L’IMPARTIAL, JEUDI LE 1 NOV 1900. Le Prix de IHuile de Charbon LE PRIVILES&E QUE M. LAU- RIER A AOCORDE AU OG6M- BINE AMERICAIX. Nous Cote DEux MILLIONS PAR ANNEE. Vous vous rapprlez oombien les libéraux dénoncçaient le droit de douane imposé sur l'huile de charbon. Teus les journaux rou- ges et tons les orateurs de mé- me couleur prétendaient que ce droit était l’un des plus injustes du tarif protecteur. À sa conven- tion de 1598, le parti libéral prit l'engagement solennel de rédui- se le tarif de façon à diminuer le coût de tous les artioies néces- saires à la vie du pauvre. C’est le pauvre surtout qui s’éclaire à l'huile de charbon. Dans les vil les, l'homme de moyens s'éciaire au gaz ou à l'électricité. Sous le gouvernement eouser- vateur. l'huile de charbon se vendait 15 centins le gallon, mais les libéraux trouvaient que e’était encore trop cher. Autre fois cet impôt servait au moins à protéger une industrie oana- dienne importante contre le con eurrence étrangère ; maintenant aotre industrie a perdu la moi tié de son marché, et cependant nous payons plus eher. Pourquoi cela ? parce que le gouvernement Laurier a donné à la Standard Oil Company un privilège que les conservateurs lui avaient toujours refnsé. En 1894, page 2246 du Han sard, sir Louis Davies, ehef libé. ral disait : “Je dénonce ce droit, premiè rement, parce qu'il est anormal, inutile et injuste. Je le dénonce en second lieu à cause de la per- mission accordée par le gouver nement d'importer l'huile par les ohars réservoirs, tandis qu’il refuse l’importation par vais- Seaux réservoirs, Ce qui est in juste pour les provinces mari times. J'ai pris sur moi de de- mander au gouvernement de permettre l'importation de l’hui- le par vaisseaux réservoirs, mais ma demande a été refusée. À oette demande, M. Foster répondit : “Quel est le grand concurrent auqyel se heurte notre indus- trie du pétrole. C’est la Stan- dard Oil Coy., des Etats-Unis, L'an des monopoles les plus gi- gantesques du mende entier, un monopole qui poursuit toute concurrence aveo vigueur jus- qu'à ce qu'il l'ait détruite, et du moment qua nous enlevons à l’industrie canadienne la pre- tection nécessaire, à ce même moment, nous livrons nos ré- gions de pétrole que l’on déve: loppe actuellement aux maius de ce menopole gigantesque, à ce même mornent, uous livrons l'aveuir de cette industrie aux malins de ce combine aveo sa ri- chesse et sa puissance.” Voilà ce que prédisait M. Fos- ter, en 1894. Est-ee que sa pré- diction ne s’est pas réalisée ? Le ouitivateur et l'ouvrier qui paient jusqu'à 10e. par gal- lon plus cher que sous les con-| servateurs, le savent très bien. = LEP El 0 SF ETES=VOUS SOURD ?? Tous les cas de SURDITE ou d'OREILLE DURE se guérissent maintenant par notre nouvelle inven- Uon. Les sourds-mnets de naissance seuls sont incurables, { diatement. Dé gratis Vou -€s bourdonnements d'oreille cessent immé- crivez votre cas. Examen et conseil nr Lettre De Rome LE MYSTERE DE LA PASSION À OBER-AMMERGAU [Suite.] La première représentation voti- ve eut lieu en 1634 ; et après quel- ques tergiversations, pendant les années qui suivirent, ces spectacles furent donnés régulièrement tous les dix ans depuis 1680. Iine faut pas croire cependant que ce fut sans difficultés qu’à travers les revire- ments d'opinions et d'idées, les nombreuses révolutions politiques ou religieuses, nos amis d’Ober- Ammergau parvinrent à s’acquitter fidèlement de leur vœu. Les incon- vénients attachés à la réunion d’un si grand nombre de personnes dans un village et sans aucun doute aus- si les tendances de cette époque, peu favorables à de pareilles mani- festations religieuses, portaient cer- tains esprits et souvent les plus re- ligieux à désirer la suppression de ces sortes de spectacles. Kcclésias- tiques et laïques rivalisaient de zèle pour obtenir leur interdiction dans les nombreuses localités où ils é- taient encore tolérés. Des ordon- nauces émanant du pouvoir souve- rain les défendirent à plusieurs re- prises en 1763, 1770, 1781, 1787, 1788 et 1810. Il fallait faire d’ac- tives démarches pour sauver le vœu d’Ammergau, et obtenir pour le vil- lage le privilège d'être exempté de la mesure générale. Mais enfin, a- près une vaillante lutte, les délé- gués de la commune l’emportèrent toujours : oe qui nous valut le plai- sir d'assister à cette représentation unique au monde. La Passion d’Ober-Ammergau comprend trois grandes parties qui se divisent en dix-sept actes plus un prologue et une apothéose. Le prologue se compose de deux ta- bleaux vivants : 10-‘‘ Adam et Eve chassés du Paradis’, souroe de tous les maux répandus dans le monde : 20—""l Adoration de la Croix'’, es- poir de la Rédemption. C’est la synthèse du christianisme. Tout dans le monde se rapporte À la Croix. Les événements qui précè- dent la venue du Christ devaient, dans les desseins de la divine Pro- vidence, préparer les voies au Sau- veur des hommes, qui apparaît dans le monde à la ‘‘plénitude des temps’” ; et quand la ‘‘plénitude des temps est venue’’, quand Jésus monte sur le Calvaire, il domine tous les événements futurs, qui se- ront dirigés pour permettre au Christ de faire parvenir l'influence de la civilisation chrétienne dans tout l’univers. La première partie commence à l'entrée de Jésus à Jérusalem et fi-! nit à son arrestation au jardin des Oliviers. Jésus apparait proclamé comme fils de David et roi des Juifs le peuple du village, en grand nom- bre, est là sur le théâtre pour chan- ter l’Hosannah ; les enfants agitent leurs branches de rameaux et les hommes et les femmes portant des branches d’oliviers font escorte au roi des Juifs qui apparaît aujour- d’hui triomphant. Mais, comme on l’a fait souvent remarquer, lorsque Jésus triomphe, o’est pour subir immédiatement après une profonde humiliation. Elle ne tardera guère en effet; on ourdit des complots dans l’ombre contre de nouveau roi des juifs ; et l’action continuera à se dérouler suivant les différents épisodes de nos saints Livres. Car le texte du drame se rapproche beaucoup du récit évangélique que l'on a conservé complètement en bien des endroits. Vous ne sauriez oreire à l'émotion des spectateurs en voyant cette première partie si belle contenant l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, ses adieux à Bethanie où il quitte sa mère et ses amis Lazare, Marthe et Marie, l’ins- titution de la divine Eucharistie. Je craignais bien un peu de voir profaner la personnalité du Christ. | Celui qui la repréeenterait allait-il répondre à l’idée que nous nous é- tions formée de Jésus dès notre en- fance ? Ses traits, sa voix, ses ges- tes, sa physionomie, n’allaient-ils Dot M Pouvez vous guérir chez vous à un pas détruire dès le premier instant ment bas, Î Dr. Dalton's Asa Institute, re | Ee ne. que nous portions au fond s | de notre âme? Déjà, nous l’aperoe- vions dans le lointain, monté sur une ânesse qu'un homme du peu- ple conduisait par la bride. (A Suivre.) 3 eCece eGeic GUERISON RAFIDE DE LA TOUX ET DES RHUMES,. Pyny-Balsans Le remède canadien pour toutes les affections de la GORGE ET DES POUR DNS 25. cts la grande bouteille, ® DAVIS & LAWRENCE CO. Limited, C 9 »" Prop, du Perrv Davis Pain Killer, e New York. Montréal, © [OLIQL 16890 a School & College BOOKS Ot all kinds ALWAYS ON HAND CHAS. J. MITCHELL 144 Queen St. Charlottetown Opp. Prowse Bros. P. E.-1 Mail orders receive prompt at- tention, .© @ODo®e. et c@ Agents for the Perry Pictures À Terrible Cough. > TA Ne QE A4 /2Y > ÿ | y \ ADR. 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It required t0 centuries to reduce that time one-half, shores and the w! -hffsof Aibion lie less than one week apar years we have tal ith England under the sea in à c: mmOoNn ] common interests, ‘To go and to return is an incident of daily lif he Saxon, English and American, travels more than any othe: “ arer to us, She Permission of rot voyages of 17 and perilous Now our green and for thirty rguage, about Ber Majesty, The Queen, and By favor of the man, and witle a stouter purpose to see, to know andte appreciate, England - : ON LT te À + nP'and ad Ameri . Noblemen and : change visits er ery year in the person of thousands of individuals, The rie ! eg dan renter skies,and higher mountains, and larger rive :s, and broader Gentiemen who À ss italiertrees, and more stupendous waterfallsthan hisisle Csknow. And LÉ _ Dés € Mistoric, wego to him, What he has i: in a sense our Oow À ; . : re 11 a time-mellowed beauty : for 11 - L Own these onto... ae. 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