È KE +. E : : | 1 : ÿ | | F1 ! EP, amporcant-tem ape. en nr Gene ec me PIERRE ROBERT J'ai souvent remarqué à mon grand regret, que, dans cer taines paroisses, on cherche à! jeter le ridicule sur certains mendiants ou ouvriers, qui, malgré toute leur apparence maire ot entantine, ont cepen- dant beaucoup plus d'esprit et de tnot que leurs persécuteurs. Ces choses ont déjà été prou- vées dans le volume de Fré- chette, intitulé :—“Originaux et Détraqués. R Ce que je me permettrai de vous narrer aujourd'hui m'a été conté à moi-même par une per sonne en qui j'ai la plus grande confiance. Aussi, je puis assurer que mon récit sera vérilique en tout point. Dans tous les cas, ceux qui voudrent douter de la vérité des faits seront parfaite- ment libres de le faire. Dans la paroisse de X....… les habitants sont connus pour leur grand amour de la prepreté ; — amour «uise manifeste jusque dans les rues. Aussi, le conseil municipal engage-t-il un hom- me à l'année, dont l'euvrage consiste à déblayer les rues en hiver, et à les nettoyer en été, une fois le jour. Mais, chose jin- fortunée, le conseii municipal D Loi n'est pas riche, st, lorsqu'il peut trouver un hoin- me qui ne demande pas cher pour cet emploi, il l'accueille, pour ainsi dire, arec avidité. Aussi, Pierre Robert n'eut au- oune difficulté à se faire donner la charge de nettoyer des rues, Car n'étant pas un homme de grandes prétentions, il ne de- mandait que trente sous par jour ! C'étnit la première année qu'on voyait Piorre dans la pa- roisse. Lorsqu'il se présenta pour sa nomination - à l'office élevé qu'il désirait ardemment oecu-| per, personne ne lui fit onpssi- tion. at i) x'£tæeit pas connu. On me savait d'ou il venait ; tontes les questions qu’on lui adressait à ce sujet étaient éludées avec tact et finesse. Pierre était un homme qui paraissait avoir une trentaine d'années, n'ayant pas moins de six pieds, et musclé comme an Hercule. Blond, d'un teint mat, il était fert bel hemme. Ce qui le rendait ridicule aux yeux des habitants de X....…. C'était sa mauvaise prononciation, ainsi que sa naiveté. Il lui était im- possible de prononcer la lettre “]” et prononçait ‘“s’ comme “sch”. Aussi, cela donnait-il lieu à de fréquents quiproques. Ainsi, par exemple, c'était un plaisir pour les gens de lui de- mander quelle était son occnpa- tien en hiver lorsqu'il avait quelque peu de loisir. 11 répon- dait invariablement : ‘Je ‘‘schie (scie] du beis et je ‘’pette” (pel- lete) de la neige !” Vous pou- vez vous imaginer si l'on riait ! Mais, lui ne s'eu fachait jamais, et les laissait faire comme s'il ne s'apercevait de rien. Pierre se fit bientôt une re- nommée dans la paroisse par sa force herculéenne. Il levait des poids que quatre homnies pou- Yaient à peine soulever de terre, Deux mois après son arrivée à Ris , ilse fit remarquer par une rixe qu'il eût avec un 1r- landais du nom de John Howes. Celui-ci, ficr de sa force et de son adresse à la boxe, portait ergueuillensement le nom de “boulé” qui ne lui était aucane- ment contesté. Aussi, quand il faisait sa tournée annuelle vers les fêtes de Noei, chacun avait bien soin de se tenir sur ses gardes et de ‘payer la traite” lersqu'il demandait à boire. Pierre, qui était toujours doux comme nn agneau, ne pouvait | Cependant pas réprimer ses sen- timents vindicatifs envers les irlandais. Un soir, dans le principal ca- baret du village, Pierre iumait —r" L’IMPFARTIAL, JE sa pipe, entouré des Jeunes gens du village. qui prenaient un grand plaisir à l’entendre ra:ou- ter des histoires. Nenf heures seniaient et Pierre allait se lever. pour se retirer, quand Ja pote s'ouvrit et un grand homme roux, enveloppé dans nn mau- lieau de fourrures, entra comme un ouragan. }l jeta un regard sur l'assemblée, puis dit d'une voix rude : ‘Allons, les amis ! une traite !” C'était John Howes, le fa- meux ‘“bonle” ! Chacun s'em- pressa de satisfaire à sa deman-) de, excepté Pierre, qui mit son chapeau et se dirigea vers :a porte. “G....d..….! 1ou toé aller ! ‘‘s’6- cria John Howes d'une voix 1r- ritée. ‘“‘’Toé pas sortir avant toé avoir payé ane traite |" Et, en disant ses mots, ilse plaça de- vaut l'entrée de la porte. Alors Pierre, les dents serrées, dit simplement ces mois : ‘‘Ote toi, je n'aime pas les batailles.” — “Ha ! ha ! toé pas aimer les ba tailles ! Toé avoir peur à ton peau, hein !” sons cette insulte à sa bravoure, Piarre bondit de fureur et, jetant son ohapeau, chien d’irlandais !...… je vais te faire avaler les paroles que tu m'a dites!” Et avant que le “boulé” pat même revenir de sa surprise, d’un coup de poing en pleine figure, et lui fit mesu- rer le plancher. Ensuite, ou- vrant la porte, il sortit. Le pau- vre Howss avait la mâchoire brisée. Cet incident donna un” haute réputation à Pierre, et Howes lui-même, dans la suite, disait à qui voulait l'entendre : “C'est Pierre frapper comme un cheval !” Il devait le savoir, lui qui en avait fait l'expéri- cria au “beulé” : “Défends-toi,| 4 Vous devez aimer, honorer, manque d'usage, est un sot aus- ence ! | Vous ne sanriez croire tons les incidents qui contribuèrent à mouver la force de Pierre ! 11 serait trop long de vous les nar- rer tous ; aussi; jo ne vous en raconterai qu'uue seule de plus Comme je l'ai déjà dit, Pierre, dans ses heures de loisir, tra- vaillait à tous les ouvrages que les gens de X...….. voulaient bien lui donner. Un jour donc, aciant du bois près do la grande route qui borde la rivière, il entendit an cri strident. 11 làcha là sa scie, et se dirigea vers l'endroit d'où le son était venu. Non loin! de là, i. vit une jeune paysanne. qui se débattait de toutes ses forces dans ler bras d'an jeune homme, vrai “rude”, qui cher- chait à l’embrasser. Elie lui a- vait déjà fait don d’une couple de bonnes gifles quand soudain, Pierre arrivant inaperçu, prit délicatement notre monsiesn: par le collet et le postérieur, et, le balançant, somme une plume, le jeta la tête ia première dans la rivière, comme il eût fait d'un caniche. En même temps il le gourmendait par des paro: les : “Mais, mon cher, quand on veut sche faire aimer par les pe- tites filles, on fait des tours de forshce ! Mentre-lni donc au moins que tn sais nager !” Je seppose qua le jJenne ‘‘dude” trouva le conseil bon, oar il s’empressa de regagner le bord, et je vous assure qu'il faisait triste mine. Nul doute qu'il trouvait la leçon uu peu forte. Tel était Pierra peur sa force physique.-Cependant, je crois pourvoi dire sans exagération qu'il était encere mieux doué sous le côté de l'esprit. [Suite à la 3me Page] PAIN CEASED FIRST DAY Mrs. Mary O'Dell, 262 Dunn Ave., Toronto, writes : ‘I have used Mil- burn’s Rheumatic Piils and they cured me of a severe attack of Rheumatism. The pain ceased after the first day’s trial of the remedy.” WEAK WOMEN Can be made strong and healthy by Milburn’'s Heart aud Nerve Pills. Miss ! Skullion, 50 Turner St.. Ottawa, says: ‘‘Milburn’s Heart and Nerve Pills en- nerves and restored me to health an riched my blood, strengthened À vigor.” PR Un grand brouhaha! || Toute la maison pourrait dormir au lieu d’être réveillée par votre toux, si vous preniez le | PIN ROUGE du Sud du Dr Harvey. 25c. la beuteille—en vente partout. Cre pe MEDECINE HARVEY, Mf Cu *- pptenE TRAITE DE POLITESSE ee 1. Méfiez vous de celui qui dépose le masque de la politesse en rentrant chez Jui, et qui cesse alors d'être bon et indui- gent : c'est un égoiste. 3. Celui qui est despote et 1y- raanique chez lui, ne peut que mettre le masque de la bonté et de l'indulgence chez les au- tres. C'est un hypocrite qui manquera de franchise avese ses amis, comme il en inanque dans le monde. 3. L'homme véritablement ai- mable le sera plas encore chez lui, au milien de ses parents, entre sa femme et ses enfants, qu'il ne l'est dans le monde. respecter votre père et votre mère, tels que Dieu vous les a donnés ; ii a dit ; “Tu honoreras ton père et ta mère.” 5. 11 en est de même de vos grands parents. 6. Celui qui ruugit de la si1m- plicité de manière de ses pa- rents, de leur paavrnté, de leur «i vaniteux et aussi ridicule que celui qui se fait une gloire de l'illustration de ses aieux, mais il est plus méprisable. 7. Ceiui qui méprisera ses pa- rents sera méprisé des Île mondes. 8. Vous trouverez dans le monde beaucoup de gens qui en agissent mal avec leur pa; rents ; ceux-là seront l+s pre-' miers à vous jeter la pierre si vous faites comme eux. 9. Comment voulez-vous que quelqu'un croise à la sincérité de votre amitié, quand ji: appren- dra que vous n'aimez pas vos parents. 10. Comment voulez-vous que le moude croie à la sincérité de vos bonnes manières quand il saura que vous êtes dûr et gros- sier avec vos parents. 11. Comment roulez-vous qu'un étranger vous eblige, quand il apprendra que vous êtes ingrat, même envers ceux auxquels vous devez la vie ? 12 La femme doit aux pa- rents de son mari les mêmes é- gards que s'ils étaient les siens. Il en est de même du mari pour les parents de sa femme. 13. Aimer des parents qui le méritent est un devoir bien ai- sé ; mais le sublime de la vertu consiste à les aimer lors même qu'ils ne le méritent pas. 14. Vous devez faire à vos pa- rents l'application de toutes les règles de politesse. Vous leur devez, en plas vos respects et vos hommages. 15. Aimez-les d'un amour pur, dégagé de tont intérêt person- nel. 16. Cherchez à leur complaire en tout ce qui vous Sera pes- sible. 17. Occupez-vous d’eux cons- tamment et ne les centredisez jamais que lorsque vous y serez forcé pour les intérêts de la ta- mille ; mais alors faites-le peli ment et avec la plus grande deuceur. 18. Entrez franchement dans leur goûts et leurs plaisirs ; s0- yez sensible à leurs chagrins et faites vos efforts pour les en consoler. 19. Ayez pour eux tontes les complaisances possibles. 20. Suappertez patiemment toutes les infirmités de leur âge, et ayez l'air de ne pas vous apercevoir des incommodités © Refreshing Sleep . COMES WHEN | Milburn’s Heart Le and Nerve Pills ARE USED. Miss Margaret Brown, 627 Colborne 8t., London, Ont., says :—"My mother has been afflicted with nervousness and general debility for a long time. She. suffered a great deal with insomnia, and found it almost impossible to sleep. 4 T went to W. T. Strong’s drug store and got a box of Milburn’s Heart and Nerve Pills, which she took, and derived so much benefit from them that I bought another box for her. 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