE parier notre Jan. pour une langue aca- sac. nee, Où seulement | dienne, nous ne le déesirons pas dans nos demeures au coin du és É +. ei lu dd. 2 à :_ L'eussions-nous quelques fois feu, l'hiver, à l'église :e diman-. désiré que des actes de libéra- che, dans nos prières à Dieu le. Mes cubes cle 4h mit hot D soir et ie matin, où nous la-| ; : vernement qui donne à notre vions conservé comme les pre- Lost Does: die : Hier e , ' miers chrétiens avaient con$er | . ‘ © .. naissance officielle, qui nomme véle culte de leur religion | * et salerie un inspectenr français sainte cachée dans les cata- P g pour les écoles des disiricts combes, mais encore dans les ; Ù ù à g ; | français, qui tolère, qui assemblées publiques et sur-| 3 das k ‘encourage une convention des tout à l'école publique, nous. ps ; Sn ‘instituteurs et institutrices aca- est enlin restitue. Le domaine est délabré, il est | eu SR sens ” pe riilbenans cat: té dix spécial de promouvoir l’ensei- * » re - | L : ; ali > | gnement des deux langues dans temps et forcement nég igés, | Le écol ne de bien des plantes étrangères et | | - É ne ag ' …. raient désormais. nuisibles ont poussé au milieu. E l : des blonds épis et parmi les! ; Fe RL fleurs du parterre, mais enfin, Emi votre aimé: el hrs ET ; Re clergé au mouvement éduca- l'héritage est là, presque intacte, | Ge ; ” presque entier; nous en tenons tionel que vous poursuivez, en- ‘ k | CO œemen É 6] ‘à les titres dans notre main, cette couragement démontré jusqu à , l'évidence par senc ic convention des instituteurs " ; par la présence ici de : | M. l'abbe Ronald McDonald et français en est la prenve. 1l ne, le M l'abbé Bovd * . » | € e . a C y S : sf nous reste pius qu'à réparer, LL % 5 2 . La A \ , ne. OC 1 16e nou à | les dégâts et à remettre l’héri- PRES ee mer davantage. tage dans son état primitif. | . carats 41 CRE de Nous ne serons infidèles à la kan : à ,* moyens. canne anglaise ce qu à Mais avant d'entrer dans les! Dion 16 piaiseqne pure os AS éotis lies divine |nous enlevera nos droits et nos as de concitoyens d'ori | biens, et encore nos pères lui Lie | sont-iis demeurés :oyaux jus- gine différente, qui parlent une) ,. 3 Le mé, Pe autre langue que nous, que nos QU'A RR A R RE efforts nationaux, que cette con- | sécution; nous n’aurons d'aver- ble Lion A Sd ooit di | sion pour nos compatriotes d'o- Nr 2. Era : rigé Berre Rates Jo UE différente, catholique cu . |proi:«tants, et ne nourrirons vis pays commun que nous habi-|, EE , D puce es bévens à vis a’eux un esprit de rétalia- QU OS, s |tion méchante que lorsqu'ils leur seront avantageux coMmME | méconuaitront notre droit im- à nous. | prescriptible d'être comme eux mez mieux, continuent Er des Acadiens qui s’an-| glicisent. à être semblabies à ceux de l'ile Saint Jean équitables et généreux, ils verront comme soins du cœur particuliers. L'a-! l'amour germe vite dans os cœurs. Revenons maiutenant au but de cette convention. Vous venez délibérer sur ce qu'il convient d'enseigner aux enfants acadiens de Y'Lle Saint Jean, et sur la meilleur ma- uière d'enseigner. C’est une con- vention composée de délégués français mais ce n'est pas une convention française dans le sens stricte du mot, car per- sonne ici ne songe à enseigner que le français dans les écoles, quoique tous veulent que le français y soit enseigné. Est-il bien nécessaire que le français soit enseigné à no3 en- fants ? Sans hésiter je réponds, oui, essentiel même. Il n’en est pas ainsi pour ceux dont la langue maternelle est l’angliais; l'apprentissage du français pour nous il est,je le répète, néces- saire, essentiel. J'ai dit qu’au peint de vue _olitique et social, la liberté qui nous est accordée d'ensei- gner notre langue dans les €- coles publiques ne saurait qu’- affermir notre fidélité à la Cou- |ronne, et faire naitre de plus cordiales relations entre nous et nos concitoyens d'origine é- trangère, catholiques et protes- tants. Nous nous devons à nous mêmes d'étudier notre langue sans laquelle nous ne pouvons développer et faire valoir toutes les ressources qu'il y a en nous. | D'abord nous sommes nés fran- çais. Que nous le voulions ou nous le voulions pas, le sang qui coule dans nos veines est un sang que nous ne pouvons vicier, est un héritage dont nous ne pouvons nous défaire. Notre père et notre mère étaient des Acadiens; nous leurs en- fants sommes acadiens comme eux. Pour ma part je m'en glo- rifie, j'en remercie Dieu, et ne voudrais changer mon titre contre celui du plus fier cito- yen ‘du plus grand état qui soit au monde. Pour cesser d’être acadien que faut-il faire ? Chan- ger son mou patronynique d'a- bord, de LeBlanc: qu'on est, devenir “White” (sans se blanchir pour cela), ou comme ce Cänadien qui se nommait Turcotte dans son village natal s'appeler “Sma]lpox” - à -Eynn Mass. Ensuite perdre si langue natale, ce qui ne se fait jamais très bien à la première généra- tion; il faut du temps et des moyens pour en arriver à ne plus écorcher l'anglais de Ja Reine. Tout cela n’est pas en- core suffisant. Si Pothier deve- nu Porter, on Surette devenu Lower continuent à fréquenter ‘église catholique et ses sacre- ments, ils ne sont pas sürs de n'être pas reconnus pour des français mai déguisés; force ‘eu: sera d'aller jusqu'au bout GO THE WHOLE HOG. comme di sent élégamment les Anglais après leur langue et leur nom de famille il leur faudra mettre de côté leur religion et se faire méthodistes ou preshytériens, Alors il seront des Anglais complets. Plusieurs de nos frères, un plus grand nombre qu'on ne ie pense généralement qui sont devenus totalement anglais, surtout aux Etats-Unis n’ont pas craint d'aller jusqu’au bout. Leurs enfants sont au- jourd’hui des protestants qui rougissent de leur sang et de [leur origine première. La perte de ia langue a entrainé la perte | enx ne serait qu'utile, pour moissonner ces grains, Ct parti- D'abord tous les citoyens dufjoursavant leur maturité; ve Canada sont égaux devant ixiqui se reconnait, lorsque pres- oi civile. Devant la loi de né-\sart le grain avec l'ongle, il cessité, ul ne peut vivre ‘ans |s'imprime dedans, mais sans (travailler, excepté peut-être les! pouvoir le couper facilement, rentiers; et ceux d’entre nous et que la paille ne ‘vonserre qui avez de gros revenus, n'ont presque plus de teiit veidà- pas besoin de changer de ma-ltre. tionalité pour vivre à ne rien| Au reste, il est absolument faire. Mais ceux-là sont rares prouvé, par des expéritnces parmi nous, et ils sont moims | comparatives, qu'indépendam coramuns quon ne ie pense ment de la perte par égrenage chez nos frères appartenant à lainsi évitée, les blés récoltés | d'autres nationalités. quelques jours,—de 5 à 10.— Bref! Anglais ou Français avant parfaite maturité, non protestants ou catholiques, ilseulement donnent u'n poids faut que tout le monde tra-|plus élevée et qui peut attein- vaille pour vivre, et celui qui!dre jusqu'à 4 livres au minot, n'a rien n'amassera pas de for-| mais qu'encore la paille elle tune à se croiser les bras et à même est plus nutritive que Parler anglais. :ceile des grains complètement Si je svis un cultivateur, le|mürs. D'autre part, il est cer- bon Dieu me donnera, à moi, tain que le bl4 “pris sur le Pascal F'oirier, qui porte un|vert”, donne une farine plus nom absolument acadien, la belle, plus blanche, et moins pluie de ses nuages, les rayons |de son que celui arrive à par- de son soleil, tout comme à mon | faite maturité sur pied- voisin, décoré du plus beau!) 1]n'y a done pas à revenir nom britannique. Si vous êtes sur cette question : le blé doit pêcheur, le filet de Joseph |éêtre coupé avant complète ma- Gaudet prendra tout autant de {urité. Toutefois, il est bon poisson que celui de Michaeïi | Gans ce cas, de le moissonner Irving, s’il est aussi habilement | ar un temps sec et de le lais- tendu. Pour entrer dans le ser deux on trois jours sur le commerce, partir un négoce, il!sol, en javelles, ou, si le temps faut à l'un comme à l'autre des | n'est pas certain, en meulons, capitaux ou da crédit; la lan-\ sr ils'altererait si on l’entassait gue que vous parlerez ou le | immédiatement dans les gran- nom que vous aurez troquéwes Sil était destiné cepen- | pour le vôtre vous Sera d’un|éant à la semene, il voudrait médiocre secours pour Trus en | procurer. | Un Angiais dans ce pays est mieux cousidére qu'un Frau- |çais me direz-vous ? Soit, mais | an Français qui a honte de son \origine est-il mieux vu qu'un | français qui s’en honore et la vent faire respecter ? Je sais | bien qu'il y a vingt ans, trente lans, un Acadien était considéré comme un être sans consé- quence et de peu de valeur ; mais je sais aussi que si nous le voulons, dans cinquante ans d'ici il ne restera rien absolu- ment de ce préjugé. mieux le laisser airiver à ma turité complète sur pièd. 11 est également avantageux «de couper aussi l’avoine nn peu sur le vert, pour éviter les per- t:s qu'occasionneraient les grands vents, ou mème seule- -aent le fauchage, cette grami- née s'égrenant très facilement. ifais, elle on peut Ja laisser “javelier” au moins une hui- taine de jours, alors même qu’- « Lie serait exposée à recevoir quelques ondées : car, les tiges ramollies par la piuie, trans- mettent alors au grain, par l'ef- fet du reste de vie qu’elles ab- sot beut, tout ce qui leur reste principes nutritifs. ce qui leur est-très profitable en augmen- tant à la lois son poids et son volume. Néanmoins, encore bien que ce soit Je grain qui craigne le mois l'humidité, si le temps persistait à la pluie, il sexait micux de la mettre en meulons. L'orge est ceile des céréales qui craiut le plus l'humidité, car eile germe très facilement (suite à la 3me page) LA MOISSON # Avec août arrive l’époque ou les travaux et les efforts du cultivateur Jaborieux doivent être recompensés ; mais, pour beaucoup encore, se pose cette question. Quand doit-on com- mencer la moisson ? Ce n’est pas tout, en effet, que de savoir bien cultiver, il faut surtout savoir bien révcol-|ve qui altère le grain ; on ne ter, et ue pas se laisser guider, saurait donc traiter sa récoite là, plus qu'ailleurs, par la rou-| avec trop de soins. Si donc, on tine, qui répond à cette ques-|2e peut la moissonner par un tion “Ben ! on révolte quand |temps see, il faut retourner les les grains sont mürs.” javelles dès que le dessus est | Ce 3aisounement est sans|ressuyé. et les mettre en meu- doute parfait, au point de vue! lons, aussitôt qu'elies sont à physiologique, qui n’admet | peu près sèches. maturité d'une plante qu’'au-| Uue méthode très recom- |tant que ses fruits ou ses grai- |mandée, pour les années plu- nes tombent spontanément ; | vieuses, est celle-ci: Dès que | mais il ne saurait en être de l'orge est coupée, on la lie en | même au point de vue agri- | petites gerbes, ub peu au-des- . lcole, où la maturité est décla- scus des épis, avec un lieu rée acquise, lorsque, le produit d'uue seule longueur de à récolter est en plénitude du paille de seigne, et on dresse développement et des qualités | les gerbes en écartant un peu économiques, nécessaires à sale pied. Pour ne pas les serrer destination. C'est ainsi que lal|‘rop, l’ouvrier, qui les lie se maturité des plantes fourragè-! coutente de ies presser res n’est pas la même que celle jentre ses bras, et non des céréales, la qualité recher-| sur le g=non, comme cela sel chée étant celle de l'herbe et pratique ordinairement. Dans | nou de la graine ; il en est de/cet état, clle peut rester long- mème pour les textiles, la fi-|temps sur le sol, sans y sonf- lasse étant l’objet principal dejfrir, même des plus mauvais | ‘leur culture ; etc. temps. | : Cependant, il s’agit des cé- Vu peut appliquer également c'est actuellement | tte méthode a bié. )réales.—et |de cas,—la maturité agricole se Quant ne récoltes versées, quelles qu'elles soient on ne | | | | | {culièrement le blé, quelques |g doit pas manquer de les faire couper dès le premier jour de de beau temps, même un peu avant la maturité, car autre- ment, les grains seraient bien exposés à s’altérer. En tout état de choses et de quelque récolte qu'il s'agisse, il ne faut pas oublier que la moisson est un des travaux à- rioles qui réclame Île pius d'activitéet de célérité, sur- tout lorsque le temps est in- certain où à la plaie. Chaque jour doit être employé, comme si on avait la certitude d'avoir du mauvais temys le lende- muin ; aussi, le cultivatéur in- telligent doi:-il, en commen- çant sa moisson, Calculer qu'il pourra lui falloir, à un moment donné, faire, en quelques heu- res, la besogne ordinaire d’une ou deux journées. Il devra donc s'organiser pour avoir les attelages et le nombre de bras nécessaires à une prompte ex- pédition du travail. Mathieu de Dombasle, par- jant de la fenaison, disait (ce qui peut s'appliquer parfaite- nent à la moisson) : ‘Le tra- vail des attelages et des ou- vriers pour rentrer le foin sec est peut-être, de tous lestravaux agricoles, celui qui demande le plus d’activété pour le fermier qui a une fenaison un peu con sidérable. Lorsqu’on° travaille avec des chariots à quatre che- vaux, la manière de faire le plus d'ouvrage possible, est d'employer six chevaux, pour trois chariots : d'un se charge, attelé de deux chevaux, pour le faire, avancer à mesure qu’un tas est charge : l’autre, dételé se décharge dans la cour de la ferme ; le troisième esten route avec quatre chevaux, qu'on joint à ceux qui sont dé- ja attelés au chariot qui doit se trouver chargé, et l’on part. Le temps du chargement forme, pour deux chevaux, un moment de repos, qu'on a soin de par- tager entre tous dans le courant de la journée. “Cependant, l’usage des cha- riots attelés d'un seul cheval représente, d’après une longue expérience, le moyen d'’accélé- rer encore cette besogne, mais il exige un plus grand nombre de chariots ; pour quatre che- yaux attelés, il faut, si l'on veut que le service ne chôme jamais, employer six ou sept Chariots : anssitôt qu'un cha- riot chargé est ariivé dans la cour de la ferme, on dételle le :heval et on l’attelle à un cha- riot; pendant vingt ans pratiqué exclusivement cet usage, je suis resté convaincu qu'il offre, pour tous les travaux d'une ferme, le moyen d'obtenir des chevaux la plus grande quan- tité d'ouvrage possible, En supposant une diatance moyen- ne d'un demi-qua:t de Jieue des champs à la maison, c'est- à-dire que chaque voyage exige, pour l'aller et le retour, quinze ou vingt minutes, van peut très facilement, dans une journte de travaii de dix heures, faire quarante milliers de foin, ou cinq mille gerbes de froment. dont quatre-vingt ou cet fo.- ment une voiture. Jour fire la même quantité d'ouvrage a- vec des chariots attelés de qua- tre chevaux, il taudrait em plo- yer au moins trois attelages ” Quelque soit le moyen em- ployé, souvenons-nous que la moindre négligen:e, ou le trop peu d'activité apporté à cette partie si importante des opéra- tions agricoles, peut faire 6- prouver au cultivateur insou- ciant ou négligent, des perte considérables. (“Progrès miens.) Agricole” d’A- Ripans Tabules: for sour stomaci. Ripans Tabules cure liver troubles. Ripans Tabules. Ripans Tabules cure dyspepsia. Ripans Tabules: pleasant laxative. Ripans Tabules cure indigestion. Ripans Tabules cure biliousness. » LL dé 2 * E +2 + | à Se - 3 e. a À à + tE “ rs is cr 4 4] 4 $ î 4 1e 53 LR 5 A L. 2 & 5 É ER, © 7 ; À 3 +. ‘ SET fé, # Ê ‘# - 3 ‘ ÿ % & a L + EE mt À ; nr ve $ 4 * 2 ps. £ "+ : F | tn d + #. Î F À