pa — LA MERE JOB (Suite de la 1ère page) pain de la benehe peue vous Payer régulièrement ehaqne année ! —Quel intérêt ? demanda le baron en souriant. —Quatre, cinq peur cent mé- me, si vous le roulez, mensieur le baron. —Kt vous appelez eela un bienfait de ma part, brave fem- me ? Ah !teui..teut de qui venus plaira, peurva que mon pauvre Hugo soit sauvé ! — Vous savez que de sembla- bes affaires ne peuvent se eon- clure que par certains écrits qu'une femme ne peut signer. Ayez bon espoir ; retournez à la maison et envoeyez-moi vetre mari ; j'arrangerai la chose avec lui... Vous pâlisiez ? vous trem- blez ? pourauei ? —Mon Bien, mon Dieu, je n'avais pas songé à oela! s'éeria la mère Job en levant les mains au cie). Comme je souftro ! erei- 16 tenir sou salut et le veir en core ue fois échapper ! —Galmez vous, calmes-vons donc, dit le baron. Que sigaiñe ce désespoir sendain ? — Ok, monsieur, él faut que Hugo ait dès aujeurd'hui en demais matin au plus tard, les trente mille francs peur payer les lettres de change, sinon f{} sera déelaré banquerontier, et tout sera perdu. Je suis aceou- rue à pied vers vous par un ar- dent soleil, pour ne pas perdre de temps. La douleur a affaibli men esprit ; j'ai oubli& que la présence de men mari était né- cessaire lei. Maintenant tout espoir est perdu penr moi: de- maiu...demain, il sera trop tard ! — Vous êtes trop ému, brave femme, dit je baron aveo une éalme bonté. Pourquoi n'avez- vous pas plus de confianse en moi ? je voulais ménager votre delieatesse. Maintenant je com- prends mieux l'affaire. Attendez un moment. 1l alle dans un eoin de la chambre, ouvrit une armoire en palissandre, y prit ame feuille de papier et se mit à éerire. ka mère Job, toute trem- blante, avait l'œil fixé sur lui. Que faisait-àl ? oet éerit ne pou vait sauver scù Hugo. L'argent seu} avait ee pouveir !… Le baron prit une sesende feuille de papier y écrivit aussi quelques lignes, après quoi 4l se rapproeha de la mère Job, et le regard atiashé sur l'une des fenilles, ii lui dit : — Éceutez «e qui se trouve sur ce papier :—‘Moi, temme Job, demeurant à Wispolbeke, je resonnais par le présent aveir reeu, eu nem de mon enari, du baren Van Hoeve de Linthout, la somme de trente mille francs, laquelle semme sera plaoée, par un aete ultérieur, en hypethè- que sur nes biens, à raison d'un intérêt anuuei de deux peur eent...……. ” Signez cela de vetre uom. —Mais, mon ben Mensieur, s'écria la mère Job, je ne puis aceepter sela. Beux pour eent ! —-Et si vous me payiez quatre pour, brave temme, que devien. drait le service que veus me de- maudez ? dites à votre mari qu'il viemne me voir d'isi à une huitaine de jours eu plus tard si eela lui convient ; je règlerai l'affaire avee lni. Prenez cette plume et signez...ne tremblez dene pas comme eela… —No pas trembler ? marmu- ra la mère Job, les yeux remplis de larmes, ne pas trembler de jeie et de resonnsissance ? ah ! ae que je sigme là, e'est l'hon- neur, c’est la vie, 2’est la déli- vranee de mon enfant ! — Vous êtes une brave et ex- cellente femme, dit le baron. #i le paiement des intérêts veus était diflieile, me veus en inqui- \ | me suivre, père Mols. L'IMPARTIAZ, JEUDI LE 12 JUILLET, étoz pas. Maintenant, prenez eet autre papier et ne le perdes pas : c'est un ordre de paiement sur mon banquier de la ville. 1l comptera trente mille francs à la personne qui le lui présente. ra. Vous êtes pressée: allez dene ;et si quelque malheur Vous arrivait encere, mère de Hugo, vous eonnaissez le che- min qui conduit à mon ehâtean; je vous en prie, ne l’eubliez ja- Mais. La mère Job, saisie d'ômeiion et de bonheur,ne put parler ; elle se laissa temher sur le par- quet et embrassa en plenrant les genoux de son bienfaiteur ; mais @elul-ei, profoudément é- mu lai même, se dégagen de ses mains et sortit du salon en bal- butiant un affeetneux et cordial adieu. Le domestique en livrée en- tra ; il se tenait #4mmebile et droit cemme une flèche, iersque la mère Jeb, un peu revenue de sa joie, lui dit : — An ! mon ami, quel exeel- lent maître vous avez ! Dieu est juste ; il le récompensera en Ilni donmaut peur l'éternité les joies du paradis ! —Ne vous l'avais-je pas dit ? répoudit le domestique. Mais venez, ma bonae femme ; mon- sieur m'a ordenné de vous con duire jusqu’à la barrière; le moiadre retard dans l'aossm- plissemenut de ses désirs le met on eslère. Monsieur est ni ner- venx ! c'est uno triste maladie. —Je prierai tous les jours pour lui, dit la mère Job. bui malade ? an homme pareil ? ah! soyez en sûr eela ira bicatôt mieux. Sans ajouter an mot le de- æmestique l’'aceempagna jusqu’à la barrière, lui seuhaitaun heu- reux retour, et reprit le chemin qu'il venait de suivre. À quelques pas plus loin, se trouvait le père Mols, son bâton à la main. 1} avait terminé ses affaires avec Je jardinier; et, sachant que la mère Job était encore au ehâteau, il l'avait at- isndue pour faire avee elle nn bout de chemin jusqu'à sa fer. me. —Eh bien, avez-vous vu le baron ? eomment cela s'est-il passé ? demanda ti}. — Fi, c'est ane horreur, ré- pondit aigrement la mère Job, que d'oser dire tant de mal d'un te} homme ! €'est un ange de bonté ! —Qai, ouf, je le sais bien, ré- pliqua l'autre en riant, vous l'avez trouvé dans un mement de bonne humenr,et voila pour- quei s'était un aage. Revenez demain, vous trouverez encore un ange ; mais celui-là seranoir esmme diable..Allez-vous en- cere Ceurir 64 galopper comme ose matin ? maintenant, sela ne presse plns tant pourtant ! — Plus que jamais ! Plus que | Jamais ! Ne vous fatiguer pas à 1l me, semble que J'ai des ailes. Adieu, adieu, et à dimanche ! —{Oourez done seul! s'écria. le père Mels en la suivant des yeux, jasqu'à ce qu'elle dispa | rut avec une étonnante rapidité, au tournant de l'allée. Quand Ia mères Job eut den- né carrière à son désir d'arriver, par ane fatigaante marche d'un quart d'heure, elle s'arrêta eom-| me si une idée surgissait tont à. Elle glis- sa la main sous son meuchoir et eoup dans son esprit. À Dressmaker’s Duties Are Such as to Cause Backacke A Toronto Dressmaker has Found a Positive Cure and Gladly Tells About it. _ Those who follow the arduous occu- pation of dress- making or sewin have troubles o their own. Running sewing machines all day kng. bending over work that requires the greatest of care, these arethe thin that have made many a woman exclaim, ‘ever time I take a stitc with my needle it geems A4 though I am piercing my own beck. Bat those who suffer from backache, headache, pain in the side or any derange- ment of the kidneys will be glad to know that there is a remedy that never fails even in the worst cases. It is Doan’s Kidney Pills. Mrs. P. Coyler. the well-known dress- maker, 224 Bathurst St, Toronto, Ont., gave the following statement of her experi- ence with it: “For some time I suffered a good deal from weak back, a tired feeling, and pains and aches in various parts of my y. Bince I have used Doan's Kidney Pills the pains have left me, my back has got stronger and thekidney troubles have been corrected. ‘That tired, dull, drowsy feeling that used to come on me has now gone,and I am happy to say I have not felt so well in years as at present.” Doan's Kidney Pills cure backache, lame or weak back, Bright's disease, diabetes, dropsy, mist beforethe eyes, loss of memory, rheumatism, gravel and urinary troubles of ung or old. The Doan Kidney Pill Co. Lvoenie, Ont. Hyndman & Co. 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Soyez sur vos gardes et prenez en temps la médecine avec laquelle j'ai guéri tant d'hommes malades et dyspeptiques, et qui aussi vous gué- rira, si vous la prenez avec soin et patience. Les Pilules du Dr Moro pour les hommes vous donneront appétit et feront que vous pourrez manger ce que vous voudrez, sans que cela fatigue votre estomac. Elles vous débarrasseront de la bile que vous avez et vous donneront l'énergie et la force de remplir votre devoir et de faire votre journée d'ouvrage sans fatigue. En facilitant la digestion, elles reconstituent le système et donnent à l'homme émacié et affaibli par un mauvais estomac, sa force primitive. Monsieur J. E. Nolet, No. 325 rue Shawnut, Boston, Mass., m'écrit ce qui suit : Dr, A. A. Moro, Montréal. “Cher Docteur :—Je souffrais de dyspepsie et mon estomac me faliguait beaucoup depuis plusieurs années. “Mes vivres digéraient mal et après mes repas, je ressentais corime une pesanteur au creux de l'estomac. J'étais “porté à dormir et j'étais aussi constipé. Mes intestins étaient irréguliers et je souffrais beaucoup de douleurs ‘* dans les côtés et aussi à la tête. “ Les Pilules du Dr Moro me guérirent de la dyspepsie bien vite, et en guérissant cette maladie, mes autres ‘maux disparurent. Aujourd'hui je puis mangé et boire ce que je veux sans trouble. “Je recommande les Pilules du Dr Moro à tous Les hommes qui souffrent de leur estomac. “Je demeure, Monsieur, ‘* Votre bien dévoué, ‘7. £. NOLET, “No. 325 rue Shawnut, Boston, Mass.” Je répondrai avec plaisir à toutes les lettres qui me seront adressées. Je donnerai des con- seils à tout homme qui m'en demandera, et pour faciliter les hommes malades qui voudraient me consulter, un blanc de questions leur sera envoyé gratuitement, sur demande. Mes consultations sont absolument gratuites. Je soigne les hommes seulement. Les Pilules du Dr Moro se vendent 5oc. la boîte ou six boîtes pour $2.50. 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