3 # ï 4 44 Lu Le Sifflet Enchante Lo 11 y avait une foi un roi riche et puissant qui avait une fille d’une beauté remarquable, Lorsque celle-ci arriva à l'âge de se marier, ilfut enjoint par une ordonnance criée à son de trompe à ceux qui avaient des prétentions à l’épouser, de se réunir dans une vaste prairie, Là, la princesse jetterait en l'air fne pomme d'or, et celui qui par- viendrait à s’en emparer n'aurait plus qu'à résoudre trois problèmes, après quoi il deviendrait l'époux de la princesse, et, par conséquent, le roi a’ayant point de fils, l’héri- tier du royaume. Le jour fixé, la réunion eut lieu : la princesse jeta la pomme eu l'air, mais les trois premiers qui s’en em- ) parèrent n'avaient aocompli que la tâche la plus facile, et aucun des trois n’essaya même d’entrepren- dre ce qui restait à faire. Enfin, la pomme lancée une qua- trième fois par la princesse, tomba aux mains d’un jeune berger, qui était le plus beau, mais aussi le plus pauvre de tous les prétendants. Le premier ‘problème, bien au- trement difficile à résoudre qu’un problème de mathématiques, était celui-ci. Le roi avait fait enfermer dans tte éourie cent lièvres : celui qui parviendrait à les mener paître dans la prairie où avait lieu l'as- Semblée, et, les y ayant conduits le matin, les ramènerait tous le soir, autait résolu le premier pro- blème. Lorsque cette proposition eut été faite au jeune berger, il demanda uu jour pour réfléchir ; le lende- main, il répondrait affirmativement ounégativement. La demande pa- cut si juste au roi qu'ellelui fut accordée. I prit aussitôt le chemin de la forêt, pour y méditer à son aise TT ons rs on ia ER em AR I L'IMPARTIAL JEUDI [On vint annoncer auroi ce qui se passait, et comment le jeune berger allait probablement résou- dre le problème des cent lièvres. Le loi en référa à sa fille. Tous deux furent fort contrariés, Car si le jeune berger réussissait dans les deux autres problèmes comme ilailait sans aucun doute réussir dans le premier, la princesse devenait la femme d’un simple Paysan, ce qui étaiton ne peut plus humiliant pour l'orgueil royal. ‘C'est bien, dit la princesse à son père, avisez de votre côté, je vais aviser du mien.’’ La princesse rentra chez elle, se déguisa de façon à se rendre mé- connaissable ; après quoi elle fit ve- nit un cheval, monta dessus, et se rendit près du jeune berger. Les cent lièvres caracolaient joyeusement autour de lui. ‘Voulez-vous me vendre un de vos lièvres ? demanda la jeune princesse, —Je ne vous vendrais pas un de mes lièvres pour tout l’or du mon- de, répondit le berger, mais vous pouvez en gagner un. — À quel prix ? demanda la prin- | Cesse. — En descendant de votre che- val, en vous essayant sur le gazon eten passant un ‘quart d'heure avec moi.’’ La princesse fit quelqnes difficul- tés mais comme il n’y avait que ce moyen d'obtenir le lièvre, elle mit pied à terre et s’assit près du jeune berger. Au bout d'nn quart d'heure, pendant lequel le jeune berger lui raconte mille choses tendres, elle se leva, réclamant son lièvre, et, fi- dèle à sa promesse, le jeune berger le lui donna. La princesse l’en- ferma avec joie dans un panier at- taché à l’arçon de la selle et reprit le chemin du palais. Mais à peine eut-elle fait un quart de lieue, qne le berger ap- sur les moyens à employer pour ré- ussir. Il suivait lentement et la tête | baissée un sentier étroit, longeant | un ruisseau, lorsque, sur ce sen-| tier même, il rencontra une petite | vieille aux cheveux tout blancs, | mais à l'œil encore vif, qui Ini de- | manda la cause de sa tristesse. | Mais ls jeune berger répondit en secouant la tête : | | procha le sifflet de ses lèvres et sif- | a, et qu’à ce bruit, quile rappe- lait impérieusement, le lièvre sou- leva le couvercle du panier, sauta à terre, et se sauva À toutes jambes, Un instant après, le berger vit venir à lui un paysan monté sur un âne ; c'était le vieux roi qui s'était aussi déguisé, et qui était sorti de son palais dans le même but que sa fille. Un grand sac pendait au bât ‘Hélas ! personne ue peut me|je son Âne. venir en aide, et, cependant, j'ai! bien envies d’épouser la fille du roi. | Î —Ne te désespère pas si vite, répondit la petite vieilie ; raconte- moi ce quite chagrine, et peut- être pourrai-je te tirer d'embarras.”? Notre berger avait le cœur si gros, qu’il ne se fit aucunement prier et lui raconta tout, “N'est-ce que cela ? demanda Ja petite vieille ; en ce cas, tu es bien bon de te désoler, Et elle prit dans sa poche un sif- flet d'ivoire et le lui donna. Ce sifflet ressemblait tous les sif- flets ; aussi le berger, pensant qu’il y avait sans doute une façon par- ticulière de s’en servir, se retour ua-t-il du côté de la petite vieille pour lui faire quelques questions, mais elle avait déjà disparu. Mais, plein de confiance dans celle qu'il regardait camme un bon génie, il alla le lendemain au pa- iais, et dit au roi : ‘‘J'aceepte, sire, et viens cher- oher les lièvres pour les mener paie tre dans la prairie.”’ Alors le roi se leva et dit à son ministre de l’intérieur : . ‘Faites sortir tous les lièvres de l’écurie.’” Le jeune berger se mit sur le “ a l Î ‘‘Veux-tu me vendre un de tes lièvres ? demanda-t-il au berger. --Mes lièvres ne sont point à vendre, dit le pâtre ; ils sont à ga- gner. Et que faut-il faire pour en ga- gner un ?’? Le pâtre chercha un instant. ‘T1 faut baiser trois fois le der- rière de votre âne, dit-1l.”’ Cette condition bizarre répugnait fort au vieux roi, quine voulait pas, à toute force, s’y sourmettre. Hoffrit jusqu'à cinquante mille francs d’un des lièvres, mais le berger tint bon. Enfin, ie roi, qui voulait absolu- ment son lièvre, en passa par la condition imposée, si humiliante qu'elle fût pour un roi. Il baisa trois fois le dernière de son Âne, fort étonné qu'un roi lui fit un pa- reil honneur, et le berger, fidèle à sa promesse, lui donna le lièvre de- mandé avec tant d’insistance, Le roi fourra le lièvre dans son sac et partit au grand trot de son âne. Mais à peine eut-il fait un qnart de lieue, qu’un coup de sifflet se fit entendre, et qu'à ce coup de sifflet le lièvre gratta si bien qu'il fitun trou à son sacet s'enfuit. ‘“En bien ? demanda la princesse Seuil de la porte pour les compter ; | au roi en voyant celui-ci revenir au aais le premier était déjà bien loin | palais. quand le dernier fut mis en liberté ; | —Que vous dirai-je, ma fille ? si bien que, lorsque le berger arriva | répondit le roi, À aucun prix il dans la prairie, il n'avait plusun in'a voulu me vendre un lièvre. seul lièvre avec lui. | Mais soyez tranquille, il ne sortira Il s'assit tout pensif. Mais, ce-| pas aussi facilement des deux au- pendant, illui fallut recourir àltses épreuves que de selle-ci.”’ cette dernière ressource ; il V'ap-| J] va sansdire que leroi ne parla puya donc à ses lèvres et souffa de- | pas plus de la condition à l’aide de dans de toutes ses forces. Le sif- laquelle ilavait uninstant tenu flet rendit un son aigu et prolongé. | son lièvre que la princesse n’en a- Aussitôt, à son grand étonne-|vait pas parlé elle-même. ment, de droîte, de gauche, devant, | ‘‘C’est absolument comme moi, derrière, de tous côtés enfin, ac-|dit la princesse, je n'ai pu obtenir! \ coururent des cent lièvres, qui « ! °« . . se | un de ses lièvres ni pour or ni pour wirent à paitre autour de Îu l'argent. . D... Lt ns ne UT + nd DR TA 7 ge A SD ES ETS PR on D RÉ PROMIS RIT ù mini LE 10 AOUTF, Le soir, le berger revint avec ses lièvres ;illes compta devant le roi ;iln'y en avait ni un de plus ni un de moins : ils furent remis au ministre de l’intérieur, qui les fitrentrer dans leur écurie. Le roi dit alors : ‘La première épreuve est réso- lue. Ils’agit maintenant de triom- pher de la seconde. ais bien at- tention, jeune homme.’ Le berger prêta l'oreille. ‘J'ai là-haut, dans mon grenier, continua le roi, cent mesures de lentilles ; lentilles et pois sont mê- lés les unes les avec les autres :; si tu parviens cette nuit à les séparer sans lumière, tu auras résolu le se- cond problème. —J'en fais mou affaire, répondit le berger.’ Et le roi appela son ministre de l'intérieur, qui le conduisit au gre- nier, l'y enferma et remit la clef au roi. Comme il faisait déjà nuit et que, vourune pareille besogne, il n’y avait pas de temps à perdre, le berger prit son sifflet et siffla. E SERN ENT DU RO! Aussitôt accoururent cinq mille pm cdar | fourmis, qui se mirent à remuer les lentilles et les pois jusqu’à ce qu’ils fussent séparés en deux tas. Le lendemain, le roi, à son grand étonnement, vit que le tra- Vailétait accompli :il eût bien voulu faire des difficultés, mais il n’y avait pas la plus petite objec- tion à élever. I1 fallait donc compter sur cette chance passablement douteuse, que le berger succomberait dans la troisième épreuve. Cependant, comme elle était la plus rude de toutes, le roi ne déses- péra point. “TI s’agit maintenant, lui dit-il, de te rendre, à la nuit tombante, à la paneterie du palais, et de man- ger en une nuit le pain cuit pour toute la semaine : si demain matin il n’en reste pasune miette, je se- rai content de toi et tu épeuseras ma fille.”*- Le soir même,le jeune berger fut conduit a la paneterie, laquel- le était tellement pleine, qu‘ii n'y restait qu'une toute petite place vide près de la porte. Mais à mi- nuit, lorsque tout fut tranquille dans le palais, le berger. prit son sifflet et siffla. Aussitôt accouru- rent dix mille souris qui se mirent à ronger le pain de telle façon, que le lendemain il n'en restait plus une miette. Alors le jeune homie frappa de toutes ses forces à la porte, et cria : ‘‘Dépêchez-vous d'ouvrir, s'il vous plaît, j'ai faim.” La troisième épreuve était donc sac est plein." Huit jours après, le jeune ber- ger épousa la princesse. NINE FOUR AUNN The T. Milburn Co., Limited, Toronto, Ont, Some time ago my blood got out of order and nine large boils appeared on my neck, besides numerous small ones on my shoulders and arms. Four running sores appeared on my foot and leg and I was in a terrible state, A friend advised Burdock Blood Bitters, so I procured three heal up. that I am now strong and robust again, Yours truly, Miss MAGGIE WORTHINGTON, Feb. 3rd, 1901, Golspie, Ont, (Du Journal de Montréal) Depuis quelque temps, il est intéressant de saivre l’évolution de l'opinion anglais, à pronos du serment du roi. Cette opi- aion à paru d'abord surprise et étounée des absurdités étranges que rebfermait la formule du serment, surtout à cette phase de libéralisme où en est arrivée l'opinion pablique. On paraissait refuser de croire | qu'à la fin de ce siècle, durant. lequel tant de libertés restrein- tes et étouflées avaient pu pren | d.e leur essor et grandir en paix | on avait pu laisser subsister des | vestiges d'un âge de tyrannie et | d'intolérance. L'opinion saine hbérale, et éclairée, parut prouoncer dans la bonne direc-| tion en favorisant la disparition de cette anomalie, mais il fallait “opter avec l'antique et intolé- | { } | se | | Î (raute oiigarchie religieuse de| i Angieterie de Henri V111 et! d'Elizabeth, qui a toujeurs sur! ie cœur son existence jourpali-| ère, à l'exploitation calculée del ignorance et du fanatisme. | Un eoncert de protestations| s'est élevé parmi les catholiques | à la publication de cette formule} surannée et odieuse du serment | des rois d'‘'Angletterre. L'‘opi- uious'*en est émue, et l‘on a pu croire un instant que le gouver aussi victorieusement accomplie|nement ferait droit à cette que les deux autres. mauifestation du désir d'un Cependaut, le roi tenta de lui! nombre si considérable des plus chercher quelque chicane. Ji se fit apporter un sac contenant six | mesures de blé, et, ayant réuni | bon nombre de ses courtisans : ‘‘Raconte-nous, lui dit-il, autant de mensonges qu'il en pourra en- trer dans ce sac, et quand ce sac sera plein, tu auras ma fille.” Alors le berger raconta tous les mensonges qu'il put trouver ; mais) il était à la moitié de la journée et au bout de ses mensonges que lc sac était loin d'être plein. “Eh bien, continua-t-il, tandis que j'étais en train de garder n 6 lièvres, la princesse est venue me trouver déguisée en paysanne, et, loyaux sujets de Ja Couronne britannique. On avait même, à la Chambre des Lords, ap- porté queïques mitigations à l'odieux de ia formule du ser ment , mais au dernier moment, | on annonce que tout projet de modification a ét5 abandonné, et c'est le premier ministre lui-| même, Lord Salisbury qui en a a informé la Chambre des Lords. L’est un recui, uü pas dans la mauvaise direction, et après Îles réformes et les libertés accordées par 828 prédécesseurs, les hom- wes d'état anglais, au cours du 1901. NG SORES, bottles, After finishing the first botile the | boils started to disappear and the sores to | 1 After taking the third botte | there was not a boil or sore to be seen, | Besides this, the headaches from which I | suffered left me and I improved so much | FOR HAYMAKING.. Harpoon Forks, Blocks, Rope, Sections all kinds. Machine oil etc... Lowest prices. Pure Paris Green, the kind that kills. | Brace, McKay & Co., Ltd | | Sammerside, P, El. June 28th, 1901. 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G. P. GRADY, : Proprietor. a dix neuvième siècle, on était en droit d'attendre mieux des hom- mes du jour. 11 semble qu'après les preuves de loyauté et de dévouement dont ont toujours fait preuve les catholiques de i'empire britanni-| que, les hommes qui ont en. mains les destinées de oet cm-| pire pouvaient bien à i’avène-, ment du nouveau Souverain! s'écria le roi, quoique tu viennes jen épargner l’afiront et l'insul- d'y laisser tomber un bien gros|te que comportent les termes de mensonge : continue.” la formule du serment du roi. Le berger salua et reprit : ‘Un instant après que la prin- cesse aété partie, j'ai vu Sa Ma- jesté, déguisée en paysan et mon- tée sur un âne. Klle avssi venait pour avoir un de mes lièvres, elle elle m'a permis de lui prendre un baiser.” La princesse, qui, ne se doutant pas de ce qu'il allait dire, n'avait pu lui fermer la bouche, devint rouge comime une cerise, que le roi commença de croire que le mensonge du jeune berger pour- rait être une vérité. ‘Le sac n‘est pas encoïe plein, si bien TENDER CORNS, Soft corns, corns of all kinds removed without pain or sore spots by Putnam:s Painless Corn and Wart Extractor. | Thousands testify that it is certain, En Ne 4 |painless, and prompt. Beware of pour m'acheter ui HÉVTE ; F substitutes offered for the senuine [quand j'aivu qu'il en avait si|‘Putnam:s” Extractor. Sure, safe, harmliess. At all dauggists or sent grande envie, figurez-vous que j'ai forcé le roi de... — Assez, assez ! cents. N. C. 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