à] spray PROTEIN LEP ACTES : st pénnrétttte TT et VE FIM LE er D RL © T7 ,- DR TE | = _ 7 cs 5 : SON CE 2T Li FRE FA n: 4 ‘re RS De NL MASTER LL L'IMPARTIAL FONDE EN 1893 Le seul Journal français de l'ile An Prince Edouard. — = me HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : TES de cu OR Les abonnements sont paya- bies d'avance. Annonces 10 cents la ligne, 1ère insertion, 2 cents la ligne les in- sertions subséquentes. Toites communications «oi- vent être adressées à L'iIMPARTIAL TIGNISH. I P.E L'IMPFARTIAI, TienisH 16 NOVEMBRE 1899. Acadiens ET Leurs Journaux Les Au commencement de sa trei- zième année, l'Evangéline se plaint et avec bonne raison de l’indiffé- rence que les Acadiens, en général, manifestent pour le soutient de leurs journaux. Elle dit : “Qu'on juge toutefois de l’impor- tance du journal ; n’est-ce pas le levier puissant de l'opinion pu- blique ; un porte-voix plus entendu que les politiciens ; un éducateur comme la chaire et le collège ? Et elle ajoute : Un tiers seule- ment nous payent leur dollar, alors que faire pour faire marcher le journal, l'abonnement de chacun ne serait point de trop. Comment une population de plus de 130,000 âmes ne peut-elle supporter trois journaux, le Moni- teur Acadien, l'Evangéline et l'IMPARTIAL, puisque le Courrier des Provinces Maritimes, à cessé de vivre ? Le territoire est immense et ce- pendant ces trois journaux, nous osons l'affirmer, végètent plus qu’ils ne vivent. Il n’y a pas place pour un autre à moins qu'un ou plusieurs des vieux ne di:parais- sent. Et combien de journaux anglais la même population anglaise ferait- elle vivre ? Au moins quinze, bien comptés. Aussi les Anglais ne peu- vent s'empêcher de rire et de hau- ser les épaules quand nous leur af- firmons qu’un journal français ne se tire pas d’affaires à la Nouvelle- Ecosse. Ils s’informent alors du prix et s'étonnent que nous ne de- mandions qu'un dollar et que ce dollar nous ne pouvons le faire en- trer dans notre poche. Les Acadiens, malgré tout, sont fiers de leurs journaux, ils les nomment avec un certain orgueil ; ils sont heureux d’y mettre leurs petites nouvelles, d'y publier leurs annonces et, au moment décisif, on semble oublier tous les avantages de ce journal publié pour soi et dans sa langue. Ii y à des gens assez niais pour comparer un journal hebdomadaire français avec un quotidien anglais qu'ils reçoivent, disent-ils, pour trois et même un dollar aussi, Mais qu'y lisent-ils ? Des attaques contre notre nationalité, notre religion, des annonces des crimes et rien de sérieux. Au moins, nos journaux ont l’avantage d’être moraux, de ne pas publier de faussetés et d'être dans l'esprit catholique de nos po- pulations. Les remarques du confrère de Weymouth sont précises et très à propos. Nous en savons quelque chose, Combien yen a-t-il parmi nos français qui crient incessam- ment que leurs journaux doivent toujours être prêts à voler à la dé- de leur nationalité et qui, en même temps, ne font rien pour leur aider. Combien en paiert aussi régulièrement que si vOyONS-HOUS, qui c'était une dette d'église, leur dol- lar à des feuilles qui ne servent qu’à envenimer le cœur par leurs nouvelles à snsation, par leurs tirades contre notre nationalité et notre foi, et qui né- gligent et refusent même de faire honneur à leur engagement en payant leur abonnement à leur journaux français ? Un trop grand nombre, malheureusement. C'est bien une telle conduite qui faisait L’'IMPARTIAIL, JEUD dire tout récemment, à un indivi-, les plus faciles du monde à era- baucher. Une petite histoire qui tend à les flatter suffit pour les ga- gner. Etant inférieurs aux Anglais en intelligence, vous les menez comme des moutons.” Voilà un compliment qui, certes, est à notre honnenr, n'est-ce pas ? Pensez-y donc, compatriotes. Nos journaux français ne cessent de proclamer que nos Acadiens ne sont pas inférieurs aux autres et ils ont raison. Eh bien, de grâce, si vous voulez vous conserver fran- çais, rangez-vous donc de leur côté, supportez-les donc, payez-les donc. Apprenez l'Anglais, nous en som- mes ; mais soyez vVoils-mêmies, a vant tout. Religieuses Etrangeres Deux Religieuses de St. Joseph, de l’Archidiocèse de St. Paul Min- nesota, nous sont arrivées, la maine dernière. L/une est la Très- Honorée Mère Séraphine, Provin- ciale de St. Paul, et la propre sœur de Mgr. l’Archevêque Ireland ; l’autre est la Très Révérende Mère Célestine, Supérieure de l’Acadé- mie St. Joseph, dela ville de St. Paul, et cousine germaine de 1’é- minent Archevêque. Le but de la mission des Révdes. Mères, dans notre province, est de faire connaître leur communauté et ses œuvres, si nécessaires au bien de la religion, dans cette partie ouest des Etats-Unis, afin de déci- der quelques unes de nos coura- geuses jeunes filles à aller partager leurs labeurs, dans l’œuvre si belle et si sublime de l'éducation chré- tienne et catholique ; car là, plus qu'ailleurs, la yie de la Religieuse Se- tolat. La communauté que représen- tent ici les Dames de St. Joseph, est originaire de France, mais actu- ellement tout à fait séparée des maisons françaises. Aux Ftats-U- nis, elle est divisée en quatre pro- vinces, se partageant entre elles les services de 1,500 religieuses, La Très-Révérende Mère Séraphine a sous sa direction dans la province de St. Paul 18 soti ordre, ayant un contingent de 350 Religieuses. Chaque province, pour elle seule, un noviciat, où se préparent les jeunes filles qui dé- sirent devenir membres de la com- munauté. Il y a de plus pour tou- tes les provinces réunies une Mère Générale, chargée de voir aux in- térêts communs. Généralement les Religieuses demeurent dans la pro- vince où elles font leurs vœux, ce- pendant, la Très-Honorée Mère a pour elle le privilège de faire pas- ser des sujets d’une province à l’autre, suivant les besoins pres- sants de la Communauté. Bien que l’enseignement soit l'objet principal de l'institut, les Religieuses ont sous leur direction des hôpitaux et des salles d'asile, où les sujets qui ne se sentent pas les aptitudes requises pour l’ensei- gnement. trouvent un champ non moins digne de leur zèle et de leur dévoûment. Mais, comme nous disent les# bonnes Religieuses, champ d'action est immense et les ouvriers relativement peu nom- breux, et c’est ce besoin de sujets pour leur œuvre si belle, qui les pousse à venir, jusqu'ici tenter la générosité de nos jeunes filles. Les Sœurs de St. Joseph, sont loin d’être exigeantes. Elle ne deman- dent que de la bonne volonté et des signes de l’appel divin de la part des sujets qu’elles veulent s'attacher. Ni dot ni troussau n’est exigé, et toutes les dépenses de voyage sont aussi aux frais de la communauté. Les Sœurs instruisent à leur propre maisons de a se consume dans un véritable apos- | le | compte les jeunes filles qui ne jouis- sent pas encore des avantages d’une éducation suffisante pour entrer immédiatement au noviciat. C’est donc dire qn'’il y a 1à une occasion tout à fait exceptionnelle offerte à celles de nos jeunes filles qui se croient appelées du Ciel à vivre dans l’état le plus parfait qu’il y ait au monde, et dans le- quel elles pourront véritablement faire l’œuvre de Dieu. Les hauts dignitaires de la communauté de du de nationalité étrangère : ‘‘Iln’y l’ouest sont munies de recomman- a rien de sérieux dans le caractère/dations les plus honorables de acadien. Les Acadiens sont les gens |la part de Mgr. Ireland, sous le pa- tronage duquel sont toutes les grandes œuvres de l’ouest. Elles portent avec elle aussi des lettres de-prêtres distingués et aussi une lettre d'approbation et d’encoura- gement de la part de Mgr MacDo- nald évêque de Charlottetown. Munies d'aussi bonne garantie nous ne doutons pas que les bonnes religieuses des missions de l’ouest seront bien accueillies partout où elles passeront et que leur appel trouvera écho dans le coeur d’un grand nombre, puisque les experts disent que les vocations religieuses abondent chez-nous et qu'il ne manque que les agents propres à les développer. Qui potest capere, caprat. HOMINATIONS ECGLESIASTIQUES “Les Missions Catholiques de Lyon’’ annoncent que ie Revd. T'. Barry, V. G. curé de Bathurst, N. Rogers, évêque de Chatham, N.B., et le Revd. T. Casey, coadjuteur de Mgr. Sweeney, évêque de St Jean, N. B. Necrologie F£u JEAN NELSON ARSENAUL'* Nous regrettons d’apprendr:: la moït de M. Jeau Nu'son senault, marchand bien des iles de in Madeleine. A conuiu town l'été derni-r, M. Arsenanic tout rétabli de de qu'il croyait dyspepsl. mienx senti alors fut de s’en était retourné à Le courte ane attaqu: de dure; an cominencemrunt fallut re- l'hôpital pour n'en pas sortir vivant, cette tobre deruier. ji jui prendre le chemin de fois, étant atteint d'un iuicrne et de ia pire espèce, qui l'a emporté dans quiques sc- maines de maladie. aux iles pour y être inhumé. 1l va sans dire, que cette mort a été non seulewent regretiée, aux lies de la Madeleine, où M. Ar- senaait comptait autant d'amis que d'habitante, mais encore par ses nombreux amie à l'étranger, surtout à Halifax, où il faisait afFaires depuis plus de 40 ans. Pas un touriste, peut être, n'a visité les lies sans avoir su ap- précier sa royale hospitalité, et il est sûr que partont dans le Canada se trouveët des amis qui apprendront avec peine la disparition de cet homme de bien. Ce n'était pas seul: ment les m:mbris d's gouvernements, les sénateurs, les Juges, les a. vocats et tant d'autres hoinmes distingués qui trouvaient tou- jours portes ouvertes chez M. Nelsoa Arsenault ; mais surtout le clergé, les évêques, les prêtres, les religieuses, y étaient reçus, dans l'occasion avec la plus grande déférence et Jui doivent la reconaaissance d’une multitude de précieux et impor- tants services. C'est donc une grande figure qui disparait du milieu de la brave population des 1les de la Madeleine qui en sentira pre- fondément le cenp fatal. Dn dit que M. Arsenault meurt re- jativeinent pauvre, maigré l'air Son corps a éié reporté tonjours prospère de ses nom- C'est que grand cœur de Nelson ne breuses affaires. le sa- vais jamais refuser, et À orainte I LE 16 NOVEMBRE, 1899. de faire de la peine à qui que ee soit, l'empéchait toujours de prendre des mesures de rigweur pour se faire payer. S'il ma laisse pas à «es enfants une grande fer- tun*,il leur laissa plus peut- être, l'exemple et les vertus de l'horame intègre, du père lu plus devoné et da vrai chrétien. Ds six enfan's avec son épouse qu'il laisse après lui pour plen rer leur perte, trois filles sont avantageusement marises ; deux garçons, Azade et William par tageaient son entamerg», -$ le plus jeune de la famille, Fiede- ris, est à faire ses étades au College d’Antigonish. Que la mort ne nous fasse pas oublier nos amis ; aimons les davantage, s'il se peut, en jleur faisant du bien par nos pri- ères. \ Lrr Charlottetown Soap Works. Don’t Hold Back You can get a Lady’s Gold plated Hunting Case Watch, A Lady's Gold plated Oper Watch. A Ugdy's Gun Metal Open Face Watch A Gentkeman'’s Gold plated Hunting Case Watch. A Guutleman's Gold plated Open Face Watch A Gentlemau’s Dueber Silverine Watch, À Gentleman’s Gun Metal Opsn Watch. Either of the above for $2.50 cash and Face + Face B., a été choisi coadjuteur de Mgr. 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